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Audiovisuel: la gauche joue la montre contre la date-butoir du 5 janvier
La gauche a continué mardi à l'Assemblée de jouer la montre contre la réforme de l'audiovisuel pour que la télévision publique nouvelle formule, voulue par le chef de l'Etat, n'arrive pas sur les écrans comme prévu le 5 janvier.
C'est en effet à partir de cette date que France Télévisions ne doit plus diffuser de publicité après 20H00, selon le voeu de Nicolas Sarkozy formulé à la surprise générale le 8 janvier dernier. La gauche craint la mort du service public. Elle dénonce "un retour à l'ORTF" et une loi "liberticide" parce qu'elle prévoit la nomination du PDG de France Télévisions par l'Elysée. "On se battra comme des chiens, jusqu'au bout!", a lancé le député Verts et ex-présentateur du service public Noël Mamère. Sur lepoint.fr, le député PS Patrick Bloche a précisé: "Nous ferons tout pour que cette mauvaise loi, bancale, n'entre pas en vigueur le 5 janvier".
Pour cela, l'opposition veut torpiller la procédure d'urgence (une seule lecture et non deux à l'Assemblée puis au Sénat) retenue par l'exécutif. "Le calendrier prévoyait deux semaines de débat. On va essayer d'accrocher une troisième semaine afin de retarder au maximum la transmission du texte au Sénat", a affirmé M. Bloche. De fait, en fin de soirée mardi, les députés n'ont adopté que 5 des 56 articles, à l'exclusion des deux mesures principales (nomination du PDG de France Télévisions par le chef de l'Etat, suppression de la pub et son financement). Longues prises de parole, multiplication d'amendements identiques, suspensions de séance à répétition, demandes de quorum...: l'ambiance est électrique entre la majorité et l'opposition.
Sur le banc du gouvernement, la ministre de la Communication Christine Albanel, accusée par l'opposition de rester muette, a lâché dans la soirée: "Face à l'obstruction, le concision est la meilleure réponse". "Le débat est complètement dévoyé, c'est un déni de démocratie", a-t-elle encore lancé, entraînant la colère de la gauche. "Ce n'est pas de l'obstruction mais de la résistance", a lancé Christian Paul (PS). "Il n'y a jamais d'obstruction quand on défend la liberté d'expression", a renchéri son collègue Alain Vidalies. "Je comprends bien que le plan de l'opposition soit d'empêcher à tout prix que le texte soit applicable au 5 janvier. Mais alors, France Télévisions arrête de collecter les recettes de publicité et n'aura pas les ressources nécessaires, qui n'auront pas été votées. Et bien dites-moi, il y aura de quoi être fiers de vous, les amis!", a déclaré dans la soirée le patron des députés UMP, Jean-François Copé.
"Nous voulons faire durer les débats pour que l'opinion publique se mobilise davantage, pour que ce ne soit pas une affaire confidentielle, limitée au Parlement. Alors oui ! Nous assumons pleinement cette bataille législative et nous irons jusqu'au bout", lui a répondu M. Ayrault. "Dans +Martine Land+, c'est fini les députés PS" peu combatifs, a confié dans la soirée à l'AFP l'un d'eux, en allusion à la nouvelle première secrétaire du parti, Mme Aubry.
Pour autant, la majorité n'envisageait pas encore les contre-feux à la disposition de l'exécutif: vote bloqué, qui permet au gouvernement de demander à l'Assemblée de se prononcer par un seul vote sur tout ou partie du texte, ou 49-3, l'arme qui permet au gouvernement de faire adopter un texte sans vote, en engageant sa responsabilité.
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Après une discussion-marathon houleuse à l'Assemblée, l'épineuse réforme de l'audiovisuel public arrive en débat ce mercredi au Sénat où, selon plusieurs sénateurs UMP, elle n'est pas à ce jour assurée de rassembler une majorité.Comme les députés, les sénateurs PS et PCF vont mener une offensive frontale contre ce texte.
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La réforme de l'audiovisuel public inquiète les créateurs de programmes, qui dénoncent un danger d'uniformisation des programmes et évoquent d'ores et déjà une baisse des commandes passées en 2008, ce que conteste France Télévisions.
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La diffusion à partir de lundi de programmes sans publicité sur les chaînes de France Télévisions est la dernière grande réforme du paysage audiovisuel français.
- 1949: La Radiodiffusion et Télévision française (RTF) remplace la Radiodiffusion française nationale (RN) créée par Edouard Daladier en 1939, pour retirer la télévision à l'administration des PTT.
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La publicité disparaîtra des écrans des chaînes publiques après 20H00 à partir de lundi, une mesure qui bousculera l'ordonnancement des soirées télévisées, et dont les conséquences économiques demeurent encore difficilement prévisibles.
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De Londres à Madrid, en passant par Berlin et Rome, le recours des chaînes publiques aux recettes publicitaires présente un visage contrasté, absent pour certaines, capital pour d'autres.
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De nombreuses personnes ont alerté le CSA concernant les pratiques peu orthodoxes de certains démarcheurs & installateurs satellite affirmant que l’arrivée du numérique se traduira en 2011 par l’interruption brutale de la diffusion hertzienne, y compris numérique.
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