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Jeudi 2 Novembre 2006 à 00:00

Les Français reprennent goût au téléphone fixe, moins cher grâce à internet

Les Français reprennent goût au téléphone fixe, mais seulement quand il est moins cher: ils n'hésitent plus à se désabonner de France Télécom et plébiscitent la téléphonie sur internet (VoIP), selon les chiffres publiés mardi par l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep).

Proposé par presque tous les concurrents de l'opérateur historique, le dégroupage total, qui permet de quitter France Télécom en ayant un accès internet haut-débit (ADSL), a connu son envol ces 12 derniers mois: fin juin, 1,2 million de personnes avaient fait ce choix, quatre fois plus qu'un an plus tôt (261.000). Pour le consommateur, il est aujourd'hui plus facile de dire au revoir à France Télécom: la période d'engagement minimum d'un an a été ramenée à six mois. De plus en plus de fournisseurs d'accès internet proposent aussi à ceux qui emménagent dans un nouveau logement de les rejoindre sans s'abonner à France Télécom, mais en devenant directement dégroupés.

Les clients ont vite fait le calcul: soit ils paient 15 euros par mois pour un abonnement à France Télécom, devant payer en sus les communications et l'éventuel accès à internet. Soit ils optent pour les offres "triple-play" qui, pour environ 30 euros par mois, comprennent l'ADSL, le téléphone fixe avec des communications illimitées en France et parfois vers l'étranger (téléphonie sur IP ou VoIP), et des chaînes de télévision. Curieusement, c'est en quittant l'opérateur historique que les abonnés internet (11,1 millions en haut débit, 3,1 en bas débit) redécouvrent les joies du téléphone fixe: ils sont 4,839 millions à plébisciter la VoIP, dont l'Arcep souligne le "développement très rapide".

"En un an, près de 3 millions d'abonnements supplémentaires à des services de téléphonie sur IP ont été souscrits, ce qui représente une croissance de 149,6% sur un an", relève l'Autorité. Au deuxième trimestre, la VoIP représentait 17% des volumes de téléphonie fixe, soit dix points de plus en un an. Son essor stimule le fixe en général: "le volume de trafic au départ du fixe s'est stabilisé alors qu'il baissait à un rythme de l'ordre de 4% par an auparavant", note l'Arcep. De quoi masquer la dégringolade de la téléphonie traditionnelle, dont le trafic chute de 10,2%.

Globalement, téléphoner depuis un fixe coûte moins cher qu'avant: le volume des appels gagne 0,6% mais les revenus diminuent de 11,2%. Alors que l'opérateur historique misait surtout sur les communications pour générer du profit, les fournisseurs d'accès internet misent sur les services payants qu'ils peuvent vendre à leurs clients en plus de la téléphonie (présentation du numéro, par exemple). Selon l'Arcep, les revenus des accès, abonnements et services supplémentaires (1,442 milliard d'euros au deuxième trimestre) sont désormais supérieurs à ceux générés par les communications (1,336 milliard).

Auparavant, pour appeler moins cher, les clients optaient pour la présélection d'un autre opérateur sur leur téléphone fixe: cette combine, encore très prisée il y a quelques années, recule de 8,9% en volume. Même effet sur les cartes téléphoniques, dont les revenus chutent de 16,3%: "ce marché subit la concurrence des forfaits illimités à l'étranger que proposent plusieurs opérateurs depuis début 2006 et qui tendent à se substituer aux cartes téléphoniques sur certaines destinations", indique l'Arcep.

Pour réagir à cette fuite des clients, France Télécom a lancé début octobre des formules "tout compris", avec abonnement et communications incluses, mais limitées à 150.000 clients.
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