Les téléviseurs qui vous ont marqué !... - TV-sets that striked you !...

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1964




Le salon Audio - TV d'octobre 1964 (saison 1965) mettait en évidence les avancées des récepteurs radio. Bien moins spectaculaire que l'avènement des transistors, ces progrès se manifestaient tout de même par de nombreuses améliorations, discrètes pour le grand public, mais augmentant la qualité sonore et visuelle des appareils ainsi que leur fiabilité.

Cette année, les évolutions les plus impressionnantes se situaient dans le domaine des télécommunications, notamment avec l'utilisation de satellites et d'appareils électroniques avancés, comme les lasers, ouvrant la voie à des transmissions globales.

La production française de postes à transistors domina le marché, représentant près de 90 % des ventes, avec environ 5 millions d'unités en circulation. Ces petites radios portables, autrefois limitées aux appareils autonomes, équipèrent désormais également les téléviseurs et les systèmes audio, offrant une meilleure qualité sonore et une puissance accrue grâce à des avancées technologiques. Les modèles modernes devenaient plus polyvalents, permettant des réceptions sur de longues distances.

En ce qui concerne les téléviseurs, les conceptions évoluèrent vers des formes plus harmonieuses et fonctionnelles, avec parfois un réglage automatique de la luminosité et du contraste par cellule photoélectrique. Les nouveaux tubes cathodiques, sans glace de sécurité, améliorèrent la qualité visuelle en réduisant les réflexions et en augmentant le rendement lumineux. Les fabricants japonais produisaient déjà des téléviseurs portatifs à bas prix, tandis que l'enregistrement d'images télévisées sur bandes magnétiques, via des magnétoscopes, représentait une avancée notable, promettant de capturer des images animées directement.

Enfin, des recherches continuèrent, avec des développements encourageants visant à améliorer la luminosité des images et la qualité sonore. Espérons, pour conclure, que les quelques téléspectateurs sensibles aux sons aigus autour de 15,625 Hz puissent voir un jour la production du désagréable sifflement continu lié au balayage ligne sur la deuxième chaîne atténuée...

Je vous ai sélectionné quelques articles :


. Nouveautés radio TV.

. Nouveautés en FM stéréo.

. Deuxième chaine de l'ORTF.

. Gamme radios d'appartement.

. Gammes radios portatives et autoradios.

. Gammes TV portatifs et de salon.

Vous pouvez consulter l'entièreté du numéro spécial le Haut-Parleur en PDF ici.

Bonne lecture,

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Édité par tontonve le 09/10/2024 à 17:24:40
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1965




Moins spectaculaires peut-être qu'il y a quelques années, les progrès des appareils électroacoustiques n'en étaient pas moins continus. S'il n'y avait pas eu d'événements aussi notables que l'apparition des dispositifs stéréophoniques, de nombreuses nouveautés étaient pourtant à signaler dans des domaines très divers de ce salon HIFI Parisien d'avril 1965.

Les haut-parleurs modernes intégraient des éléments variés pour reproduire une large gamme musicale. Généralement, plusieurs haut-parleurs aux caractéristiques distinctes étaient utilisés dans une seule enceinte acoustique. Une innovation consistait à disposer des haut-parleurs de petit diamètre en colonnes ou panneaux sonores pour obtenir des effets directionnels et une reproduction étendue avec moins de distorsion. Des enceintes plus compactes, permettant une bonne qualité sonore dans des espaces restreints, étaient également développées, notamment grâce à des haut-parleurs à suspension élastique souple.

Les magnétophones modernes, dotés de 2 à 4 pistes et de diverses vitesses, utilisaient moins de bande magnétique tout en maintenant une qualité sonore acceptable. Les avancées incluaient des têtes magnétiques encore plus fines et des systèmes d’enregistrement permettant des trucages sonores. Les appareils récents, souvent automatisés, simplifiaient les opérations et ajustaient automatiquement les niveaux d’enregistrement.

L’adoption de transistors dans le matériel électroacoustique était en constante augmentation, favorisant la portabilité et la fiabilité des appareils. Des systèmes de sonorisation améliorés pour les projecteurs de cinéma et des dispositifs de synchronisation optique contribuaient par ailleurs à l’évolution technologique. De plus, des magnétoscopes ou vidéoscopes et des kits de montage accessibles aux amateurs apparaissaient, du moins en Angleterre, promettant une démocratisation de ces technologies.

Je vous ai sélectionné quelques articles :

. Des bras et cellules de lecture.

. Tables de lecture.

· Bien choisir son magnétophone.

· Perfectionnement des amplis BF.

. Gammes tourne-disques, électrophones et HIFI.

. Gamme magnétophones.


Vous pouvez consulter l'entièreté du numéro spécial le Haut-Parleur en PDF ici.

Bonne lecture,

RVB
Édité par kiki37 le 09/10/2024 à 20:38:23
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1967





Le salon parisien de la télévision couleur de 1967 représentait un moment charnière dans l'histoire de la télévision française, marquant la transition officielle vers la diffusion en couleur. Organisé peu avant le lancement du service couleur sur la deuxième chaîne en octobre 1967, cet événement réunissait les principaux acteurs de l'industrie de l'électronique et de la télévision. Il était l'occasion pour les fabricants de présenter leurs premiers téléviseurs couleur au grand public, qui découvrait alors les subtilités du SECAM, le système de codage couleur développé par les ingénieurs nationaux, qui plus est vanté comme une innovation technologique majeure face aux systèmes concurrents comme le PAL et le NTSC.

Cet événement ne se limitait pas uniquement à une démonstration technologique, il symbolisait également un jalon culturel, car la télévision couleur promettait de transformer l’expérience télévisuelle en France, à une époque où les émissions en noir et blanc dominaient encore. Le salon permettait ainsi aux visiteurs de s’émerveiller devant une innovation qui allait bientôt devenir une norme dans les foyers français, bien que la démocratisation des téléviseurs couleur prît encore plusieurs années.

Je vous ai sélectionné quelques articles :

. Gamme radios d'appartement.

. Gammes radios portatives et autoradios.

. Gamme TV noir et blanc.

. Gamme TV couleur.

Bonne lecture,

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Édité par kiki37 le 10/10/2024 à 10:28:51
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1969




Le salon parisien de la Hi-Fi de mars 1969 illustrait les avancées spectaculaires dans ce domaine, accessibles désormais à un large public. Il y a quelques années, cette technologie était réservée à une élite, avec des installations avoisinant les 10 000 francs. En 1969, pour environ 5 000 francs, il était possible d'acquérir une chaîne stéréophonique de très haute qualité, voire de satisfaire les mélomanes avec des systèmes simplifiés pour seulement 1 500 à 2 000 francs. Les disques, eux aussi, devenaient plus abordables. On trouvait des collections de 45 tours à 7 francs, ainsi que des 33 tours 25 cm à 12 francs, incluant une œuvre entière.

Les performances d'une chaîne dépendaient non seulement de ses composants, mais aussi des caractéristiques acoustiques de la pièce et de la disposition des haut-parleurs. Une pièce mal aménagée pouvait altérer les résultats, même avec un appareil de qualité.

L'essor de matériels moins coûteux s'expliquait par l'évolution technologique. Les transistors remplaçaient progressivement les tubes à vide, et les circuits imprimés se généralisaient. Les procédés de microélectronique et de stéréophonie, ainsi que la régulation électronique des moteurs, se démocratisaient sur les magnétophones et les appareils audiovisuels. L’utilisation des cassettes à bande magnétique et des cartouches, en parallèle aux disques, devenait également courante, offrant une flexibilité accrue pour l'enregistrement et la lecture de la musique.

L'esthétique des appareils évoluait aussi, avec des matériaux nobles et des formes modernes. Le volume des chaînes sonores et des enceintes diminuait considérablement, tout en maintenant une qualité acoustique satisfaisante, notamment grâce à de nouveaux systèmes de suspension. Les appareils intégrés et combinés, de plus en plus compacts, étaient désormais conçus pour s'adapter aux intérieurs modernes.

Je vous ai sélectionné quelques articles :

. Nouveaux tuners HIFI des USA.

. Cartouche contre cassette.

. Amplis BF de classe B.

· Protection des transistors de sortie des amplis BF.

. HIFI et changeurs de disques.

. Gammes tourne-disques, électrophones et HIFI.

. Gamme magnétophones (bande, cartouche et cassette).

Vous pouvez consulter l'entièreté du numéro spécial le Haut-Parleur en PDF ici.

Bonne lecture,

RVB
Édité par tontonve le 09/10/2024 à 23:41:16
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1969




En 1967, la télévision couleur faisait ses débuts en France avec une certaine hésitation, principalement en raison de la qualité des émissions et du coût élevé des appareils. Cependant, la situation évoluait grâce à une baisse relative des prix et à une amélioration de la qualité des programmes et des appareils, comme le démontrait le salon parisien Audio - TV d'octobre 1969 (saison 1970). Les progrès techniques se concentraient sur l'amélioration des tubes cathodiques, notamment en augmentant la luminosité et le naturel des couleurs grâce aux nouveaux éléments luminescents, ou luminophores, à haut rendement. Cette nouvelle préparation de l'écran fluorescent augmentait la brillance de l’écran de plus de 30 % et apportait un meilleur contraste, tant en noir et blanc qu'en couleur. La peau des personnages en gros plan était reproduite avec plus de naturel, et les couleurs étaient plus chaudes. De plus, les tubes image de 63 puis de 56 cm de diagonale pouvaient désormais avoir un angle de déviation de 110°, permettant une réduction significative de la profondeur des téléviseurs.

Parallèlement, des recherches visaient à éliminer le masque perforé et les trois canons électroniques traditionnels en configuration Delta. Les innovations incluaient des tubes à grille avec des canons en ligne et des modèles plus compacts n'exigeant qu'une faible intensité pour fonctionner. Des systèmes optiques permettant de superposer les images primaires, ainsi que des tubes à écran luminescent solide, capables de remplacer le tube cathodique classique, étaient également en développement.

