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Ce soir sur Arte à 20h45, "Nuremberg, les nazis face à leurs crimes", un documentaire sobre, pédagogique et passionnant de bout en bout, plonge le téléspectateur au coeur de ce procès historique, grâce aux images tournées dans le palais de justice par une équipe de cameramen américains. Contrairement à d'autres films sur ce sujet (notamment le célèbre "De Nuremberg à Nuremberg" de Frédéric Rossif), le documentaire de Christian Delage ne quitte presque jamais les quatre murs du palais de justice de la ville allemande. Le procureur général américain Robert Jackson avait décidé de filmer les audiences du tribunal militaire international de Nuremberg, où comparaissaient 22 dignitaires nazis, accusés de crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Les prises de vue sont assurées par l'équipe de la Field Photographic Branch, une unité spéciale des services secrets américains créée par le célèbre réalisateur John Ford avant l'entrée en guerre des Etats-Unis. Tout au long des dix mois du procès (de fin novembre 1945 au 1er octobre 1946), 25 heures de films ont été accumulées, sur des pellicules dont la durée n'excède pas 10 minutes. Ce sont ces images --transférées sur support vidéo par le Musée américain de l'Holocauste-- qui servent d'ossature au documentaire de Christian Delage. La caméra s'attarde sur les préparatifs des cameramen, des sténos, des dessinateurs de la presse, avant de se tourner vers le box des accusés, où entrent Hermann Goering, Wilhelm Keitel, Joachim von Ribbentrop, Rudolf Hess... Le réalisateur Christian Delage, qui est également historien, accompagne ces images d'un commentaire explicatif, pour déchiffrer l'ordonnance de la salle ou la composition du tribunal. Apparaît surtout, grâce à un montage ingénieux, l'évolution de l'accusation au cours du procès: le crime de complot est au départ le chef d'accusation dominant, avant d'être peu à peu dépassé par l'ampleur des crimes et leur caractère systématique. A la fin, les procureurs français et britanniques adoptent le terme de génocide. Les seules "ouvertures" vers l'extérieur se situent au début, avec des images de Nuremberg en ruine en 1945, et à la fin, lorsque les condamnés descendent un escalier et que s'égrènent les condamnations en voix off. Le téléspectateur quitte cependant une fois encore l'enceinte du palais de justice lorsqu'il regarde, avec tous les participants au procès, les films tournés par les Alliés à la libération des camps et projetés à l'audience. Car le procès de Nuremberg fut une première dans plusieurs domaines: il est le premier exemple de justice internationale, il donne naissance au terme de "crime contre l'humanité", mais il est aussi le premier procès à utiliser des films comme preuve.
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