405 lignes monochrome et 625 lignes PAL anglais. TV à châssis modulaire entièrement transistorisé.
Les téléviseurs qui vous ont marqué !... - TV-sets that striked you !...
T
tontonve
le 04/12/2022 à 11:19:50
Voici le Murphy CV2215 "Accoustic Deluxe" au look très tendance. Malgré son énorme grille, le haut-parleur situé derrière n'est pas beaucoup plus grand que le modèle standard CV2214, mais le son est un peu plus "rond". Modèle de 22" couleur de 1974 fonctionnant en 240V alternatif.










405 lignes monochrome et 625 lignes PAL anglais. TV à châssis modulaire entièrement transistorisé.












405 lignes monochrome et 625 lignes PAL anglais. TV à châssis modulaire entièrement transistorisé.
Édité par kiki37 le 04/12/2022 à 11:28:14
B
BAISIN
le 04/12/2022 à 15:08:18
Pour le NTSC en 405 lignes, puis PAL 625 lignes, je pense que la fréquence de la sous porteuse était en 4,43 Mhz, que ce soit NTSC "British" au PAL I
Il y a 35 ans, lors d' un petit séjour à London, le TV, dans la chambre d' hôtel, un PHILIPS 625 lignes uniquement UHF, de type MATCH LINE, n' avait aucune prise péritel ni une entrée vidéocomposite quelconque.
Il y a 35 ans, lors d' un petit séjour à London, le TV, dans la chambre d' hôtel, un PHILIPS 625 lignes uniquement UHF, de type MATCH LINE, n' avait aucune prise péritel ni une entrée vidéocomposite quelconque.
T
tontonve
le 04/12/2022 à 22:51:55
Pour finir cette collection de TV vintage anglaise avec photos des châssis, je vous propose ce TV Invicta à la construction estimée vers 1947/48.










Balayage 405 lignes à tubes. J’ai hélas très peu d’infos sur ce modèle restauré.










Merci d'avoir pris le temps de me lire et merci surtout à Mike Bennett de m'avoir autorisé à diffuser tous ses trésors. Je rappelle l'URL de son site musé:
https://www.oldtechnology.net/mono.html
Balayage 405 lignes à tubes. J’ai hélas très peu d’infos sur ce modèle restauré.
Merci d'avoir pris le temps de me lire et merci surtout à Mike Bennett de m'avoir autorisé à diffuser tous ses trésors. Je rappelle l'URL de son site musé:
https://www.oldtechnology.net/mono.html
Édité par kiki37 le 04/12/2022 à 23:33:34
T
tontonve
le 05/12/2022 à 23:48:33
Dès 1951, Max Grundig allait profiter de l’expérience acquise par son ami Kurt Bier sur le magnétophone, pour en exploiter toutes les ficelles. Permettre à tous d'enregistrer de la musique et des paroles devenait possible.
A partir de 1964, Walter Meyer et son équipe se lançaient dans l’exploitation vidéo cette fois avec un premier magnétoscope professionnel Grundig à bobine d’un pouce noir et blanc puis couleur.
Et dès 1969, ils en tiraient profit pour que le plus grand nombre puisse bientôt acquérir son propre magnétoscope.
Au début des seventies, Philips lançait son premier magnétoscope grand public avec tuner, le VCR N1500 alors que le Japon n’avait pas grand-chose à proposer de raisonnable avant 1976.
Hormis les SONY à bobines 1/2" N&B, les AKAI VT110, VT 100 et VT150 couleur SECAM à bobine 1/4", hors de prix aux têtes fragiles. Il y avait surtout le U-Matic toujours SONY à l’excellent format, couleur PAL-SECAM-NTSC, avec bonne bande passante vidéo, mais semi-pro et trèscher. Chez Philips, ça coûtait le tiers du prix d'une voiture pour une utilisation quasi exclusive de
l’éducation nationale.
1971.VR2000 le prototype


C’est ainsi qu’apparaissait au salon de Berlin, le premier prototype VCR VR 2000 Grundig dès 1971. Mais pour en arriver là, il fallait maîtriser la technique. On ne pouvait pas enregistrer directement la vidéo principalement à cause des drop-outs. Il était nécessaire de faire défiler le support magnétique à une quinzaine de cm/s avec des têtes d’enregistrement inclinées à la fiabilité relative. La qualité, de par le défilement rapide de la bande et des têtes de lecture larges, était relativement bonne. On avait une définition de 220 lignes. Ce système comportait deux bobines placées l’une au-dessus de l’autre, permettant l’obtention de K7 assez compactes. Il fallait obligatoirement que la bande soit chargée autour du tambour pour un éventuel rembobinage. Il y avait là un étrange compromis entre gain de place et complication mécanique pour le chargement. Poids 17Kg. La consommation de toute la gamme à venir allait frôler les 80W/h et certains modèles auront même l’appellation AV pour une entrée vidéo supplémentaire.
1972. BK2000


Pour le grand public, il en résultait un premier VCR Grundig BK 2000. Défilement de la bande 14.29cm/s et bande passante vidéo (couleur) jusqu’à 2.7Mhz. Enregistrement max: 1heure. Il était tout de même équipé d’un modulateur UHF et d’un tambour à 2 têtes. La bande passante son allait de 120 à 12KHz. Il n’y avait qu’un enregistrement différé possible sur 4 canaux préréglés via un système d’horloge mécanique. Poids 17Kg.
1975. BK2500


Le BK 2500 était toujours un BK 2000 déguisé avec très peu d’évolution technique. La bande passante s’élargissait légèrement pour atteindre de 100 à 12.5KHz. Comme sur le BK 2000, l’horloge et la programmation venaient de mécanismes identiques aux radios-réveils de l’époque. Archaïque, mais facile à programmer. Le châssis VCR était toujours commandé par un clavier basique. Poids 17Kg.
1976. BK3000


Grundig proposait enfin avec le BK 3000, des commandes assistées par électroaimants ou moteurs pour la lecture de K7. La programmation se faisait aussi par touches douces.
Les Digits étaient utilisés pour l’affichage de l’heure, de la seule programmation différée possible (désormais sur 8 chaînes) et du numéro de programme. La bande passante vidéo (couleur) n’évoluait pas. Le modulateur UHF était toujours présent. On avait une définition de 240 lignes avec et toujours un enregistrement d’une heure maximum. Poids 14.5Kg.
1976. VCR3500


L’esthétique du VCR 3500 changeait, mais les caractéristiques restaient quasi identiques au BK 3000. Poids 14.5Kg.
1977. VCR4000


La grosse évolution du VCR 4000 venait de sa durée d’enregistrement qui pouvait aller jusqu’à 130 minutes. Grundig exploitait la norme VCR LP avec un défilement de la bande de 6.56cm/s. Mais toujours qu’une programmation différée possible sur 10 jours et 8 canaux. Une télécommande filaire pouvait être proposée. Poids 14.5Kg.
A partir de 1964, Walter Meyer et son équipe se lançaient dans l’exploitation vidéo cette fois avec un premier magnétoscope professionnel Grundig à bobine d’un pouce noir et blanc puis couleur.
Et dès 1969, ils en tiraient profit pour que le plus grand nombre puisse bientôt acquérir son propre magnétoscope.
Au début des seventies, Philips lançait son premier magnétoscope grand public avec tuner, le VCR N1500 alors que le Japon n’avait pas grand-chose à proposer de raisonnable avant 1976.
Hormis les SONY à bobines 1/2" N&B, les AKAI VT110, VT 100 et VT150 couleur SECAM à bobine 1/4", hors de prix aux têtes fragiles. Il y avait surtout le U-Matic toujours SONY à l’excellent format, couleur PAL-SECAM-NTSC, avec bonne bande passante vidéo, mais semi-pro et trèscher. Chez Philips, ça coûtait le tiers du prix d'une voiture pour une utilisation quasi exclusive de
l’éducation nationale.
1971.VR2000 le prototype
C’est ainsi qu’apparaissait au salon de Berlin, le premier prototype VCR VR 2000 Grundig dès 1971. Mais pour en arriver là, il fallait maîtriser la technique. On ne pouvait pas enregistrer directement la vidéo principalement à cause des drop-outs. Il était nécessaire de faire défiler le support magnétique à une quinzaine de cm/s avec des têtes d’enregistrement inclinées à la fiabilité relative. La qualité, de par le défilement rapide de la bande et des têtes de lecture larges, était relativement bonne. On avait une définition de 220 lignes. Ce système comportait deux bobines placées l’une au-dessus de l’autre, permettant l’obtention de K7 assez compactes. Il fallait obligatoirement que la bande soit chargée autour du tambour pour un éventuel rembobinage. Il y avait là un étrange compromis entre gain de place et complication mécanique pour le chargement. Poids 17Kg. La consommation de toute la gamme à venir allait frôler les 80W/h et certains modèles auront même l’appellation AV pour une entrée vidéo supplémentaire.
1972. BK2000
Pour le grand public, il en résultait un premier VCR Grundig BK 2000. Défilement de la bande 14.29cm/s et bande passante vidéo (couleur) jusqu’à 2.7Mhz. Enregistrement max: 1heure. Il était tout de même équipé d’un modulateur UHF et d’un tambour à 2 têtes. La bande passante son allait de 120 à 12KHz. Il n’y avait qu’un enregistrement différé possible sur 4 canaux préréglés via un système d’horloge mécanique. Poids 17Kg.
1975. BK2500
Le BK 2500 était toujours un BK 2000 déguisé avec très peu d’évolution technique. La bande passante s’élargissait légèrement pour atteindre de 100 à 12.5KHz. Comme sur le BK 2000, l’horloge et la programmation venaient de mécanismes identiques aux radios-réveils de l’époque. Archaïque, mais facile à programmer. Le châssis VCR était toujours commandé par un clavier basique. Poids 17Kg.
1976. BK3000
Grundig proposait enfin avec le BK 3000, des commandes assistées par électroaimants ou moteurs pour la lecture de K7. La programmation se faisait aussi par touches douces.
Les Digits étaient utilisés pour l’affichage de l’heure, de la seule programmation différée possible (désormais sur 8 chaînes) et du numéro de programme. La bande passante vidéo (couleur) n’évoluait pas. Le modulateur UHF était toujours présent. On avait une définition de 240 lignes avec et toujours un enregistrement d’une heure maximum. Poids 14.5Kg.
1976. VCR3500
L’esthétique du VCR 3500 changeait, mais les caractéristiques restaient quasi identiques au BK 3000. Poids 14.5Kg.
1977. VCR4000
La grosse évolution du VCR 4000 venait de sa durée d’enregistrement qui pouvait aller jusqu’à 130 minutes. Grundig exploitait la norme VCR LP avec un défilement de la bande de 6.56cm/s. Mais toujours qu’une programmation différée possible sur 10 jours et 8 canaux. Une télécommande filaire pouvait être proposée. Poids 14.5Kg.
Édité par kiki37 le 05/12/2022 à 23:55:40
T
tontonve
le 05/12/2022 à 23:52:41
1979. SVR 4004 EL (Electronique Luxe)














La bande passante vidéo (couleur) du SVR 4004 EL ne progressait toujours pas et l’audio naviguait entre 80 et 10 KHz. L’évolution majeure venait de la durée d’enregistrement pouvant atteindre 5 heures avec ce format SVR via la nouvelle K7 SVC 5, commercialisée ultérieurement. La vitesse de défilement était encore inférieure au VCR LP avec 3.95cm/s rendant incompatibles les enregistrements VCR. Et toujours une unique programmation sur 10 jours et 8 canaux. Une télécommande filaire pouvait être proposée. Le tracking, depuis le BK 2000, restait à réglage manuel par vumètre à aiguille. Le compteur à 3 chiffres demeurait mécanique. Et pour 4, voire 5 heures de lecture, la précision était médiocre par un changement de chiffre toutes les 15 secondes. La qualité d’image respectable et l’excellente sensibilité du tuner, comme toujours avec ce constructeur, offraient pour l'époque, un enregistrement qualitatif. Je rappelle que c’était le premier modèle à sortir de la toute récente usine allemande de Furth / Nuremberg d’une surface de 30000m² qui enfantera par la suite les V2000 et VHS de triste réputation jusqu’en 1986. Un an plus tard apparaîtra le magnétoscope VS 400 FR greffé, pour la première fois chez Grundig, d’une mécanique Panasonic VHS digne de ce nom. Seul son encodeur pouvait générer quelques désagréments, mais ça nous faisait vivre!!! Il est à noter qu’une K7 SVR pouvait être utilisée sur un appareil VCR, pas l’inverse. Poids 15Kg.
Grundig ne gagnera jamais les places de marché attendues avec le VCR / SVR même après investissement de quarante millions de Deutschemark dans son usine allemande opérationnelle dès 1976. Il faut reconnaître que ce type de conception obsolète favorisait, dès le départ, les pannes récurrentes, en particulier dans la mécanique, désespérant la clientèle la plus fidèle de la marque d’Outre-Rhin. Mais l'électronique et la connectique rencontraient également des difficultés. Ce n'était qu’un savoir-faire industriel des années 50, transposé deux décennies plus tard sans grande évolution, qui sera, au fil du temps, fatal à bien des appareils. Il y avait pourtant un professionnalisme éprouvé dans l'étude du produit et son suivi pendant l'assemblage. En outre, Siemens garantissait la conception d'un processeur efficace. Mais en réalité, seul le cordonsecteur s’avérera fiable, et encore… Le Japonais Matsushita l’avait bien compris en cassant tous les codes industriels et en proposant un premier VHS irréprochable hormis peut-être la "lampe k7" qui était vraiment un moindre mal.…
Article dans le magazine le Haut Parleur n°1639 sur l'usine Grundig de magnétoscopes de l'époque
https://windows7passion.fr/logiciels/grundig-usine-svr-4004.pdf
Article de présentation dans le magazine le Haut Parleur sur le magnétoscope SVR Grundig HP n°1641
https://windows7passion.fr/logiciels/grundigsvr4004presentation.pdf
Merci à Cedric du 57 pour ses photos.
La bande passante vidéo (couleur) du SVR 4004 EL ne progressait toujours pas et l’audio naviguait entre 80 et 10 KHz. L’évolution majeure venait de la durée d’enregistrement pouvant atteindre 5 heures avec ce format SVR via la nouvelle K7 SVC 5, commercialisée ultérieurement. La vitesse de défilement était encore inférieure au VCR LP avec 3.95cm/s rendant incompatibles les enregistrements VCR. Et toujours une unique programmation sur 10 jours et 8 canaux. Une télécommande filaire pouvait être proposée. Le tracking, depuis le BK 2000, restait à réglage manuel par vumètre à aiguille. Le compteur à 3 chiffres demeurait mécanique. Et pour 4, voire 5 heures de lecture, la précision était médiocre par un changement de chiffre toutes les 15 secondes. La qualité d’image respectable et l’excellente sensibilité du tuner, comme toujours avec ce constructeur, offraient pour l'époque, un enregistrement qualitatif. Je rappelle que c’était le premier modèle à sortir de la toute récente usine allemande de Furth / Nuremberg d’une surface de 30000m² qui enfantera par la suite les V2000 et VHS de triste réputation jusqu’en 1986. Un an plus tard apparaîtra le magnétoscope VS 400 FR greffé, pour la première fois chez Grundig, d’une mécanique Panasonic VHS digne de ce nom. Seul son encodeur pouvait générer quelques désagréments, mais ça nous faisait vivre!!! Il est à noter qu’une K7 SVR pouvait être utilisée sur un appareil VCR, pas l’inverse. Poids 15Kg.
Grundig ne gagnera jamais les places de marché attendues avec le VCR / SVR même après investissement de quarante millions de Deutschemark dans son usine allemande opérationnelle dès 1976. Il faut reconnaître que ce type de conception obsolète favorisait, dès le départ, les pannes récurrentes, en particulier dans la mécanique, désespérant la clientèle la plus fidèle de la marque d’Outre-Rhin. Mais l'électronique et la connectique rencontraient également des difficultés. Ce n'était qu’un savoir-faire industriel des années 50, transposé deux décennies plus tard sans grande évolution, qui sera, au fil du temps, fatal à bien des appareils. Il y avait pourtant un professionnalisme éprouvé dans l'étude du produit et son suivi pendant l'assemblage. En outre, Siemens garantissait la conception d'un processeur efficace. Mais en réalité, seul le cordonsecteur s’avérera fiable, et encore… Le Japonais Matsushita l’avait bien compris en cassant tous les codes industriels et en proposant un premier VHS irréprochable hormis peut-être la "lampe k7" qui était vraiment un moindre mal.…
Article dans le magazine le Haut Parleur n°1639 sur l'usine Grundig de magnétoscopes de l'époque
https://windows7passion.fr/logiciels/grundig-usine-svr-4004.pdf
Article de présentation dans le magazine le Haut Parleur sur le magnétoscope SVR Grundig HP n°1641
https://windows7passion.fr/logiciels/grundigsvr4004presentation.pdf
Merci à Cedric du 57 pour ses photos.
Édité par kiki37 le 06/12/2022 à 00:13:15
K
kiki37
le 06/12/2022 à 00:07:08
Grand merci pour cette gamme d'appareils que je n'ai pas connus, seulement le VCR PHILPS avec sa mécanique plus que douteuse et ses cassettes de 60 minutes 
Grundig avait sorti un magnéto à cassettes dans les années 60 avec un format différent des K7 philips.
As tu des précisions là-dessus ?

