Loft Story
 

Rédaction
21 mai 2001

Le ministre de l'Economie Laurent Fabius a déclaré hier dimanche qu'il regardait Loft Story et que l'émission "l'intéressait" et il a jugé qu'"au lieu de faire le concours Lépine des indignations, il vaudrait mieux réfléchir à l'étape suivante". "C'est pas Bérénice de Jean Racine, mais moi ça m'intéresse", a expliqué le ministre qui était l'invité du Grand Jury RTL-Le Monde. "Parce que d'abord les personnages m'intéressent, je les suis, même si parfois ils m'énervent, avec mes enfants, mon épouse, alors que beaucoup de mes amis vouent cela aux gémonies", a poursuivi M. Fabius qui toutefois "ne vote pas" lors des éliminations progressives des participants. "Ca m'intéresse aussi à un deuxième degré car c'est quand même un phénomène extraordinaire de voir que toute la France regarde. Evidemment, il y a un côté voyeur là dedans, un côté désagréable: ce sont des jeunes qui n'ont pas un livre, ne parlent que de sexe et d'argent, (...) mais tout ça existe", a-t-il ajouté. "Ce qui m'intéresse également, c'est quelle est l'étape suivante", a encore commenté le ministre. "On la connaît car elle existe dans d'autres pays et là, ça devient autre chose: c'est des obèses qu'on met en scène et auxquels on interdit de manger quoi que ce soit, des gens qu'on traite avec un régime quasiment militaro-policier". "Il faut réfléchir à l'étape d'après: qu'est ce qui est tout à fait admissible, et je pense qu'en ce qui concerne Loft Story, il n'y a aucun problème, car c'est plutôt Soft Story. Mais après, si ça doit vraiment porter atteinte à la dignité humaine, non", a-t-il conclu.

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