Télévision par satellite, TNT, ADSL, Câble, fibre, OTT
Facebook Télé Satellite & Numérique Twitter Télé Satellite & Numérique Newsletter Télé Satellite & Numérique
Samedi 16 Novembre 2002 à 00:00

La grève dans l'audiovisuel public reconduite pour le week-end

Le mouvement de grève dans l'audiovisuel public, entré vendredi dans sa troisième journée, devait se poursuivre au cours du week-end avec son cortège de perturbations des programmes alors que les négociations tardent à s'engager véritablement.

Parmi les programmes affectés au cours du week-end devrait figurer une émission phare de France 3: les finales régionales des "Dicos d'or", la fameuse dictée de Bernard Pivot. L'émission et la compétition doivent être maintenues, selon la direction de la chaîne, mais plusieurs des 12 déclinaisons régionales ne devraient pas pouvoir être diffusées. Les syndicats ont également réclamé la déprogrammation de "Thalassa" et de "On ne peut pas plaire à tout le monde" vendredi soir, essuyant un refus de la direction.

Ces émissions, affirment-ils, font appel à des moyens extérieurs et constituent une "provocation" alors qu'ils réclament précisément la réintégration des moyens de production. Une "délégation syndicale" devait rejoindre la régie finale de la chaîne dans la soirée pour tenter d'empêcher leur diffusion. L'information devait cependant rester la principale victime de la grève sur France 3 avec la suppression probable des éditions nationales et de la plupart des journaux régionaux. Après une série de "contacts", une rencontre entre les syndicats et le directeur général de France 3, Rémy Pflimlin, est prévue samedi matin. Du côté de France 2, l'émission "Savoir plus santé", programmée samedi à 13h45, devrait être annulée, a indiqué la direction de la chaîne.

Stade 2 sera perturbé dimanche, affirme-t-on de source syndicale. La poursuite du mouvement doit être décidée lors d'une nouvelle assemblée générale lundi matin. Talon d'Achille A Radio France, l'antenne de France Inter était toujours paralysée vendredi avec un programme musical de remplacement mais des perturbations affectaient également France Musiques, France Culture et des radios locales. Le mouvement de grève a été reconduit pour le week-end. La diversité des revendications apparaît cependant comme le principal talon d'Achille du mouvement.

Les syndicats reprochent au ministère de la Culture et de la Communication et aux directions des chaînes d'en tirer prétexte pour se renvoyer la balle. L'intersyndicale SNJ, FO, CFDT de France 3 évoquait ainsi vendredi pas moins de cinq points: la place de France 3 dans le groupe France Télévisions, la "réinternalisation" des émissions concédées à des prestataires extérieurs, les investissements, l'emploi (intermittents du spectacles, réalisateurs, CDD...) et une mesure générale sur les salaires. "La question centrale de ce conflit, l'augmentation du point d'indice (référence pour le salaire de base, ndlr), a essuyé une fin de non-recevoir des pouvoirs publics qui ont renvoyé à un arbitrage sur les augmentations salariales dans chaque société de l'audiovisuel public", a expliqué François Desnoyers, directeur général de Radio France.

Dans le cas de la maison ronde, a-t-il assuré, il faudrait sacrifier les mesures individuelles prises habituellement en fin d'année pour accorder une augmentation salariale globale. Mais la grève traduit aussi des préoccupations plus diffuses après la remise en cause des projets de France Télévisions pour le numérique terrestre ou le renoncement à une augmentation de la redevance. "Notre objectif est de sauver le service public du naufrage et de la médiocrité", explique un syndicaliste.
‹  Actu précédente
Partager :
Actu suivante  ›