En outre, l'intégration de semi-conducteurs et de circuits intégrés dans les téléviseurs permettait de réduire la dissipation de chaleur, d'améliorer la fiabilité et de diminuer les coûts de fabrication. Les modèles binationaux, compatibles avec les standards PAL et SECAM, se multipliaient, ainsi que des dispositifs d'amélioration de la réception, tels que les indicateurs visuels de réglage comme la ligne magique chez Philips.

L'avenir des tubes cathodiques se profilait avec des modèles plus performants, compacts et économes en énergie, tout en s'intégrant dans un marché avec lequel la miniaturisation et l'efficacité des semi-conducteurs ouvraient de nouvelles possibilités.


Je vous ai sélectionné quelques articles :

. Evolution des autoradios.

. Les circuits intégrés en télévision.

. TV noir et blanc et couleur multistandards et multisystèmes.

. Tuner UHF à transistors.

. Les progrès des tubes image.

. Gammes radios portatives et autoradios à transistors.

· Gamme radios d'appartement.

. Gamme TV noir et blanc.

. Gamme TV couleur.

Vous pouvez consulter l'entièreté du numéro spécial le Haut-Parleur en PDF ici.

Bonne lecture,

RVB
Édité par tontonve le 10/10/2024 à 00:34:46
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Demain, je vous propose de parler des châssis couleur Philips (de la Radiotechnique) du TVC 3 au TVC 12.


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TVC 3

1967

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Philips domina le marché de la télévision couleur durant de nombreuses années, fort de décennies de recherche. Dès 1941, alors que la télévision noir et blanc en était à ses balbutiements, Philips entama ses premiers travaux sur la couleur. En 1962, la société produisit en série des téléviseurs couleur NTSC, équipés de 33 lampes (hors tube cathodique RCA 21FBP22 rond de 21’’ fabriqué aux Etats-Unis) et d’un châssis K4 (K pour Krefeld, le site de production), destinés à l'exportation en petite quantité vers l’Amérique du Nord, répondant ainsi aux attentes d'une clientèle exigeante. En 1964, quelques modèles adaptés au PAL furent vendus au compte-gouttes. En 1967, le tube "Plumbicon" équipa les caméras couleur de l’ORTF ainsi que de nombreux studios, obtenant la plus haute distinction de l'industrie télévisuelle américaine, confirmant la position de leader de Philips dans le domaine de l’émission et de la réception des images en couleur. Simultanément, les écrans Delta européens sous licence RCA des USA, nommés pour la disposition triangulaire de leurs trois canons, commencèrent à être utilisés en France dès 1967. Ils étaient dotés d’une déflexion de 90° uniquement en 63 cm sur le TVC 3 accusant une profondeur dépassant les 50 cm. Leur installation et leur maintenance étaient complexes, nécessitant des réglages minutieux des convergences statiques, dynamiques et de la pureté des couleurs. Malgré un rendement lumineux faible, ces téléviseurs offraient une qualité d’image remarquable, combinant finesse, précision des couleurs et saturation. En raison de la spécificité française de l'ORTF avec la première chaîne diffusée en 819 lignes noir et blanc et la deuxième chaîne en 625 lignes couleur, Philips développa des systèmes de commutation pour ajuster le balayage ligne selon la chaîne regardée.

Le F 25K766/01 de Philips intégrait 24 lampes, 28 transistors, un bloc VHF/UHF doté d’un rotacteur à 13 positions, ainsi qu’un tube cathodique A63-IIX. Sa consommation s’élevait à 270 W, soit 400 VA avec facteur de puissance de 0.675. L’introduction de la télévision couleur apportait une contrainte supplémentaire à la profession : le désalignement des convergences en cas de mouvement brusque. Pesant 56 kg, les techniciens hésitaient avant de le transporter ou même simplement de le bouger. Toutefois, une démagnétisation automatique à chaque démarrage (grâce à une CTN couplée à une VDR) permettait d’éviter les tâches éventuelles à l’écran. Ce châssis était équipé de plusieurs platines fixées sur un bâti basculant, un mode d’accès à l’électronique qui sera ensuite abandonné, jusqu’à sa réintroduction avec le TVC 12. Les platines présentes incluaient : FI, Base de temps, Chroma/Luma, Convergences, Raccordement, Alimentation générale, Alimentation G2 et Platine support tube. La filerie, très imposante, profitait heureusement d’une époque où le cuivre restait abordable. Un soin particulier était apporté à la restitution des noirs, dont la valeur réelle était préservée, évitant ainsi l'aspect grisâtre souvent observé sur les téléviseurs monochromes. En l'absence de couleur, le TVC 3 basculait automatiquement vers un blanc légèrement bleuté, semblable à celui des téléviseurs noir et blanc, un choix qui ne faisait pas l'unanimité. Il est surprenant de lire sur la carte de garantie du A63-IIX quelques exclusions folkloriques telles que la coupure des filaments ou la brûlure de l’écran fluorescent. Au vu du prix de vente exorbitant de l’époque, on aurait pu s’attendre à ce que ces problèmes soient pris en charge, d’autant que le client final ne pouvait en maîtriser les défaillances.

Retrouvez ci-dessous ma page sur le TVC 3, avec tous les documents nécessaires à sa réparation.

Ma page TVC 3.


Liens utiles:

Manuel d’emploi.

Ensemble de la documentation technique TV F 25K766/01 et F 25K866/01.

Informations service.

Restauration TV 25K766/01 par Jean Luc Gendron.

Bonne lecture,

RVB

Merci à Bozec, David26, Jean-Luc Gendron, Jean-Marc, Jérome 62290 (pour sa vidéo), Jhalphen, Kiki37, Mannix54, Marceljack, Totof73 et Tournesol pour leur participation.
Édité par tontonve le 10/10/2024 à 11:16:58
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TVC 4

1969


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Le nouveau châssis TVC 4, digne héritier du TVC 3, introduisait une innovation sympathique, bien que certains pussent la voir comme un simple gadget : le réglage des chaînes par ligne magique, déjà présent sur certains téléviseurs monochromes de la marque. Deux boutons, rouge et blanc, en permettaient l’activation. Ce système faisait apparaître une ligne blanche verticale au centre de l'écran, stable et nette, dès que la syntonisation était optimale avec une antenne bien orientée. Cet outil de réglage disparaîtra avec l’arrivée des châssis TVC 7/8, devenus TVC 7/8 NN (Nouvelles Normes), qui auraient dû être rebaptisés TVC 9/10. Le TVC 4 n'exploitait plus que six lampes (ECF802, EL508, ED500, GY501, EL509 et EY500), contre 22 pour son prédécesseur, avec une partie petits signaux désormais entièrement transistorisée. Sa consommation électrique atteignait encore 240W. C’est également à partir de cette génération que les rotacteurs d’un autre temps cédèrent la place aux claviers mécaniques à 6 touches, offrant une sélection des chaînes plus moderne. Toutefois, le réglage de chaque canal nécessitait toujours de tourner une molette dédiée. Malheureusement, la graisse utilisée pour ce mécanisme durcissait avec le temps, provoquant son blocage. Il fallait alors chauffer le clavier au sèche-cheveux pour le rendre de nouveau opérationnel. Différentes évolutions du châssis verront le jour dont les dernières avec une platine base de temps équipée de relais, un nouveau bloc HF-FI et une platine Chroma à IC TBA 840/850/860. La Radiotechnique travaillait déjà d'arrache-pied pour sortir, dès 1972 un châssis révolutionnaire entièrement transistorisé, considéré par de nombreux professionnels de l'époque, comme un sommet de la technologie, et ce, à juste titre. Vous pourrez en apprendre davantage dans le dossier TVC 5.

Retrouvez ci-dessous ma page sur le TVC 4, avec tous les documents nécessaires à sa réparation.

Ma page TVC 4.

Liens utiles :

Revue commerciale Philips France 1969.

Schéma technique K945/01 RA 549/01.

Schéma platine chroma et évolution.

Dernières évolutions HF-FI, Base de temps et Chroma avec IC TBA 840/850/860.

Instructions de réglages et d'alignements.

Informations services.

Déblocage clavier 6 touches.

Quelques pannes du TVC 4.

Bonne lecture.

RVB
Édité par tontonve le 10/10/2024 à 11:17:28
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TVC 5


1972


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Dans les années 1967, Philips (La Radiotechnique) et Thomson lançaient leurs premiers téléviseurs couleur : le TVC3/4 et le CAB3. Ces modèles étaient classiques, équipés de tubes Delta à 90° et de balayages à lampes avec redresseuse et régulation THT à tubes.

Avec l'apparition des tripleurs THT des seventies, qui offraient de nombreux avantages par rapport aux tubes (pas de rayonnement X et absence de régulation THT grâce à sa basse impédance), les deux fabricants français avaient développé les successeurs du TVC3/4 et du CAB3 : le TVC5 et le CBB6 (1971). Ces nouveaux modèles se distinguaient par des conceptions très différentes.

Le CBB6 conservait les mêmes TRC à 90° que le CAB3, des tubes de balayage vertical et horizontal couplés à un tripleur THT, un transformateur d'alimentation classique en E-I, des selfs de réglage, et des potentiomètres bobinés pour les convergences. A l'inverse, Philips innovait avec le TVC5 en utilisant un tube 90° raccourci transformé en 110° (blindage intégré, col de 36 mm identique à celui du 90°, déviateur identique à celui du TVC4), des balayages entièrement transistorisés, une alimentation à découpage, des convergences à transistors avec de petits trimmers faciles à régler, ainsi qu'une concentration dynamique. De plus, le coffret du TVC5 était étonnamment plat, avec une excroissance pour le culot du tube cathodique. Le CBB6 présentait des châssis démontables et "accrochables" sur le côté pour faciliter les dépannages, tandis que le TVC5 disposait de platines légères, basculantes et pivotantes. Il proposait également un système de balayage horizontal indépendant de la THT à deux transistors, permettant un réglage de largeur d'image sans influencer la valeur de la THT.

