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Jeudi 20 Février 2003 à 00:00

La grève à France Info, séquelle des aléas de la numérisation

La grève des 19 techniciens de France Info, séquelle des aléas de la numérisation de cette antenne, est entrée jeudi dans sa quatrième journée tandis qu'un nouveau round de négociations s'est engagé dans l'après-midi entre direction et syndicat.

Depuis février 2000, les bandes magnétiques ont disparu de la rédaction de France Info au profit des ordinateurs, une révolution technologique émaillée de nombreux incidents de parcours, reconnus par la direction de la radio. "On se retrouve à l'antenne avec un matériel qui n'est pas fiable", a expliqué l'un des grévistes interrogé par l'AFP, "les sons ne partent pas quand on les lance ou alors ils partent alors que tous les boutons sont fermés, sans compter les +blancs+".

"Nous avons tous les mardis une réunion technique, nous avons envoyé une lettre interne restée sans réponse et ouvert un cahier des incidents techniques mais il a fallu cette grève pour que nous ayons enfin un véritable interlocuteur à la direction technique", déplore-t-il. Les techniciens réclament aussi la reconnaissance de la "spécificité de leur métier" dont l'évolution a suivi celle, fulgurante, de leur radio. Créée il y a 15 ans, France Info est devenue l'une des deux stations phare du groupe Radio France aux côtés de son aînée, France Inter. "Nous devons réaliser des jingles, de la publicité, des directs et des multiplex en permanence et maintenant on nous demande aussi d'effectuer des tâches d'archivage ou de purges du système informatique, ce que nous refusons", plaident-ils.

Dans la dernière enquête en date de Médiamétrie (novembre-décembre 2002), France Info se payait le luxe d'afficher une hausse de 1,3 point de son audience cumulée, à 11,8%, devançant même France Inter (10,8%, -0,1 point) affectée cependant par un mouvement de grève. Depuis lundi O heure, la radio d'information continue ne diffuse plus qu'un programme musical entrecoupé de rares plages d'information. Deux rounds de négociations se sont sont soldés mardi et mercredi par autant d'échecs.

Dans son préavis de grève, la CFTC, seul syndicat engagé dans le mouvement, réclamait notamment une prime de 190 euros "au regard de la surcharge croissante de travail" et la création d'une indemnité de fonction, "reconnaissance des activités spécifiques liées à l'évolution continuelle du contenu de l'antenne". La direction de Radio France a jugé cette revendication "par nature inacceptable", faisant valoir son attachement à un statut unique des centaines de techniciens du groupe radiophonique public.

Mais une nouvelle plate-forme d'accord présentée depuis par Didier Tourancheau, directeur général adjoint chargé des ressources humaines, laisse transparaître un infléchissement. Il propose ainsi un calendrier pour la résolution des problèmes techniques et d'établir un bilan des trois années de numérisation de l'antenne et d'en tirer les conséquences sur l'organisation du travail.

Mais surtout, il envisage des "perspectives d'évolution des rémunérations pour les seuls techniciens" de France Info. Ce processus, a toutefois indiqué Didier Tourancheau, serait ensuite étendu à l'ensemble des antennes nationales de Radio France numérisées, à savoir Le Mouv' et, prochainement, France Inter.
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