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Lundi 7 Octobre 2002 à 00:00

"Napoléon", une fiction pour France 2

L'épopée de "Napoléon" (4X90 minutes) est aussi celle de France 2 qui a réuni pour l'occasion un très gros budget et enrôlé une distribution de premier plan sur laquelle règne l'acteur français Christian Clavier.

Réalisée par Yves Simoneau, et librement inspirée de l'oeuvre de Max Gallo (Editions Robert Laffont) sur un scénario de Didier Decoin, cette entreprise surdimensionnée est, selon la directrice de la fiction de France 2 Laurence Bachman, la plus grosse coproduction européenne jamais mise sur pied. Les deux premiers épisodes sont diffusés les 7 et 8 octobre.

France2/GMT Productions/la chaîne américaine A&E Entertainment/Kirchmédia (Allemagne)/RAI (Italie)/Spice factory (Angleterre) /Transfilms productions/MA Film ASP (Hongrie)/DD Productions ont participé à cette série qui revêt une ampleur inhabituelle avec un budget global de 39,6 M EUR (260 MF). Tourné pendant 120 jours dans 7 pays avec 150 comédiens et jusqu'à 1.500 figurants, "Napoléon", qui est diffusé cette semaine sur la RAI italienne, faisait notamment l'objet d'une présentation mardi soir au dôme des Invalides à Paris, en présence de personnalités du monde politique, de la culture et de l'audiovisuel.

Tournée en deux versions (française et anglaise), cette fiction est "autre chose que du cinéma qui n'aurait pu traiter qu'une partie de la vie de l'homme" souligne le directeur général de France 2, Christopher Baldelli. De Bonaparte, général de la République dépenaillé de 1795 à sa mort à Sainte Hélène en 1821, en passant par la conquête de l'Europe et le sacre de l'Empereur, "Napoléon" se regarde comme un livre d'histoire, lisible par le plus grand nombre. "Sans lui, la République française ne serait pas ce qu'elle est.

C'est un républicain méritocrate qui jouait sa légitimité à chaque bataille", souligne Christian Clavier qui a su composer un personnage étonnant de véracité, y compris à cheval, que l'on voit vieillir au fil des épisodes. "Ce qui m'intéressait c'était de cerner au plus près l'humanité du personnage, le côté inquiétant de l'homme de pouvoir. Je ne me suis placé ni pour ni contre, mais Napoléon se raconte à la première personne", ajoute le comédien, soucieux de préciser : "Je ne suis ni Jacquouille (ndlr "Les visiteurs"), ni Napoléon".

Pour lui, Napoléon a un destin "parfaitement shakespearien" et en même temps est "profondément un méditerranéen". Servie par des dialogues brillants, nourris des propres mémoires de l'Empereur, cette fiction à grand spectacle fait comprendre à quel point Napoléon avait compris avant tout le monde que "le pouvoir, c'est avant tout l'apparence". L'homme d'Etat déterminé, le stratège visionnaire mais aussi celui qui permit l'exécution du duc d'Enghien, apparaissent tour à tour, ombre et lumière d'un génie hors du commun, entouré d'un Talleyrand ambigu à souhait (John Malkovich), et d'un Fouché inquiétant (Gérard Depardieu).

Plus à l'aise sur le champ de bataille (la reconstitution d'Austerlitz où il a vaincu les Russes et les Autrichiens est incomparable) que dans les salons, le petit caporal devenu l'Ogre va au bout de ses ambitions. Il y sacrifie l'amour de sa vie Joséphine de Beauharnais, la belle Créole qu'Isabella Rossellini interprète avec beaucoup de justesse, mais aussi plus d'un million d'hommes. 600.000 soldats étaient partis en Russie, 30.000 en revinrent.
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