tontonve a écrit ↗Dès 1951, Max Grundig allait profiter de l’expérience acquise par son ami Kurt Bier sur le magnétophone, pour en exploiter toutes les ficelles. Permettre à tous d'enregistrer de la musique et des paroles devenait possible.
Grundig avait sorti un magnéto à cassettes dans les années 60 avec un format différent des K7 philips.
As tu des précisions là-dessus ?
Édité par kiki37 le 06/12/2022 à 00:25:44
T
tontonve
le 06/12/2022 à 00:29:24
Philips par l’intermédiaire de Lou Ottens, leur ingénieur de l’époque, sort un nouveau standard d’enregistrement sur K7 audio dès 1962. Cet inventeur avouera plus tard l’avoir créé par agacement des magnétophones à bobines à chargement manuel. 3 ans après, Grundig riposte avec son propre magnétophone à K7, le C 100 (https://windows7passion.fr/logiciels/grundig_c100.pdf).
Sauf que la K7 Grundig est plus large et la vitesse de lecture pour le C 100 est de 5.08cm/s contre 4.75cm/s pour la norme Philips, les rendant incompatibles. Philips acceptera par la suite de mettre son brevet dans le domaine public à condition de garder pour tous les appareils à K7 audio, cette seule et unique vitesse de défilement de 4.75 cm/s. Il se vendra plus de 100 milliards de K7 audio dans le monde!!!


Bonne soirée
Sauf que la K7 Grundig est plus large et la vitesse de lecture pour le C 100 est de 5.08cm/s contre 4.75cm/s pour la norme Philips, les rendant incompatibles. Philips acceptera par la suite de mettre son brevet dans le domaine public à condition de garder pour tous les appareils à K7 audio, cette seule et unique vitesse de défilement de 4.75 cm/s. Il se vendra plus de 100 milliards de K7 audio dans le monde!!!
Bonne soirée
K
kiki37
le 06/12/2022 à 00:31:39


B
BAISIN
le 06/12/2022 à 15:17:45
La K7 audio a 4,75 cm/s, bien connue !
Mais en 1993, Philips a essayé la DCC, et ça a foiré !
En 1999, JVC France n' a rien compris à l' expérience foireuse de la DCC et commercialise un D-VHS adapté aux normes Françaises: Resultats: FIASCO ! Cet appareil n' est pas compatible avec les K7 d' édition D-THEATER. Une K7 D-VHS vierge vallait extrèmement cher à la FNAC ou chez Boulanger !
De toutes façons, JVC France a toujours fait des niaiseries depuis 1978, avec le VHS SECAM 1/4 divisé














. Il a fallu attendre le milieu des années 2000 pour trouver le D-THEATER( limité uniquement au marché US )
Les gens ont préféré la qualité d' image du VCR, SVR, Betamax, et V 2000, mais, voila, sources de "galères " le Super Betamax n' a jamais été commercialisé en France, mais il était sur un catalogue SONY Suisse, en 1995 !
Mais en 1993, Philips a essayé la DCC, et ça a foiré !

En 1999, JVC France n' a rien compris à l' expérience foireuse de la DCC et commercialise un D-VHS adapté aux normes Françaises: Resultats: FIASCO ! Cet appareil n' est pas compatible avec les K7 d' édition D-THEATER. Une K7 D-VHS vierge vallait extrèmement cher à la FNAC ou chez Boulanger !
De toutes façons, JVC France a toujours fait des niaiseries depuis 1978, avec le VHS SECAM 1/4 divisé















. Il a fallu attendre le milieu des années 2000 pour trouver le D-THEATER( limité uniquement au marché US )Les gens ont préféré la qualité d' image du VCR, SVR, Betamax, et V 2000, mais, voila, sources de "galères " le Super Betamax n' a jamais été commercialisé en France, mais il était sur un catalogue SONY Suisse, en 1995 !
Édité par BAISIN le 06/12/2022 à 15:23:13
C
cylindric
le 06/12/2022 à 15:21:08
J'ai eu le svr4004 et ensuite le V2000 qui avait quand même une belle image et surtout une image non déformée lors de l'avance ou le recul sur image
M
marceljack
le 06/12/2022 à 19:53:25
BAISIN a écrit ↗Les gens ont préféré la qualité d' image du VCR, SVR, Betamax, et V 2000...C'est curieux parce que finalement c'est le VHS qu'ils ont finalement acheté PARTOUT, y compris aux USA ou le Betamax était le premier et de loin !
La raison est simple: les tenants du VHS ont perçu bien avant tout le monde que la clé du succès était la fourniture de cassettes pré-enregistrées, films principalement. Aussi bien Sony que Philips sont complètement passés à-côté.
T
tontonve
le 06/12/2022 à 23:00:09
J’ai eu la très mauvaise idée de visiter le musée de la Télévision un samedi 07 janvier 2015 à Paris (peut être musée des arts et métiers si mes souvenirs sont bons). Je vous propose 7 photos de ce que j’ai pu retrouver 7 ans après. Hélas, la résolution de mon tel de l’époque n’était pas extraordinaire et certains textes sont illisibles, désolé!!! Ce fameux samedi est aussi hélas le jour funeste de l’attentat de Charlie Hebdo.




LA TELEVISION MECANIQUE (retranscription du grand texte)
3 Grands principes ont permis l’invention de la télévision:
En 1856, l’italien Giovanni Caselli met au point le pantélégraphe, permettant de transmettre la reproduction d’un document. Pour cela, un signal électrique est envoyé pour chaque point du dessin et l’appareil récepteur retranscrit l’image point par point. Cette analyse séquentielle de l’image constitue le premier principe de la télévision.
Deuxième principe: la conversion du signal lumineux en signal électrique. En 1873, Willoughby Smith découvre les propriétés photosensibles du sélénium. Sa résistance électrique varie en fonction de son exposition à la lumière.
Troisième principe: la persistance rétinienne. Une succession très rapide d’images donne une impression de mouvements (25 images/seconde pour la télévision).
Les techniques d’analyse mécanique de l’image franchissent une étape décisive avec l’invention du disque perforé par l’Allemand Paul Nipkow en 1884, puis du tambour à miroirs du Français Lazare Weiller en 1889. L’Ecossais John Logie Baird transmet la première image animée en 1926, grâce à deux disques de Nipkow fonctionnant de façon synchrone. L’un pour la captation et l’autre pour la réception. En 1929, il lance avec la BBC, le premier service régulier de télévision, avec une définition de 30 lignes.
En France, la Compagnie des compteurs charge René Barthélémy d’effectuer des recherches. Le 14 avril 1931, il réalise une démonstration de télévision en 30 lignes en retransmettant entre Montrouge et Malakoff, des prises de vue en direct et un film. Le 26 avril 1935, le ministre des PTT Georges Mandel inaugure le premier service français de télévision, en 60 lignes, selon le système Barthélémy.
Il est détaillé ensuite les années 50 avec pour commencer :
* 1953 et ses 60000 récepteurs de télévision en France. Sans oublier une toute première retransmission en direct avec le couronnement d’Elisabeth II.
* 1954 et ses 125000 récepteurs (1% des foyers).
* 1955 et ses 260000 récepteurs (2% des foyers)...
Puis vint la télévision électronique


les années 50 et la télé qui va se démocratiser.


Les années 60 et la présentation sous plexiglas des châssis mis en valeur. Les constructeurs aimaient beaucoup ce type de démonstration lors d’un salon.


Retranscription de l’affiche:
Dans les années 1960, une douzaine de fabricants se partage le marché du téléviseur qui devient le troisième bien durable le plus diffusé au sein des ménages, derrière la radio et le réfrigérateur. Les constructeurs proposent de larges gammes de postes, dont ce modèle de luxe. Le nom du récepteur fait écho au peintre. La publicité vante "l’œuvre de l’artiste" travaillée par des "Maîtres ébénistes" et "l’œuvre du technicien" qu’il représente. Sauf que ce TV est noir et blanc et non couleur comme indiqué sur la fiche de présentation. Sans oublier l'affiche publicitaire de l'époque.




Texte retranscrit:
Récepteur de télévision et Minitel type 22R1120 Radiola de la Radiotechnique.
En 1978, la France décide de lancer un service de télécommunications Vidéotex, appelé Télétel . Plusieurs constructeurs sont impliqués dans la réalisation du terminal adapté à ce service, le Minitel. Plusieurs phases d’expérimentation du Télétel ont lieu vers 1980, notamment à Vélizy-Villacoublay ou Versailles où ce poste est distribué dans les foyers volontaires. Le récepteur de télévision et le Minitel sont réunis en un seul appareil, équipé d’un clavier relié par infrarouge au récepteur.


Bonne soirée
LA TELEVISION MECANIQUE (retranscription du grand texte)
3 Grands principes ont permis l’invention de la télévision:
En 1856, l’italien Giovanni Caselli met au point le pantélégraphe, permettant de transmettre la reproduction d’un document. Pour cela, un signal électrique est envoyé pour chaque point du dessin et l’appareil récepteur retranscrit l’image point par point. Cette analyse séquentielle de l’image constitue le premier principe de la télévision.
Deuxième principe: la conversion du signal lumineux en signal électrique. En 1873, Willoughby Smith découvre les propriétés photosensibles du sélénium. Sa résistance électrique varie en fonction de son exposition à la lumière.
Troisième principe: la persistance rétinienne. Une succession très rapide d’images donne une impression de mouvements (25 images/seconde pour la télévision).
Les techniques d’analyse mécanique de l’image franchissent une étape décisive avec l’invention du disque perforé par l’Allemand Paul Nipkow en 1884, puis du tambour à miroirs du Français Lazare Weiller en 1889. L’Ecossais John Logie Baird transmet la première image animée en 1926, grâce à deux disques de Nipkow fonctionnant de façon synchrone. L’un pour la captation et l’autre pour la réception. En 1929, il lance avec la BBC, le premier service régulier de télévision, avec une définition de 30 lignes.
En France, la Compagnie des compteurs charge René Barthélémy d’effectuer des recherches. Le 14 avril 1931, il réalise une démonstration de télévision en 30 lignes en retransmettant entre Montrouge et Malakoff, des prises de vue en direct et un film. Le 26 avril 1935, le ministre des PTT Georges Mandel inaugure le premier service français de télévision, en 60 lignes, selon le système Barthélémy.
Il est détaillé ensuite les années 50 avec pour commencer :
* 1953 et ses 60000 récepteurs de télévision en France. Sans oublier une toute première retransmission en direct avec le couronnement d’Elisabeth II.
* 1954 et ses 125000 récepteurs (1% des foyers).
* 1955 et ses 260000 récepteurs (2% des foyers)...
Puis vint la télévision électronique
les années 50 et la télé qui va se démocratiser.
Les années 60 et la présentation sous plexiglas des châssis mis en valeur. Les constructeurs aimaient beaucoup ce type de démonstration lors d’un salon.
Retranscription de l’affiche:
Dans les années 1960, une douzaine de fabricants se partage le marché du téléviseur qui devient le troisième bien durable le plus diffusé au sein des ménages, derrière la radio et le réfrigérateur. Les constructeurs proposent de larges gammes de postes, dont ce modèle de luxe. Le nom du récepteur fait écho au peintre. La publicité vante "l’œuvre de l’artiste" travaillée par des "Maîtres ébénistes" et "l’œuvre du technicien" qu’il représente. Sauf que ce TV est noir et blanc et non couleur comme indiqué sur la fiche de présentation. Sans oublier l'affiche publicitaire de l'époque.
Texte retranscrit:
Récepteur de télévision et Minitel type 22R1120 Radiola de la Radiotechnique.
En 1978, la France décide de lancer un service de télécommunications Vidéotex, appelé Télétel . Plusieurs constructeurs sont impliqués dans la réalisation du terminal adapté à ce service, le Minitel. Plusieurs phases d’expérimentation du Télétel ont lieu vers 1980, notamment à Vélizy-Villacoublay ou Versailles où ce poste est distribué dans les foyers volontaires. Le récepteur de télévision et le Minitel sont réunis en un seul appareil, équipé d’un clavier relié par infrarouge au récepteur.
Bonne soirée
Édité par kiki37 le 07/12/2022 à 00:06:22
T
tontonve
le 07/12/2022 à 17:30:51
Bonjour à tous.
Pour les passionnés des TV des années 50 aux USA, voir ce site:
https://clickamericana.com/topics/science-technology/vintage-television-sets-from-the-1950s?utm_source=pinterest&utm_medium=social&utm_campaign=grow-social-pro
Et pour la période faste USA des années 60, cet excellent résumé:
http://www.tvhistory.tv/1960s-Advertising.htm
Vous pouvez élargir la recherche avec son URL de base d'une grande richesse:
http://www.tvhistory.tv/index.html
Bonne soirée et surtout bonne lecture
Pour les passionnés des TV des années 50 aux USA, voir ce site:
https://clickamericana.com/topics/science-technology/vintage-television-sets-from-the-1950s?utm_source=pinterest&utm_medium=social&utm_campaign=grow-social-pro
Et pour la période faste USA des années 60, cet excellent résumé:
http://www.tvhistory.tv/1960s-Advertising.htm
Vous pouvez élargir la recherche avec son URL de base d'une grande richesse:
http://www.tvhistory.tv/index.html
Bonne soirée et surtout bonne lecture
Édité par tontonve le 08/12/2022 à 09:00:10
B
BAISIN
le 07/12/2022 à 17:31:22
marceljack a écrit ↗C'est curieux parce que finalement c'est le VHS qu'ils ont finalement acheté PARTOUT, y compris aux USA ou le Betamax était le premier et de loin !
La raison est simple: les tenants du VHS ont perçu bien avant tout le monde que la clé du succès était la fourniture de cassettes pré-enregistrées, films principalement. Aussi bien Sony que Philips sont complètement passés à-côté.
+1 !

