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Par Carlos PIRES, le

Maxime Saada : « une baisse du piratage, c'est 500 000 abonnés de plus pour Canal ! »

La commission du Sénat a auditionné Maxime Saada, président du directoire du groupe Canal Plus, lors d’une séance où plusieurs thèmes sensibles ont été abordés. Résumé.

Maxime Saada a ainsi abordé la réforme opérée chez Canal+ depuis trois ans, rappelant la commercialisation, le 11 août prochain, de l'offre destinée aux moins de 26 ans à 50% (voir infos du jeudi 24 mai), la révision entreprise sur les modalités d'abonnement – il est aujourd'hui possible de s'abonner à Canal+ pour un mois, contre le minimum d’un an auparavant – ou encore la réduction de 25% des coûts du groupe.

Il a également fait référence à l'investissement dans les contenus – plus de 3,2 milliards d'euros par an – et à la croissance des abonnés enregistrée ces 3 dernières années (+4 millions), entre la France et l'international et notamment en Afrique où il existe une perspective de croissance très importante. Selon le responsable, le parc de clients se situe aujourd'hui à 15,5 millions de foyers à l'échelle globale. « Nous sommes résolument tournés vers l'international » a d'ailleurs affirmé Maxime Saada.

Il s’est également plaint de la concurrence d’acteurs comme Netflix, « au succès phénoménal en France, il faut le dire, mais qui ne sont pas basés en France et qui donc ne payent pas des impôts comme nous et qui n’ont pas de quotas à respecter ». « C'est terminé pour CanalPlay » a également déclaré Maxime Saada. Écrasé par la concurrence du rouleau compresseur Netflix, qui gagne tous les mois 100 000 nouveaux abonnés en France, CanalPlay n'a pas eu les moyens de se défendre à un moment critique. Le service est passé de 800 000 abonnés à 200 000.

Concernant la réaction à la perte des droits de la Ligue 1 au profit de Mediapro, Maxime Saada a admis que le groupe est encore en train d’examiner toutes les options, même s’il reconnaît qu’il a des enseignements à tirer pour la suite : « on mise sans savoir ce que l’on achète, on a des mécaniques abusives et on aboutit au final à une cession des droits à un acteur qui n’est pas domestique ! ». M. Saada a d'ailleurs insisté sur le fait que Mediapro n'était pas vraiment une entreprise européenne mais chinoise, sont principal actionnaire (54 %) étant chinois. Questionné précisément sur la perte des droits du football qu’elle détenait depuis 1984, le patron de Canal a refusé de parler d’un échec, considérant qu’il s’agit plutôt d’une victoire : « si quelqu’un sait bien combien coûtent les droits, c’est bien Canal+ ; investir plus que ce que nous avons proposé, c’était la mort quasi-immédiate du groupe Canal+ ! Nous considérons donc que nous avons fait le choix de la survie ! ».

Par ailleurs, toujours au sujet du sport, l'accord d'exclusivité avec beIN SPORTS, refusé par l'autorité de la concurrence, n'a plus aucun intérêt à ce jour. « C'est trop tard » a déploré Maxime Saada, rappelant au passage que Canal+ n'avait pas les moyens de perdre autant d'argent que ses concurrents.

Autre sujet sensible : la problématique du piratage. Pour lui, les comptes sont simples : « une baisse du piratage, c'est 500 000 abonnés de plus, 40 millions d’euros de plus pour le cinéma français et une marge de manoeuvre plus importante sur les droits sportifs ! ».

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