Le prototype du TVC5 intégrait initialement la même platine vidéo que le TVC4 (même schéma, mais implantation différente), avant d’être rapidement remplacée par une platine vidéo à trois circuits intégrés très performante en termes de bande passante. Cependant, cette nouvelle platine ne permettait pas l’identification ligne à cause des circuits intégrés choisis.

Le TVC5 évolua au cours de production, notamment avec une platine de Fréquence Intermédiaire plus sélective, introduite lors de l'apparition de nouvelles chaînes, permettant un rapprochement des canaux sans interférences.

Plusieurs versions étaient proposées, avec un choix de finitions en bois ou blanc, une sélection des chaînes par touches à impulsions, et même une version équipée d'une télécommande à ultrasons.

Ce récepteur TV, très novateur sur le marché national, ouvrit la voie à la télévision moderne. Il déclencha également une course à l'innovation entre La Radiotechnique et Thomson, entraînant des difficultés bien connues, telles que celles associées au châssis CAB10 à thyristors du groupe français.

Merci à Jean-Marc pour ce texte très intéressant.







Retrouvez ci-dessous mes deux pages sur le TVC 5, avec quelques catalogues commerciaux et tous les documents nécessaires à sa réparation.

Ma page TVC 5 grand public.

Ma page TVC 5 technique.

Revue commerciale Radiola France 1972 (mauvaise qualité).

Revue commerciale Philips France 1973-74.

Revue commerciale Philips France 1974-75.

Revue commerciale Philips France 1975-76

Liens utiles:

Vidéo TVC 5 en fonctionnement.

Ma genèse du TVC 5.

Schéma alimentation.

Schémas bloc Luma / Chroma première génération.

Schéma bloc Luma / Chroma deuxième génération (3 IC) et modification identification ligne.

Schémas et réglages bases de temps

Schémas et réglages FI et BF.

Réglages et alignements généraux (convergences).

Schémas et dépannage TLC deuxième génération (ultrasons).

Evolutions et réglages TVC 5.

Démagnétisation (bilame).

Schéma TVC 6 = TVC 5 pour 56cm 110°.

Quelques pannes.

Bonne lecture,

RVB
Édité par tontonve le 10/10/2024 à 14:45:28
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TVC 7 / TVC 8



1976


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L'histoire des TVC 7 et TVC 8.


Il convient de distinguer les TVC 7, correspondant aux modèles avec angle de déviation de 110°, des TVC 8, dotés d'un angle de 90°. Lancés en 1976, ces téléviseurs n'étaient pas équipés de prise péritélévision ni d'identification ligne. Les utilisateurs décrivaient fréquemment les couleurs reproduites comme flatteuses et chaleureuses, avec des blancs tirant sur le rose. Cependant, les soudures de masse vieillissaient, affectant le contraste et les couleurs, jusqu'à forcer le passage en noir et blanc (faux contacts). Il arrivait parfois qu'un coup sur le téléviseur rétablisse temporairement l'équilibre chromatique.

Le TVC 8, bien que plus fiable en termes de reproduction des couleurs, souffrait d'une faiblesse récurrente au niveau de son transformateur d'alimentation. Il était initialement prévu de lancer des modèles TVC 9 et TVC 10, correspondant respectivement aux versions "Nouvelles Normes" des TVC 7 et TVC 8, équipées cette fois-ci d'un circuit chroma à identification ligne (TCA640/650/660). Cependant, ces désignations furent abandonnées, et la Radiotechnique, opta pour les appellations TVC 7NN et TVC 8NN en 1980. Ces modèles utilisaient un module FI "New" génération pour prendre en charge les nouveaux canaux, tandis que les touches sensitives (Touch Control) tiraient leur révérence. La prise péritélévision, devenue obligatoire en France, faisait enfin son apparition. Cette mise aux normes signifiait aussi la fin du réglage des chaînes par ligne magique et la perte de cette teinte "blanc rosée "spécifiques aux anciens châssis Philips.

Ces téléviseurs conservaient des tubes auto-convergents avec un col de 36 mm, ce qui facilitait la pureté des couleurs, mais rendait plus délicats les réglages de convergence en usine. Le groupe Thomson Vidéocolor, pour sa part, maintenait un col de 29 mm sur ses tubes PIL autoconvergents, un diamètre déjà adopté pour les tubes Delta 110° (A67-150X), favorisant les convergences en usine au détriment de la pureté des couleurs.

Sur les tubes PIL, 20AX, 30AX et les modèles ultérieurs, les électrodes G1 et G2 étaient regroupées en une plaque unique percée de trois trous, supprimant les réglages G2 utilisés sur les téléviseurs à tubes Delta. L'équilibrage des couleurs se faisait désormais directement par les cathodes généralement via le CI tube. La plupart des marques allait adopter un équilibrage automatique des couleurs basé sur la mesure du "Cut Off".

RVB







Retrouvez ci-dessous ma page sur les TVC 7 et TVC 8, avec quelques revues commerciales et tous les documents nécessaires à leur réparation.

Ma page TVC 7 – TVC 8.

Revues commerciales Radiola et Philips de 1977-78-79.

Liens utiles:

Bases de temps TVC 7.

Bases de temps TVC 8.

Alimentations TVC 7 et TVC 8.

Chroma TVC 7 identification trame.

Chroma TVC 7 et TVC 8 identification ligne.

Chroma TVC 8 identification trame.

Platine HF-FI nouvelles normes TVC 7 et TVC 8.

Prise péritel TVC 7 et TVC 8.

Commutateur péri (ancienne et nouvelle normes (AN et NN)).

Télécommandes à ultrasons.

Télécommandes à infrarouge.

Audio.

Dépannage ligne.

Quelques pannes.

Bonne lecture,

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Édité par tontonve le 10/10/2024 à 15:38:44
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TVC 11


1981

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L'histoire du TVC 11.


Ce châssis de transition, le plus éphémère de Philips apparu en 1981, interpelle ! Sa production ne dura qu'un an. Toutefois, quelques téléviseurs de 1983 en étaient encore équipés, comme en témoigne la revue commerciale de l'époque. Héritier du TVC 7, avec son alimentation "Switch Mode Parallèle" exploitant le TDA 2581, très distincte des précédentes, ce châssis amélioré reprenait également le module Chroma Luma "NN" (Nouvelles Normes) à identification ligne. Il fut le dernier à traiter le SECAM de manière "orthodoxe". Il introduisit par ailleurs le tube 30AX, fruit des connaissances acquises avec le 20AX, lancé en 1974.

Les avantages de cet écran se résumaient ainsi :
• Interchangeabilité du tube et du déviateur.
• Montage et alignement facilités.
• Elimination des réglages dynamiques, statiques et de pureté des couleurs.
• Sensibilité accrue du déviateur par réduction drastique de ses tolérances, garantissant des lignes horizontales nettes.
• Réduction de l’énergie de déviation.
• Focalisation optimisée du spot sur l’ensemble de l’écran grâce à une nouvelle conception des canons.

Ce dispositif cathodique 30AX autoconvergent simplifiait grandement les réglages complexes des tubes Delta, mais au prix d’une bande passante horizontale plus limitée. Il est vrai que la priorité industrielle n’était pas d’améliorer la qualité d’image à tout prix, mais de réduire les ajustements d’usine et les coûts des modules électroniques par un compromis acceptable. Pari réussi !

Le téléviseur multistandard à 12 touches de Philips incarnait parfaitement l'élégance et le raffinement que la marque savait créer. Alliant esthétique et technologie, il intégrait une cellule photoélectrique (LDR) contrôlant la brillance de l'image en fonction de la lumière ambiante, sublimant ainsi l'harmonie entre beauté et fonctionnalité.



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Retrouvez ci-dessous ma page sur le TVC 11 et tous les documents nécessaires à sa réparation.

Ma page TV11.

Liens utiles:

Schéma alimentation principale.

Etude de l’alimentation principale.

Schéma alimentation auxiliaire.

Schémas bases de temps et TRC.

Schémas Chroma / Luma.

Schémas HF-FI et Péri.

Schémas: plan général (mauvaise qualité) et BF.

Schémas gestion, cellule photo, TLC et IR.

Dossier tube cathodique 30 AX.

Quelques pannes.

Bonne lecture,

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Édité par kiki37 le 10/10/2024 à 18:49:53
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TVC 12



1982

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Son histoire est la dernière me concernant.

Il fallut patienter jusqu’en 1982 pour voir apparaître le TVC 12. Cette génération apporta son lot de nouveautés, avec un châssis basculant et des modules clipsés, répartis sur un bâti vertical en plastique, pas toujours aisé à démonter. La maintenance de certains modules nécessitait une certaine contorsion, et il ne fallait pas trop chauffer les pistes sous peine de voir le cuivre se décoller rapidement, une faiblesse récurrente chez Philips, que ce soit en TV ou en HIFI.

La principale différence avec ses prédécesseurs résidait dans le fait que, pour la première fois, un châssis Philips disposait, même sur les versions uniquement SECAM, d’un signal composite PAL à la sortie péritel. La Radiotechnique (RT) ne s’en vantait guère dans ses publications, car cela aurait pu être perçu comme un affront venant d’une société française. Il fallut attendre deux ans avant que le service commercial ne l’officialise. Les puristes du SECAM continuèrent de préférer le TVC 11, à la carrière étonnamment courte, ainsi que les châssis antérieurs, qui traitaient la chroma SECAM de manière classique, là où le TVC 12 adoptait un traitement type PAL pour la chroma SECAM.

En réalité, le TVC 12 fut le premier châssis RT à exploiter le transcodage SECAM → (pseudo) PAL pour décoder du SECAM, ce qui le rendait automatiquement compatible avec le PAL. Par ailleurs, le VCXO PAL n’était pas ajusté dans les versions monostandard destinées à la France, ce qui aurait pu entraîner, théoriquement, des difficultés à accrocher le PAL, d’où la discrétion sur ce point.

