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Algorithme de compression audio

Il faut en premier lieu rappeler qu'un CD audio exploite des données non compressées. La musique est numérisée sur sa surface au rythme de 44100 échantillons par secondes, chacun de ces échantillons étant codé sur 16 bits (2 octets) et en stéréo. Cela donne un total de 176 ko pour une seconde de musique, ou environ 10 Mo pour une minute. Même si le haut débit est de mise chez un nombre croissant d'internautes, les sites vendant de la musique en téléchargement ne peuvent se permettre de proposer des chansons de quatre minutes de 40 Mo. Les formats de compression permettent de diviser cette quantité de données par un facteur variant de 8 à 15, avec une perte de qualité minime, voire nulle. Tous ces algorithmes de compression fonctionnent sur le même principe : éliminer les fréquences que l'oreille humaine ne perçoit pas du tout, ou très peu, et niveler les fréquences proches les unes des autres à des valeurs identiques de façon à accroître la compression. Ce sont des algorithmes dits "destructifs". Autrement dit, la conversion d'un fichier audio compressé à partir d'un CD audio à nouveau en format CD audio, les données résultantes ne seront pas les mêmes que celles du fichier originel. Selon les formats et les besoins, la compression pourra être plus ou moins importante. Elle est définie par ce que l'on appelle le débit, c'est-à-dire le flux d'informations par seconde de musique. Il peut osciller de 32 kbps (kilobits par seconde) à 320 kbps.



Compression

Procédé électronique permettant de limiter certains paramètres d’un signal. En mode audio analogique et particulièrement pour la stéréo, les sous-porteuses sont souvent soumises à ce type de traitement, afin de limiter l’excursion, c’est-à-dire la place occupée sur une porteuse. Cette compression est parfois complémentaire d’un autre traitement électronique, comme la préaccentuation.



Compression statistique

Procédé permettant de répartir à l'intérieur d'un même débit la quantité d'informations allouées à chaque chaîne. Ainsi, ce débit variable, pour chaque chaîne, en fonction de ses besoins, permet d'accroître de 30 % la qualité ou la quantité d'informations des canaux. Le procédé d'optimisation des débits passe donc par une réduction du volume de bits normalement utilisés pour la transmission des différents signaux, habituellement en débits fixes. Grâce à ce système, le débit s'adapte à la complexité de l'image. Après numérisation ou échantillonnage, on supprime ou on compacte les données inutiles ou les moins significatives du ou des signaux d'origine, redondantes ou non perceptibles à l'œil nu. Grâce à de savantes procédures de calcul, on peut parvenir à comprimer un signal jusqu'au centième de sa valeur d'origine, ce qui permet d'en diffuser un grand nombre, là où un seul pouvait être transmis. En télévision, et surtout par satellite, le procédé le plus utilisé est le Mpeg 2. Associé à la norme européenne de diffusion DVB, il permet de véhiculer jusqu'à 4, 6, 8, voire même 12 chaînes, là où une seule chaîne analogique occupait la fréquence auparavant. Avec la compression statistique ou dynamique, on peut accroître le nombre de chaînes ou améliorer la qualité des images, grâce à l'augmentation du débit alloué à chacune. En fait, la place occupée par une chaîne est optimisée. Chaque flux s'adaptera en fonction de ses besoins. Avec cette compression améliorée, à qualité identique, dix chaînes peuvent ainsi être transmises là où sept l'étaient auparavant sur un même répéteur. Ainsi, la capacité d'un seul satellite peut aller jusqu'à plusieurs centaines de chaînes de télévision et plus d'un millier de canaux audio.



 
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