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Au moment où Moumène Khelifa, sous le coup d´un mandat d´arrêt international, continue à se réfugier en Grande-Bretagne, les auditions des personnes susceptibles d´éclairer la justice dans son travail d´investigation, se poursuivent au pas de charge devant le juge d´instruction du tribunal de Chéraga en Algérie Déjà, huit ministres de l´ancien gouvernement ont été auditionnés. L´un d´entre eux a été inculpé, et le même sort risque d´être réservé à d´autres de ses pairs. Le dernier en date a avoir été entendu, M. Medelci, ancien ministre des Finances, a affirmé au juge d´instruction son «ignorance» de toutes les magouilles au sein de «l´empire Khalifa». Le dénominateur commun entre les auditions de ces anciens ministres est le fait que chacun a «tenté», à sa manière, de rejeter la responsabilité sur sa hiérarchie : l´ancien chef du gouvernement. Ce qui rend la comparution de ce dernier devant le juge d´instruction inéluctable. En plus de ces anciens ministres, d´autres personnalités, externes à l´ex-groupe, ont été auditionnées dans cette affaire. Des responsables d´institutions publiques ayant placé leurs fonds à la Khalifa Bank, jusqu´à l´ancien gouverneur de la Banque d´Algérie, actuellement sous contrôle judiciaire, ont été interrogés. Jusqu´à présent, plusieurs centaines de personnes ont été écoutées sur cette affaire parmi lesquelles une vingtaine a été inculpée. Certaines d´entre elles ont été mises sous mandat de dépôt et d´autres sont en liberté provisoire, au moment où les principaux témoins sont sous le coup d´un mandat d´arrêt international, parmi lesquels figure le patron du défunt groupe. Plusieurs mois après la transmission par le canal diplomatique d´une demande d´extradition, les autorités britanniques n´ont toujours pas répondu favorablement. D´ailleurs, devant la tiédeur anglaise dans cette affaire autrement importante pour l´Algérie, le président Abdelaziz Bouteflika, pourrait être sollicité par la justice algérienne pour intercéder personnellement auprès de la Grande-Bretagne, pour l´extradition du «golden boy» indélicat. La justice algérienne tente à travers cette enquête de s´affranchir de toutes formes de reproches qu´on pourrait lui faire pour un «quelconque privilège». Il y a près de deux ans, en novembre 2002, l´empire Khalifa avait entamé une descente aux enfers dans des conditions aussi spectaculaires que celles ayant présidé à son essor. L´effeuillage, présageant une mise à mort inévitable, avait débuté par un blocage des transferts de capitaux du groupe. Une cascade de mesures s´en est suivie et Khalifa a fini par se séparer de ses avions. Plusieurs thèses ont été avancées à ce propos. La plus plausible demeure néanmoins celle qui voudrait que c´est grâce à l´argent des autres, et grâce à certaines complicités que Khalifa a pu amasser une telle fortune. «Tout le noeud de cette escroquerie à grande échelle se situe à ce niveau», plaide-t-on.
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