Les tubes 30 AX, déjà présents sur le TVC 11, équipaient également ce châssis, offrant des images plus fines, adaptées aux pages télétexte et aux ordinateurs via l’entrée RVB de la péritel.

L'alimentation à découpage, située au centre bas de la caisse, s’avérait assez fiable avec ses nouveaux TEA 1039 et BU 826. Plusieurs versions étaient prévues selon la présence ou non de la télécommande et d'autres options gourmandes en énergie. Le démontage du capot arrière exigeait une certaine précaution. Celui-ci était accroché au châssis, et il fallait impérativement le soulever avant de l’extraire sous peine de casser les ergots. Pas très ingénieux… Sauf pour le technicien conscient de ce détail qui pouvait reposer son capot sans fatigue.

Le TVC 12 symbolisait également la démocratisation de la télécommande à infrarouge utilisant le nouveau code RC5. Acquérir un téléviseur équipé de télécommande n’était plus un luxe, mais simplement une option raisonnable. Chez ce constructeur, elle restait toujours réparable à la pièce. Je me souviens de la grappe de touches générique à découper pour la maintenance, telle une maquette à assembler et de sa nappe à connecteur plat. Nostalgie...



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Retrouvez ci-dessous ma page sur le TVC 12 avec 3 revues commerciales et tous les documents nécessaires à sa réparation.

Ma page TV12.

Revue commerciale Philips 1982/83.

Revue commerciale Radiola 1983.

Revue commerciale Philips 1985.

Liens utiles:

Présentation.

Démontage capot arrière.

Réglages généraux.

Schéma de principe.

Schéma châssis BG.

Schéma châssis MG.

Schémas alimentations ABG / AMG.

Etude technique de l’alimentation.

Schéma bases de temps 90°.

Schéma bases de temps 110°.

Etude technique trame.

Etude technique ligne.

Etude Chroma PAL / SECAM.

Schema HF-FI.

Schéma audio 3W.

Schéma audio 10W.

Schéma audio 2 x 4W.

Dossier tube cathodique 30 AX.

Quelques pannes.

Bonne lecture,

RVB
Édité par kiki37 le 10/10/2024 à 18:47:12
T tontonve
Bonsoir à tous,

Souhaitant achever mon exploration des châssis vintage chez Thomson, je suis à la recherche d’anecdotes et de pannes concernant les châssis ICC1 (90°), ICC2 (110°) et ICC3 dans leur ensemble. J’ai déjà couvert tout ce qui touche à Grundig, les 5 meilleurs châssis Philips et, grâce à KIKI37, j’ai récemment ajouté Schneider avant que cela ne devienne RTC. Il ne me reste plus que les châssis du groupe Thomson pour finaliser mon site.
Vous pouvez visualiser le tout ici : https://windows7passion.fr/
ou Grundig directement ici https://windows7passion.fr/grundig.html

Philips directement ici https://windows7passion.fr/tvc3.html

Thomson directement ici https://windows7passion.fr/thomson.html

Schneider directement ici https://windows7passion.fr/schneider.cl5.html


Merci d'avance

RVB
K kiki37
Bonsoir tontonve

les TVC équipés du châssis ICC1 sont conçus pour fonctionner sous 220 V (+15 %, -10 %) avec transformateur et secondaire isolé du secteur. Ils sont équipés de tubes 90° auto-corrigés en corrections Est-Ouest et Nord-Sud

C'est un châssis monoplatine monté horizontalement . Il comprend
  • l'alimentation
  • le balayage horizontal (à transistor) et vertical (TDA1170)
  • le décodage chrominance (TDA3300 ) compatible NTSC et PAL
  • la prise péritélévision
  • l'amplificateur BF (TDA2006)


Sur cette platine de base sont insérées les platines suivantes :
  • Le module Haute Fréquence, Fréquence Intermédiaire
  • Le module transposeur SECAM (TDA3030)
  • Le module commutation de standard

Le module amplificateur vidéo à transistors est inséré sur le cult du tube cathodique

Les TVC équipés du châssis ICC2 sont associés à un tube 110° type P.I.L. S4
Les différences essentielles par rapport à l'ICC1 sont situées au niveau de l'alimentation et du balayage ligne et trame (TEA1020).
Les autres platines sont identiques à l'ICC1
A aragatz
J'ai dû faire des captures d'écran de ceux que j'ai connus dans ma famille, les 1ers dans mes souvenirs sachant que je suis née en 1978 :

Celui de mes parents (Philips 1974)

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Celui de mes grands-parents maternels (Radiola 1983)

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Celui de mon arrière-grand-mère lorsqu'elle était en maison de retraite et que mes parents ont récupéré à son décès et gardé jusqu'en 1997 (Philips 1985) :

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T tontonve
Merci pour ces photos nostalgiques...


J'ai terminé mes pages sur :


https://windows7passion.fr/icc1.html
https://windows7passion.fr/icc2.html



Et cette nuit l'ICC3
https://windows7passion.fr/icc3.html

sur ce qui clôture provisoirement mon dossier Thomson en attente de documents sur le sulfureux CAB10.
Je ferai comme pour Philips, je mettrai certains details THOMSON du CAB 3 à l'ICC5 ici des que possible.


Bonne journée à tous.


RVB
T tontonve
Bonjour à toute la communauté,

Je ne suis pas un spécialiste de la marque Thomson (Brandt, Continental Edison, Saba, Telefunken, Teleavia…). Ma préférence va plutôt au constructeur Grundig, à son époque de gloire. Cependant, grâce à de nombreux passionnés, notamment KIKI37, j’ai rédigé un résumé des châssis couleur de ce groupe audiovisuel français. Ce travail couvre l’histoire depuis l’arrivée de la couleur en France en 1967, avec le CAB3, jusqu’à l’ICC5.

Il me manquait encore quelques informations sur l’ICC3. J’ai pu finaliser cette partie cette nuit. Le site est désormais complet, et je souhaite partager ce contenu avec vous, comme je l’avais fait pour la RTC (Philips France, Radiola et, plus tard, Schneider). Le résumé couvre 12 générations de châssis. Pour ne pas alourdir inutilement le forum, les documents techniques déposés sur le site ne seront pas publiés ici. Vous pourrez consulter les originaux directement sur la page dédiée.

Si vous possédez des revues commerciales, des documents de stage ou des schémas plus détaillés que ceux disponibles sur mon site, je suis preneur de préférence en PDF.

Ce qu’il me manque en priorité, c’est le schéma général du châssis CAB10, surnommé "barbecue" à l’époque.

Merci d’avance pour votre contribution. N’hésitez pas non plus à critiquer mes commentaires pour m’aider à les améliorer. Je serai ravi de recevoir vos retours !

Je ferai de même ensuite avec les 5 châssis couleur des frères Schneider avant la reprise par Philips.

Cela se réalisera bien entendu, petit à petit.

Bien cordialement,

RVB
Édité par kiki37 le 17/11/2024 à 00:04:23
T tontonve
Avant de commencer, un petit rappel sur le groupe Thomson:


Thomson (Ducretet), Brandt (Clarville), Continental Edison, Pathé Marconi et Saba sont des marques emblématiques de l'industrie française de la télévision. Thomson s'est imposée comme un acteur central en développant ses propres châssis et technologies. Brandt, plus connue pour l'électroménager, a également produit des téléviseurs sous l'égide du groupe Thomson. Continental Edison a marqué le secteur par ses innovations et sa distribution de produits audiovisuels. Pathé Marconi, bien que réputée pour la musique, a aussi fabriqué des téléviseurs. Saba, marque allemande intégrée au groupe Thomson dans les années 1980, s'est distinguée par la qualité de ses appareils. Ces marques ont souvent partagé des technologies, reflétant une stratégie d'intégration industrielle. Retrouvez leur histoire ci-dessous. Il a même existé d'autres sous-marques affiliées à Thomson, telles que Téléavia, Hifivox et Nogamatic (Nouvelles Galeries), parmi d'autres que j'oublie sans doute...


Elihu THOMSON, ingénieur électricien originaire du Royaume-Uni, émigre aux Etats-Unis où il s'associe avec Edwin Houston pour fonder la THOMSON HOUSTON ELECTRIC COMPANY en 1879. Cette société fusionne ensuite avec l'EDISON GENERAL ELECTRIC COMPANY, donnant naissance à GENERAL ELECTRIC COMPANY en 1892. L'année suivante, la COMPAGNIE FRANÇAISE THOMSON HOUSTON (CFTH) voit le jour à Paris, chargée de l'exploitation des brevets de GENERAL ELECTRIC en France.

En 1950, la marque THOMSON DUCRETET est créée à la suite d'un accord entre CFTH et Maurice SELMER, spécialiste des phonographes et des radios. De son côté, Edgar BRANDT fonde en 1924 l'entreprise BRANDT, initialement spécialisée dans les armements légers. En 1956, BRANDT acquiert la société HOTCHKISS et rebaptise l'entreprise HOTCHKISS BRANDT.

En 1966, CFTH et HOTCHKISS BRANDT fusionnent pour former THOMSON HOUSTON HOTCHKISS BRANDT, rapidement renommée THOMSON BRANDT. En 1968, les activités électroniques de THOMSON BRANDT sont regroupées avec celles de la COMPAGNIE GÉNÉRALE DE LA TÉLÉGRAPHIE SANS FIL, donnant naissance à THOMSON CSF, un conglomérat industriel spécialisé notamment dans les postes radio et les électrophones. THOMSON BRANDT conserve une participation significative de 40 % dans cette nouvelle entité. A cette époque, les marques de télévision THOMSON DUCRETET et BRANDT CLARVILLE sont encore présentes sur le marché.

En 1980, THOMSON CSF rachète SABA. Deux ans plus tard, en 1982, THOMSON BRANDT et THOMSON CSF sont nationalisées sous l'impulsion de François Mitterrand, mais les téléviseurs THOMSON et BRANDT continuent d'afficher la même conception électronique, seule l'esthétique différenciant les marques. Ce principe s'applique également à CONTINENTAL EDISON et PATHE MARCONI. Toujours en 1982, THOMSON BRANDT et THOMSON CSF fusionnent pour former THOMSON SA.

