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MetOp, le premier d'une série de trois gros satellites qui doivent permettre de fiabiliser les prévisions météorologiques entre 2 et 5 jours, est prêt à partir pour la base de Baïkonour (Kazakhstan) d'où il sera lancé le 30 juin, a assuré mardi son constructeur. La société EADS Astrium a effectué lundi les derniers tests d'opérabilité sur son site de Toulouse. L'engin va maintenant être démonté et son départ pour la base spatiale russe est actuellement envisagé pour le 18 avril. Sous son film protecteur de kapton métallisé, MetOp est une énorme boîte de 6 mètres de haut et d'un poids total de 4,085 tonnes. Hérissé de 18 antennes, c'est le satellite d'observation de la Terre le plus complexe jamais réalisé, a souligné Jean-Paul Gardelle, chef du projet chez EADS Astrium, lors de la présentation du satellite à la presse internationale. MetOp "va nous faire gagner une demi-journée sur nos prévisions, avec une meilleure qualité", a indiqué Marc Cohen, responsable du programme chez Eumetsat, l'organisation européenne qui exploitera le satellite. Les trois satellites du programme MetOp représentent un investissement total de 2,4 milliards d'euros, dont 1,8 milliard à la charge d'Eumetsat, le solde revenant essentiellement à l'Agence spatiale européenne (Esa). Pour des raisons d'économies, le deuxième satellite est déjà fabriqué et le troisième largement engagé, alors même que le prochain lancement ne devrait intervenir que dans cinq ans. Le programme MetOp doit en effet s'étaler sur quinze ans, chaque satellite ayant une durée de vie de l'ordre de 5 ans. MetOp va venir compléter les données fournies par les satellites Meteosat exploités depuis 1978 par Eumetsat. Si ces derniers sont des satellites survolant la Terre à très haute altitude (36.000 kilomètres) en orbite géostationnaire, MetOp sera placé en orbite basse (820 km) en orbite polaire. "Les deux systèmes sont complémentaires car il y a de nombreuses mesures qu'on ne peut pas faire en orbite géostationnaire", a relevé M. Cohen. MetOp va emporter douze instruments différents, certains de conception déjà ancienne - les météorologues sont très attachés à disposer de données constantes - et d'autres radicalement nouveaux. Européens et Américains, qui sont actuellement les seuls à exploiter des satellites météorologiques en orbite polaire, se sont mutuellement prêté des instruments pour assurer "cette continuité dans les données très importantes pour les météorologues", a souligné le responsable d'Eumetsat. Le tout nouveau interféromètre européen IASI, qui pèse à lui seul 200 kilogrammes, sera même doublé par un instrument américain plus ancien pour étalonner et valider ses données. IASI permettra de mesurer la température de l'air au degré près et l'humidité à 10% près par tranche d'un kilomètre d'atmosphère. Des performances deux à trois fois supérieures à celles permises par l'instrument concurrent HIRS de conception américaine. Le satellite américain occupant l'orbite qu'empruntera MetOp "arrive en fin de vie à la fin de cette année. Il y a un risque d'avoir un trou opérationnel et nous sommes attendus avec impatience", a affirmé M. Cohen.
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