Je me rappelle, en 1985, le VIP vidéoclub de France a tenté de proposer des K7 Betamax à la location: FIASCO, ainsi que quelques K7 8 mm !
Un de mes amis a récupéré une K7 8mm du VIP d' un James Bond( Goldfinger), enregistrée en LP par l' éditeur !
Pour les K7 VHS préenregistrées j' ai toujours préféré les versions PAL, et NTSC.
Il y a eu des K7 D-THEATER préenregistrées, mais UNIQUEMENT sur le marché US( pas même sur le marché Britannique ), pas même au Japon, où le scope était marqué VICTOR avec le logo de la Voix de Son Maitre( His Master's Voice )
B
BAISIN
le 07/12/2022 à 17:39:18
tontonve a écrit ↗
Texte retranscrit:
Récepteur de télévision et Minitel type 22R1120 Radiola de la Radiotechnique.
En 1978, la France décide de lancer un service de télécommunications Vidéotex, appelé Télétel . Plusieurs constructeurs sont impliqués dans la réalisation du terminal adapté à ce service, le Minitel. Plusieurs phases d’expérimentation du Télétel ont lieu vers 1980, notamment à Vélizy-Villacoublay ou Versailles où ce poste est distribué dans les foyers volontaires. Le récepteur de télévision et le Minitel sont réunis en un seul appareil, équipé d’un clavier relié par infrarouge au récepteur.
C'est un terminal TELETEL fabriqué par la RADIOTECHNIQUE, présenté avec un TVC 11 uniquement L/L'
Tout ça a donné du boulot à notre industrie Française, avec la politique de la filière électronique, pronée par François Mitterand en 1981. Bonne initiative !
Seule imbécilité: La redevance supplémentaire sur les magnétoscopes POURVUS D' UN TUNER( je le précise bien, car les lecteurs VHS qui n' avaient pas de tuner n' était pas soumis à cette redevance, contrairement aux fakes des médias de l' époque, défendant les salles de cinéma, à l' époque )
Édité par kiki37 le 07/12/2022 à 18:11:36
B
BAISIN
le 07/12/2022 à 18:01:00
J' ai toujours aimé voir les appareils avec le capot plastique transparent !
T
tontonve
le 08/12/2022 à 18:01:19
Je trouve ce téléviseur (totalement inconnu) magnifique. Si quelqu’un peut l’identifier!!!
Je pense que ça vient des USA???


Je pense que ça vient des USA???
Édité par kiki37 le 08/12/2022 à 18:18:02
K
kiki37
le 08/12/2022 à 18:21:54
Ne serait-ce pas le petit frère de celui là ?
https://www.radiomuseum.org/r/thornaus_thorn_atlas_2209j_schedule_j.html


https://www.radiomuseum.org/r/thornaus_thorn_atlas_2209j_schedule_j.html


Édité par kiki37 le 08/12/2022 à 18:33:33
T
tontonve
le 08/12/2022 à 20:06:35
Merkiiiiii
T
tontonve
le 08/12/2022 à 22:41:49
Si je ne me trompe pas, LG en 2011, sort un Tv vintage Série 1 couleur à tube cathodique contre toutes les tendances du moment….







Il reprend les codes du 4/3 en 14 pouces. Le détail vintage a atteint son paroxysme avec une touche dédiée au passé. Il est en effet possible de basculer de la couleur, au noir et blanc et même au sépia pour embrasser les coutumes de l’époque via une télécommande infrarouge.


Pas d’angle droit, juste un classique qui rappelle les années 60 par ses arrondis.


Sans oublier les antennes télescopiques.


Il ne fait aucun doute que si LG lançait de nouveau ce modèle aujourd’hui, ce serait un succès retentissant. J’en serais le premier acquéreur.


Si quelqu’un a le schéma technique à joindre à ce post, ce serait cool pour compléter la fiche.
Tontonvé
Il reprend les codes du 4/3 en 14 pouces. Le détail vintage a atteint son paroxysme avec une touche dédiée au passé. Il est en effet possible de basculer de la couleur, au noir et blanc et même au sépia pour embrasser les coutumes de l’époque via une télécommande infrarouge.
Pas d’angle droit, juste un classique qui rappelle les années 60 par ses arrondis.
Sans oublier les antennes télescopiques.
Il ne fait aucun doute que si LG lançait de nouveau ce modèle aujourd’hui, ce serait un succès retentissant. J’en serais le premier acquéreur.
Si quelqu’un a le schéma technique à joindre à ce post, ce serait cool pour compléter la fiche.
Tontonvé
Édité par kiki37 le 09/12/2022 à 00:35:21
M
marceljack
le 09/12/2022 à 11:23:06
tontonve a écrit ↗Si je ne me trompe pas, LG en 2011, sort un Tv vintage Série 1 couleur à tube cathodique contre toutes les tendances du moment….Peut-être pour écouler un stock de tubes 14" ?
Etait il compatible TNT HD (ce n'était pas encore obligatoire en 2011 pour les écrans de moins de 66 cm) ?
Aujourd'hui ce serait sans doute difficile de le refaire à CRT mais pourquoi pas en LCD avec TNT HD intégrée

T
tontonve
le 09/12/2022 à 11:40:36
C est vrai que la nouvelle mode aux USA est de faire des écrans plats au look vintage avec des caisses "style" d'époque. Jeff à Portland a construit ca avec une barre de son intégrée + lecteur Bluray sur un LCD 32". Original et excellent compromis à mon sens
pour ceux que ça intéresse.


pour ceux que ça intéresse.
Édité par tontonve le 20/12/2022 à 11:10:53
K
kiki37
le 09/12/2022 à 11:47:49
mouais...pas convaincu 

Édité par kiki37 le 09/12/2022 à 13:17:26
T
tontonve
le 09/12/2022 à 15:45:47
C'est bien là, la différence entre nos deux générations de techniciens mon cher Jacques. Même si je préfère de loin, les châssis TV des années 80 à 2000 à tubes cathodiques Grundig bien entendu. Les écrans plats ne me passionnent pas plus que les châssis à lampes... Mais je t'aime bien quand même 

B
BAISIN
le 09/12/2022 à 17:43:58
Ce tv LG n' existait qu' en NTSC, voire PAL UK.
T
tontonve
le 12/09/2023 à 17:00:06
Bonjour à tous,
Après une absence pour raison de santé, je me suis remis à mon site Grundig passion.
https://windows7passion.fr/grundig.html
Grâce à Alejandro d'Argentine, que je tiens à remercier, j'ai pu découvrir une version export du châssis CUC A de 1981. Il était particulièrement protégé contre les surtensions secteur. Voici le texte officiel sur mon site et les schémas correspondants :
Il est souvent pertinent de pouvoir comparer les caractéristiques des châssis en fonction de leur destination géographique. Le châssis CUC A, également identifié sous le code CUC 121, se déclinant en versions pour tubes de 36, 40, 45 et 51 cm, à clavier, était spécialement conçu pour l'exportation vers des pays tels que la Turquie (TR), l'Iran (IR), l'Argentine (RA), et la Tunisie (TN). Dans le cas de l'Iran et de la Tunisie, ces téléviseurs étaient par ailleurs pourvus d'un transcodeur PAL B / SECAM. Ces régions du monde étaient particulièrement sensibles aux fluctuations significatives de la tension secteur, susceptibles de perturber gravement l'alimentation à découpage des téléviseurs. Par conséquent, la mise en place de dispositifs de protection appropriés était impérative. Les schémas au format PDF que vous trouverez ici comparent les différentes versions et témoignent des solutions apportées par l'entreprise allemande au début des années 80. Il s'agit de la première utilisation de l'alimentation à découpage en télévision couleur par Grundig. Cette découverte, que je partage avec vous (grâce au schéma fourni par Alejandro d'Argentine, que je tiens à remercier), révèle que le TDA 4600 disposait d'une tension de maintien de 12,5V régulée par T 638 (BD 415), une configuration absente du châssis standard européen. De plus, un module spécifique, en amont de l'alimentation à découpage, faisait appel à deux thyristors BST C1040 S1 pour prévenir tout risque de surtension, avec une fonction particulière attribuée à TY 9623, chargé en dernier recours de faire fondre le fusible principal. Il est à noter que sur la version export, le + C (200V) était généré par le transformateur haute tension (THT), tandis que le + M (19V) destiné au driver ligne était remplacé par le +B (12V). Naturellement, la prise péritélévision n'était pas câblée, ce qui faisait de cette version destinée à l'étranger une option économique préservant la signature Grundig.
https://windows7passion.fr/logiciels/cuc-a-90b0-clavier-export-et-comparaison.pdf
J'ai fini de scanner l'ensemble de mes schémas de magnétoscopes allant de la période de 1983 à 2004. Vous avez donc tous les schémas techniques disponibles pour l'ensemble de la gamme dont les "poubelles" v2000 et VHS jusqu'en 1987. Je suis en train de rajouter une tres grande majorité de schémas de lecteurs DVD avec vue interne du châssis et loader quand c'est possible.
De nombreux châssis Tv ont été rajoutés et tous les commentaires ont été réécrits et enrichis.
Pour ceux qui ont déjà consulté le site, je vous conseille de vider le cache de votre navigateur avant de le lire à nouveau.
J'attends désormais les schémas que va me fournir Bernard Lefort, l'ancien formateur de la marque.
Cordialement
RVB
Après une absence pour raison de santé, je me suis remis à mon site Grundig passion.
https://windows7passion.fr/grundig.html
Grâce à Alejandro d'Argentine, que je tiens à remercier, j'ai pu découvrir une version export du châssis CUC A de 1981. Il était particulièrement protégé contre les surtensions secteur. Voici le texte officiel sur mon site et les schémas correspondants :
Il est souvent pertinent de pouvoir comparer les caractéristiques des châssis en fonction de leur destination géographique. Le châssis CUC A, également identifié sous le code CUC 121, se déclinant en versions pour tubes de 36, 40, 45 et 51 cm, à clavier, était spécialement conçu pour l'exportation vers des pays tels que la Turquie (TR), l'Iran (IR), l'Argentine (RA), et la Tunisie (TN). Dans le cas de l'Iran et de la Tunisie, ces téléviseurs étaient par ailleurs pourvus d'un transcodeur PAL B / SECAM. Ces régions du monde étaient particulièrement sensibles aux fluctuations significatives de la tension secteur, susceptibles de perturber gravement l'alimentation à découpage des téléviseurs. Par conséquent, la mise en place de dispositifs de protection appropriés était impérative. Les schémas au format PDF que vous trouverez ici comparent les différentes versions et témoignent des solutions apportées par l'entreprise allemande au début des années 80. Il s'agit de la première utilisation de l'alimentation à découpage en télévision couleur par Grundig. Cette découverte, que je partage avec vous (grâce au schéma fourni par Alejandro d'Argentine, que je tiens à remercier), révèle que le TDA 4600 disposait d'une tension de maintien de 12,5V régulée par T 638 (BD 415), une configuration absente du châssis standard européen. De plus, un module spécifique, en amont de l'alimentation à découpage, faisait appel à deux thyristors BST C1040 S1 pour prévenir tout risque de surtension, avec une fonction particulière attribuée à TY 9623, chargé en dernier recours de faire fondre le fusible principal. Il est à noter que sur la version export, le + C (200V) était généré par le transformateur haute tension (THT), tandis que le + M (19V) destiné au driver ligne était remplacé par le +B (12V). Naturellement, la prise péritélévision n'était pas câblée, ce qui faisait de cette version destinée à l'étranger une option économique préservant la signature Grundig.
https://windows7passion.fr/logiciels/cuc-a-90b0-clavier-export-et-comparaison.pdf
J'ai fini de scanner l'ensemble de mes schémas de magnétoscopes allant de la période de 1983 à 2004. Vous avez donc tous les schémas techniques disponibles pour l'ensemble de la gamme dont les "poubelles" v2000 et VHS jusqu'en 1987. Je suis en train de rajouter une tres grande majorité de schémas de lecteurs DVD avec vue interne du châssis et loader quand c'est possible.
De nombreux châssis Tv ont été rajoutés et tous les commentaires ont été réécrits et enrichis.
Pour ceux qui ont déjà consulté le site, je vous conseille de vider le cache de votre navigateur avant de le lire à nouveau.
J'attends désormais les schémas que va me fournir Bernard Lefort, l'ancien formateur de la marque.
Cordialement
RVB
C
cylindric
le 12/09/2023 à 17:14:27
Bonjour tontonve; sur le magnétoscope vs665 que j'ai eu, j'avais fait une modification sur l'entrée audio visuelle afin de permettre l'enregistrement, à partir d'une source externe, de la norme pal ou secam à l'aide d'une tension que mon str grundig 200 me permettait de programmer selon la chaine reçue; le vs 225 que j'ai eu plus tard, était entièrement automatique
Édité par cylindric le 12/09/2023 à 17:31:26
T
tontonve
le 12/09/2023 à 17:45:53
Bonjour cylindric,
Crois tu qu'il serait pertinent que je mette des récepteurs sat Grundig sur mon site. Ca n'a plus grand intérêt????
Crois tu qu'il serait pertinent que je mette des récepteurs sat Grundig sur mon site. Ca n'a plus grand intérêt????
K
kiki37
le 12/09/2023 à 18:40:21
tontonve a écrit ↗
Crois tu qu'il serait pertinent que je mette des récepteurs sat Grundig sur mon site. Ca n'a plus grand intérêt????
Salut
Ben oui, ils ont existé, et peut-être était-ce les mêmes que les Philips

