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Mercredi 16 Octobre 2002 à 00:00

France 3 salue l'exposition "Matisse-Picasso"

France 3 salue l'exposition "Matisse-Picasso" aux Galeries nationales du Grand Palais, en diffusant le 16 octobre à 23H15 "Matisse-Picasso", un film de Philippe Kohly (rediffusé sur France 5 le 27 octobre à 9H15).

Plongée au coeur de l'univers de deux géants rivaux, "Matisse-Picasso" tente d'expliquer une relation unique dans toute l'histoire de l'art, deux génies que tout oppose mais qui n'ont cessé de se jauger, se mesurer, se reconnaître. En 1907, "Les demoiselles d'Avignon" expriment toute la hardiesse et la provocation de Picasso tandis que les "Demoiselles" de Matisse symbolisent l'innocence. Un échange de tableaux scellera la reconnaissance entre le Picard silencieux et l'Andalou impulsif, qui se moque de la considération. Matisse veut "transcrire la beauté du monde", recherche l'équilibre à travers l'arabesque alors que Picasso fouaille la réalité, jusqu'à la rage et exprime sa vie.

Philippe Kohly entre dans l'univers de "deux médiums, dévorés par la peinture et qui y consacrent absolument leur vie". Il a réuni des témoignages de proches, comme les enfants Claude Picasso, Maya Widmaier-Picasso, l'unique petite-fille du peintre Jacqueline Matisse-Monnier ou encore une de ses compagnes Françoise Gilot. Fragments d'intimité, difficultés à communiquer avec un "génie" apparaissent à travers eux. Explications aussi avec Hilary Spurling qui a consacré dix ans de sa vie à Matisse.

De douze ans l'aîné, Matisse a la bougeotte alors que Picasso ne voyage qu'à l'intérieur de lui-même. Ils traversent les deux guerres sans les faire, l'un réside à Nice, l'autre à Paris, ils connaissent la gloire, ont des conceptions de l'art opposées mais se vivent comme "frères d'angoisse". Matisse accrochera près de son lit un "Portrait de Doara maar" de Picasso et Picasso installe à la première place dans son atelier la "Nature morte à la corbeille d'oranges" de Matisse.

L'admiration est réciproque tout comme la défiance. Les oeuvres elles-mêmes, exposées sur fond noir, jouent un grand rôle dans ce document vécu, selon le réalisateur, comme un "voyage émotionnel au pays de la création".
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