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Jeudi 27 Février 2003 à 00:00

La cérémonie des Victoires de la musique classique

L'événement de la cérémonie des 10èmes Victoires de la musique classique, mercredi soir au Châtelet à Paris, a été le retour en voix de la soprano colorature française Natalie Dessay.

Les intermittents du spectacle qui bataillent actuellement pour la spécificité de leur statut mis en cause par le patronat, ont également eu droit, comme aux Césars, à un temps de parole pour demander "l'unanimité de la profession" face à cette situation. Un représentant de la CGT a notamment mis en garde sur le fait qu'"un pays qui méprise ses artistes court à la désertification culturelle".

Nathalie Dessay, qui avait annulé depuis près d'un an tous ses engagements et qui a dû soigner un nodule sur une corde vocale, avait consenti à interpréter pour le seul plaisir du public présent, des téléspectateurs de France 3 et des auditeurs de France Inter, un air de "Manon" de Massenet, accompagnée par le Philharmonique de Radio France et son chef le Sud-Coréen Myung-Whun Chung (Victoire d'honneur). La prestation de la cantatrice laisse bien augurer de son prochain retour sur les planches au Metropolitan opera de New York dans "Ariane à Naxos" de Strauss, à partir du 28 mars, sous la baguette de James Levine.

Très applaudie a été aussi dans Rossini la mezzo Cecilia Bartoli qui, pour son abattage et sa virtuosité, a reçu une Victoire d'honneur des mains de Gérard Depardieu, de même que la révélation artiste étranger, le ténor mexicain Rolando Villazon, qui a interprété un air de l'opéra "L'Arlésienne" de Cilea. La voix de soprano de la révélation soliste lyrique, Salomé Haller, s'est sympathiquement fondue dans un trio des "Noces de Figaro" de Mozart, avec les deux autres chanteurs nommés, le baryton Jean-Sébastien Bou et la soprano Magali Léger.

Le mérite du palmarès de ces 10èmes Victoires de la musique classique est, dans l'ensemble, d'avoir fixé les projecteurs sur des artistes ou ensembles encore peu connus du grand public même mélomane. Ainsi, la violoncelliste Ophélie Gaillard (révélation soliste instrumental), le Concert d'Astrée, cette formation baroque d'Emmanuelle Haïm (ensemble de l'année), et le compositeur et organiste Thierry Escaich (compositeur de l'année). Cette cérémonie a confirmé aussi les talents d'un pianiste brésilien Nelson Freire (soliste instrumental de l'année) et de deux cantatrices qui défendent les couleurs de l'école française, Mireille Delunsch et Patricia Petibon (artistes lyriques de l'année ex-aequo).

Mireille Delunsch était absente, parce qu'actuellement elle chante à l'Opéra de Lausanne les rôles féminins des "Contes d'Hoffmann" d'Offenbach. Les organisateurs de spectacle de musique vivante sortaient de l'ombre aussi cette année, avec la Victoire d'honneur décernée à René Martin, le fondateur du Festival de piano de la Roque d'Anthéron et de la Folle journée de Nantes. Radio France a été enfin récompensé pour ses efforts en faveur de la musique classique, via son Orchestre national de France, couronné de la Victoire du meilleur enregistrement pour son "Pelléas et Mélisande" de Debussy, sous la baguette de Bernrad Haitink chez Naïve.
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