C
cylindric
le 12/09/2023 à 19:32:54
Tontonve; C'est sûr que ça n'a plus grand intérêt, mais des fois que cela intéresse quelques personnes; personnellement, j'ai eu trois récepteurs satellite Grundig et un décodeur D2mac, ainsi qu'un DSR 200
B
BAISIN
le 13/09/2023 à 16:56:43
tontonve a écrit ↗Bonjour à tous,
Après une absence pour raison de santé, je me suis remis à mon site Grundig passion.
https://windows7passion.fr/grundig.html
Il est souvent pertinent de pouvoir comparer les caractéristiques des châssis en fonction de leur destination géographique. Le châssis CUC A, également identifié sous le code CUC 121, se déclinant en versions pour tubes de 36, 40, 45 et 51 cm, à clavier, était spécialement conçu pour l'exportation. Naturellement, la prise péritélévision n'était pas câblée, ce qui faisait de cette version destinée à l'étranger une option économique préservant la signature Grundig.
La Péritel était prévue sur le chassis, mais n' était pas installée physiquement, l' emplacement des composants de commutation rapide et lente, et les adaptateurs d' impédance 75 Ohms n' étaient pas implantés. Si ça se trouve, cette version export, avait une entrée Vidéo composite CVBS/FBAS identique aux Péritels, mais avec une DIN à 6 broches.
J' ai constaté ce même genre de cas sur d' autres chassis CUC uniquement aux normes B/G et couleur PAL uniquement, en Autriche et en Suisse, sur des 36 cm, non vendus en France, à télécommande, chassis CUC, montés sur des TV SIEMENS, et BLAUPUNKT
C
calmesnil
le 04/11/2023 à 22:59:06
J'ai eu ce très bon téléviseur Philips 32PFL9604H/12 Made in France !
Depuis, Philips a été racheté par TP Vision.
https://www.philips.fr/c-p/32PFL9604H_12/serie-9000-televiseur-lcd-avec-ambilight-spectra-2-et-perfect-pixel-hd-engine
Depuis, Philips a été racheté par TP Vision.
https://www.philips.fr/c-p/32PFL9604H_12/serie-9000-televiseur-lcd-avec-ambilight-spectra-2-et-perfect-pixel-hd-engine
Édité par calmesnil le 04/11/2023 à 23:03:26
C
calmesnil
le 05/11/2023 à 11:10:14
J'ai acheté ce téléviseur Philips 32PFL9604H/12 en 2008. La série 9 était fabriquée en France, sans doute à l'usine Philips EGP (électronique grand public) de Dreux, le secteur de production de téléviseurs Philips en France.
Les séries 4 à 7 étaient fabriquées en Pologne.
TP Vision a racheté une partie du capital de Philips en 2011.
Les séries 4 à 7 étaient fabriquées en Pologne.
TP Vision a racheté une partie du capital de Philips en 2011.
C
calmesnil
le 06/11/2023 à 10:14:40
Il s'agit des derniers téléviseurs fabriqués en France, l'usine Philips de Dreux a fermé en 2010, le secteur de production de téléviseurs Philips en France, qui a compté dans le passé environ 7000 salariés sur trois sites dans le département de l’Eure-et-Loir, la fabrication de téléviseurs Philips a été délocalisée en Pologne et en Hongrie.
https://www.lejdd.fr/Societe/Dreux-Philips-dans-l-attente-172711-3277700
https://www.liberation.fr/futurs/2010/02/14/fermeture-de-l-usine-de-philips-a-dreux-212-emplois-supprimes_609943/
https://www.leparisien.fr/economie/fermeture-de-l-usine-philips-a-dreux-les-salaries-saisissent-la-justice-15-02-2010-816580.php
Documentation Philips :
https://www.philips.fr/c-p/32PFL9604...ixel-hd-engine
https://www.lejdd.fr/Societe/Dreux-Philips-dans-l-attente-172711-3277700
https://www.liberation.fr/futurs/2010/02/14/fermeture-de-l-usine-de-philips-a-dreux-212-emplois-supprimes_609943/
https://www.leparisien.fr/economie/fermeture-de-l-usine-philips-a-dreux-les-salaries-saisissent-la-justice-15-02-2010-816580.php
Documentation Philips :
https://www.philips.fr/c-p/32PFL9604...ixel-hd-engine
V
Valentin07
le 12/01/2024 à 07:16:49
Je me souviens d'avoir, en 1998, comme première tv, une cathodique: Sony trinitron:
https://www.youtube.com/watch?v=XmAPdJDjfOA

https://www.youtube.com/watch?v=XmAPdJDjfOA

K
kiki37
le 28/01/2024 à 15:24:54
La restauration du premier téléviseur couleur fabriqué et commercialisé par LA RADIOTECHNIQUE en 1967 sous les marques PHILIPS (F25K766) et RADIOLA (RA 65K667).

à lire ici ► https://sites.google.com/site/collectionteleradiohifivideo/restauration-dun-t%C3%A9l%C3%A9viseur-couleur-philips-25k766
avec en prime une interview de Henry De France
Le téléviseur parfaitement restauré par Jean-Luc Gendron

photos extraites du site précité
à lire ici ► https://sites.google.com/site/collectionteleradiohifivideo/restauration-dun-t%C3%A9l%C3%A9viseur-couleur-philips-25k766
avec en prime une interview de Henry De France
Le téléviseur parfaitement restauré par Jean-Luc Gendron
photos extraites du site précité
T
tontonve
le 07/10/2024 à 13:53:21
Bonjour à tous,
Après avoir remis à jour mon histoire des tubes cathodiques couleur , je vous propose de mettre en ligne dans la semaine ma longue exploration "cathodique".
Ensuite, je vous proposerai quelques salons audio - TV de 1951 à 1969 via les magazines Television et Haut-parleur ainsi que 3 reportages vidéo de l'ORTF des salons de 1965, 1967 et 1969.
Je finis mes dossiers en cours et je mets tout ça en ligne ici.
Bonne journée
RVB
Après avoir remis à jour mon histoire des tubes cathodiques couleur , je vous propose de mettre en ligne dans la semaine ma longue exploration "cathodique".
Ensuite, je vous proposerai quelques salons audio - TV de 1951 à 1969 via les magazines Television et Haut-parleur ainsi que 3 reportages vidéo de l'ORTF des salons de 1965, 1967 et 1969.
Je finis mes dossiers en cours et je mets tout ça en ligne ici.
Bonne journée
RVB
K
kiki37
le 07/10/2024 à 14:02:46

T
tontonve
le 07/10/2024 à 14:12:06
Et je compléterai par l'histoire des téléviseurs couleur du TVC 3 au TVC 12 du temps de la suprématie Philips.
RVB
RVB
Édité par tontonve le 07/10/2024 à 14:22:56
T
tontonve
le 07/10/2024 à 16:14:05
Je vous propose ainsi une rétrospective sur l’histoire des tubes cathodiques couleur, rendue possible grâce à quelques spécialistes, et résumée par votre serviteur. Passionné par la marque Grundig, ce texte y fait naturellement référence.