En 1988, THOMSON rachète DUAL en Allemagne et crée THOMSON CONSUMER ELECTRONICS, rebaptisée THOMSON MULTIMEDIA en 1995. Avant sa privatisation en 1999, le gouvernement français scinde l'entreprise, séparant THOMSON MULTIMEDIA, dédiée à l'électronique grand public, de THOMSON CSF, centrée sur la défense. Après la privatisation, THOMSON MULTIMEDIA devient la propriété de TECHNICOLOR SA, tandis que THOMSON CSF est intégrée à THALES.

En 2003, THOMSON cède ses activités de fabrication de téléviseurs au groupe chinois TCL Corporation, suivi en 2007 par ses divisions audio, vidéo et accessoires, également transférées à une entreprise chinoise. Ainsi, une grande marque française passe sous pavillon asiatique. Une de plus !!!
T tontonve
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Le CAB3 incarne la première génération de téléviseurs couleur développés par Thomson. Produit de 1967 à 1971, il a joué un rôle significatif dans l'histoire de la télévision couleur en France. Ce modèle, combinant tubes et transistors, comportait à peine une quinzaine de lampes.

Au fil de son évolution, le CAB3 a introduit des améliorations : un troisième potentiomètre de gain cathode RVB a été ajouté sur le C.I. tube, ainsi que des corrections latérales, statiques et dynamiques, du bleu. Le capot de protection contre les champs magnétiques, auparavant en un seul bloc et de couleur grise, a été remplacé par une version en mumétal "assemblée et rivetée", similaire à celle de son successeur, le CBB6. Un relais supplémentaire et un potentiomètre ont également été ajoutés, probablement pour corriger le "blanc bleuté" sur le 819 lignes monochrome.

Cependant, les convergences statiques (mécaniques à aimants rotatifs), typiques de ce châssis Thomson, restaient complexes à régler. Malgré sa longue période de commercialisation, le CAB3 n'a pas atteint le volume de production de son principal concurrent, le Philips TVC3 de la Radiotechnique.

Le magazine "Le Haut-parleur" spécial salon d'octobre 1967 détaillait les TV couleur dont voici les caractéristiques du Ducretet exposé et équipé de ce premier châssis couleur :

Téléviseur de table couleur C611. Ecran de 65 cm Shadow-mask, angle 90°. Rotacteur 12 positions équipé pour 11 canaux des standards français, belge, luxembourgeois 819 lignes, français 2e chaîne UHF, belge flamand et couleur Secam 625 lignes. Tuner incorporé. Commutation automatique. 16 tubes (avec l'écran) + 37 transistors et 51 diodes. Sensibilité 10 uV. Clavier 4 touches pour 4 stations préréglées. 1 VHF - 3 UHF. Contrôles automatiques de gain, vision et son, d'amplitudes ligne et image. Réglages couleur-contraste dissociés. Comparateur de phase incorpore. 2 HP 7-18 cm. Puissance 2 W. Contrôle de tonalité par potentiomètre. Prise HPS. Prise pour modulation magnétophone et pour régulateur de tension section. Alternatif, 110/240 V, 50 c/s. 400 VA.

Coffret ébénisterie sapelli verni polyester brillant. H 580 - L 830 - P 530 mm. 62 kg.

Tubes (hors écran) : EF183, 4-EF184, EL509, EY500, ED500, 3A3A, DY51, EL83, ECF80, ECL802, 12AU7A, ECL86, ECL200.

Prix : environ 6.000,00F.



Lien de la page complète : https://windows7passion.fr/cab3.html

Lien de la page Thomson généraliste : https://windows7passion.fr/thomson.html

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Édité par kiki37 le 16/11/2024 à 20:55:25
T tontonve
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Le CBB6 se distinguait par son ergonomie en façade, dotée de deux potentiomètres rotatifs et de quatre curseurs linéaires. La section Chroma était désormais entièrement transistorisée, marquant une transition vers des circuits plus modernes. Par ailleurs, les tuners VHF et UHF, enfin équipés de varicaps et associés à un clavier mécanique avec potentiomètres intégrés aux six touches, devenaient la norme, tandis que d'autres fabricants, comme Philips, optaient pour des systèmes à tiroir rétractable. Les écrans de 67 cm offraient une surface d'affichage légèrement plus grande que les 66 cm aux coins arrondis des TVC4 et TVC5 de la Radiotechnique. Les versions de 56 cm chez Philips et Thomson utilisaient le même type de tube A56-120X, un choix standard pour les écrans de taille moyenne à l'époque. Malgré ces avancées, le réglage de pureté pouvait demeurer complexe, indiquant que certains défis persistaient chez Thomson.

S’il devait y avoir un bref résumé technique : le CBB6 était doté d'une concentration statique, avec des convergences également statiques par aimants rotatifs et des convergences dynamiques utilisant des selfs et des potentiomètres bobinés. L'électronique nécessitait encore des lampes, tandis que le tube cathodique était équipé d'une protection magnétique externe. Une CTP était responsable de la démagnétisation au démarrage.

Lien de la page complète : https://windows7passion.fr/cbb6.html

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Édité par tontonve le 16/11/2024 à 18:11:55
K kiki37
Pour le dépannage, le châssis coulissant pouvait être détaché et accroché par 2 ergots ancrés à droite dans l'ébénisterie permettant de dessouder et souder facilement des composants.
On aperçoit ces ergots sur la dernière photo ci-dessus
T tontonve
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En comparaison avec le CAB3, les châssis CBB6 et CAB9 bénéficièrent d'améliorations significatives, avec notamment l'ajout d'une THT avec tripleur et de tuners UHF et VHF à varicaps, équipés d'un clavier mécanique comportant des potentiomètres intégrés aux touches. Les problèmes de pureté du CBB6 contraignirent Thomson à introduire des convergences électroniques sans selfs réglables, bien que certains potentiomètres bobinés fragiles persistèrent.

Le CAB9 se distingua par l'utilisation d'un tube cathodique 67cm 110° à col mince de 29 mm, un changement notable par rapport aux gros cols de 36 mm des tubes à 90°, tandis que Philips continuait d'utiliser le col de 36 mm pour ses 110° du TVC 5. Parallèlement, Thomson introduisit un déviateur à basse impédance avec des fils enroulés sur des supports préformés. De son côté, Philips maintenait les bobines de balayage à haute impédance, héritées des modèles à 90°.

Il était regrettable, avec le recul, que Thomson n'ait pas opté pour les composants Philips BU 108 et BU 126, disponibles à l'époque, afin de rivaliser avec le remarquable balayage ligne du TVC 5 à transistors. Probablement un choix davantage stratégique qu’économique. Une alimentation à découpage pour concurrencer la Radiotechnique aurait également constitué une avancée intéressante. Il faut reconnaître que la production du CAB9 fut de courte durée.


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Lien de la page complète : https://windows7passion.fr/cab9.html

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T tontonve
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D'un point de vue technique, cette gamme de téléviseurs couleur (110°) fut malheureusement lancée précipitamment, sans que Thomson maîtrisât véritablement le balayage à thyristors. Ce châssis, tristement célèbre pour sa fiabilité douteuse, devait en plus supporter un auto-transformateur E-I secteur peu engageant, avec son châssis (chaud) non isolé du secteur… Une caractéristique étonnamment anachronique reprise par son successeur, le CAD 8. Il n'y a hélas rien de positif à commenter sur le CAB 10. D'autres fabricants surent mieux tirer parti de cette approche, obtenant des résultats globalement plus fiables, notamment pour les écrans de petite taille. La rumeur veut que l'ingénieur à l'origine de cette "catastrophe thyristoriale" fût licencié, avant d'être repris par Océanic, où il reproduisit quasiment le balayage ligne du CAB 10 dans le châssis de la série 67 3000, leur deuxième génération couleur. Les causes de cette même fiabilité défaillante demeuraient incertaines : s'agissait-il d'une transposition inappropriée de la théorie développée par RCA, constructeur américain détenteur des brevets ? D'un choix de condensateurs inadéquats ? Ou encore d'une commutation 819/625 lignes mal conçue ? Face à ces difficultés, Océanic sut tirer parti de la situation en promouvant son successeur, un châssis à transistor baptisé "L'anti-panne," en contraste avec les performances douteuses de son prédécesseur. il fallait oser !!!



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T tontonve
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Le châssis CAD8 remplaçait au pied levé le désastreux CAB10 à thyristors. Retour aux sources avec les incontournables lampes EL519 et EY500 pour le balayage ligne. Cela présentait au moins un avantage : offrir du travail aux techniciens de l'époque, étant donné la fiabilité toute relative de ces composants chauffants. Avec une consommation électrique de 400 VA pour la version 51 cm du CAB8, on peut aisément imaginer que cela devait réjouir EDF !

Ce nouveau châssis, à l'image de son prédécesseur, utilisait un autotransformateur avec un pôle du réseau relié au châssis, donc toujours sans isolation secteur. Inspiré des châssis CBB6 et CAB9, il était structuré en 7 sous-ensembles : un module de commande avec clavier + tuners UHF et VHF + module FI, un module Chroma Luma, le châssis principal pour les balayages ligne et trame avec leurs alimentations, un module pour les convergences, le C.I. tube et enfin l'alimentation générale par autotransformateur.

Pour son mariage, ma sœur reçut un téléviseur CAD8 de marque Pathé Marconi de 67 cm, doté d’un large clavier de 6 touches noires ou chromées, je ne me souviens plus précisément. En prime, je profitais enfin de la réception de RTL Télévision en couleur, que je regardais avec grand plaisir du haut de mes 14 ans lorsqu'elle était absente. Le démarrage de sa TV impressionnait par le bruit distinctif de la démagnétisation, donnant l’impression de vider de toute son énergie notre centrale nucléaire voisine. Autant que je m'en souvienne, l'image était tout à fait respectable, surtout en comparaison du téléviseur monochrome Visseaux de mes parents.


