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Vendredi 30 Janvier 2004 à 00:00

Les journalistes de Radio France en quête d'interlocuteur

Groupés autour d'un piano, les leaders syndicaux haranguent les journalistes en grève dans le studio 111 de Radio France, plus habitué à accueillir des concerts que des assemblées générales.

"Hier, notre autorité de tutelle a fait +ping+, aujourd'hui, Jean-Marie Cavada (le PDG de Radio France) a fait +pong+. Nous ne voulons pas être les balles dans une partie de ping-pong", s'exclame l'un des participants. Jeudi après-midi, le studio 111 était sans doute l'une des pièces les plus animées dans la grande Maison de la radio, en bord de Seine, qui abritent les différentes antennes de Radio France (France Inter, France Info, France Culture, france Musiques, Le Mouv').

Un calme inhabituel régnait dans les interminables couloirs, où les journalistes se consultaient par petits groupes. Au service Multimedia, trois journalistes sur neuf étaient en grève. "Nous n'avons pas connu de grève aussi dure depuis 1994", assure un gréviste de France Inter, qui travaille pour Radio France depuis 1982. Sur les 4.000 personnes employés dans l'entreprise, 609 seulement sont des journalistes. Parmi les journalistes, selon la direction, 46,55% étaient en grève jeudi. "Il est exact que les programmes sont perturbés, notamment sur France Info et France Inter.

Mais cela n'a rien à voir avec le nombre des grévistes. Même si des chroniques enregistrées arrivent de l'étranger, il suffit de quelques grévistes à Paris pour qu'elles ne passent pas à l'antenne", explique un responsable, qui a requis l'anonymat. "Personne n'aime entendre de la musique lorsqu'il attend une émission dont il a l'habitude et les auditeurs ont vite fait de changer de longueur d'onde", ajoute-t-il.

Officiellement, chez les journalistes, c'est la question des salaires qui se pose. "Je suis grand reporter, échelon 3, après 20 ans d'activité. Nous ne sommes que 12 à cet échelon dans la maison et je gagne 3.080 euros net par mois", explique Olivier Martocq, délégué Force Ouvrière. Pour sa part, Olivier Bost, jeune journaliste à France Info où il est entré au début de l'année 2003, indique qu'il a une amie, nouvellement embauchée dans un bureau régional de France 3, qui gagne beaucoup plus que lui.

A Radio France, les journalistes vivent depuis 1994 l'oeil rivé sur les salaires de leurs confréres de France 3. A cette date, le plan Servat avait posé le principe d'une réévaluation périodique des salaires de Radio France lorsque les disparités s'accentuaient avec ceux des journalistes de la télévision publique. "Dans la hiérarchie de l'audiovisuel public, les salaires les plus élevés sont pratiqués à France 2, suivie de ceux de France 3, puis de ceux de Radio France et finalement ceux de RFI, sans parler de RFO", explique un responsable syndical.

"Les journalistes ont le sentiment qu'il n'y en a que pour la télé", indique un responsable de Radio France. "En refusant de réexaminer nos salaires sur la base du plan Servat, on rompt avec un usage ancien. C'est cet usage que nous voulons faire vivre", souligne Claude Cordier, délégué SNJ, l'un des principaux syndicats de journalistes à Radio France. "On nous dit que la convention qui fixe l'évolution de nos salaires est caduque sans rien nous proposer à la place. Nous ne voulons pas lâcher la proie pour l'ombre", s'indigne Hubert Huertas, l'un des journalistes en grève.
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