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Lundi 24 Octobre 2005 à 00:00

De Gaulle intime", sur France 3

Surfant sur le succès de "De Gaulle, mon père", dans lequel l'amiral Philippe De Gaulle dressait un portrait intimiste de son illustre père, France 3 propose , ce soir 24 octobre, à l'occasion du 35e anniversaire de sa mort, un "De Gaulle intime", largement inspiré du livre.

Selon Patricia Boutinard-Rouelle, directrice de l'unité documentaire de France 3, il s'agit d'un film "unique", présentant au téléspectateur une facette mal connue du général "qui jamais ne livrait d'émotion où quoi que ce soit de son intimité". L'amiral avait hésité à participer à ce projet, convaincu que tout était dit dans l'ouvrage en deux tomes, édité chez Plon, qu'il avait réalisé avec Michel Tauriac et refusant de revenir à La Boisserie, la propriété de la famille De Gaulle, à Colombey-les-Deux-Eglises (Haute-Marne), le seul endroit où le général se dépouillait de son armure d'homme d'Etat.

"Il n'y pas de hiatus par rapport au livre que nous avons écrit", assure aujourd'hui Philippe De Gaulle, après avoir vu deux fois le film de René-Jean Bouyer. "Dans un film on peut pas tout mettre, mais il s'agit d'un De Gaulle intime, c'est-à-dire de ce qui n'est représenté nulle part ailleurs", ajoute-t-il. Michel Tauriac explique qu'il a convaincu l'amiral de faire ce film, comme il l'avait fait pour le livre, lui expliquant qu'il était "le dernier témoin vivant" de la vie familiale de ce personnage historique. "J'avais acquis la conviction que la distance entre la perception que les gens avaient du général et le personnage réel était considérable", renchérit Philippe De Gaulle.

S'il se laissait complaisamment filmer dans sa vie publique, le général De Gaulle se refusait à toute intrusion de caméra dans sa vie privée. Aussi, fautes d'images, excepté quelques brefs films de famille de médiocre qualité, le documentaire fait une large place aux entretiens avec les proches du général, son fils surtout, mais aussi son gendre Alain de Boissieu, son petit-fils Yves, sa belle-fille Henriette (l'épouse de l'amiral, née de Montalembert) ou encore Anne de Larouillère, sa petite-fille, nièce de l'amiral. Les entretiens sont complétés par quelques extraits de lettres pleines de tendresse adressées à son épouse Yvonne. Le texte est dit par Jean Rochefort. A

u fil des témoignages, nourris d'anecdotes, on apprend que le général, souffrant très jeune d'une double cataracte, devait apprendre par coeur ses discours, qu'il aimait (comme le président Jacques Chirac) la tête de veau et qu'il portait à même la peau, un médaillon avec le code de mise à feu de l'arme nucléaire. Interrogé par son grand-père en mai 1968 sur ce que voulaient les jeunes révoltés, son petit-fils Yves s'était vu bien en peine de répondre à cet ancêtre distant et intimidant. "Ils veulent jouir", avait-il fini par lui dire. Au total, De Gaulle reste insaisissable.

"C'est difficilement compréhensible aujourd'hui, mais il appartenait à une génération qui ne manifestait pas, surtout dans son milieu", souligne Philippe De Gaulle, assurant qu'il n'a jamais vu son père pleurer ou rire, mais tout au plus "ricaner". Le 35e anniversaire de la mort du général a conduit une autre chaîne du service public, France 2, à tourner un film de fiction sur le général, réalisé par Bernard Stora, dans lequel l'acteur Bernard Farcy incarne "le grand Charles". Diffusion sur France 3 le 24 octobre, à 20h55
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