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Mardi 3 Décembre 2002 à 00:00

France 3: la grève s'épuise

Le mouvement de grève à France 3 tirait mardi à sa fin avec la décision des principaux syndicats de la chaîne, à l'exception notable de la CGT, d'appeler à la reprise du travail dès mercredi 00h00.

Après 21 jours de grève, la CFDT, FO et le CRCTA (réalisateurs) ont paraphé un protocole d'accord laborieusement amendé, pendant de longues heures de négociations avec la direction. "Pour nous la grève est finie", a déclaré Thierry Will au nom d'une intersyndicale constituée par la CFDT, le SNJ et FO. Le SNJ a cependant refusé de signer le protocole estimant n'avoir "pas obtenu suffisamment d'avancées concrètes pour les rédactions et sur la politique salariale".

De son côté, la CGC avait annoncé dès lundi la suspension de son préavis de grève. Désormais seul syndicat d'envergure dans ce mouvement, la CGT devait décider mardi soir de signer ou non l'accord après avoir pris connaissance des votes des assemblées générales du personnel à Paris et en province. "Nous ne somme pas isolés, bien au contraire, puisque le mouvement a continué alors que nous étions les seuls à appeler à sa poursuite", a assuré Jean-François Téaldi, membre du bureau national du SNJ-CGT. "C'est un désaveu pour la direction et les syndicats qui appelaient à la fin de la grève", a-t-il soutenu.

Sur la poursuite de la grève mercredi, la CGT envisageait de se prononcer dans la soirée "mais on s'orienterait vers le maintien d'un préavis", a précisé Jean-François Téaldi. Alors que la direction avançait le chiffre de quelque 10% de grévistes hors rédaction nationale dans la matinée, les effets sur les programmes d'information restaient importants mardi. Ainsi 13 stations régionales sur 24 ne devaient toujours pas diffuser leurs journaux à savoir, Nice, Marseille, Limoges, Reims, Amiens, Bordeaux, Lyon, Nancy, Clermont-Ferrand, Strasbourg, l'Ile-de-France, Lille et Grenoble.

A Nantes, Dijon, Besançon, Orléans, Rouen, Caen, Rennes, Poitiers, Toulouse, Montpellier et Ajaccio, les journaux régionaux devaient en revanche être diffusés. Quant aux éditions locales, 23 sur 42 devaient être programmées normalement dans l'édition d'information du soir, toujours selon la direction. France 3 est la dernière société de l'audiovisuel public à être affectée par ce mouvement social qui avait touché initialement France 2 et dans une moindre mesure Radio France, RFO et RFI. Pour la Trois, la grève a représenté, selon la direction, un manque à gagner de 300.000 euros par jour en moyenne sur le parrainage et la publicité.

Les jours de grève ne seront pas payés mais des "aménagements techniques" ont été prévus, a-t-elle indiqué sans plus de précisions. Le conflit avait commencé le 13 novembre sur la base de revendications qui portaient essentiellement sur les salaires, l'emploi ou la "réinternalisation" des émissions concédées à des prestataires extérieures, le tout sur un fond d'inquiétude sur l'avenir du service public.
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