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Jeudi 26 Janvier 2006 à 00:00

La direction de France Télévisions publie un état des lieux sévère

La direction du groupe public France Télévisions a publié mercredi un état des lieux sévère sur la situation du groupe, mené entre les mois de septembre et décembre 2005, qui se préoccupe de la baisse "continuelle" de l'audience des chaînes publiques. Mené sous l'autorité de l'actuel directeur général chargé de la gestion, des finances et des ressources humaines, Thierry Bert, cet audit constate une situation économique et financière "satisfaisante", avec un résultat d'exploitation doublé en cinq ans, et l'effet "positif" du plan Synergia (mise en commun de moyens entre les chaînes) sur les frais généraux. Mais il souligne de nombreux "points préoccupants", à commencer par une "baisse continuelle de l'audience". De l'an 2000 à l'an 2005, note l'audit, la part d'audience des chaînes (France 2, France 3, France 5) est passée de 40,7% à 37,9%. Au niveau des ressources humaines, l'audit relève une "stabilité sans gain de productivité". Pour la formation professionnelle, l'audit salue l'"effort considérable" accompli par la précédente direction, mais estime que "des progrès significatifs" restent "à accomplir". Le document se montre particulièrement critique pour France 3, dénonçant une "très grande faiblesse du rythme d'évolution du programme national", une "augmentation massive du coût du programme régional sans effet positif sur l'audience qui régresse", et une "augmentation massive du coût de l'information nationale sans mutualisation réelle avec la rédaction de France 2". L'audit relève aussi le handicap que représente l'intégration du Réseau France Outre-mer (RFO), qui souffrait d'"une situation financière très dégradée" au moment de son intégration, en juillet 2004. Il note "un déséquilibre économique structurel" de la filière de production, citant notamment le décalage géographique entre besoins et capacités pour la vidéo mobile, notamment une mauvaise répartition Paris-province des cars-vidéo. Le document parle de "synergies embryonnaires" entre les rédactions, tandis que la gestion des stocks de programme, "convenable" en volume financier, est jugée "contradictoire" sur le plan éditorial. Les contrats des animateurs producteurs figurent parmi les "points précoccupants", avec une augmentation de 90% en volume de la saison 2000/2001 à la saison 2004/2005. Le coût de grille global du groupe sur la même période a évolué de 21%. Dans une lettre au personnel, le PDG du groupe, Patrick de Carolis, parle d'une "photographie exacte et chiffrée" de France Télévisions, qui "montre à la fois nos marges de manoeuvre et les difficultés structurelles qu'il nous faudra surmonter". Réagissant immédiatement, l'ancien PDG de France Télévisions, Marc Tessier, critique point par point les conclusions de l'audit et souhaite à la nouvelle équipe, arrivée fin août 2005, "de faire aussi bien" que lui. "La vérité est que France Télévisions n'a jamais en cinq ans autant investi dans les programmes, comme c'est sa mission. Elle l'a fait en rétablissant sa situation d'exploitation, sa trésorerie et son bilan et cela sans augmentation du taux de la redevance et après une baisse décidée en 2000 du volume de la publicité sur ses antennes", écrit Marc Tessier. Pour sa part, le syndicat CGT --SNRT-CGT pour les techniciens, SNJ-CGT pour les journalistes--, particulièrement présent à France 3, critique l'audit. "S'agit-il de démontrer que le service public audiovisuel n'est plus nécessaire parce qu'il est trop coûteux", s'est demandé un délégué, interrogé par l'AFP.
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