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Dimanche 10 Avril 2005 à 00:00

EDGE ou pas EDGE, les opérateurs français de téléphonie mobile sont divisés

Les trois opérateurs de téléphonie mobile français Orange, SFR et Bouygues Telecom ont adopté des stratégies distinctes pour offrir à leurs clients la possibilité de regarder des vidéos, la télévision ou encore d'écouter de la musique sur leur portable.

Le point sur lequel ils divergent: le déploiement ou non de EDGE, une évolution de la technologie actuelle GSM moins performante que la téléphonie de troisième génération (3G ou UMTS) puisqu'elle offre des débits moins élevés et ne permet pas la visiophonie, mais qui présente l'avantage d'être plus rapide à déployer et aussi d'être moins chère. Bouygues Telecom, qui a tout misé sur l'EDGE pour l'instant, a annoncé début mars qu'il la proposerait à ses clients entreprises en mai, avant de la lancer auprès de sa clientèle grand public fin 2005. Pour le directeur réseaux de Bouygues Telecom, Olivier Roussat, cette technologie qui ne nécessite qu'une simple mise à jour logicielle des antennes-relais déjà plantées pour le réseau GSM, "permet d'aller vite et de couvrir la plus grande partie de la population" en haut débit mobile.

Le réseau UMTS nécessite lui de planter de nouvelles antennes, en parallèle avec les antennes GSM, d'où plus de travail et des tracasseries administratives pour obtenir les autorisations, fait-il aussi valoir. "Or si l'on veut un vrai décollage du multimédia mobile, il faut que cela puisse être utilisé partout et vite", a-t-il souligné. Outre sa rapidité de déploiement, le coût de l'EDGE est moins élevé: Bouygues Telecom a annoncé un investissement de 230 millions d'euros contre 3 milliards EUR pour la construction d'un réseau 3G. Malgré ce discours, Bouygues Telecom, qui a acheté une licence UMTS, a bien l'intention de migrer vers la 3G dès l'arrivée de la norme HSDPA qui permettra des débits beaucoup plus élevés: 2 Mégabits contre 384 kilobits actuellement.

Orange a choisi de combiner 3G, qu'il a lancée en décembre pour le grand public, et EDGE pour assurer la couverture la plus large possible du territoire en haut débit mobile avant la fin de l'année. Le PDG d'Orange France, Didier Quillot, indique que 45% de la population française sera couverte en 3G d'ici la fin de l'année, un taux qu'il compte porter à 85% grâce à l'EDGE. Les premières offres EDGE en direction des entreprises seront lancées le 18 avril, et à l'été pour les offres grands publics, a annoncé l'opérateur vendredi. Mais pour SFR, qui juge que l'EDGE est le baroud d'honneur du GSM, ce sera la 3G et uniquement la 3G. "Notre stratégie est claire. La technologie de l'avenir c'est l'UMTS", déclare le directeur général adjoint de SFR Jean-Marc Tassetto qui promet une couverture 3G du territoire de 60% d'ici la fin de l'année. "Notre volonté est d'atteindre 80% du territoire, comme Orange, mais 80% en 3G", déclare-t-il encore, fier d'avoir été le premier à lancer la 3G pour le grand public en novembre.

Pour encourager ses clients à migrer vers la 3G, SFR a annoncé la semaine dernière une refonte totale de ses forfaits, qui permettront désormais tous d'accéder au haut débit. M. Tassetto n'a toutefois pas totalement exclu que SFR mette un peu de EDGE dans son réseau dans les zones à "très faible densité" où SFR sera absent en 3G. Face à ces trois positions différentes, un spécialiste du secteur juge que l'EDGE aurait pu être une technologie de transition entre le GSM et la 3G. "Si tous les opérateurs avaient fait le même choix que Bouygues Telecom, cela aurait permis de mettre au point tranquillement l'UMTS au lieu d'une introduction un peu précipitée alors que la technologie n'était pas vraiment prête", a-t-il souligné. Opérateurs et constructeurs de terminaux y auraient gagné en sérénité et les clients en qualité.
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