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Samedi 8 Février 2003 à 00:00

Les salariés de Canal+ veulent "du concret"

"Depuis des mois, on a surtout entendu beaucoup de bla-bla et ce qu'on veut, maintenant, c'est du concret". Lescure, Couture, Méheut...

les dirigeants changent, mais les salariés du Groupe Canal+ attendent toujours qu'on leur dise ce que deviendra leur groupe dans les mois à venir. Les assurances du PDG de Vivendi Universal (VU), Jean-René Fourtou, que le Groupe Canal+ restait "un actif stratégique" et qu'il n'était "pas à vendre" ne semblent pas avoir soulagé outre mesure les troupes. "On nous a dit tellement de choses, depuis la fusion (avec Vivendi et Seagram, qui donné naissance en 2000 à Vivendi Universal, ndlr), que nous sommes devenus extrêmement méfiants", déclare un technicien de la chaîne.

"Mais tant qu'on nous donnera les moyens de travailler, on continuera... sans se faire trop d'illusions", ajoute-t-il. "On sait bien qu'il faut restructurer, qu'il y a eu beaucoup de gâchis, et que l'époque où on se sentait plus forts que tous est révolue. Mais c'est pas facile, et on est un peu las". Elle semble loin, en effet, la fronde qui avait suivi le limogeage de Pierre Lescure, le patron "historique", en avril dernier. Même Bruno Gaccio, auteur des Guignols et l'un des animateurs de L'Assoc', une association créée l'été dernier pour "défendre l'identité de Canal+", n'était guère bavard, vendredi.

Interrogé par l'AFP sur l'arrivée de Bertrand Méheut, auparavant directeur général, à la présidence du groupe, il a estimé que "cela faisait déjà six mois qu'il était président". A propos de Dominique Farrugia, PDG de la chaîne cryptée, qui conserve pour l'instant son poste, M. Gaccio s'est simplement déclaré "content pour lui". "Il n'y a aucune réaction. C'est l'indifférence totale", remarque Gérard Chollet, délégué CFDT du Groupe Canal+. "La seule inquiétude soulevée par ces nominations, c'est l'arrivée de Guillaume de Vergès (ex-TF1, ndlr), car les équipes ne savent pas ce qu'il va vouloir faire de l'antenne".

"De toutes façons, quels que soient les gens qui vont et qui viennent, le problème reste le même: est-ce qu'on veut vraiment que cette boîte marche bien, avec les moyens qu'il faut, et avec des gens qui s'y sentent bien? Si oui, on fera avec ceux qui sont là, qui ne sont pas pires que d'autres. Sinon, tant pis, on ira ailleurs", explique un cadre. Il est vrai qu'à la veille du plan social annoncé -- on parle du départ de plusieurs centaines de personnes -- les salariés se font davantage de soucis pour leur avenir personnel que pour celui de "l'identité" ou de "l'esprit Canal".

"L'esprit Canal? S'il a jamais existé, ça fait longtemps qu'on n'y pense plus", s'amuse le technicien. "Depuis deux ans, on a quand même eu trois personnes venues de TF1 (Alexandre Drubigny, ancien directeur des programmes, M. Couture, remplacé officiellement jeudi par M. Méheut, et M. de Vergès) pour occuper ici des postes importants. Alors l'esprit Canal...".
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