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Édité par tontonve le 17/11/2024 à 16:15:04
T tontonve
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Le châssis D11 réintroduisait le balayage ligne à thyristors, tirant des enseignements de l'échec du CAB10, surnommé "Barbecue". L'impressionnante quantité de composants et de modules intégrés dans ce téléviseur se révélait au simple retrait du capot. La chaleur émise aurait plongé plus d'un écologiste actuel dans un profond coma. La fiabilité était enfin au rendez-vous. A l'époque, le segment haut de gamme proposait un OSD pour afficher le numéro de programme, ainsi qu'une horloge digitale au design soigné. La télécommande à infrarouge n’avait pas encore été adoptée par les laboratoires du groupe Thomson, qui se contentait de l'Ultrason, avec ses inconvénients : perturbations potentielles pour certaines personnes et animaux, ainsi que la fragilité de la TLC en cas de chute. Alors que la concurrence, notamment allemande avec Grundig, en profitait déjà depuis 1976. L’amplificateur trame retrouvait une architecture basique, utilisant soit l'I.C TDA 2020, soit l’I.C ESM 462C, ou encore le transistor BDX 71. Comme à l'accoutumée chez ce fabricant, la sérigraphie sur le côté cuivre indiquait les points de mesure, facilitant ainsi le dépannage. Les pieds tulipes, très en vogue dans les années 70, étaient souvent proposés par Continental Edison, ajoutant à l'esthétique de ses appareils. D'ailleurs, ce type de téléviseur, que certains techniciens surnommaient 'barrique' en raison de sa forme arrondie rendant la manipulation difficile, fut à nouveau proposé dans sa version TC 3980 de 1980 avec châssis D12. L'ICC2 l'exploitera également.


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Édité par tontonve le 17/11/2024 à 16:34:12
K kiki37
Un régal que cette rétrospective smiley
T tontonve
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Le B12, lancé en premier dès 1978, fut initialement conçu pour des tubes de 36 à 55 cm (90°), sans prise péritélévision. Celle-ci fut ajoutée un an plus tard, à l’image du D12 qui, lors de sa sortie en 1979, en était déjà équipé.

Grâce à cette gamme, Thomson pouvait enfin produire de petits téléviseurs, alors qu’auparavant, l’entreprise importait et "rebadgeait" des modèles Sanyo dès 1975, puis des JVC fabriqués en Malaisie, pour répondre à la demande croissante de téléviseurs portables. Il n’exista donc jamais de châssis B11 pour tubes 90°.

Le châssis D12 offrait une alternative économique au D11 à thyristors, enfin fiable, mais onéreux. Cette nouvelle série fut également la première chez Thomson à intégrer une alimentation à découpage et un balayage ligne à transistor de type "BU". Les tubes PIL 110° étaient toujours promus sous le doux nom GEANCOLOR, rien que ça, dans les publicités de l’époque. D'après mes souvenirs, le téléviseur tout écran Thomson C67-591 trônait dans les studios des journaux d'Antenne 2. Je le trouvais particulièrement moche, comparé à la superbe version arrondie de chez Continental Edison.

Certains petits modèles conservaient toutefois leurs fameuses huit touches sensitives, souvent capricieuses dans les environnements humides ou gras, avec des préréglages intégrés dans un tiroir escamotable, élégamment qualifié d’"octopotentiométrique" par la publicité. On trouvait par ailleurs, selon les versions, six touches mécaniques ou huit touches douces de meilleure facture. Quant à la télécommande à infrarouge, ce fut encore un luxe chez ce constructeur.



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Lien de la page complète : https://windows7passion.fr/b12.d12.html

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T tontonve
La suite dans le courant de la semaine prochaine avec les ICC1 / ICC2 / ICC3 / ICC4 et enfin ICC5. Je n'ai pas traité les suivants, po le courage smiley. Place aux jeunes...

Bonne lecture.


RVB
Édité par tontonve le 17/11/2024 à 17:15:21
T tontonve
Une modeste aide historique sur les châssis Thomson, sans prétendre à une précision absolue. Une marge d'erreur de plus ou moins un an est à prévoir, car il est très difficile, après tant d'années, d'estimer ces dates avec certitude. L'objectif est simplement de se repérer dans le temps. Une touche de nostalgie... Une de plus smiley RVB


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Édité par tontonve le 17/11/2024 à 17:19:54
T tontonve
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L'ICC1 fonctionnait sous une tension de 220V (+15 % et -10 %) avec un transformateur, assurant ainsi un châssis froid (isolé du secteur). Son alimentation reposait sur le principe du "découpeur Boost" (*) pour réguler principalement U2 à 124V, sans constituer une véritable alimentation à découpage.

Ce châssis robuste, bien que peu innovant pour l'époque, gérait le balayage ligne par transistor et le balayage trame par TDA 1170. Les synchronisations étaient assurées par le TDA 1180 ou le TDA 2593F selon les versions. La platine principale traitait la gestion vidéo (TDA 3300) y compris les chrominances NTSC et PAL en fonction des options, la prise péritélévision, l'amplification audio (TDA 2006) et bien sûr l'alimentation. Les modules HF et FI, le transposeur SECAM (TDA 3030) ainsi que les commutations de standards y étaient greffés. Les amplificateurs RVB se trouvaient directement intégrés au CI tube.

(*) Le "découpeur Boost" était un procédé électronique qui permettait de convertir une tension d’entrée basse à une valeur plus importante en sortie grâce à un fonctionnement en mode "haché". Ce principe était couramment utilisé pour fournir l’énergie nécessaire à l’étage ligne, souvent comprise entre 110 et 150 V. Il remplissait cette fonction sans nécessiter de transformateur volumineux, ce qui réduisait la taille et le poids du téléviseur tout en garantissant une régulation suffisante pour stabiliser l’image. Ce procédé offrait également des pertes d’énergie réduites par rapport aux solutions linéaires. Le "découpeur Boost" était parfois intégré dans un bloc d’alimentation combiné, comme sur les châssis ICC1, ICC2 et ICC3, et, plus généralement, pouvait être couplé au circuit de démarrage ou de balayage ligne, ce qui en complexifia la maintenance.


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Lien de la page complète : https://windows7passion.fr/icc1.html

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Édité par tontonve le 20/11/2024 à 14:40:13
T tontonve
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L'ICC2 fonctionnait sur la base de l'ICC1, à quelques nuances près, compte tenu de la nature des écrans. Sans oublier le téléviseur haut de gamme en photo ci-dessus qui nécessitait quelques adaptations.

Les circuits intégrés étaient communs, hormis les commandes de synchros, uniquement chapeautées par le TDA 2593F, et l'ampli trame par le TEA 1020.

La commande Est/Ouest, incontournable sur ces tubes à déflexion 110°, était pilotée par un classique modulateur à diodes via une commande par transistor BF 760.

On retrouvait toujours une alimentation reposant sur le procédé "découpeur Boost", dont la définition est détaillée dans le chapitre ICC1, à l'électronique renforcée en raison de la consommation énergétique accrue liée aux écrans de 56 cm et 67 cm. La tension HT1 devait être mesurée à 135 V. Par ailleurs, il ne faut pas oublier qu’un ampli BF Hi-Fi, tendance émergente à l’époque, pouvait également se montrer particulièrement gourmand.

Les ICC1 et ICC2 n'exploitaient pas encore le BUS I²C contrairement au futur ICC3.


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Lien de la page complète : https://windows7passion.fr/icc2.html

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EDIT modération
tontonve a écritRectification :

Erreur dans la rubrique ICC2 :

« Les ICC1 et ICC2 n'exploitaient pas encore le BUS I²C, contrairement au futur ICC3. »

L'ICC3 de Thomson n’utilisera pas le BUS I²C développé par Philips, mais l'I.M. BUS (Intermétal d'ITT), qui repose sur trois lignes : données, horloge et validation. A la différence de Philips, dont le système utilise deux lignes (SDA/SCL), les informations n’y circulent pas en continu, mais "latchées".

Un grand merci à Guy pour cette clarification !

RVB
Édité par kiki37 le 30/11/2024 à 14:35:33
T tontonve
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Dans la profession, on saluait généralement le sérieux de l'ICC3 (PAL/SECAM en 90°), désormais géré par bus I²C. Une longue filiation s'était établie, incluant notamment l'ICC32 (multistandard) ainsi que les ICC35 et ICC36 en 110°. Cette génération marquait la dernière utilisation du "découpeur Boost" dans l'alimentation, une technologie dont la définition figure dans le chapitre ICC1. Le châssis se reconnaissait aisément par son gros condensateur chimique CP11 (470 μF/250 V), souvent de couleur jaune ou noire, fixé à l’horizontale par un collier Rilsan. Celui-ci se trouvait vers l’écran, à droite du châssis (vu de l’arrière). Il était également reconnaissable à son bloc blindé tuner-FI MTS 4000S. Ce dernier, exploitant les SDA2002 et SDA2101 pour la synthèse de fréquence et le TDA4426 pour la FI vidéo, s’avérait plus fiable que les solutions proposées à l’époque par Grundig.

Le module décodeur SECAM était pris en charge par l’IC Panasonic AN5630, inconnu en France. Plusieurs variantes de platines FI son existaient, telles que les MAM30M/CT et MAM3200M. On rencontrait également les sous-ensembles de commande PSF3000 et PSF3001M. Le traitement vidéo était assuré par le classique et respecté TDA3506, tandis que les synchros étaient confiées au très courant TDA1950.

Les châssis destinés aux écrans à déflexion 110° (ICC35, ICC36...) intégraient le TDA4610 pour la commande Est/Ouest, dédiée au modulateur à diodes. Le balayage trame reposait sur un thyristor, souvent l'ESM740, peu répandu à l’époque. Avec les années, celui-ci pouvait provoquer une mise en sécurité de l’alimentation (battements) ou un tassement de l’image dans sa partie supérieure, accompagné d’un sifflement provenant du THT. De nouvelles pannes susceptibles de dérouter les néophytes en dépannage. Enfin, le balayage ligne, plus traditionnel, s’appuyait sur un transistor.


