Ariane 5
 

Rédaction
22 décembre 2006

Le plus gros lanceur d'Arianespace, la fusée Ariane 5 ECA, devrait être amélioré à mi-vie, vers 2012-2013, estime Yannick d'Escatha, président du CNES (centre national d'études spatiales) dans un entretien à La Tribune.fr. Le président du CNES, porteur des 34% de l'Etat français dans Arianespace, souligne également que le tour de table d'Arianespace qui comprend des industriels privés et publics d'une dizaine de pays d'Europe,"est aujourd'hui consensuel" et "qu'il n'y a pas de besoin immédiat" de recapitalisation. M. d'Escatha rappelle que depuis l'échec du premier vol d'Ariane 5 en décembre 2002, "il y a eu 15 lancements d'Ariane 5, dont 6 ECA". "Le système est bien conçu et le lanceur vole parfaitement", ce qui "va rendre possible la montée des cadences de production d'Ariane 5 ECA", la version lourde d'Ariane 5, souligne-t-il. Selon lui, ces cadences dépendent aussi désormais de la disponibilité des satellites. "Si nous ne faisons pas le sixième (lancement) en 2006, cela tient aux satellites. Nous devrions pouvoir faire les 6 prévus l'an prochain, et ensuite monter à 7 en 2008", ajoute le président du CNES. "Nous avons stabilisé le lanceur, nous continuons le développement" en vue de la "deuxième moitié de sa vie" ajoute M. d'Escatha. Les améliorations devraient être mises en oeuvre "d'un coup, comme dans un grand carénage" explique M. d'Escatha. L'opération "n'est pas encore datée", déclare-t-il, en ajoutant toutefois: "si nous considérons qu'Ariane 5 va vivre au-delà de 2020, ce sera en 2012 ou 2013". Quant au lanceur du futur, qui pourrait être "défini" à l'horizon 2013, M. d'Escatha envisage une coopération avec les Russes, tout en soulignant: "quand nous ferons le lanceur européen du futur, ce sera sous la forme d'un programme ESA (agence spatiale européenne), point". "L'ESA devra coordonner le tout, sinon cela ne marchera pas (...) C'est dans ce cadre là, que nous allons échanger avec les Russes", ajoute-t-il. Plus généralement, M. d'Escatha estime que la définition de la politique spatiale européenne "avance bien" et il s'attend à la publication d'un document communautaire "qui devrait être adopté sous la présidence allemande de l'Union, c'est-à-dire au semestre prochain". Le président du CNES indique par ailleurs que ses comptes 2006 "sont sains comme ceux de 2003, 2004 et 2005 où nous avons atterri à l'équilibre" après avoir "apuré la dette" liée à une grave crise financière en 2002 (35 Millions d'euros de déficit). Il table sur un budget 2007 de 1,8 milliard d'euros.

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