C’est la marque américaine RCA, qui en 1954, commercialisait son premier téléviseur couleur CT100 produit en série de 15‘’ arrondi pour une image visible de 11‘’ 1/2 à masque perforé encore appelé Shadow mask. Il s’en vendra 4400. Son châssis CT 2 à 36 tubes baptisé "Merrill" était très complexe. L’année 1967 voyait arriver la couleur en Allemagne à partir du mois d’août et en octobre en France. Durant des décennies les tubes couleur européens allaient se moderniser.
■ Dès 1967, le tube cathodique couleur de première génération Delta en 90°, démarrait une respectable carrière et imposait une profondeur de 50cm.
Grundig Allemagne allait principalements’équiper de tubes Valvo et Telefunken sur ses châssis couleur PAL. Et sous-traitersa gamme SECAM française chez Philips avec ses châssis à tubes et transistors TVC 3 (1967)puis TVC 4(1969), mais sans ligne magique. Accessoirement, Barco allait fournir la clientèle frontalière en PAL/SECAM. L’usine Grundig de Creutzwald en Moselle mettra un terme à la sous-traitance dès 1972. La technologie particulière et conséquente demandera un certain savoir-faire chez les techniciens, ne serait-ce qu’à la livraison. Ces tubes auto protégés (anti-implosion depuis 1968 avec dalle de verre précontrainte par ceinture radiale métallique en une ou deux pièces) comportaient 3 canons identiques disposés en triangle ou en Delta à 120° les uns des autres autour d’un axe virtuel commun. Si on se plaçait face à l'écran, le vert était disposé à gauche, le rouge à droite et le bleu au centre haut du triangle. Les 3 faisceaux convergeaient au niveau des trous du masque pour obtenir à l’écran le vert à gauche, le rouge à droite et le bleu au centre bas. Les luminophores ronds étaient disposés côte à côte, mais ne se touchaient pas. Le masque était percé d’un trou en face de chaque triplet.
La restitution de l’image dépendait des bons réglages des convergences:
* Statiques ou plus précisément des réglages des convergences du centre de l’écran.
* Dynamiques avec une trentaine de réglages (excusez du peu) des convergences s’éloignant du centre de l’écran.
* Sans oublier les réglages de pureté.
Le format 4/3 arrivait sur le marché en 63, puis 38, 49 et 55 cm(désormais à écrans dégagés = sans cache). Malgré un faible rendement lumineux, ils étaient capables de reproduire d’excellentes images, tant en finesse, colorimétrie ou encore saturation des couleurs.Il est à noter qu’un tube cathodique Delta avait ses couleurs réglées d’une manière spécifique. Tous les réglages se faisaient, pour les convergences, entre le rouge et le vert. Quant au bleu, il se corrigeait par rapport au jaune (rouge + vert). Pour ce qui était des couleurs, il fallait régler les tensions de G2 RVB sur un Delta et éventuellement les gains R et V, voire RVB sur certains TV.Les problèmes de convergences à l’installation étaient tellement compliqués qu’il était recommandé sur les premiers appareils Grundig allemands d’orienter le TV d’est en ouest afin d’éviter l’influence du magnétisme terrestre. Je ne vous dis pas, ceux qui habitaient à côté de l’ascenseur… Les filaments dits à "cathodes chaudes" demandaient une trentaine de secondes, au bas mot, pour être opérationnels. En effet, il fallait patienter pendant le temps de chauffe, puis la THT devait démarrer, avant de faire "rougir" la redresseuse THT... En clair, vous aviez le temps de sortir le chien...Thomson commercialisait son CAB3 à tubes dès 1967, à la technique tout droit venue des USA. Puis arrivait le CBB6 en 1969 bien français à tubes et transistors (écran A 67 120 AX).
■ 1969. Les tubes Delta passaient à une déflexion de 110°.
Ils prétendaient plus ou moins aux mêmes performances que les 90° à une nuance près. Ils avaient une profondeur moindre et des dalles en 51, 56 et 66 cm chez Philips et 67 cm chez Thomson toujours et définitivement à écrans dégagés. Il n’y avait pour autant pas de réelles améliorations de l’image. Le capot de protection contre les champs magnétiques en Mumétal à l'arrière d'un tube 90° était désormais intégré au nouveau tube 110°. Ce qui se perpétuera avec les PIL. Il existait deux types de col. Le 29 mm à faisceaux très rapprochés et réglages de pureté délicats (les 3 faisceaux étaient quasiment au centre). Alors que le 36 mm avait les mêmes problèmes de pureté que les 90°, mais des réglages de convergences plus compliqués du fait de l’éloignement des faisceaux entre eux, compensés par des réglages électroniques actifs de convergence. Concrètement, sur les 110° gros cols Delta, RTC-Philips utilisait des bobines de déviation standard à fabrication classique et haute impédance. Vidéocolor-Thomson allait utiliser sur ses 110° Delta col mince des bobines à support préformé, où les fils étaient "prépositionnés" de façon très précise, et à basse impédance. Le passage au TVC 5 à transistors date de 1972. Il faudra attendre 1974/75 et le CAB9 à lampes pour profiter enfin du tube Delta 110° (A67 150X) toujours à chauffage lent avec intégration du blindage Mumétal chez Thomson.
■ 1971. L’ Europe s’apprêtait à faire évoluer les écrans en proposant de façon transitoire, pour environ deux ans, la technologie In Line ou Uniline (uniform field in-line guns) de chez RCA présente aux Etats-Unis depuis 1968. Sony concurrençait alors avec son Trinitron.
Les premiers tubes allaient de 26 à 48 cm de diagonale en 90°, dans une version "col mince" de 29 mm, offrant des performances optimales pour des téléviseurs portatifs, grâce à leur simplicité de fabrication et à leurs ajustements préréglés. Avant 1972, les déflecteurs étaient bobinés en selle. Ensuite, la technique de bobinage en tore se développa industriellement. Une version hybride fit même son apparition. Les canons à électrons des tubes In Line étaient disposés en ligne. Il est à noter que ce n’était plus le bleu qui se trouvait au centre (centre haut bleu pour Delta, au départ du canon, donc centre bas bleu sur l’écran si on se place devant), mais le vert, avec le rouge à gauche et le bleu à droite. Cela changeait le mode de réglage des convergences statiques, qui se faisait désormais par correction à l'aide de bagues. Le réglage des teintes était également différent. On ajustait le bleu par rapport au rouge, puis le vert par rapport au mauve (rouge + bleu = mauve). Ces tubes étaient équipés d’un masque à fentes oblongues décalées horizontalement pour une meilleure rigidité et un confort visuel accru, à l’instar des luminophores. Les bobines de déflexion devinrent plus performantes, permettant de réduire et de simplifier les corrections. La pureté se corrigeait plus facilement par déplacement du bloc de déflexion. Grâce à l’alignement des canons, les convergences dynamiques étaient fortement réduites (moins de 10). Les filaments étaient désormais à "cathode froide," offrant une image disponible en cinq secondes. Ce procédé fut également exploité sur les tubes Delta RTC 110° A66-410X du TVC 5 de 1972.
Sony ne vendant jamais ses tubes Trinitron à d’autres marques, il ne devrait donc pas en être question ici. J’en parle tout de même parce qu’il demeure bien un tube In Line avec une conception particulière. Il est intéressant de noter, et cela peut surprendre, que le brevet à l'origine de cette innovation fut déposé en 1967 par la Compagnie Française de Télévision (CFT). Ce droit de propriété portait sur une technologie de tube cathodique anticipant certains des principes clés de ce qui deviendra le célèbre Trinitron, mais que Vidéocolor refusa de produire. Sony racheta et perfectionna cette invention, avant de la lancer sur le marché, dès 1968. Sa dalle, plane verticalement et arrondie horizontalement, était originale. Ce tube comportait un seul canon où trois cathodes se croisaient au niveau de la lentille de focalisation. Vus de face, les électrons pour le bleu, le vert (considéré par Sony comme la couleur déterminante pour la netteté) et le rouge sortaient des cathodes de gauche à droite. Les luminophores, eux, étaient des bandes verticales rouges, vertes et bleues, et le masque se composait de fils tendus verticalement. Sa conception permettait des réglages de convergence proches de ceux d’un PIL, nécessitant des ajustements seulement dans des cas particuliers. Ainsi, la platine aux multiples réglages était abandonnée. Ce type de tube fut le premier à être autoconvergent à l'échelle mondiale. La tension d’anode atteignait facilement 30 kV, voire plus. Sony France commença à commercialiser ses premiers téléviseurs portatifs couleur au milieu des années 1970.
Dans les années 90, j'observais souvent, sur les téléviseurs Sony, deux fines lignes horizontales (minces câbles de tungstène) situées dans le premier et le deuxième tiers de l'écran lors de l'affichage d'une image blanche, correspondant à la fixation du masque. Il ne fallait surtout pas en parler à son propriétaire, car dès lors, il ne voyait plus que cela...
C’est la marque américaine RCA, qui en 1954, commercialisait son premier téléviseur couleur CT100 produit en série de 15‘’ arrondi pour une image visible de 11‘’ 1/2 à masque perforé encore appelé Shadow mask. Il s’en vendra 4400. Son châssis CT 2 à 36 tubes baptisé "Merrill" était très complexe. L’année 1967 voyait arriver la couleur en Allemagne à partir du mois d’août et en octobre en France. Durant des décennies les tubes couleur européens allaient se moderniser.
■ Dès 1967, le tube cathodique couleur de première génération Delta en 90°, démarrait une respectable carrière et imposait une profondeur de 50cm.
Grundig Allemagne allait principalements’équiper de tubes Valvo et Telefunken sur ses châssis couleur PAL. Et sous-traitersa gamme SECAM française chez Philips avec ses châssis à tubes et transistors TVC 3 (1967)puis TVC 4(1969), mais sans ligne magique. Accessoirement, Barco allait fournir la clientèle frontalière en PAL/SECAM. L’usine Grundig de Creutzwald en Moselle mettra un terme à la sous-traitance dès 1972. La technologie particulière et conséquente demandera un certain savoir-faire chez les techniciens, ne serait-ce qu’à la livraison. Ces tubes auto protégés (anti-implosion depuis 1968 avec dalle de verre précontrainte par ceinture radiale métallique en une ou deux pièces) comportaient 3 canons identiques disposés en triangle ou en Delta à 120° les uns des autres autour d’un axe virtuel commun. Si on se plaçait face à l'écran, le vert était disposé à gauche, le rouge à droite et le bleu au centre haut du triangle. Les 3 faisceaux convergeaient au niveau des trous du masque pour obtenir à l’écran le vert à gauche, le rouge à droite et le bleu au centre bas. Les luminophores ronds étaient disposés côte à côte, mais ne se touchaient pas. Le masque était percé d’un trou en face de chaque triplet.
La restitution de l’image dépendait des bons réglages des convergences:
* Statiques ou plus précisément des réglages des convergences du centre de l’écran.
* Dynamiques avec une trentaine de réglages (excusez du peu) des convergences s’éloignant du centre de l’écran.
* Sans oublier les réglages de pureté.
Le format 4/3 arrivait sur le marché en 63, puis 38, 49 et 55 cm(désormais à écrans dégagés = sans cache). Malgré un faible rendement lumineux, ils étaient capables de reproduire d’excellentes images, tant en finesse, colorimétrie ou encore saturation des couleurs.Il est à noter qu’un tube cathodique Delta avait ses couleurs réglées d’une manière spécifique. Tous les réglages se faisaient, pour les convergences, entre le rouge et le vert. Quant au bleu, il se corrigeait par rapport au jaune (rouge + vert). Pour ce qui était des couleurs, il fallait régler les tensions de G2 RVB sur un Delta et éventuellement les gains R et V, voire RVB sur certains TV.Les problèmes de convergences à l’installation étaient tellement compliqués qu’il était recommandé sur les premiers appareils Grundig allemands d’orienter le TV d’est en ouest afin d’éviter l’influence du magnétisme terrestre. Je ne vous dis pas, ceux qui habitaient à côté de l’ascenseur… Les filaments dits à "cathodes chaudes" demandaient une trentaine de secondes, au bas mot, pour être opérationnels. En effet, il fallait patienter pendant le temps de chauffe, puis la THT devait démarrer, avant de faire "rougir" la redresseuse THT... En clair, vous aviez le temps de sortir le chien...Thomson commercialisait son CAB3 à tubes dès 1967, à la technique tout droit venue des USA. Puis arrivait le CBB6 en 1969 bien français à tubes et transistors (écran A 67 120 AX).
■ 1969. Les tubes Delta passaient à une déflexion de 110°.
Ils prétendaient plus ou moins aux mêmes performances que les 90° à une nuance près. Ils avaient une profondeur moindre et des dalles en 51, 56 et 66 cm chez Philips et 67 cm chez Thomson toujours et définitivement à écrans dégagés. Il n’y avait pour autant pas de réelles améliorations de l’image. Le capot de protection contre les champs magnétiques en Mumétal à l'arrière d'un tube 90° était désormais intégré au nouveau tube 110°. Ce qui se perpétuera avec les PIL. Il existait deux types de col. Le 29 mm à faisceaux très rapprochés et réglages de pureté délicats (les 3 faisceaux étaient quasiment au centre). Alors que le 36 mm avait les mêmes problèmes de pureté que les 90°, mais des réglages de convergences plus compliqués du fait de l’éloignement des faisceaux entre eux, compensés par des réglages électroniques actifs de convergence. Concrètement, sur les 110° gros cols Delta, RTC-Philips utilisait des bobines de déviation standard à fabrication classique et haute impédance. Vidéocolor-Thomson allait utiliser sur ses 110° Delta col mince des bobines à support préformé, où les fils étaient "prépositionnés" de façon très précise, et à basse impédance. Le passage au TVC 5 à transistors date de 1972. Il faudra attendre 1974/75 et le CAB9 à lampes pour profiter enfin du tube Delta 110° (A67 150X) toujours à chauffage lent avec intégration du blindage Mumétal chez Thomson.
■ 1971. L’ Europe s’apprêtait à faire évoluer les écrans en proposant de façon transitoire, pour environ deux ans, la technologie In Line ou Uniline (uniform field in-line guns) de chez RCA présente aux Etats-Unis depuis 1968. Sony concurrençait alors avec son Trinitron.
Les premiers tubes allaient de 26 à 48 cm de diagonale en 90°, dans une version "col mince" de 29 mm, offrant des performances optimales pour des téléviseurs portatifs, grâce à leur simplicité de fabrication et à leurs ajustements préréglés. Avant 1972, les déflecteurs étaient bobinés en selle. Ensuite, la technique de bobinage en tore se développa industriellement. Une version hybride fit même son apparition. Les canons à électrons des tubes In Line étaient disposés en ligne. Il est à noter que ce n’était plus le bleu qui se trouvait au centre (centre haut bleu pour Delta, au départ du canon, donc centre bas bleu sur l’écran si on se place devant), mais le vert, avec le rouge à gauche et le bleu à droite. Cela changeait le mode de réglage des convergences statiques, qui se faisait désormais par correction à l'aide de bagues. Le réglage des teintes était également différent. On ajustait le bleu par rapport au rouge, puis le vert par rapport au mauve (rouge + bleu = mauve). Ces tubes étaient équipés d’un masque à fentes oblongues décalées horizontalement pour une meilleure rigidité et un confort visuel accru, à l’instar des luminophores. Les bobines de déflexion devinrent plus performantes, permettant de réduire et de simplifier les corrections. La pureté se corrigeait plus facilement par déplacement du bloc de déflexion. Grâce à l’alignement des canons, les convergences dynamiques étaient fortement réduites (moins de 10). Les filaments étaient désormais à "cathode froide," offrant une image disponible en cinq secondes. Ce procédé fut également exploité sur les tubes Delta RTC 110° A66-410X du TVC 5 de 1972.
Sony ne vendant jamais ses tubes Trinitron à d’autres marques, il ne devrait donc pas en être question ici. J’en parle tout de même parce qu’il demeure bien un tube In Line avec une conception particulière. Il est intéressant de noter, et cela peut surprendre, que le brevet à l'origine de cette innovation fut déposé en 1967 par la Compagnie Française de Télévision (CFT). Ce droit de propriété portait sur une technologie de tube cathodique anticipant certains des principes clés de ce qui deviendra le célèbre Trinitron, mais que Vidéocolor refusa de produire. Sony racheta et perfectionna cette invention, avant de la lancer sur le marché, dès 1968. Sa dalle, plane verticalement et arrondie horizontalement, était originale. Ce tube comportait un seul canon où trois cathodes se croisaient au niveau de la lentille de focalisation. Vus de face, les électrons pour le bleu, le vert (considéré par Sony comme la couleur déterminante pour la netteté) et le rouge sortaient des cathodes de gauche à droite. Les luminophores, eux, étaient des bandes verticales rouges, vertes et bleues, et le masque se composait de fils tendus verticalement. Sa conception permettait des réglages de convergence proches de ceux d’un PIL, nécessitant des ajustements seulement dans des cas particuliers. Ainsi, la platine aux multiples réglages était abandonnée. Ce type de tube fut le premier à être autoconvergent à l'échelle mondiale. La tension d’anode atteignait facilement 30 kV, voire plus. Sony France commença à commercialiser ses premiers téléviseurs portatifs couleur au milieu des années 1970.
Dans les années 90, j'observais souvent, sur les téléviseurs Sony, deux fines lignes horizontales (minces câbles de tungstène) situées dans le premier et le deuxième tiers de l'écran lors de l'affichage d'une image blanche, correspondant à la fixation du masque. Il ne fallait surtout pas en parler à son propriétaire, car dès lors, il ne voyait plus que cela...
Édité par tontonve le 07/10/2024 à 16:48:19
T
tontonve
le 07/10/2024 à 16:22:07
■ 1974 allait profiter de nouveaux tubes cathodiques PIL (Precision In Line) qui perdureront jusqu’à la fin des tubes. Il remplaçait cette année en Europe, le tube In Line dont il était directement dérivé, à commencer par les petites tailles d’écran en 51 et 42 cm 90°. Les versions 110° en 56 et 67 cm apparaissent dès 1975 avec le CAB10 "grille-pain" à thyristors chez Thomson Brandt entre autres. Les trois électrodes de Wehnelt et les trois G2 étaient désormais chacune électriquement communes à leur groupe respectif, et le débit des canons (disposés de gauche à droite : bleu, vert, rouge) se réglait par les amplis finaux. Les réglages annexes de pureté et de convergence statiques et dynamiques étaient définitivement effectués en usine via une multitude d’aimants autour du déflecteur. Exit les réglages rébarbatifs des convergences même s’ils étaient déjà simplifiés sur le In Line. Le déviateur autoconvergent était collé sur son tube. Au moindre problème, il fallait changer l’ensemble. Seule la démagnétisation était encore de mise, un moindre mal. En résumé, un tube PILétait un tube In Line dont la mise au point était faite une fois pour toutes en usine. Philips venait de sortir son TVC 5 entièrement transistorisé. Thomson proposera son CAD8 à tube PIL 110° dès 1978, de nouveau à lampes avec les incontournables EL 519 et EY 500, afin de faire oublier au plus vite le CAB10 calamiteux à thyristors. Ma sœur possédait ce châssis à tubes que je m'appropriais souvent pour regarder RTL sur le canal 21 "en couleur", ce qui à l’époque, était captivant pour moi à tout juste 14 ans. Avant qu’un pilote de chasse belge décède en percutant l’émetteur de Dudelange le 31 juillet 1981, tuant le couple vivant sur place. Je n’avais droit en ce temps-là, qu’à l’anémique TV Visseaux noir et blanc de mon paternel!!!
■ 1974. Philips proposait son tube 20 AX qui s’inspirait directement des premiers PIL.
Il marchait dans les traces des premiers PIL avec quelques améliorations. Les nouveaux tubes 51, 56 et 66 cm 110° héritaient d’une profondeur moindre. Le déflecteur en selle devenait interchangeable et sa mobilité permettait de régler l’horizontalité de l’image et réaliser le réglage de pureté. Les aimants rotatifs permanents étaient toujours présents sur le col du tube et scellés en usine. Ce type de tube fut amélioré petit à petit, apportant jusqu’à 70 % de brillance en plussans perte de contrastepar une meilleure transparence du masque et de la dalle (30% de mieux chacune). Sans oublier une meilleure protection contre les flashs internes (mini-arc) et un chauffage rapide des filaments. Les canons à électrons étaient disposés de gauche à droite: bleu, vert, rouge.
■ 1982. Les tubes 30 AX (Philips) encore appelés A 540 X, apparaissaient.
Ils apportaient un contraste accru de 30 % par rapport à l’ancienne génération grâce à l’emploi de luminophores filtrants. Le déflecteur, plus sensible à faible distorsion est/ouest et offrant des lignes horizontales rectilignes, demeurait interchangeable facilement grâce à trois bossages correspondant aux points de référence situés à l’intérieur du déviateur. Le contour du masque suivait les formes de la dalle pour devenir linéaire, afin d’améliorer les bords de l’image et d’éviter ainsi le décalage en escalier constaté sur les anciens tubes. Les réglages à effectuer (pureté, convergences statiques et dynamiques, orientation de l’image) étaient totalement supprimés. Les canons de nouvelle génération apportaient une meilleure finesse et une uniformisation de la concentration sur tout l’écran, avec une tension de focalisation en hausse de 28 %. Tout cela était rendu possible grâce à la réduction des tolérances. Le constructeur allait même jusqu'à déposer, sur les zones externes non graphitées du cône du tube, un revêtement de très forte résistivité, dans le but de supprimer le phénomène de crépitement lié aux variations du contenu de l’image par temps sec, qui générait de petites décharges en surface sur le cône du tube.
■ 1984. Grundig France commercialisait ses premiers TV à écran FST.
Le PILallait évoluer dans le milieu des années 80 en écran plat et coins carrés FST (Flat Square Tube). Il fallut attendre fin 1984 pour voir Grundig France proposer ses premiers modèles avec tubes cathodiques (A66 EAK00X01) Philips en 70 cm (existait aussi en 63 cm) avec une commande spécifique de la correction est / ouest via l’incontournable TDA 8145. Sans oublier les nouveaux 55 et 40 cm à la dalle de verre quasi plate. La qualité d’image n’était pas vraiment améliorée pour autant...
■ 1986. Toshiba proposait des tubes en 82 et 95 cm 4/3.
Toshiba, qui sera l’un des pionniers dans cette catégorie de tubes cathodiques, commercialisait des 82 (plus tard en 84 cm) et 92 cm que Grundig exploitera dès cette fin d’année via le Baby Jumbo (84 cm) et le Jumbo (95 cm). Ce dernier était tellement lourd, qu’il fallait être 4 (principe de la chaise à porteurs) pour le déplacer grâce à deux barres à insérer dans les colonnes des haut-parleurs. Heureusement, le tube monstrueux pouvait rester chez le client en cas de panne. Il suffisait d’adapter son châssis sur un tube 70cm par l’intermédiaire d’un kit pour le dépanner, ouf! Ces tubes étaient tellement pustulés d’aimants de correction fixés par de l’adhésif que ce bricolage en devenait risible. D’autres marques allaient suivre comme Panasonic, Vidéocolor (Thomson), Mitsubishi, Philips, mais plus spécifiquement en 82 ou 84 cm. Le manque criant de matière première (principalement de sable) empêcha Toshiba de fournir ses clients plus d’une fois, en fin d’année.
■ 1987.Tube Super Planar (SP) Thomson 110°.
Quant au tube Super Planar 72cm 110° (A68EAU00X01) de chez Thomson notamment du TV 72XP01, jamais monté chez Grundig, je n'en parlerai que très peu n'étant pas assez documenté. Sans regret, je ne l’ai jamais trouvé génial avec sa géométrie horizontale douteuse. Sa particularité était d’avoir le milieu concave au lieu de convexe, c’est-à-dire légèrement bombé dans l’autre sens donnant l’illusion d’un écran plat qui l’était en fait sur 80% de sa surface et traité antireflet ! Il avait besoin d’un module de corrections NS 5000 M d’ailes de mouettes à la stature verticale impressionnante greffé sur son châssis ICC5 pour compenser un défaut de coussin Nord Sud de 8%. La correction de distorsion se faisait à 3 niveaux par potentiomètres et selfs afin d’obtenir des lignes horizontales en haut, au centre et en bas de l’écran. Ce type de tube évoluera en Black King Planar sur les TV HCR9000, 72DO90 et 70DO91 "numéric systèm" de 1992 avec une dalle de verre encore plus plate et plus sombre.
■ 1990. Les masques Invar et Black Matrix faisaient leur apparition dans les tubes cathodiques haut de gamme.
Grundig France exploitait les nouveaux tubes Philips à masque Invar (55, 63 et 70cm 110°) pour enfin éviter les tâches de pureté créées par échauffement lors d’une zone blanche à fort contraste. Je rappelle que le châssis Grundig CUC 6360 en avait énormément souffert avec ses écrans 70 cm basiques. Black Matrix (63 et 70 cm) signifiait que le masque en Invar était noir et qu’il diminuait la réflexion de la lumière. Le contraste s’en trouvait amélioré. Chez Grundig, Black Matrix fut rebaptisé Black Line. On allait même voir par la suite des dalles teintées.
■ 1991. Le format 16/9 voyait le jour en France.
