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Un pot-pourri de la trilogie de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, emballé dans la musique de Wolfgang Amadeus Mozart: les chaînes France 2 et France 3 ont donné corps à un vieux projet de Jacques Weber: réaliser "Figaro" pour la télévision, avec Adjani en vedette. Diffusion ce soir à 20h50 sur France3. "C'est presque davantage l'oeuvre de Mozart que celle de Beaumarchais qui m'a inspiré", souligne Jacques Weber, homme-orchestre de ce "Figaro", qu'il a écrit avec Jean-Marie Duprez à partir de l'oeuvre originale, qu'il a réalisé et dans lequel il joue l'un des rôles principaux, celui du comte Almaviva. Pour sa part, Isabelle Adjani, qui lui donne la réplique dans le rôle de la comtesse, se déclare heureuse de débuter à la télévision dans "une pièce musicale" et remercie Jacques Weber de l'avoir aidé à "retrouver Mozart". Tout au long du film, un sextet de musiciennes, en robes à panier, jouent des airs de Mozart dans le parc du château, au rythme des chassés-croisés des comédiens. Mais le personnage principal est Figaro, incarné par le sociétaire de la Comédie-Française Denis Podalydès, que Jacques Weber considère comme "l'un des plus grands acteurs français". Restituant avec brio le texte plein de finesse et de sensibilité de Beaumarchais, il donne à l'oeuvre de Weber l'éclat qui a fait la réputation de l'écrivain du siècle des Lumières. Pour compléter ce casting de "stars", Weber a fait appel à deux acteurs plus jeunes. Céline Sallette joue Suzanne, fiancée puis épouse de Figaro. Stanlay Weber, son propre fils, incarne d'abord Chérubin, puis, 20 ans plus tard, coiffé d'une énorme perruque jaune, Léon, fils naturel de Chérubin et de la comtesse. "Dans son célèbre opéra, explique Jacques Weber, Mozart donne le rôle de Chérubin (qui symbolise Cupidon, dieu de l'amour) a une femme soprano, ce qui en fait un être ambigu dont la fragilité sert d'excuse à la comtesse et à Suzanne pour justifier leur émoi". Il a préféré faire de Chérubin "un beau mec, un petit bout de sexe", plein de virilité. Jacques Weber mène ainsi à bien un projet vieux de trois ans, monter la trilogie qui comprend "Le Barbier de Séville", "Le Mariage de Figaro" et "La Mère coupable". "Il aurait fallu six à sept heures pour filmer intégralement ces trois pièces", souligne le producteur Jean-Pierre Guérin, qui a investi 3 millions d'euros dans ce téléfilm. Selon Jacques Weber, "La Mère Coupable", dont l'action se situe 20 ans après le mariage de Figaro, est une pièce de plus de trois heures, qui rebuterait le téléspectateur le plus assidu. Les auteurs ont délibérément sacrifié des pans entiers des trois pièces, pour se concentrer sur la "folle journée" du mariage de Figaro et les chassés-croisés qui l'accompagnent. "Nous avons renoncé aux intrigues secondaires pour nous concentrer sur la situation que vivent, en parallèle, deux couples: celui formé par le Comte Almaviva et la Comtesse et celui constitué par Suzanne et Figaro", note Jacques Weber.
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