La grève déclenchée le 12 mai par les syndicats SNJ, FO, SNRT-CGT et SNJ-CGT à Radio France Internationale (RFI) se poursuit alors que cette radio publique est désormais formellement intégrée à la holding Audiovisuel extérieur de la France (AEF) à la suite d'un renouvellement du conseil d'administration. "La grève continue de perturber l'antenne", a indiqué à l'AFP la directrice déléguée Geneviève Goëtzinger, après une réunion vendredi du nouveau conseil d'administration de RFI, désormais filiale à 100% d'AEF. Fort de dix membres, le nouveau conseil ne diffère du précédent que par le nombre de représentants du personnel, qui passe de deux à trois. Selon la direction, un protocole de sortie de grève a été soumis aux syndicats et la direction attend leurs propositions. Les syndicats en grève s'opposent à un plan de départ qui porte sur 206 personnes, estimant que certains de ces départs seront "contraints", et dénonce la fermeture de six rédactions de langues étrangères (allemand, albanais, polonais, serbo-croate, turc et laotien). Les grévistes, qui souhaitent la médiation du président Nicolas Sarkozy, ont par ailleurs écrit au conseiller social du président Raymond Soubie, pour qu'une délégation soit reçue à l'Elysée. Les syndicats SNRT-CGT (techniciens) et SNJ-CGT (journalistes) de l'audiovisuel public ont indiqué vendredi dans un communiqué qu'ils "appuient la demande de l'intersyndicale". Enfin, les syndicats SNJ, FO, SNRT-CGT et SNJ-CGT de RFI dénoncent vendredi dans un communiqué commun la décision de la direction de RFI et de son PDG Alain de Pouzilhac de recourir à une agence de communication extérieure, Image 7, engageant ainsi des dépenses inutiles alors que RFI dispose en interne de sa propre direction de la communication.
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