Thomson fut le leader dans ce domaine dès 1991 avec son Space System en HDTV soit 1250 lignes balayées en 32us alors qu’aucune norme n’était précisée à l’époque. Le 16/9 s’était adapté au format cinémascope des salles obscures à la "vas-y que je te pousse" sans vraiment le respecter. Je rappelle que les films projetés ont un ratio de 21/9 en très grande majorité. Les tubes 4/3 étaient quand même plus respectueux des vieux films en noir et blanc. Cette technologie allait ressusciter le double réglage de focus dont on se croyait débarrassé. Tout comme la "décédée" correction Nord /Sud. Tout ça pour nous pondre des formats de l’utile aux fantaisistes, surtout avec sous-titres. On sentait bien le vent arriver du côté du D2MAC que Grundig allait oser commercialiser dès 1992 en France avec un tube Philips de 106° à masque Invar graphite et dalle de verre plus sombre pour un meilleur contraste et canons Polygon. Rien que d’y repenser, j’ai les cheveux qui poussent!!! Le Pal Plus germanique incitait les 2 usines Grundig allemandes et celle d’Autriche, à développer quelques 16/9. D'ailleurs, un signal standardisé européen était à l’étude par l’UER afin de générer une impulsion de référence pour la suppression des échos. Cette information devait transiter sur la ligne 318 du blanking trame. Je n’ai jamais su si ça c’était réalisé…. J’ai vu passer un monstrueux 16/9 en 92 cm à la panne erratique à rentrer d’office en atelier avec ses 83 kg dans la série Lenaro de chez Grundig France. Il fallait se le trimballer le bestiau. Même à plusieurs, mes vertèbres L4 et L5 s’en souviennent encore. Aucun ne s’était distingué pour sa finesse d’image, toutes technologies confondues. Ils n’arriveront jamais à la cheville des futurs 72cm 50 Hz 4/3 cités à la suite. Je ne m’étendrai donc pas plus sur le sujet.
■ 1993. La dernière évolution majeure des tubes couleur venait des 72cm 4/3.
Les célèbres nouveaux écrans 4/3 de 72 cm et 110° de Toshiba puis de Philips, reconnus pour leur excellente qualité d’image, avaient marqué la dernière innovation notable des fabricants avant la disparition des tubes cathodiques. Ces téléviseurs présentaient une conception entièrement repensée, offrant un niveau de technicité, de qualité, et surtout de fiabilité inégalée pour le grand public. Ce progrès spectaculaire se traduisait non seulement par la planéité de l'écran, mais aussi par une image restituant un noir naturel, un rouge d’une redoutable efficacité, une brillance et un contraste éclatants. Sans oublier une longévité des canons estimée chez Toshiba à cinq fois celle d’un tube traditionnel.
L’usine de Dreux n’était pas en reste, proposant des cathodes imprégnées avec une durée de vie minimale de 20 000 heures de fonctionnement, soit plus de 13 ans de tranquillité à raison de 4 heures par jour. Les deux éternels rivaux allaient se livrer bataille sur ce marché en proposant chacun des tubes irréprochables. Toshiba continuait d’exploiter son procédé de focus dynamique, avec un premier au centre et un second vers les bords extérieurs de l’écran. Ce type de tube (A68 KZN 696 X01), utilisé notamment sur les téléviseurs Grundig M72-795/9TOP et 72ST1772/9 TOP, nécessitait une gestion électronique spécifique.
Philips, quant à lui, avait déjà utilisé cette technologie en 1972 sur les TVC5 à tube Delta. Un câble blindé acheminait la tension de focus au circuit intégré du tube, et le blindage était relié au balayage horizontal (effet capacitif) pour améliorer la netteté sur les bords est et ouest de l’écran. En 1993, Philips Composants proposa sa version "Super Flat", "Black Line Style" de 72 cm (A68 ESF 002 X11), cette fois sans focus dynamique, mais avec une correction Nord/Sud par module non réglable câblé sur le déviateur. Cette version fut utilisée sur les téléviseurs Grundig ST72-761/9TOP et SYDNEY 72ST1772/9 TOP, entre autres. Cette correction, également appelée "ailes de mouette", fut rapidement intégrée au déflecteur quelques années plus tard (A68 ESF 202 X11).
Vous trouverez ci-dessous les détails de la conception d’un tube Philips Composants Black Line Style, extraits d’un article du N°1820 du magazine Le Haut-Parleur après sa visite de l’usine de Dreux à l’époque.
L'un des atouts de ces nouveaux écrans était la réduction significative de leur courbure, permettant ainsi de s'approcher d'une surface presque plane, améliorant la qualité de l'image. Cependant, cette avancée se traduisait par un surcroît de poids de 5,5 kg, nécessitant un renforcement de l'épaisseur du verre pour maintenir une résistance mécanique adéquate.
Le tube Black Line Style introduisait également un nouveau phosphore rouge, fruit de recherches approfondies sur les terres rares, visant à améliorer la reproduction des teintes "chair" et la fidélité des couleurs, un critère essentiel pour la qualité visuelle. De plus, la dynamique de l'image était renforcée grâce à l'utilisation de cathodes à chauffage rapide et à faible consommation, imprégnées de tungstène poreux, d'oxyde de baryum, d'aluminium et de calcium, permettant une réponse rapide et une grande densité de courant (10 A/cm²). En fonctionnement, la réaction des oxydes avec le tungstène produisait du baryum pur qui migrait continuellement vers la surface émettrice. Cela assurait une longévité accrue et une performance constante, avec un débit garanti à 100 % pendant, je le répète, 20 000 heures de fonctionnement, le tout accompagné d'une très faible dérive du niveau de noir dans les mêmes conditions. Cette amélioration notable de la dynamique de l’image se manifestait également par des pics de brillance plus ou moins localisés et de durée variable, comparables à la dynamique des sons où l'on observait des crêtes du volume sonore. Ici, il s'agissait de pointes d'intensité lumineuse, rendues possibles, je le rappelle, par les cathodes imprégnées, capables de répondre rapidement à la demande de courant.
L'amélioration de la focalisation des électrons, qui avaient tendance à se disperser, était assurée par l'utilisation de lentilles électrostatiques. Ces lentilles minimisaient les aberrations et augmentaient la résolution grâce à l'utilisation de canons ART (Aberration Reducing Triode). La convergence des faisceaux, essentielle pour la précision des couleurs, était obtenue par l'inclinaison des canons et l'ajustement du champ magnétique lors de la fabrication, garantissant que les points d'impact des faisceaux sur l'écran correspondaient parfaitement aux zones de dépôt des luminophores.
Le contraste était optimisé grâce à une dalle fortement teintée dans la masse, réduisant la réflexion de la lumière ambiante (coefficient de transmission : 36,5 %) et favorisant la lumière émise par les luminophores internes, tout en offrant un noir plus profond. Cette innovation, introduite il y a une dizaine d'années avec le tube 45 AX FS Black Line, marquait une avancée significative. Les luminophores, lorsqu'ils étaient au repos, apparaissent de couleur grise. Eclairés par la lumière ambiante à travers la dalle, ils restaient visibles à moins que celle-ci ne soit fortement teintée, ce qui abaissait le seuil du noir. Cette approche était intéressante, car la dalle assombrie privilégiait la lumière émise directement de l'intérieur par les luminophores par rapport à celle provenant de l'extérieur, qui frappait l'œil du téléspectateur après avoir été réfléchie et traversée deux fois par ladite dalle. Cependant, l'atténuation de la lumière des luminophores restait problématique. Il était donc nécessaire de compenser cette perte en augmentant la tension d’accélération, la faisant passer de 25 kV à environ 30 kV.
Un traitement spécifique était appliqué au masque en Invar, qui bénéficiait d'une suspension dénuée d'inertie thermique afin de gérer parfaitement la dilatation et ainsi améliorer la qualité de l'image. Grâce à un revêtement d'oxyde de bismuth sur la partie postérieure du masque, l'impact des électrons primaires se traduisait par une émission secondaire qui limitait l'élévation de température, l'énergie cinétique résultante étant finalement absorbée par les parois du tube. Une autre émission secondaire, résultant de l'impact des électrons primaires sur les luminophores, était préjudiciable au contraste de l'image. Voilà pourquoi la partie antérieure du masque était traitée pour capter ces électrons secondaires et éviter leurs effets néfastes sur l'écran.
Parallèlement, le procédé "Black Matrix" était utilisé pour renforcer le contraste en entourant les luminophores de bandes noires, réduisant ainsi l'impact de la lumière ambiante. Ce principe consistait à border les luminophores par des bandes noires déposées initialement sur la face interne de la dalle. A travers celle-ci, la lumière ambiante rencontrait à ce niveau une couche de carbone servant de moule aux luminophores eux-mêmes, déposés dans un second temps. Le procédé de dépôt sélectif, bien connu, impliquait une attaque du matériau déposé en couche uniforme, suivi de l'application d'une laque photosensible polymérisée par exposition à une source UV, ciblant localement les zones à conserver. Ainsi traité, le revêtement photosensible protégeait localement le matériau aux endroits où il devait être préservé.
Conclusion.
Vaste débat s’il devait y avoir un classement des tubes cathodiques sur une période allant de 1967 à 2004 que je n'ai connus que depuis les années 80. Je choisirais sans hésitation, les tubes 72cm 4/3 Philips (A68 ESF 202 X11) ou Toshiba (A68 KZN 696 X01) exploités, entre autres, par Grundig dans les années 90. Secondés par un traitement vidéo adéquat, ils restituaient vraiment une image de qualité avec un rouge, une finesse et un contraste saisissants. Sans oublier un blanc digne de ce nom! Les plus observateurs des années fastes me diront que le top du tube cathodique fut sans conteste le A66-410X Delta 110° associé à l'excellente électronique du TVC 5 Philips deux décennies plus tôt. Ce tube fut d’ailleurs monté chez Grundig de 1973 à 1976, offrant une image d’une finesse remarquable pour l’époque.
Avec tout de même un petit reproche sur le TVC 5, histoire de faire râler les puristes. Le blanc bleuté en mode N&B, totalement inutile et peu agréable à regarder…
Vous pouvez retrouver le PDF complet ici.
Bonne lecture à tous
RVB
(Un grand merci à Jacques, Jean-Marc et Patrice, pour leur précieuse collaboration.
L'explication concernant le tube Black Line S est tirée du magazine Le Haut parleur n°1820)
■ 1974. Philips proposait son tube 20 AX qui s’inspirait directement des premiers PIL.
Il marchait dans les traces des premiers PIL avec quelques améliorations. Les nouveaux tubes 51, 56 et 66 cm 110° héritaient d’une profondeur moindre. Le déflecteur en selle devenait interchangeable et sa mobilité permettait de régler l’horizontalité de l’image et réaliser le réglage de pureté. Les aimants rotatifs permanents étaient toujours présents sur le col du tube et scellés en usine. Ce type de tube fut amélioré petit à petit, apportant jusqu’à 70 % de brillance en plussans perte de contrastepar une meilleure transparence du masque et de la dalle (30% de mieux chacune). Sans oublier une meilleure protection contre les flashs internes (mini-arc) et un chauffage rapide des filaments. Les canons à électrons étaient disposés de gauche à droite: bleu, vert, rouge.
■ 1982. Les tubes 30 AX (Philips) encore appelés A 540 X, apparaissaient.
Ils apportaient un contraste accru de 30 % par rapport à l’ancienne génération grâce à l’emploi de luminophores filtrants. Le déflecteur, plus sensible à faible distorsion est/ouest et offrant des lignes horizontales rectilignes, demeurait interchangeable facilement grâce à trois bossages correspondant aux points de référence situés à l’intérieur du déviateur. Le contour du masque suivait les formes de la dalle pour devenir linéaire, afin d’améliorer les bords de l’image et d’éviter ainsi le décalage en escalier constaté sur les anciens tubes. Les réglages à effectuer (pureté, convergences statiques et dynamiques, orientation de l’image) étaient totalement supprimés. Les canons de nouvelle génération apportaient une meilleure finesse et une uniformisation de la concentration sur tout l’écran, avec une tension de focalisation en hausse de 28 %. Tout cela était rendu possible grâce à la réduction des tolérances. Le constructeur allait même jusqu'à déposer, sur les zones externes non graphitées du cône du tube, un revêtement de très forte résistivité, dans le but de supprimer le phénomène de crépitement lié aux variations du contenu de l’image par temps sec, qui générait de petites décharges en surface sur le cône du tube.
■ 1984. Grundig France commercialisait ses premiers TV à écran FST.
Le PILallait évoluer dans le milieu des années 80 en écran plat et coins carrés FST (Flat Square Tube). Il fallut attendre fin 1984 pour voir Grundig France proposer ses premiers modèles avec tubes cathodiques (A66 EAK00X01) Philips en 70 cm (existait aussi en 63 cm) avec une commande spécifique de la correction est / ouest via l’incontournable TDA 8145. Sans oublier les nouveaux 55 et 40 cm à la dalle de verre quasi plate. La qualité d’image n’était pas vraiment améliorée pour autant...
■ 1986. Toshiba proposait des tubes en 82 et 95 cm 4/3.
Toshiba, qui sera l’un des pionniers dans cette catégorie de tubes cathodiques, commercialisait des 82 (plus tard en 84 cm) et 92 cm que Grundig exploitera dès cette fin d’année via le Baby Jumbo (84 cm) et le Jumbo (95 cm). Ce dernier était tellement lourd, qu’il fallait être 4 (principe de la chaise à porteurs) pour le déplacer grâce à deux barres à insérer dans les colonnes des haut-parleurs. Heureusement, le tube monstrueux pouvait rester chez le client en cas de panne. Il suffisait d’adapter son châssis sur un tube 70cm par l’intermédiaire d’un kit pour le dépanner, ouf! Ces tubes étaient tellement pustulés d’aimants de correction fixés par de l’adhésif que ce bricolage en devenait risible. D’autres marques allaient suivre comme Panasonic, Vidéocolor (Thomson), Mitsubishi, Philips, mais plus spécifiquement en 82 ou 84 cm. Le manque criant de matière première (principalement de sable) empêcha Toshiba de fournir ses clients plus d’une fois, en fin d’année.
■ 1987.Tube Super Planar (SP) Thomson 110°.
Quant au tube Super Planar 72cm 110° (A68EAU00X01) de chez Thomson notamment du TV 72XP01, jamais monté chez Grundig, je n'en parlerai que très peu n'étant pas assez documenté. Sans regret, je ne l’ai jamais trouvé génial avec sa géométrie horizontale douteuse. Sa particularité était d’avoir le milieu concave au lieu de convexe, c’est-à-dire légèrement bombé dans l’autre sens donnant l’illusion d’un écran plat qui l’était en fait sur 80% de sa surface et traité antireflet ! Il avait besoin d’un module de corrections NS 5000 M d’ailes de mouettes à la stature verticale impressionnante greffé sur son châssis ICC5 pour compenser un défaut de coussin Nord Sud de 8%. La correction de distorsion se faisait à 3 niveaux par potentiomètres et selfs afin d’obtenir des lignes horizontales en haut, au centre et en bas de l’écran. Ce type de tube évoluera en Black King Planar sur les TV HCR9000, 72DO90 et 70DO91 "numéric systèm" de 1992 avec une dalle de verre encore plus plate et plus sombre.
■ 1990. Les masques Invar et Black Matrix faisaient leur apparition dans les tubes cathodiques haut de gamme.
Grundig France exploitait les nouveaux tubes Philips à masque Invar (55, 63 et 70cm 110°) pour enfin éviter les tâches de pureté créées par échauffement lors d’une zone blanche à fort contraste. Je rappelle que le châssis Grundig CUC 6360 en avait énormément souffert avec ses écrans 70 cm basiques. Black Matrix (63 et 70 cm) signifiait que le masque en Invar était noir et qu’il diminuait la réflexion de la lumière. Le contraste s’en trouvait amélioré. Chez Grundig, Black Matrix fut rebaptisé Black Line. On allait même voir par la suite des dalles teintées.
■ 1991. Le format 16/9 voyait le jour en France.
Thomson fut le leader dans ce domaine dès 1991 avec son Space System en HDTV soit 1250 lignes balayées en 32us alors qu’aucune norme n’était précisée à l’époque. Le 16/9 s’était adapté au format cinémascope des salles obscures à la "vas-y que je te pousse" sans vraiment le respecter. Je rappelle que les films projetés ont un ratio de 21/9 en très grande majorité. Les tubes 4/3 étaient quand même plus respectueux des vieux films en noir et blanc. Cette technologie allait ressusciter le double réglage de focus dont on se croyait débarrassé. Tout comme la "décédée" correction Nord /Sud. Tout ça pour nous pondre des formats de l’utile aux fantaisistes, surtout avec sous-titres. On sentait bien le vent arriver du côté du D2MAC que Grundig allait oser commercialiser dès 1992 en France avec un tube Philips de 106° à masque Invar graphite et dalle de verre plus sombre pour un meilleur contraste et canons Polygon. Rien que d’y repenser, j’ai les cheveux qui poussent!!! Le Pal Plus germanique incitait les 2 usines Grundig allemandes et celle d’Autriche, à développer quelques 16/9. D'ailleurs, un signal standardisé européen était à l’étude par l’UER afin de générer une impulsion de référence pour la suppression des échos. Cette information devait transiter sur la ligne 318 du blanking trame. Je n’ai jamais su si ça c’était réalisé…. J’ai vu passer un monstrueux 16/9 en 92 cm à la panne erratique à rentrer d’office en atelier avec ses 83 kg dans la série Lenaro de chez Grundig France. Il fallait se le trimballer le bestiau. Même à plusieurs, mes vertèbres L4 et L5 s’en souviennent encore. Aucun ne s’était distingué pour sa finesse d’image, toutes technologies confondues. Ils n’arriveront jamais à la cheville des futurs 72cm 50 Hz 4/3 cités à la suite. Je ne m’étendrai donc pas plus sur le sujet.
■ 1993. La dernière évolution majeure des tubes couleur venait des 72cm 4/3.
Les célèbres nouveaux écrans 4/3 de 72 cm et 110° de Toshiba puis de Philips, reconnus pour leur excellente qualité d’image, avaient marqué la dernière innovation notable des fabricants avant la disparition des tubes cathodiques. Ces téléviseurs présentaient une conception entièrement repensée, offrant un niveau de technicité, de qualité, et surtout de fiabilité inégalée pour le grand public. Ce progrès spectaculaire se traduisait non seulement par la planéité de l'écran, mais aussi par une image restituant un noir naturel, un rouge d’une redoutable efficacité, une brillance et un contraste éclatants. Sans oublier une longévité des canons estimée chez Toshiba à cinq fois celle d’un tube traditionnel.
L’usine de Dreux n’était pas en reste, proposant des cathodes imprégnées avec une durée de vie minimale de 20 000 heures de fonctionnement, soit plus de 13 ans de tranquillité à raison de 4 heures par jour. Les deux éternels rivaux allaient se livrer bataille sur ce marché en proposant chacun des tubes irréprochables. Toshiba continuait d’exploiter son procédé de focus dynamique, avec un premier au centre et un second vers les bords extérieurs de l’écran. Ce type de tube (A68 KZN 696 X01), utilisé notamment sur les téléviseurs Grundig M72-795/9TOP et 72ST1772/9 TOP, nécessitait une gestion électronique spécifique.
Philips, quant à lui, avait déjà utilisé cette technologie en 1972 sur les TVC5 à tube Delta. Un câble blindé acheminait la tension de focus au circuit intégré du tube, et le blindage était relié au balayage horizontal (effet capacitif) pour améliorer la netteté sur les bords est et ouest de l’écran. En 1993, Philips Composants proposa sa version "Super Flat", "Black Line Style" de 72 cm (A68 ESF 002 X11), cette fois sans focus dynamique, mais avec une correction Nord/Sud par module non réglable câblé sur le déviateur. Cette version fut utilisée sur les téléviseurs Grundig ST72-761/9TOP et SYDNEY 72ST1772/9 TOP, entre autres. Cette correction, également appelée "ailes de mouette", fut rapidement intégrée au déflecteur quelques années plus tard (A68 ESF 202 X11).
Vous trouverez ci-dessous les détails de la conception d’un tube Philips Composants Black Line Style, extraits d’un article du N°1820 du magazine Le Haut-Parleur après sa visite de l’usine de Dreux à l’époque.
- Planéité de l'écran.
L'un des atouts de ces nouveaux écrans était la réduction significative de leur courbure, permettant ainsi de s'approcher d'une surface presque plane, améliorant la qualité de l'image. Cependant, cette avancée se traduisait par un surcroît de poids de 5,5 kg, nécessitant un renforcement de l'épaisseur du verre pour maintenir une résistance mécanique adéquate.
- Amélioration des couleurs et dynamique accrue.
Le tube Black Line Style introduisait également un nouveau phosphore rouge, fruit de recherches approfondies sur les terres rares, visant à améliorer la reproduction des teintes "chair" et la fidélité des couleurs, un critère essentiel pour la qualité visuelle. De plus, la dynamique de l'image était renforcée grâce à l'utilisation de cathodes à chauffage rapide et à faible consommation, imprégnées de tungstène poreux, d'oxyde de baryum, d'aluminium et de calcium, permettant une réponse rapide et une grande densité de courant (10 A/cm²). En fonctionnement, la réaction des oxydes avec le tungstène produisait du baryum pur qui migrait continuellement vers la surface émettrice. Cela assurait une longévité accrue et une performance constante, avec un débit garanti à 100 % pendant, je le répète, 20 000 heures de fonctionnement, le tout accompagné d'une très faible dérive du niveau de noir dans les mêmes conditions. Cette amélioration notable de la dynamique de l’image se manifestait également par des pics de brillance plus ou moins localisés et de durée variable, comparables à la dynamique des sons où l'on observait des crêtes du volume sonore. Ici, il s'agissait de pointes d'intensité lumineuse, rendues possibles, je le rappelle, par les cathodes imprégnées, capables de répondre rapidement à la demande de courant.
- Focalisation des électrons et convergence des faisceaux.
L'amélioration de la focalisation des électrons, qui avaient tendance à se disperser, était assurée par l'utilisation de lentilles électrostatiques. Ces lentilles minimisaient les aberrations et augmentaient la résolution grâce à l'utilisation de canons ART (Aberration Reducing Triode). La convergence des faisceaux, essentielle pour la précision des couleurs, était obtenue par l'inclinaison des canons et l'ajustement du champ magnétique lors de la fabrication, garantissant que les points d'impact des faisceaux sur l'écran correspondaient parfaitement aux zones de dépôt des luminophores.
- Amélioration du contraste.
Le contraste était optimisé grâce à une dalle fortement teintée dans la masse, réduisant la réflexion de la lumière ambiante (coefficient de transmission : 36,5 %) et favorisant la lumière émise par les luminophores internes, tout en offrant un noir plus profond. Cette innovation, introduite il y a une dizaine d'années avec le tube 45 AX FS Black Line, marquait une avancée significative. Les luminophores, lorsqu'ils étaient au repos, apparaissent de couleur grise. Eclairés par la lumière ambiante à travers la dalle, ils restaient visibles à moins que celle-ci ne soit fortement teintée, ce qui abaissait le seuil du noir. Cette approche était intéressante, car la dalle assombrie privilégiait la lumière émise directement de l'intérieur par les luminophores par rapport à celle provenant de l'extérieur, qui frappait l'œil du téléspectateur après avoir été réfléchie et traversée deux fois par ladite dalle. Cependant, l'atténuation de la lumière des luminophores restait problématique. Il était donc nécessaire de compenser cette perte en augmentant la tension d’accélération, la faisant passer de 25 kV à environ 30 kV.
Un traitement spécifique était appliqué au masque en Invar, qui bénéficiait d'une suspension dénuée d'inertie thermique afin de gérer parfaitement la dilatation et ainsi améliorer la qualité de l'image. Grâce à un revêtement d'oxyde de bismuth sur la partie postérieure du masque, l'impact des électrons primaires se traduisait par une émission secondaire qui limitait l'élévation de température, l'énergie cinétique résultante étant finalement absorbée par les parois du tube. Une autre émission secondaire, résultant de l'impact des électrons primaires sur les luminophores, était préjudiciable au contraste de l'image. Voilà pourquoi la partie antérieure du masque était traitée pour capter ces électrons secondaires et éviter leurs effets néfastes sur l'écran.
Parallèlement, le procédé "Black Matrix" était utilisé pour renforcer le contraste en entourant les luminophores de bandes noires, réduisant ainsi l'impact de la lumière ambiante. Ce principe consistait à border les luminophores par des bandes noires déposées initialement sur la face interne de la dalle. A travers celle-ci, la lumière ambiante rencontrait à ce niveau une couche de carbone servant de moule aux luminophores eux-mêmes, déposés dans un second temps. Le procédé de dépôt sélectif, bien connu, impliquait une attaque du matériau déposé en couche uniforme, suivi de l'application d'une laque photosensible polymérisée par exposition à une source UV, ciblant localement les zones à conserver. Ainsi traité, le revêtement photosensible protégeait localement le matériau aux endroits où il devait être préservé.
Conclusion.
Vaste débat s’il devait y avoir un classement des tubes cathodiques sur une période allant de 1967 à 2004 que je n'ai connus que depuis les années 80. Je choisirais sans hésitation, les tubes 72cm 4/3 Philips (A68 ESF 202 X11) ou Toshiba (A68 KZN 696 X01) exploités, entre autres, par Grundig dans les années 90. Secondés par un traitement vidéo adéquat, ils restituaient vraiment une image de qualité avec un rouge, une finesse et un contraste saisissants. Sans oublier un blanc digne de ce nom! Les plus observateurs des années fastes me diront que le top du tube cathodique fut sans conteste le A66-410X Delta 110° associé à l'excellente électronique du TVC 5 Philips deux décennies plus tôt. Ce tube fut d’ailleurs monté chez Grundig de 1973 à 1976, offrant une image d’une finesse remarquable pour l’époque.
Avec tout de même un petit reproche sur le TVC 5, histoire de faire râler les puristes. Le blanc bleuté en mode N&B, totalement inutile et peu agréable à regarder…
Vous pouvez retrouver le PDF complet ici.
Bonne lecture à tous
RVB
(Un grand merci à Jacques, Jean-Marc et Patrice, pour leur précieuse collaboration.
L'explication concernant le tube Black Line S est tirée du magazine Le Haut parleur n°1820)
Édité par kiki37 le 08/10/2024 à 00:19:28
T
tontonve
le 07/10/2024 à 16:37:11
Demain, je mettrai en ligne les salons audio TV allant de 1951 à 1969.
K
kiki37
le 07/10/2024 à 18:01:33
Bonjour
Pour illustrer modestement les propos de tontonve sur les tubes cathodiques