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Édité par tontonve le 20/11/2024 à 15:04:28
T tontonve
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Ce châssis se caractérisait par une conception intégrée, utilisant des techniques avancées et des technologies de pointe. On y retrouvait l'usage généralisé de composants miniatures de type "melfs" de 6x2 mm et "chips" de 3x2 mm. La gestion de l’ensemble reposait sur un traitement numérique, avec un microprocesseur central assurant le contrôle des divers éléments à travers de véritables bus de communication et de données. Le dialogue entre le microprocesseur, le tuner (à synthèse de fréquence), la platine de commande et le vidéoprocesseur se réalisaient donc directement par BUS I2C.

Le téléviseur intégrait désormais une alimentation à découpage, de taille réduite, contribuant à la compacité globale du châssis. Il existait d'ailleurs un kit de dépannage. Le contrôle de la partie puissance était pris en charge par un processeur dédié, lequel gérait trois types de signaux pour piloter les circuits de balayage horizontal (transistor), vertical (thyristor) et la régulation de l’alimentation haute tension. Un système de sécurité permettait d’assurer la protection de l’appareil. Cette approche allégeait le châssis d’environ 2 à 3 kg, tout en réduisant la consommation à 60 W. Une fonction de clé électronique rendait le téléviseur inutilisable à partir du clavier en cas de verrouillage via la télécommande, par une simple pression prolongée de quatre secondes sur la touche veille. En outre, le téléviseur passait automatiquement en mode stand-by après cinq minutes d’absence de signal, à l’exception du mode AV (magnétoscope).

Différentes variantes étaient prévues, incluant la télécommande infrarouge, le multinorme LL'/BG/I, l'export BG mono/stéréo, le décodeur Antiope, le multistandard PAL/SECAM/NTSC, ainsi que les réseaux câblés conformes aux normes CCETT et CATV.


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Lien du magazine le Haut-Parleur sur le procédé Stabicolor : https://windows7passion.fr/icc4/icc4.stabicolor.pdf

Lien de la page complète : https://windows7passion.fr/icc4.html

Lien de la page Thomson généraliste : https://windows7passion.fr/thomson.html
Édité par tontonve le 20/11/2024 à 15:23:07
T tontonve
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L'ICC5 était le premier châssis à gérer le tube Super Planar, spécifiquement développé par et pour le groupe Thomson via sa filiale Vidéocolor. Deux opinions prévalaient : certains l'appréciaient pour ses qualités, tandis que d'autres, comme moi, remettaient en question la précision de sa géométrie. La particularité du tube résidait dans sa forme concave au centre, contrairement à la courbure convexe habituelle, c'est-à-dire légèrement bombée dans l'autre sens, ce qui donnait l'illusion d'un écran plat sur environ 80 % de sa surface. Le traitement antireflet renforçait cet effet visuel.

Pour compenser une distorsion en coussin Nord-Sud de 8 %, un module de correction "d'ailes de mouettes" NS 5000 M, impressionnant à l'époque par sa hauteur et le nombre de ses composants, était ajouté verticalement à l'arrière du châssis ICC5. Les réglages s'effectuaient sur trois zones (haut, centre, bas) via des potentiomètres et des inductances, permettant d’ajuster les lignes horizontales. Ce tube évolua ensuite vers le Black King Planar, utilisé dans les téléviseurs HCR9000, 72DO90 et 70DO91 "Numeric System" de 1992, avec une dalle de verre encore plus plate et un traitement antireflet plus sombre.



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Lien de la page complète : https://windows7passion.fr/icc5.html

Lien de la page Thomson généraliste : https://windows7passion.fr/thomson.html
T tontonve
L'ICC5 clôture mon dossier sur Thomson.

Je ne souhaite pas approfondir davantage cette marque avec les IKC1, IKC2, ICC7... qui, comme ses concurrentes de l’époque, s’est orientée vers une logique purement commerciale et donc économique ou avec des sécurités partout. Surtout que je n'en suis pas spécialiste !!!
Si quelqu’un dispose tout de même d’une photo en plan large des châssis Thomson déjà traités :


  • CAB9



  • ICC2



  • ICC4



  • Et surtout du schéma général du CAB10 (surnommé « le barbecue »), je suis preneur.



  • Je suis également à la recherche du schéma général du châssis couleur 110 afin de compléter la partie Schneider.

Vous pouvez m’envoyer ces documents via mon formulaire ou mon courriel disponible sur mon site en haut à gauche de la page d'accueil (enveloppe pour le courriel).

Mon prochain "post" portera sur les cinq châssis couleur de Schneider, jusqu’à leur transition sous RTC Philips. Quelques recherches et mises à jour restent nécessaires avant publication.

Je tiens à remercier Jacques (KIKI37), sans qui toute la partie Schneider n’aurait pas été possible.

N'hésitez pas à déposer un petit mot sur mon livre d'or qui vous donnera accès automatiquement à toutes les schémathèques Grundig de mon site, hors dossiers formations que vous pouvez, par ailleurs, obtenir gratuitement sur simple demande. Après, bien sûr, avoir visité Windows7passion smiley qui ne contient aucune publicité hors forums TSN et TVNT.net non intrusives.

Bien cordialement,

RVB
Édité par kiki37 le 20/11/2024 à 23:38:40
B BAISIN
Si le chassis ICC5 n' a existé qu' avec un tuner B/G et L/L'


Les ICC3 et ICC4 ont existé avec le tuner B/G-L/L4 et L/L' seul


Mais les platines chrominance étaient interchangeables entre une SECAM seul( AN 5630 ), pour la remplacer par un module chroma SECAM/PAL( AN 5630 + AN 5620 pour ICC3 ), et TDA 4556 pour ICC 4.


les commerçants peut compétents sur ce sujet m' ont pris pour un idiot !
T tontonve
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Plongeons avec tendresse dans une époque révolue, empreinte de chaleur et de passion, où les frères Schneider écrivaient encore leur histoire à travers cinq châssis couleur, avant que la Radiotechnique (Philips France) ne vienne s’imposer, vampirisant peu à peu cet héritage si singulier. Ce patronyme, Schneider, évoque à coup sûr un doux parfum de nostalgie pour Jacques (KIKI37), qui a tant travaillé avec cette marque qu’il portait dans son cœur. Ses précieux documents techniques, mis généreusement à la disposition de tous, en témoignent. Certains, patiemment manuscrits, d’autres, dactylographiés rappellent une époque où tout se faisait sans traitement de texte, mais avec une rigueur et une passion infinies.

C’était un temps où le respect entre constructeur, technicien et client tissait un lien sacré. Chaque intervention dépassait la simple tâche professionnelle. Elle incarnait l’amour du métier, cet engagement sincère à toujours donner davantage que ce que la fonction exigeait. Cet esprit, malheureusement fragilisé, voire détruit, par nos politiciens, absorbés par la course au profit, occupait alors une place centrale dans nos vies.

Dans ce contexte, le technicien était bien plus qu’un dépanneur, il était un repère essentiel, un pilier de la communauté, estimé autant que l’instituteur ou même le médecin du village. Ces moments de complicité et de reconnaissance mutuelle, ces gestes du quotidien accomplis avec le cœur, appartiennent désormais à un temps que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître, mais dont l’écho résonne encore pour les vétérans qui l’ont vécu.

RVB
Édité par tontonve le 21/11/2024 à 10:09:00
T tontonve
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Fondée par les frères Schneider, Jacques, ingénieur visionnaire, et Sacha, leader charismatique, l’entreprise débuta en 1934 sous le nom de Schneider Frères, spécialisée dans l’achat et la vente d’appareils TSF, ancêtres de la radio. Le modèle Pygmée marqua leur première tentative de miniaturisation.

Ils créèrent ensuite une nouvelle société, SERT, dédiée à la construction d’appareils radio en 1936. En 1939, l’atelier parisien comptait déjà 200 employés et se positionnait parmi les leaders du marché français. Après la guerre, leur société devint La Société Nouvelle des Etablissements Schneider Frères S.A.. La production du premier poste de télévision débuta en 1947, et en 1952, l’entreprise s’installa dans une nouvelle usine à Ivry-sur-Seine, consolidant sa place dans le secteur. En 1955, la radio Romance FM fut lancée. C’est la femme de Sacha, passionnée de musique et pianiste, qui donna aux postes des noms inspirés de l’univers musical. En 1958, la marque fut rebaptisée Schneider Radio-Télévision (SRT).

En 1965, les frères Schneider prirent le contrôle de La Compagnie Générale de Télévision et d’Electronique (CGTVE), intégrant les marques Arphone et Tévéa, d’où découleront leurs cinq châssis couleur respectifs : "CL5", "5212", "70", "110" et "210". Au fil des années, Schneider innovera avec des produits emblématiques tels que le Cader en 1960, un TV portable de luxe. En 1963, la nouvelle usine du Mans produisait un récepteur radio toutes les 80 secondes et un téléviseur toutes les trois minutes.


SCHNEIDER ET SON PREMIER CHASSIS COULEUR



En 1967, le premier téléviseur couleur sortit des chaînes avec un châssis sérieux, le "CL5", hélas de fabrication archaïque. En 1970, le téléviseur monochrome Trans 2000, avec son design à pied tulipe, devint un symbole de son époque. Enfin en 1973, le modèle Popsy, l’un des tout premiers téléviseurs noir et blanc portatifs, pesant moins de dix kilos et proposé en blanc, rouge ou jaune, marqua également les esprits.

