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Vendredi 28 Février 2003 à 00:00

ADSL, la télévision au bout de la ligne du téléphone

La télévision sur la ligne téléphonique repose sur la technologie de l'ADSL, qui fait déjà les beaux jours de l'internet haut débit.

Encore expérimentale en France, elle est dès à présent sortie des laboratoires ailleurs. Quelque 400.000 foyers en bénéficient quotidiennement à travers le monde, de la Malaisie à la Grande Bretagne et du Canada à l'Australie, selon une étude du cabinet NPA Conseil publiée en partenariat avec la lettre spécialisée SatelliFax. Pour l'utilisateur, l'accès à cette haute technologie ressemble à l'installation d'un décodeur du câble.

A ceci près qu'un modem ADSL, comme on les utilise déjà pour l'internet, s'intercale entre le décodeur et la prise téléphonique. Avantage: il est possible d'y raccorder simultanément un ordinateur pour surfer sur internet. Baptisée Dream TV, l'expérimentation menée par TF1 depuis quelques semaines doit permettre à quelque 200 salariés de la chaîne, habitant du 15e arrondissement de Paris et de Boulogne-Billancourt, de recevoir à leur domicile 24 programmes du bouquet satellitaire TPS.

Il serait théoriquement possible de diffuser des centaines, voire des milliers de chaînes. A première vue, la qualité de réception ne se différencie en rien de celle qu'offrent câble et satellite. Le zapping est facilité par les fameuses mozaïques et des guides de programmes. Quant à l'interactivité, elle est consubstantielle des réseaux ADSL qui permettent des communications à haut débit vers et depuis l'abonné. Pour réaliser ce "miracle", regarder la télévision via la bonne vieille "paire de cuivre" de la ligne téléphonique, le système exploite les capacités insoupçonnées de l'ADSL, a savoir un débit 7 fois plus élevé que celui généralement proposé aux internautes "haut débit", volontairement bridé pour des raisons de coûts.

Une compression efficace des données, pour en diminuer le volume, fait le reste. Si la technologie semble accessible au commun des mortels, elle nécessite toutefois que l'utilisateur ne soit pas trop éloigné du central téléphonique et que ce dernier soit doté d'équipements spéciaux. Compte tenu de ces exigences, l'étude NPA Conseil/SatelliFax estime que 65% de la population française pourrait en bénéficier à l'horizon 2005.
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