Pour illustrer modestement les propos de tontonve sur les tubes cathodiques

T
tontonve
le 08/10/2024 à 16:02:30
Bonjour,
Je vous propose un peu de nostalgie avec les salons relatés dans les magazines Le Haut-Parleur et TELEVISION de 1951 à 1969.
Mais avant, retour sur 3 reportages vidéo de l'ORTF concernant les salons Radio - TV de Paris (1965, 1967 et 1969).
Salon 1965 à visualiser ici.


Salon 1967 à visualiser ici.


Salon 1969 à visualiser ici.


Bon visionnage !!!
RVB
Je vous propose un peu de nostalgie avec les salons relatés dans les magazines Le Haut-Parleur et TELEVISION de 1951 à 1969.
Mais avant, retour sur 3 reportages vidéo de l'ORTF concernant les salons Radio - TV de Paris (1965, 1967 et 1969).
Salon 1965 à visualiser ici.
Salon 1967 à visualiser ici.
Salon 1969 à visualiser ici.
Bon visionnage !!!
RVB
Édité par kiki37 le 08/10/2024 à 23:18:33
T
tontonve
le 08/10/2024 à 16:27:12
Le premier salon TV de Paris en 1951. Pour conserver une qualité acceptable, je vous mets principalement le lien en PDF.


Salon de 1951 (PDF).
Quelques détails (PDF).

Le magazine TELEVISION N°17 traitant ce sujet (PDF).
Après avoir visionné les trois reportages de l'ORTF sur les salons Radio-TV de 1965, 1967 et 1969 et lu "TELEVISION", je vous invite dès demain à explorer virtuellement quelques magazines du "Le Haut-Parleur" des années 50 et 60, qui mettaient en lumière l'innovation technologique dans le domaine de la radio et de la télévision.
L'année 1967 marquait un tournant avec l'avènement de la télévision couleur, offrant aux téléspectateurs fortunés une manière totalement nouvelle et immersive de découvrir les programmes.
Pour rappel, un téléviseur couleur de première génération se vendait en moyenne 5 000 francs, tandis qu'une Renault 4 valait environ 4 800 francs, et qu'un instituteur débutant touchait un salaire mensuel de 500 francs. En 1969, un TV couleur équivalent coûtait 4000 francs.
Ces magazines couvraient les salons parisiens, permettant aux passionnés de s'informer sur les dernières tendances et nouveautés. En éduquant les consommateurs sur les spécificités techniques des appareils, ils favorisaient des choix éclairés.
Vous constaterez d'ailleurs qu'avec plus de 250 constructeurs recensés sur ces pages, l'invasion technologique japonaise débutait dès le salon de 1969, marquant le déclin de la suprématie technique européenne.
Vous trouverez ci-dessous la liste non exhaustive des marques présentes entre 1951 et 1969. Nostalgie assurée!
Salon de 1951 (PDF).
Quelques détails (PDF).

