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Edwy Plenel estime qu'un "crime d'indifférence" menace Libération, cherchant à convaincre "ceux qui en ont les moyens" d'agir aux côtés d'une équipe à la recherche de "partenaires solides et véritables", dans une tribune à paraître dans le quotidien samedi. "A de notables exceptions près, nombre d'acteurs de notre vie politique ou économique se sont habitués à (l')interminable crise" que traverse Libération et "se sont résignés à son inéluctable chute", déplore l'ancien directeur de la rédaction du Monde. "S'il reste une chance de sauver Libération (...), il faut d'abord vaincre les raisons de cette indifférence afin de convaincre ceux qui en ont les moyens d'agir aux côtés de l'équipe", poursuit M. Plenel, qui se présente comme un "spectateur engagé". Le journaliste revient sur l'opposition de l'actionnaire principal du journal, Edouard de Rothschild (38,8%) au plan de relance qu'il a élaboré avec la Société civile des personnels de Libération (SCPL, 18,4%). "Guère argumentée, cette fin de non-recevoir accentue l'opacité d'une situation déjà délétère et prolonge inutilement la crise", juge-t-il. Selon lui, le plan de relance de la SCPL constitue la "seule sortie de crise vertueuse" car à la fois "fidèle et inventive, économique et journalistique, finançable et sociale, rigoureuse et raisonnable, bref professionnelle". A l'opposé, le plan de redressement élaboré par M. de Rothschild est "une simple règle de trois qui résume le problème de Libération à ses effectifs et propose sa résolution par la suppression d'une centaine d'emplois", estime-t-il, jugeant que cette démarche "tuera" le quotidien. Le journaliste ajoute qu'un dépôt de bilan serait une "issue catastrophique", car si "la marque survivrait sans doute", le journal "avec son histoire, son identité (...) ne serait plus". "Sauver Libération, dans ces conditions, implique de trouver de nouveaux partenaires", juge-t-il, affirmant que "loin de souhaiter un actionnaire mécène" ses salariés recherchent "des partenaires solides et véritables qui fassent valoir leurs exigences".
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