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"La Résistance", une passionnante série documentaire pour France Télévisions, diffusée sur France 2 les 18 et 19 février, sur France 5 à partir du 22 février, retrace cette période de l'histoire de France à travers la société civile, en s'appuyant sur les derniers travaux des historiens qui s'efforcent de sortir de "la légende rose" et de "la légende noire". La première période est "celle de la légende rose", avec la vision gaulliste de l'après-guerre du "tous résistants", rappelle l'historien Denis Peschanski, dont les travaux ont alimenté le travail de Christophe Nick, à l'origine du projet. Plus tard, avec le film de Marcel Ophuls "Le Chagrin et la pitié" (1969) et le livre de l'Américain Robert Paxton "La France de Vichy" (1973) se substitue "la légende noire", vision d'une France majoritairement peuplée de collaborateurs, ajoute l'historien. Depuis quelques années, les historiens nuancent ces analyses, en étudiant la société civile. Soixante ans après ces événements, "on est dans une phase où l'histoire sort de la passion", déclare Christophe Nick. France 2 diffuse les 18 et 19 février à 20H50 deux documentaires fictions de 90 minutes, qui mêlent images d'époque tirées d'archives privées pour la plupart et reconstitutions fondées sur des faits authentiques. Le premier volet est consacré à la résistance à l'Ocupation et le deuxième à la résistance face à la Shoah. Pour France 5, la série compte quatre documentaires, diffusés les vendredis à 15H30 à partir du 22 février et qui font la part belle à des entretiens avec plusieurs historiens, français (Jacques Semelin, Pierre Laborie, Denis Peschanski...), anglais (Julian Jackson) et allemand (Stefan Martens). "Essayons d'échapper au poids du +Chagrin et la pitié+", déclare Pierre Laborie, dont les travaux portent sur l'opinion publique pendant la guerre. "C'est un film indispensable car il sortait d'une vision héroïque et fantasmatique, mais ce n'est pas non plus la vérité figée une bonne fois pour toute". Pour mener à bien ce projet ambitieux, Christophe Nick et son équipe sont partis "sur des mois de lecture de travaux d'historiens" et de collectes d'archives, officielles mais surtout privées, avant d'écrire le scénario. Les images tournées par les soldats allemands dans les rues de Paris montrent brièvement les regards fermés, voire de défiance, des passants. Un film tourné par de jeunes maquisards, à destination de Londres, révèle le dénuement de ces paysans, habillés en sabots de bois et dépourvus d'armes. D'autres images d'archives, toutes aussi exceptionnelles, datent du 11 novembre 1943, lorsque de jeunes gens bravent l'interdiction allemande pour aller déposer une gerbe au monument aux morts d'Oyonnax (Ain), sous les applaudissements de la population. Lorsqu'on étudie les archives et les rapports des préfets, "on s'aperçoit que le refus de la collaboration est immédiat après la défaite, mais cela ne veut pas dire que les Français étaient prêts à se battre" après l'effondrement de leur pays, explique Pierre Laborie. "Je préfère parler de société de non consentement plutôt que de révolte et il est temps de prendre en compte cette complexité". Peu à peu, cette société souterraine des résistants "va phagocyter la société légale", souligne Denis Peschansky. "Personne ne nie la collaboration", ajoute Julian Jackson. "Mais il ne faut pas voir cette période en noir et blanc. Ce sont des années grises", selon les mots de Primo Levi.
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