Le magazine TELEVISION N°17 traitant ce sujet (PDF).
Après avoir visionné les trois reportages de l'ORTF sur les salons Radio-TV de 1965, 1967 et 1969 et lu "TELEVISION", je vous invite dès demain à explorer virtuellement quelques magazines du "Le Haut-Parleur" des années 50 et 60, qui mettaient en lumière l'innovation technologique dans le domaine de la radio et de la télévision.
L'année 1967 marquait un tournant avec l'avènement de la télévision couleur, offrant aux téléspectateurs fortunés une manière totalement nouvelle et immersive de découvrir les programmes.
Pour rappel, un téléviseur couleur de première génération se vendait en moyenne 5 000 francs, tandis qu'une Renault 4 valait environ 4 800 francs, et qu'un instituteur débutant touchait un salaire mensuel de 500 francs. En 1969, un TV couleur équivalent coûtait 4000 francs.
Ces magazines couvraient les salons parisiens, permettant aux passionnés de s'informer sur les dernières tendances et nouveautés. En éduquant les consommateurs sur les spécificités techniques des appareils, ils favorisaient des choix éclairés.
Vous constaterez d'ailleurs qu'avec plus de 250 constructeurs recensés sur ces pages, l'invasion technologique japonaise débutait dès le salon de 1969, marquant le déclin de la suprématie technique européenne.
Vous trouverez ci-dessous la liste non exhaustive des marques présentes entre 1951 et 1969. Nostalgie assurée!
- ACER, ACORA, AKAI, AKKORD, AMPEX, AMPLIX, AMPLIVISION, ANDRE-FAYE, ANDRE-RADIO, ANTENA, ARCO-JICKY, AREL, ARESO, ARESQ, ARPHONE, ARTEN, ATLANTIC, AUDAX, AUDIOTECNIC.
- BANG ET OLUFSEN, BARBIERI, BARCO, BARTHE, BARTHE-LENCO, BELL-SOUND, BLAUPUNKT, BRANDT, BRANDT-CLARVILLE, BRADFORD-BAKERS, BRAUN, BRENNELL, BROCK LISS-SIMPLEX, BRIONVEGA, BUREL.
- CABASSE, CARAD, CELARD, CELNI, CHAMPIONNET, CHARLES-OLIVERES, CHIFF, CLAIRSET, CLAUDE, CLARION, CLARSON, CLARVILLE, CLEMENT, CLEVOX, CIBOT, COLDEBOEUF, CONCERTONE, CONNOISSEUR, CONTINENTAL EDISON, CRAWN-SON, CROWN.
- D.B.R, DAHG-DUCASTEL, DAUPHIN, DELAITRE, DENZER-EDEN, DESMET, DICTONE, DIELA, DISCOPHONE, DUAL, DUCASTEL, DUCRETET, DUCRETET-THOMSON, DUPEUX, DYNACO.
- EDEN, EKOMATIC, ELERCO, EMO, ERCSAM, ESART, EUROPHON, EUROP'CONFORT, EVERNICE, EXCELSIOR.
- FANFARE, FAR, FAY, FERROGRAPH, FILM ET RADIO, FILSON, FIRVOX.
- GAILLARD, GAI-RADIO, GENERAL-TELEVISION, GETOU, GRAETZ, GRANCO, GRANDIN, GRANDIN-S.F.R.T, GRAMMONT, GRUNDIG, G.T RADIO.
- HARMAN-KARDON, H.E.A, HEATHKIT, HENCOT, HIFIVOX, HI-TONE , HUDSON.
- ILLEL, IMAGE ET SON, IMPERATOR.
- JASON, JAUBERT, JICKY, JOUVE.
- KNIGHT-KIT, KODAK, KODAVOX, KORTING, KUBA.
- LA VOIX DE SON MAITRE (PATHE MARCONI), LAVALETTE-PHENIX, LE DISCOGRAPHE, LE REGIONAL, L'IMAGE PARLANTE, LEAK, LEMOUZY, LESA, L.M.T, L.M.T-NEC, L.M.T-SCHAUB-LAURENZ , LOEWE-OPTA.
- MAGNETIC-FRANCE, MARCEL DUPEUX, MARCONI, MARTIAL, MAZDA, MEDIATOR, MEIS TERFUNK, MELODYNE (I.M.E PATHE MARCONI), MELOVOX, MERLAUD, METZ, MINERVA, MINIFON, MONARCH, MOVIC.
- NATIONAL, NORDMENDE, NOVAK.
- OCEANIC, OCEANIC-ITT, ONDAX, ONDIOLA, OPTALIX, OPTEX, OPTIMA, ORA.
- PATHE-CINEMA, PATHE-MARCONI (LA VOIX DE SON MAITRE), PATHE-S.C.I, PERFECTION, PERRIN-ELECTRONIQUE, PHILCO, PHILIPS, PHOTOPLAIT, PIONEER, PIZON-BROSS, POINT BLEU, POLYXDICT, POWER-TONE, PROPAGANDE TELEVISION, PYGMY, PYRAL, PYRUS-TELEMONDE.
- QUAD.
- RADIALVA, RADIO-ANTENA, RADIOBOIS, RADIO-CELARD, RADIOHM, RADIO-INDUSTRIE, RADIO-L.L, RADIOLA, RADIOMATIC, RADIOMUSE, RADIO-PRIM, RADIO-STOCK, RADIOS SAINT-LAZARE, RADIOSTAR, RADIO-VOLTAIRE, RADIAX, RECTA, REELA, REFLECTOGRAPH, REVERE, REVOX, R.F.T, RIBET-DESJARDINS, ROBUK, ROBUR.
- SABA, SANSUI, SCHAUB-LORENZ, SCIENTELEC, S.C.I. PATHE, S.E.E, S.F.E.A, SERRET, SHERWOOD, SIMPLEX-ELECTRONIQUE, SIEMENS, S.N.R, SOCOMEL, SON D'OR, SON FUNK, SONOCOLOR, SONOLOR, SONNECLAIR, SONORA, SPES, STANDARD, STIMER, STARE, STEELMANN, STUZZI, SUPERTONE, SUPRAVOX.
- TANDBERG, TECA, TELEARIANE, TELEAVIA, TELECLAIR, TELEFUNKEN, TELEMASTER, TELEVISSO, TELECTRONIC, TEPPAZ, TERAFUNK, TERAL, TERAPHON, TESSIER, TESSIER-LEINETAL, TEVEA, THORENS, THOMSON-DUCRETET, THOMSON-HOUSTON, TRIO, TRUVOX.
- UHER, UNIVERSAL-ELECTRONICS.
- VANGUARD, VISAVOX, VISSEAUX, VOXSON.
- ZENITH.
Bonne journée,
RVB
Édité par kiki37 le 08/10/2024 à 16:59:54
T
tontonve
le 09/10/2024 à 09:49:35
1956
Aujourd'hui, je vous propose un résumé du salon Audio - TV d'octobre 1956 - saison 1957 extrait du numéro spécial salon du Haut-Parleur.
Les récepteurs radio et téléviseurs connaissaient des améliorations constantes, notamment grâce à de nouveaux composants et à des lampes plus performantes. Cependant, de nombreux utilisateurs continuaient à utiliser de vieux appareils, inconscients des gains en sensibilité, musicalité et réduction des parasites des modèles modernes. Les professionnels confirmaient que, malgré leur durabilité, les récepteurs anciens perdaient de leur efficacité avec l'usure des lampes et des composants.
Pour aider les utilisateurs à faire un choix éclairé, ce numéro spécial du Haut-Parleur présentait un panorama des nouveaux modèles, avec des conseils sur les caractéristiques essentielles (sensibilité, sélectivité, musicalité). Des exemples de câblage étaient fournis pour chaque type de récepteur, qu'il s'agisse de modèles à piles, portatifs ou stéréophoniques.
Concernant les téléviseurs, les profanes trouvaient des astuces pour sélectionner le meilleur modèle selon leurs besoins (monocanal, multicanaux, multinormes). Des informations techniques étaient également prodiguées pour les amateurs souhaitant assembler leur propre téléviseur. Enfin, des articles pédagogiques expliquaient les éléments internes des récepteurs et les lampes les plus courantes, permettant aux débutants de mieux comprendre leur appareil et d'en optimiser les réglages.
Je vous ai sélectionné quelques articles :
. Gamme de radios à piles et secteur (PDF).
· Gamme de radios d'appartement (PDF).
. Autoradios, techniques et gammes (PDF).
. Choix de son TV (PDF).
· Installation optimale du TV (PDF).
· Gamme TV (PDF).
· TV à projection (PDF).
Vous pouvez consulter l'entièreté du numéro spécial le Haut-Parleur en PDF ici.
Bonne lecture,
RVB
Édité par tontonve le 09/10/2024 à 10:47:23
T
tontonve
le 09/10/2024 à 10:51:44
1957
Ce numéro spécial audio du Haut-Parleur d'avril 1957 (saison 1958) complétait l'édition précédente en présentant une revue détaillée des électrophones et magnétophones, très prisés du grand public. Après une introduction aux principes de l'enregistrement et de la reproduction sonores, les éléments constitutifs de ces appareils étaient passés en revue, tels que les tourne-disques, amplificateurs et haut-parleurs, sans oublier quelques conseils avisés pour le choix le plus adapté.
Un examen technologique avancé des magnétophones, désormais plus accessibles et performants, ainsi que leurs diverses utilisations, y compris pour la synchronisation de films amateurs, étaient proposés. Des descriptions et caractéristiques techniques des principaux modèles commerciaux étaient fournies, incluant des appareils HIFI.
Enfin, des sujets complémentaires tels que les évolutions des téléviseurs et les tendances en matière de récepteurs AM/FM étaient abordés, tout en exposant les défis techniques de la télévision en couleur, encore loin d'une adoption en France à cette époque.
Je vous ai sélectionné quelques articles :
. Gammes tourne-disques, électrophones et chaines HIFI.
· Gamme magnétophones.
· Tendance de la fabrication de TV.
. La TV couleur dans le monde.
. Les tubes couleur à masque ou Lawrence.
. Schéma fonctionnel TV couleur.
Article (en anglais) très intéressant sur le tube Lawrence (hors Haut-parleur).
Vous pouvez consulter l'entièreté du numéro spécial le Haut-Parleur en PDF ici.
Bonne lecture,
RVB
Édité par kiki37 le 09/10/2024 à 15:42:11
T
tontonve
le 09/10/2024 à 14:17:30
1961
Un nouveau numéro spécial salon Audio-TV d'octobre 1961 (saison 1962) proposait la tendance du moment dont voici un résumé :
Les progrès réalisés dans les équipements radio et télévision ne pouvaient plus être dissociés des avancées dans les différentes branches de l’électronique. L’évolution des semi-conducteurs, tels que le silicium, et les nouvelles méthodes de fabrication permettaient de surmonter les limitations initiales des amplificateurs, détecteurs et redresseurs, améliorant ainsi les récepteurs radio et téléviseurs.
Dans le domaine de la télévision, les recherches se concentraient sur l’amélioration des tubes-image, avec des écrans plus grands et un angle de déviation accru, tout en réduisant les dimensions des appareils. Parallèlement, des études étaient menées sur les tubes trichromes, indispensables pour la télévision en couleurs.
La popularité des radios à transistors était indéniable, avec une large gamme de modèles disponibles, allant des appareils de poche aux équipements domestiques. Cependant, la qualité musicale restait un défi, en raison notamment de la taille limitée des coffrets et des haut-parleurs. Bien que les postes à transistors aient remplacé les petits récepteurs à tubes, ils ne supplantaient pas encore les récepteurs Hi-Fi d’appartement.
Les postes de radio de salon, souvent équipés pour la stéréophonie, nécessitaient encore des adaptations pour la radiodiffusion FM stéréo, un standard en cours d’étude.
A l’étranger, certains modèles intégraient des effets de réverbération pour enrichir la qualité sonore. Les tuners permettaient de capter des signaux de haute qualité.
En télévision, les portables étaient encore rares et coûteux, mais l’avenir pourrait voir l’intégration de transistors dans les téléviseurs. La télévision couleur était également en préparation, bien que sa disponibilité à grande échelle ne soit attendue que dans quelques années. Le développement des tubes-image grand angle se poursuivait, avec des écrans dépassant 60 cm, une tendance plus adaptée aux grands espaces qu’aux appartements exigus.
Je vous ai sélectionné quelques articles :
. Gamme de radios portables.
· Gamme de radios d'appartement.
· Réseau TV.
· Progrès TV.
· Balayage 625 lignes.
. Récepteurs UHF.
. Ensemble balayages pour tubes grand angle.
. Gamme TV.
Vous pouvez consulter l'entièreté du numéro spécial le Haut-Parleur en PDF ici.
Bonne lecture,
RVB
Édité par tontonve le 09/10/2024 à 14:25:23
T
tontonve
le 09/10/2024 à 15:19:11
1962
Le salon Parisien HIFI d'avril 1962 (saison 62) témoignait de réels progrès en technique basse fréquence, autrefois plus lents, notamment dans les domaines de l'enregistrement, de l'amplification, de la transmission et de la diffusion sonores. Désormais, les équipements étaient produits en grande série par de grands fabricants, favorisant une consommation croissante et une innovation continue.
L'arrivée des transistors métamorphosait les radiorécepteurs et les montages basse fréquence, avec une adoption de plus en plus répandue pour les préamplificateurs, amplificateurs, électrophones et magnétophones. La miniaturisation des appareils devenait la norme.
Les magnétophones à transistors, en particulier ceux à 4 pistes, étaient dorénavant courants. Ils utilisaient des bandes magnétiques fines et résistantes, réduisant les dimensions tout en garantissant une reproduction musicale de haute qualité, avec des vitesses de défilement allant jusqu'à 4,75 cm/s. Les progrès des têtes magnétiques, la réduction de la largeur des fentes et l'amélioration des montages électroniques permettaient de reproduire une gamme musicale de plus en plus étendue.
Je vous ai sélectionné quelques articles :
· Modernisation des amplis HIFI.
· Technique simplifiée des amplis.
. La qualité sonore de l'appartement.
. Gammes tourne-disques, électrophones et chaines HIFI.
· Gamme magnétophones à bande.
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Bonne lecture,
RVB
Édité par tontonve le 09/10/2024 à 16:16:13
T
tontonve
le 09/10/2024 à 16:07:32
1962
Le salon Parisien Audio HIFI TV d'octobre 1962 (saison 1963) mettait en avant plusieurs avancées, telles que la modulation de fréquence (FM) améliorant l'audition musicale par élargissement de la bande passante tout en réduisant les bruits parasites. Les postes à transistors, désormais courants, se distinguaient par leur portabilité, avec des modèles de poche et des versions portatives plus volumineuses, équipées d'antennes télescopiques, de commandes à touches et parfois d'une adaptation HF externe afin d'optimiser sensibilité et sélectivité. En matière d'autoradios, les nouveautés supplantaient les anciens modèles à lampes. Concernant la télévision, les tubes image à grand angle (110°, voire 114°) permettaient de réduire la profondeur des coffrets tout en augmentant les dimensions des écrans jusqu'à 59 cm. Des innovations telles que les filtres de contraste intégrés ou l'élimination des glaces de sécurité amélioraient la qualité visuelle. Enfin, des essais étaient en cours sur des téléviseurs portatifs à transistors, mais leur conception finale restait à définir, en particulier quant à la taille d'écran idéale pour conjuguer portabilité et qualité d'image.
Je vous ai sélectionné quelques articles :
· Progrès et fiabilité radio-TV.
· Gamme radios portatives.
. Gamme radios d'appartement.
. Gamme autoradios.
· Réseau TV.
. TV portables à transistors.
· Gamme TV.
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Bonne lecture,
RVB
Édité par tontonve le 09/10/2024 à 16:15:43
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