France Télévisions
 

Rédaction
8 avril 2005

Le groupe public France Télévisions (France 2, France 3, France 5 et désormais France 4 et RFO) a réalisé en 2004 un résultat net part du groupe de 25,4 millions d'euros, en "forte progression" de 79% par rapport à 2003, a annoncé jeudi le directeur financier Philippe Nicolas. Selon le PDG Marc Tessier, qui s'est félicité ironiquement qu'on ne lui pose plus la question d'une privatisation de France 2, le groupe a bénéficié en 2004 d'une "stratégie économico-financière constante et régulière". A périmètre comparable, le résultat net part du groupe s'élève à 32,7 M EUR, doit plus du double de celui de 2003 (14,2 M EUR). Le chiffre d'affaires consolidé s'élève à 2.667,4 M EUR, soit, à périmètre comparable (c'est-à-dire hors RFO), une progression de 4% par rapport à l'exercice précédent. France Télévisions souligne que cette hausse des résultats "est avant tout due au maintien à un bon niveau de l'audience globale des trois chaînes et aux recettes publicitaires". Les ressources commerciales des diffuseurs ont augmenté de 6,4% (à périmètre comparable). Les ressources publiques de redevance ont augmenté pour leur part de 2,4%, conformément à la loi de finances". France Télévisions souligne que les indicateurs de gestion opérationnelle "sont positifs pour la cinquième année consécutive" et "s'améliorent continûment depuis 2001". Les résultats obtenus permettent "de maîtriser les charges de fonctionnement de l'entreprise et de donner la priorité aux dépenses de programmes". Celles-ci sont désormais "supérieures au montant que les téléspectateurs acquittent à travers la redevance". Marc Tessier, dont le mandat s'achève en août, a énuméré à cette occasion les pistes de développement du groupe à partir de 2005. Il a mentionné notamment la poursuite des investissements en matière de création, soulignant que la "fiction française a un rôle pivot". Il a évoqué les investissements nécessaires pour le développement de la télévision numérique terrestre, dont les nouvelles chaînes doivent "trouver leur place dans l'ensemble du groupe" (50 M EUR en 2005). Il a également parlé du développement de programmes pour les nouveaux modes de distribution de la télévision (ADSL, téléphonie mobile). Il a enfin mentionné l'arrivée de la haute définition qui fera partie du plan stratégique du groupe, et qui imposera une modification de l'outil de production, qui, a-t-il dit, "est déjà entamée". Les résultats rendus publics jeudi permettent, selon France Télévisions, de dégager une capacité d'autofinancement de 136 M EUR, couvrant les investissments du groupe (109 M EUR en 2004). La situation financière de France Télévisions "continue de s'améliorer", assure Philippe Nicolas. La dette financière nette représente 31% des capitaux propres, qui s'établissenet à 371 M EUR fin 2004. Fin 1999, cette dette représentait 120% des capitaux propres.

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