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Lundi 10 Février 2003 à 00:00

Vivendi Universal ouvre l'ère Méheut

Vivendi Universal (VU) a remis les clés du Groupe Canal+ à Bertrand Méheut au cours d'un conseil de surveillance du groupe de la chaîne cryptée, en lui donnant pour mission de remettre la société en ordre de marche, en la réorganisant et en réduisant les coûts.

En nommant Bertrand Méheut à la présidence du directoire du Groupe Canal+, le conseil a également entériné le départ de Xavier Couture, qui ne sera resté que dix petits mois à la tête de groupe. L'officialisation de son départ avait pris du retard en raison des négociations sur le montant des indemnités. Selon une source proche du dossier, M. Couture aurait obtenu "la moitié" du montant prévu par son contrat, signé avec l'ancien PDG de VU Jean-Marie Messier. On parlait, pour ce contrat, d'indemnités de près de 3 millions d'euros.

Le conseil n'a pas soufflé mot, en revanche, de la nomination de Guillaume de Vergès, démissionnaire de la direction des programmes de TF1, au poste de directeur général adjoint (DGA) chargé du pôle édition (l'ensemble des contenus audiovisuels et cinéma du groupe). Cette nomination, confirmée dès jeudi par M. Méheut, a été complété vendredi soir par celle de Benoît Chéreau --qui a fait l'essentiel de sa carrière chez Bouygues Télécom-- au poste de DGA chargé des technologies et des systèmes d'information du Groupe Canal+.

Il ne reste plus désormais qu'à désigner un "patron" pour le pôle distribution, avec notamment le bouquet satellitaire CanalSatellite, aujourd'hui dirigé par Isabelle Parize. Le conseil de surveillance, présidé par Jean-René Fourtou, PDG de VU, a donné à Bertrand Méheut sa feuille de route pour les mois à venir. Elle tient en trois mots: "baisser les coûts", selon une source proche du dossier. "Il faudra faire tous les efforts de restructuration nécessaires", a-t-on précisé. Cela peut passer autant par une diminution des coûts de programmes (football et cinéma, ce dernier ayant d'ailleurs été jugé très onéreux) que par un plan social, qui pourrait concerner plusieurs centaines de personnes.

Ce plan et son ampleur n'ont pas été abordé au cours du conseil, a affirmé à l'AFP un participant. Maintenant que Bertrand Méheut, un proche de M. Fourtou, a tout pouvoir pour mener la restructuration du groupe, il va devoir s'atteler à séduire et convaincre ses troupes, un peu désabusées face à cette valse des dirigeants. Il devra opérer le recentrage du groupe sur ses actifs français bénéficiaires (la chaîne Canal+ et le bouquet CanalSatellite) et vendre tout le reste, notamment les activités internationales. Il devra aussi négocier le délicat dossier des droits du football, avec en toile de fond un probable partage avec le bouquet concurrent TPS, voire peut-être, in fine, rendre possible une fusion de CanalSatellite et de son concurrent, que M. Fourtou appelait de ses voeux encore récemment.

Selon le périmètre final du Groupe Canal+ et ses résultats financiers, VU pourra alors décider de le conserver ou non. Pour l'instant, M. Fourtou affirme que "Canal+ n'est pas à vendre", et qu'il veut lui assurer un développement pérenne. Mais il ne convainc pas tout le monde. Vendredi soir, sur LCI, Antoine de Caunes, figure "historique" de la chaîne, déclarait: "Il me semble qu'il y ait une volonté de démanteler tout cela et d'expédier la boîte". Affirmant que M. Couture n'avait pas eu le temps de "développer à son tour une stratégie et de mettre en place quelque chose pour rééquilibrer", il concluait: "C'est le bordel total. je suis triste pour les gens qui travaillent là-bas".
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