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Mercredi 12 Mars 2003 à 00:00

L'industrie high-tech entre illusions perdues et espoir de rebond

Le plus grand salon high-tech du monde, le CeBIT de Hanovre, s'ouvre aujourd'hui mercredi sur l'espoir d'une sortie de l'ornière pour les technologies de l'information, même si cette industrie a perdu les illusions de croissance euphorique qu'avaient fait naître la bulle internet.

"Le CeBIT est toujours une source d'impulsion extraordinaire pour les innovations et les investissements. Et le secteur n'en a jamais eu un besoin aussi urgent qu'en 2003", souligne Willi Berchtold, vice-président du BITKOM, la fédération allemande des télécommunications et nouveaux médias. "Une présence au CeBIT est d'autant plus importante cette année que le moment est venu de retrousser les manches", renchérit Ernst Raue, l'un des responsables de Deutsche Messe, qui organise le salon.

Après deux années difficiles, le creux de la vague semble enfin passé. Selon l'Observatoire européen des technologies de l'information (EITO), le chiffre d'affaires mondial des techniques d'information et de télécommunication doit croître de 4,5% à 2.250 milliards d'euros cette année, puis de 5,7% en 2004. Ce rebond reste toutefois sans commune mesure avec l'envol jadis de la nouvelle économie, où la croissance avait atteint pratiquement 100% en dix ans, atteignant son paroxysme en 2000 (+13%), avant de retomber brutalement: 2,8% de hausse en 2001, puis un recul de 1,2% en 2002.

Régionalement, l'EITO prédit un essor tiré par l'Asie, notamment la Chine, l'Europe centrale et une partie de l'Amérique Latine, tandis que les deux plus gros marchés actuels, Etats-Unis et Europe occidentale, devraient enregistrer une croissance plus faible. Par secteurs, la société d'études Gartner Dataquest relevait fin février "des signes précurseurs annonçant un éventuel début de cycle de remplacement des PC d'entreprise", qui pourrait se manifester à partir du deuxième semestre.

Autre espoir sur laquelle le CeBIT devrait permettre de faire le point: la téléphonie, avec la révolution depuis longtemps promise de l'UMTS, qui devrait se concrétiser cette année. Le temps commence à presser pour les opérateurs, alors que certains pays comme l'Allemagne leur ont imposé une couverture minimale avant fin 2003 s'ils veulent conserver les licences acquises à prix d'or. Le CeBIT 2003 compte également mettre l'accent sur les thèmes liés à la sécurité informatique, et s'ouvrir davantage aux applications pour le grand public.

Cela ne l'empêchera pas de pâtir encore cette année des incertitudes conjoncturelles et géopolitiques, après une édition 2002 déjà affectée par l'éclatement de la bulle internet et les attentats du 11 septembre. Deutsche Messe attend seulement quelque 6.500 exposants de 49 pays cette année, après 7.264 en 2002 et plus de 8.000 en 2001. Beaucoup d'entreprises manquant à l'appel viennent d'Allemagne, où ont disparu quelque 2.000 sociétés technologiques, souvent victimes de faillite.

Une certaine désaffection se décèle également dans le nombre de visiteurs, qui avait accusé en 2002 sa première baisse depuis six ans, avec 674.000 personnes contre 850.000 en 2001. Cette année, entre le 12 et le 19 mars, "nous attendons plus de 600.000 personnes. Mais il est encore impossible de dire s'ils viendront, par exemple à cause de la crise en Irak", admet Ernst Raue. "Au CeBIT, nous avons toujours eu deux visiteurs au mètre carré, soit deux fois plus que la normale. C'était au temps du boom (des nouvelles technologies), qui est révolu maintenant", dit-il.

Symbole de cette fin d'époque: l'année 2003 sera celle de la mort annoncée du Nouveau marché de la Bourse de Francfort, qui avait incarné les rêves évanouis de la Nouvelle économie.
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