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La presse française dénonce mardi, dans sa grande majorité, le projet de réforme de l'audiovisuel public, y voyant une "berlusconisation rampante" de la télévision française et un "retour à l'ORTF", avec la mainmise du pouvoir politique sur l'audiovisuel public. "Nous retournons en un an à la belle époque de l'ORTF", s'étrangle Laurent Joffrin dans Libération. Face à un service public qui va "tomber sous la sujétion de l'exécutif", "le secteur privé gardera son autonomie. Mais les avantages publicitaires qu'il a entre-temps acquis sont tels qu'il est désormais hautement redevable à Nicolas Sarkozy". Pour le patron de Libé, "la boucle est bouclée et la télé désormais télécommandée." Olivier Picard, dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, est sur la même longueur d'ondes. "Le pouvoir politique remet la main sur la télévision publique. Certains y trouveront un progrès, mais d'autres ne pourront que déplorer ce retour en arrière". Et de s'interroger: "Les hommes politiques n'en finiront-ils jamais de vouloir contrôler le petit écran?" Bruno Dive, dans Sud-Ouest, ironise lui aussi sur le retour du "bon vieux temps de l'ORTF", et ajoute, côté financement, que "ce projet donne de plus en plus l'impression d'avoir pour but de déshabiller Paul de France Télévisions pour mieux habiller Pierre de TF1". Le financement, justement, ne convainc pas Pierre-Angel Gay, dans La Tribune, qui parle de "pantalonnade". Pour lui, "comme souvent en France, on ne veut pas faire la réforme en entier. Ou, pour être plus exact, on ne veut pas la payer". Pour Didier Pobel, du Dauphiné Libéré, "s'il est peut-être encore trop tôt pour distinguer avec netteté les contours de la télévision de demain, on la perçoit davantage en proie à une +berlusconisation rampante+ que tendant vers un +mieux-voyant culturel+". En écho, Hubert Coudurier (Le Télégramme) déplore que la réforme envisagée permette à Nicolas Sarkozy "de nommer le président de France-Télévisions, pouvoir jusqu'alors conféré au Conseil supérieur de l'audiovisuel". Selon lui, cela "fait naître le soupçon d'une volonté de reprise en main politique, toujours selon l'exemple italien." Il n'y a guère que David Barroux pour soutenir, dans les Echos, la réforme de l'audiovisuel voulue par Nicolas Sarkozy. Pour lui, "l'audiovisuel public, confronté aux mêmes maux que ses concurrents privés, doit se remettre en cause (...) Perçue comme une menace, la réforme qui s'engage pourrait au contraire s'avérer sur le long terme être une opportunité pour France Télévisions".
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