Télévision par satellite, TNT, ADSL, Câble, fibre, OTT
Facebook Télé Satellite & Numérique Twitter Télé Satellite & Numérique Newsletter Télé Satellite & Numérique
Mardi 26 Novembre 2002 à 00:00

Echec de la mise sur orbite d'Astra 1 K

Le satellite européen de télécommunications Astra 1 K, lancé dans l'espace tôt mardi matin du cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan), n'a pas atteint son orbite géostationnaire à 36.000 kilomètres de la terre, ont annoncé mardi les responsables.

Le satellite a toutefois été sauvegardé et les parties intéressées se concertent pour définir la stratégie à suivre désormais. Astra 1 K, le plus gros satellite civil de télécommunications jamais construit au monde, a été éjecté "prématurément" de la fusée Proton lors de son lancement à Baïkonour (Kazakhstan) et "se trouve sur une orbite trop basse", a annoncé le vice-président d'ILS (International Launch Services), Len Dest, dans l'avion de retour pour Moscou. "Il y a eu une anomalie lors du deuxième allumage du 4è étage de la fusée", a ajouté le responsable d'ILS, la société russo-américaine qui commercialise le lanceur Proton.

Astra 1 K est toutefois sous contrôle: "l'acquisition par télé-contrôle a été faite, les panneaux solaires ont été partiellement déployés et le satellite va bien", a précisé un porte-parole d'Alcatel Space, constructeur du satellite. "La priorité c'était de le sauvegarder. Et nous sommes en train de définir la meilleure stratégie pour pouvoir ensuite la proposer au client SES Astra qui décidera", a ajouté Patrick Fournié, directeur des télécommunications d'Alcatel Space. Si on arrivait finalement à amener le satellite sur son orbite géostationnaire, cela impliquerait une consommation très élevée du carburant qui réduirait d'autant sa durée de vie. "Il est vraiment dommage qu'après 13 lancements d'affilée sans problème pour Astra, on termine par ce qui pourrait s'avérer notre premier échec", a commenté Yves Feltes, porte-parole de SES Astra.

Astra 1K était le 14ème et dernier satellite de la constellation Astra. "La raison de l'échec est une défaillance de l'accélerateur DM-3, produit par la société RKK Energuia", a pour sa part assuré le porte-parole de l'Agence aérospatiale russe (Rosaviakosmos) Konstantin Kreïdenko. "Les trois étages du lanceur Proton construits par la société Khrounitchev ont fonctionné sans problèmes. La défaillance n'a rien avoir avec le lanceur", a-t-il ajouté. ILS, la société conjointe formée entre l'américain Loockheed-Martin et les russes Khrounitchev et RKK Energuia, a annoncé qu'elle allait mettre en place une commission d'enquête.

Michèle Lyle, porte-parole d'ILS, a souligné que le lanceur Proton était un des plus sûrs du monde, 280 lancements ayant été effectués depuis son origine avec 96% de succès. Une précédente anomalie avait cependant été constatée avec le 4è étage d'une fusée Proton en 1997. Le satellite avait été lancé par une fusée russe Proton mardi à 04H04 locales (23H04 GMT lundi). Construit par Alcatel Space pour le compte de l'opérateur européen SES Astra, Astra 1K devait permettre de relayer des programmes de télévision, des contenus multimédia ou de l'internet à haut débit sur une zone de couverture paneuropéenne.

Il s'agit du plus gros satellite civil de télécommunication jamais construit au monde, selon Alcatel Space, et du premier livré par cette société à SES Astra, filiale de SES Global, leader mondial des opérateurs de satellites, basée au Luxembourg. Astra 1 K mesure plus de 37 mètres d'envergure et 6,6 mètres de hauteur. Il est équipé de dix antennes orientables. Sa durée de vie prévue est de treize ans.
‹  Actu précédente
Partager :
Actu suivante  ›