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Lundi 30 Octobre 2006 à 00:00

Lundi investigation" fête sa 100ème

Au fil des mois "Lundi investigation" sur Canal+, dont le 100ème numéro est consacré ce soir à 23h00 aux "enragés de la cause animale", s'est imposé comme "une case d'enquête journalistique".

"Les premières enquêtes de la saison 2002/2003 étaient des portraits de personnalités réalisés avec l'agence Capa", rappelle Emilie Raffoul qui présente l'émission aux côtés de Stéphane Haumant. Aujourd'hui l'équipe est constituée de quatre journalistes, d'une assistante et fait appel à 7 ou 8 sociétés de production, des partenaires qui proposent également des sujets. Certaines enquêtes ont fait évoluer les choses. Emilie Raffoul cite volontiers l'affaire Borrel, ce juge français assassiné à Djibouti en 1995 et dont la mort a été longtemps présentée comme un suicide. "Je pense que nous avons fait partie d'un mouvement vers la vérité".

Au cours des années, d'autres projets n'ont pas abouti, "le dernier en date c'est Bouaké, une enquête de 52 minutes sur la façon dont les soldats français ont été tués en Côte d'Ivoire (en novembre 2004, ndlr). Un témoin nous a fait faux bond", raconte-t-elle. "On nous a proposé une enquête sur la manière dont les Français truandent le fisc. Nous ne la ferons pas car les comportements individuels aussi délinquants soient-ils nous intéressent beaucoup moins que le dysfonctionnement des systèmes", explique-t-elle.

D'autres sujets ont été difficiles à traiter, notamment concernant l'économie, domaine où les interlocuteurs sont peu bavards: "En presse écrite on peut utiliser l'expression une 'source proche du dossier'. Nous, il nous faut quelqu'un face à la caméra". La campagne pour l'élection présidentielle va évidemment inspirer des angles d'enquêtes. Emilie Raffoul cite un film sur les lobbys auprès du monde politique, qui sera à l'antenne en décembre, et une enquête sur l'argent de l'Elysée pour laquelle "on dose au millimètre, car c'est très compliqué".

Emilie Raffoul regrette pourtant un "certain dédain" de la part de la presse écrite à l'égard des journalistes télé. D'où un sentiment de "frustration" quand des enquêtes solides ne trouvent pas d'écho dans les journaux. "Nous allons sur le terrain, pour vérifier, établir, revérifier, on fait un vrai travail contraignant, très besogneux d'investigation. Nous n'avons pas de stylo mais une caméra, et notre métier c'est journaliste", dit-elle.
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