Dans les années 1970, de redoutables concurrents, notamment japonais, firent leur apparition, entraînant une baisse significative du chiffre d'affaires de Schneider, alors fortement endetté auprès de RTC, son fournisseur officiel de tubes cathodiques couleur. En 1971, une entité commune à Philips et SRT, la CELMANS, fut créée, détenue à 51 % par Philips. Dès lors, l’usine produisit des téléviseurs sous les marques Radiola, Philips et Schneider. En 1975, Schneider maintenait encore une production distincte, mais les châssis TVC 7 de La Radiotechnique furent intégrés dès 1976, avant le rachat officiel de l’entreprise par Philips en 1980.

Philips commercialisa des appareils sous la marque Schneider jusqu’en 2005. Suite à la cession de sa branche divertissement (audio) à Gibson, un fabricant bien connu de guitares, et à la vente de sa division téléviseurs au chinois TPV, Philips vendit les marques Radiola et Schneider à Admea. Cette société, un distributeur français, prit par la suite le nom de Schneider Consumer Group. Bien que la marque Schneider soit toujours française aujourd'hui, sa production délocalisée en Chine peut légitimement soulever des questions sur l'ambiguïté concernant la véritable origine technique des produits.


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Lien de la page complète : https://windows7passion.fr/schneider.cl5.html

Édité par tontonve le 21/11/2024 à 10:33:19
T tontonve
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SCHNEIDER ET SON DEUXIEME CHASSIS COULEUR


Lire une publicité vintage est toujours intéressant. Quels arguments les professionnels utilisaient-ils pour promouvoir leurs produits?

Voici le texte d'une campagne publicitaire pour un téléviseur couleur Schneider en 1969 :

"AVEC SON NOUVEAU TELEVISEUR 56 CM, IL DONNE ENFIN LE FEU VERT POUR LA COULEUR.

Jusqu'à présent, un très bon téléviseur couleur, c'était avant tout une image couleur techniquement parfaite, minutieusement réussie et pourtant aussi docile, aussi simple à régler qu'une image noir et blanc. Aujourd'hui, cela ne suffit plus ! Cette féérique image couleur ne mettra plus en danger votre compte en banque. Pour la première fois, une grande marque lance un téléviseur couleur doté des derniers perfectionnements techniques pour un prix réellement abordable. Allez vous en assurer en demandant une démonstration à votre distributeur spécialiste Schneider". La réclame diffusée dans les magazines est disponible en bas de page.

Force est de constater que, mis à part le prix très légèrement en baisse, l'effort était minimal sur les atouts commerciaux. Rappelons que le téléviseur Murao 63cm présenté en photos ci-dessus était tout de même affiché à 3590F...


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La publicité en question


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Lien de la page complète : https://windows7passion.fr/schneider.5212.html
Édité par tontonve le 21/11/2024 à 10:36:10
T tontonve
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Pour la première fois, un constructeur mettait en avant le circuit CAF (contrôle automatique de fréquence), présenté comme une innovation dans leur campagne de 1972, illustrée par la publicité en bas de page. Le châssis "70" de Schneider fut le précurseur en TV couleur du tuner à diode varicap, ou varactor (acronyme de variable reactor), qui fonctionnait comme un condensateur à capacité variable. Celle-ci dépendait de la tension inverse appliquée à ses bornes, permettant un réglage contrôlé. La dérive en fréquence appartenait désormais au passé.

L'agencement du châssis proprement dit, visualisable ci-dessus, comportait, à gauche, une grande platine de réception qui pouvait glisser vers l'extérieur et pivoter de 90° afin de permettre un accès à tous les organes. Cette partie incluait la chrominance, l'amplificateur FI, la vidéo, l'amplificateur BF et la régulation de 22 volts. Les modules des bases de temps ligne et trame, situés respectivement verticalement à droite et en bas du téléviseur en position horizontale, pivotaient, offrant un accès total pour le dépannage tant du côté des composants que des soudures. Le téléviseur fonctionnait, bien évidemment, avec les modules déployés.

L'ensemble "petits signaux" depuis le châssis "5212" était entièrement transistorisé. Avec le châssis "70", l'intégralité du traitement audio le devenait également, permettant l'obtention du son dès le démarrage du téléviseur. L'exploitation de 7 lampes demeurait nécessaire pour le fonctionnement des balayages. Le tout transistor n'était pas encore de rigueur au début des années soixante-dix.

Contrairement à son prédécesseur, réputé pour préserver la durée de vie de ses tubes cathodiques, le châssis "70" avait la particularité de solliciter davantage ces derniers, accélérant ainsi leur usure.
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Édité par tontonve le 21/11/2024 à 10:35:41
T tontonve
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Les tubes de la Radiotechnique à déviation de 110° furent finalement intégrés chez Schneider sur les châssis de la série "110". La profondeur des TV perdait 9cm et gagnait en luminosité. Les modèles équipés d’un clavier mécanique à six touches portaient la dénomination "Impérial", tandis que la version haut de gamme, dotée d’un clavier à effleurement également à six touches baptisé "Digimatic" ou encore "S.E.P", se prénommait cette fois "Sidéral". La cellule "fotonmatic", maintenant un contraste constant de l'image malgré les variations de l'éclairage ambiant, remplissait sa sympathique fonction et perdurera sur certains châssis RTC. Ces téléviseurs de prestige se caractérisaient par une demi-porte latérale, soit en aluminium, soit transparente. Cette particularité esthétique fut abandonnée avec l’introduction du châssis "210", mais reprise ultérieurement sur le TVC 7 de la RTC.

L'Impérial était doté d'un châssis original composé d'un large circuit imprimé central, faisant office de carte-mère, et conçu pour s'ouvrir latéralement vers la gauche comme une porte. Dans la partie inférieure étaient intégrés l'alimentation et le transformateur THT. Le reste du circuit imprimé comportait des connecteurs à sabre, permettant l'insertion à plat des "cartes filles" interchangeables (voir à votre gauche), simplifiant ainsi les interventions de dépannage à domicile. Schneider proposait d'ailleurs à ses revendeurs une valise de maintenance, vendue à prix d’or, contenant l'ensemble de ces modules (précisions de KIKI37).

Les 7 nouveaux modules de cette génération comprenaient la synchro ligne et oscillateur, la base de temps ligne et correction E/O, la base de temps trame, Les convergences de coins, de trame, lignes et enfin Nord/Sud. La platine de réception, comprenant également luminance et chrominance, était reprise à l'identique du châssis "70".

Les varicaps étaient exploitées via le TAA 550, dont l'instabilité thermique pouvait entraîner des dérives. La diode ZTK 33 d'ITT, bien plus stable, n'était pas encore utilisée sur ce châssis.

L'alimentation, malheureusement peu fiable, particulièrement sur l'Impérial, employait un thyristor comme interrupteur pour réguler la haute tension (HT2) du balayage ligne. Elle contrôlait ainsi la quantité d'énergie transmise en modulant le rapport entre les phases d'ouverture et de fermeture. Celui-ci s'activait à des moments précis de la demi-alternance redressée, délivrant ainsi la quantité d'énergie nécessaire au téléviseur. Ce système fournissait deux HT2 distinctes, mais constantes, dotée de leur propre potentiomètre de réglage pour les balayages horizontaux, essentielles au maintien d'une largeur d'image stable, indépendamment des fluctuations du secteur. Les valeurs requises variaient selon les standards de diffusion : 210V en 625 lignes et 290V en 819 lignes. Le balayage ligne pouvant générer des surtensions atteignant 2200V, il était impératif d'utiliser deux transistors BU108, chacun supportant 1500V au maximum. Schneider se devait de bien répartir la tension entre ces deux transistors sans dépasser leurs limites afin de garantir un fonctionnement fiable de l'étage de puissance horizontal. L'équilibrage des BU ligne se faisait par luciole qui devait être quasi éteinte pour un réglage parfait. Deux dispositifs de sécurité étaient en place pour protéger la haute tension en service. Le premier limitait le courant à 700 mA, tandis que le second la désactivait dès la diminution ou la suppression des impulsions de retour ligne.



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Édité par tontonve le 21/11/2024 à 11:11:30
T tontonve
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Le châssis "210" fut conçu pour pallier les défaillances du "110", dont l'alimentation, notamment sur l’Impérial, manquait de fiabilité.

Cette nouvelle version, dotée d'une chroma moderne avec identification ligne, n'eut malheureusement qu'une durée de vie limitée. C'est à cette époque que RTC (Philips France) s'appropria la marque Schneider, remplaçant le châssis "210" par son TVC 7 avec hélas, retour à l'identification trame. Une régression chromatique qui déplut à juste titre.

Schneider nomma le TVC 7 "310" puis le TVC 8 "410", alors que les "schneideristes", entre eux, préféraient conserver les appellations TVC 7 et TVC 8.

Il est regrettable que la longévité du "210" ait été aussi limitée, d'autant plus qu'il se distinguait par une alimentation régulée à découpage fiable, à l'image de l'ensemble du châssis.

Encore une histoire qui s'achevait...


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Lien de la page complète : https://windows7passion.fr/schneider.210.html
Édité par tontonve le 21/11/2024 à 11:12:31
T tontonve




Je tiens à vous rappeler que pour les pages dédiées à Philips, Thomson et Schneider, vous pouvez accéder à l'ensemble des informations disponibles (publicités, schémas, dossiers de stage...) en cliquant sur les liens correspondants situés à la fin de chaque présentation.

Excellente lecture à tous !

RVB
Édité par tontonve le 21/11/2024 à 11:25:19
T tontonve
Voici un petit cadeau pour KIKI37.
Quelques publicités de presse écrite de sa marque préférée, Schneider, qu'il pourra commenter s'il le souhaite sur ce forum.
Je vais les poster progressivement. Elles couvrent la période de 1958 à 1982.
Bonne nostalgie à tous et surtout à Jacques !
RVB
T tontonve
1958.


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1959.


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1960.

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T tontonve
1961 dont une petite revue sympathique

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Édité par tontonve le 26/11/2024 à 11:07:11
T tontonve
1962.


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1963.

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1964.

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1965.


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1966.


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1967.

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Édité par tontonve le 26/11/2024 à 11:34:29
T tontonve
1969.


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1970.



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