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Téléréalité: d'anciens participants réclament le statut de salariés
Vingt-trois anciens participants de "L'île de la tentation" (TF1) ont demandé mardi à la justice de leur reconnaître un statut de salarié, une affaire qui en appelle d'autres et qui pourrait porter un sérieux coup au concept de téléréalité.
L'émission de TF1, dont le concept est de mettre à l'épreuve les sentiments d'un couple dans un cadre paradisiaque, est-elle un jeu où être soi-même est la seule règle, ou plutôt un produit scénarisé dans lequel les participants exécutent un rôle, donc un travail méritant salaire? Telle est la question posée au Conseil des prud'hommes de Boulogne-Billancourt, qui a mis sa décision en délibéré au 3 février 2009. Face au producteur Glem, à TF1 et à l'agence photo Sipa, les vingt-trois demandeurs, sélectionnés pour les saisons 2006 et 2007, exigent que le contrat de "réglement participatif" qu'ils avaient signé soit requalifié en contrat de travail.
Selon l'un de leurs avocats, Me Thierry Lévy, ce réglement qui prévoyait 1.500 euros de rémunération en contrepartie des produits dérivés à venir, ne visait en fait qu'à masquer un salaire, puisque "les produits dérivés n'ont jamais existé". Un artifice mis au point pour éviter d'être soumis à la législation sur le travail, ont ajouté les avocats. "Le producteur savait très bien qu'il ne pourrait pas respecter le code du travail, parce que fort heureusement, en France, il est encore interdit de travailler 24 heures sur 24", a ajouté Me Jérémie Assous, estimant que ses clients étaient en permanence à disposition de la production.
Devant six anciens participants, présents à l'audience, les débats ont parfois tourné au déballage des secrets de "L'île": retrait des passeports et des téléphones portables à l'arrivée sur le lieu du tournage, tenues vestimentaires imposées, horaires stricts ... "Ces personnes, soumises à des contraintes, et dont les gestes sont commandés par la production (...) n'ont aucun espace de liberté dans les lieux où elles séjournent. Il s'agit pour eux d'interpréter le rôle qui leur est donné", a expliqué Me Lévy, balayant l'idée de "vacances au soleil".
Les avocats ont demandé que le statut d'artiste-interprète soit accordé à leurs clients et réclamé plus de 400.000 euros de dommages et intérêts pour chacun d'entre eux, pour travail dissimulé. Des sommes jugées indécentes par l'avocat de TF1, Me Thibault Guillemin, qui a souligné "l'odeur fort nauséabonde de ce procès". "Cette odeur, c'est l'argent!". L'avocat n'a pas hésité à lui-même qualifier "le principe de l'émission" de "parfaitement immoral", avant de se tourner vers les requérants: "mais je trouve aussi qu'il est extrêmement malsain d'y participer". Il a mis en garde les prud'hommes contre la tentation "morale et politique" et a désigné d'autres émissions, telles que la Carte aux trésors ou Fort Boyard, comme de prochaines cibles potentielles.
Concernant "L'île de la Tentation", des dizaines d'autres participants sont en tout cas sur les rangs, dans la foulée d'un arrêt rendu le 12 février 2008 par la cour d'appel de Paris, qui confirmait un jugement des prud'hommes condamnant Glem pour "travail dissimulé" au bénéfice de trois demandeurs, sans reconnaître la qualité d'artiste-interprète. Le producteur, qui doit payer environ 27.000 euros de dommages et intérêts dans chaque cas au titre des heures supplémentaires, des congés payés, de la rupture abusive du contrat et du travail dissimulé, a formé un pourvoi devant la cour de cassation.
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Après une discussion-marathon houleuse à l'Assemblée, l'épineuse réforme de l'audiovisuel public arrive en débat ce mercredi au Sénat où, selon plusieurs sénateurs UMP, elle n'est pas à ce jour assurée de rassembler une majorité.Comme les députés, les sénateurs PS et PCF vont mener une offensive frontale contre ce texte.
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La réforme de l'audiovisuel public inquiète les créateurs de programmes, qui dénoncent un danger d'uniformisation des programmes et évoquent d'ores et déjà une baisse des commandes passées en 2008, ce que conteste France Télévisions.
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La diffusion à partir de lundi de programmes sans publicité sur les chaînes de France Télévisions est la dernière grande réforme du paysage audiovisuel français.
- 1949: La Radiodiffusion et Télévision française (RTF) remplace la Radiodiffusion française nationale (RN) créée par Edouard Daladier en 1939, pour retirer la télévision à l'administration des PTT.
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La publicité disparaîtra des écrans des chaînes publiques après 20H00 à partir de lundi, une mesure qui bousculera l'ordonnancement des soirées télévisées, et dont les conséquences économiques demeurent encore difficilement prévisibles.
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De Londres à Madrid, en passant par Berlin et Rome, le recours des chaînes publiques aux recettes publicitaires présente un visage contrasté, absent pour certaines, capital pour d'autres.
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De nombreuses personnes ont alerté le CSA concernant les pratiques peu orthodoxes de certains démarcheurs & installateurs satellite affirmant que l’arrivée du numérique se traduira en 2011 par l’interruption brutale de la diffusion hertzienne, y compris numérique.
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