Télévision par satellite, TNT, ADSL, Câble, fibre, OTT
Antennistes
Icon Facebook Icon Twitter Icon Rss
Bouton Newsletter TS
Lundi 13 Février 2006 à 00:00

La téléphonie mobile de troisième génération (3G)

La téléphonie mobile de troisième génération (ou 3G), dont les principaux acteurs se retrouvent du 13 au 16 février au congrès 3GSM à Barcelone, est une technologie en évolution permanente.

Pour les opérateurs, elle nécessite des investissements majeurs : achat d'une licence auprès de l'Etat et déploiement de nouveaux réseaux. Les abonnés, eux, doivent se munir de nouveaux téléphones. Ils ont alors accès à des services bien plus gourmands en bande passante comme la télévision sur mobile, la visio-conférence ou l'accès internet haut débit.

En Europe, la principale norme 3G utilisée est l'UMTS (Universal Mobile Telecommunications System), basée sur la technologie WCDMA (Wideband Code Division Multiple Access). Les débits théoriques - 384 kilobits/s en flux montant, de l'abonné vers le réseau, et de 2 mégabits/s en flux descendant, du réseau vers l'abonné - permettent par exemple à un abonné de recevoir la télévision (descendant) mais lui rende plus difficile l'envoi d'un fichier photo (montant).

Après moult difficultés, certains opérateurs européens se sont lancés en 2004 dans la 3G avec la technologie UMTS/WCDMA. D'autres ont choisi le HSDPA (High Speed Downlink Package Access), évolution de l'UMTS/WCDMA qui apporte une amélioration dans le flux descendant avec un débit théorique de 14 megabits/s.

A Barcelone, les opérateurs vont déjà évoquer l'après-HSDPA, le HSUPA (High Speed Uplink Packet Acess) qui permettra également des débits supérieurs mais cette fois de l'abonné vers le réseau avec la possibilité pour le client d'envoyer des pièces (photos, fichiers) beaucoup plus lourdes. L'UMTS, poussé par les Européens, n'a pas fait l'unanimité. Les Etats-Unis et la Chine ont mis au point leur propre norme. Les Américains ont concocté la CDMA2000 et les Chinois la TD-SCDMA.

La non-compatibilité entre ces différentes normes n'est pas encore un problème pour les opérateurs. Les clients 3G représentent moins de 3% du marché, soit un peu plus de 50 millions sur plus de 2 milliards d'abonnés à la téléphonie mobile dans le monde, selon les estimations de l'Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe (Idate).

Pour le cabinet Forrester, la 3G ne devrait devenir la technologie dominante qu'à la fin de la décennie, avec 60% d'Européens qui possèderont un mobile 3G. Le téléphone GSM et ses évolutions ultérieures a donc encore de beaux jours devant lui. Lancé au début des années 90, le GSM (Global System for Mobile communication) malgré des débits équivalents à celui du fax (9,6 kbp/s), bouleverse la vie quotidienne.

En 2001, la norme GPRS (General Packet Radio System) a permis des débits supérieurs (20 à 30 kbps). Cette évolution du GSM, souvent baptisée 2,5G, rend déjà possible une navigation sur internet et l'envoi de MMS, par exemple.

Enfin, dernière étape avant la 3G, l'EDGE (Enhanced Data GSM Environment) avec un débit théorique de 384 kilobits/s, a ouvert la porte aux applications multimédias, comme le téléchargement de vidéo.
‹  Actu précédente
Partager :
Actu suivante  ›
Marchés publics
Avis de concession de service public
CHU Lyon
Concession de services publics : prestations de communication multimedia pour les patients : télévision connectée, accès internet, téléphonie et services associes.
» Voir l'avis de concession de service public