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Le gouvernement argentin espérait obtenir dans la nuit de mercredi à jeudi le feu vert de la chambre des députés sur sa réforme de l'audiovisuel, mais ce texte controversé devra encore franchir l'obstacle plus élevé du Sénat pour entrer en vigueur. "Nous sommes convaincus que nous allons avoir les votes nécessaires pour qu'il soit approuvé", a déclaré le chef de la majorité gouvernementale à la Chambre des députés, Agustin Rossi. Le texte destiné à lutter contre les monopoles, selon le gouvernement, devra cependant ensuite passer devant le Sénat, dont le président Julio Cobos, en froid avec la présidente Cristina Kirchner depuis un an, a les moyens de ralentir son adoption. Il a déjà prévenu que la décision devrait revenir, selon lui, au nouveau Congrès, qui prendra ses fonctions le 10 décembre. Le gouvernement n'y aura plus la majorité en raison de son revers aux élections législatives de fin juin. Mme Kirchner a déjà du lâché du lest lundi pour rallier les voix qui lui manquaient à la Chambre des députés, en renonçant à ouvrir le marché de la télévision par câble aux grandes compagnies de téléphone, Telefonica, Telecom et Telmex, "pour ne pas remplacer un monopole par un autre". La filiale argentine de Telefonica a critiqué cette décision mercredi, estimant qu'elle "représente un obstacle pour le développement de l'Argentine et son insertion dans le monde des communications". "Cela va à contre-courant de ce qui se passe dans des pays comme les Etats-Unis, l'Allemagne, le Brésil, la Chine, entre autres", ajoute la compagnie espagnole dans un communiqué. De nombreux médias et des membres de l'opposition voient aussi dans ce projet de loi un moyen de conforter des hommes d'affaires proches du pouvoir. Cette réforme est également interprétée comme un nouveau chapitre dans le conflit qui oppose Mme Kirchner et son époux, l'ancien président Nestor Kirchner (2003-2007), à Clarin, principal groupe multimédia du pays, très critique à l'égard de la politique gouvernementale. Si le projet est adopté, ce dernier aura un an pour choisir entre se défaire de ses chaînes hertziennes ou de ses chaînes câblées.
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