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La dépouille du journaliste de la chaîne privée française TF1, Patrick Bourrat, mort dimanche au Koweït après avoir été blessé lors de manoeuvres américaines, est arrivée hier soir à l'aéroport parisien de Roissy-Charles de Gaulle, a-t-on appris de sources aéroportuaires. Le président de la République, Jacques Chirac, a demandé dimanche à l'ambassadeur de France au Koweït "de rassembler tous les éléments d'information sur les circonstances de l'accident" dont a été victime le journaliste de TF1 Patrick Bourrat et sur celles de son décès, a indiqué lundi soir la présidence de la République. "Au moment où la dépouille mortelle de Patrick Bourrat arrive en France, l'Elysée renouvelle son émotion", a souligné la présidence. "Dès qu'il a appris le décès de Patrick Bourrat, le chef de l'Etat a fait donner des instructions à l'ambassadeur de France au Koweït. Il lui a demandé de rassembler tous les éléments d'information sur les circonstances de l'accident dont a été victime le journaliste français comme sur celles de son décès à l'hôpital", a-t-on précisé de même source. Le corps, qui avait été placé dans un avion de la compagnie Kuwait Airways, a été rapatrié à 19H55 locales (18H55 GMT), a-t-on indiqué de mêmes sources. Le vice-président et directeur général de l'antenne, Etienne Mougeotte, et le directeur de l'information, Robert Namias, étaient présents à Roissy ainsi que des proches du défunt. Après les formalités administratives, la dépouille devait ensuite être escortée par des motards de la police nationale jusqu'à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce. Une cérémonie en souvenir du grand reporter sera organisée au début du mois de janvier, a indiqué TF1 à l'AFP. Patrick Bourrat, 50 ans, a été heurté samedi par un char américain. Il est décédé dimanche à l'aube après une opération effectuée par des médecins militaires américains des suites d'une hémorragie interne. La dépouille avait été placée dans un avion qui a quitté le Koweit à 13H00 locales (10H00 GMT) à destination de l'aéroport Paris Charles de Gaulle, a précisé le porte-parole à l'AFP. Patrick Bourrat, 50 ans, a été heurté samedi par un char américain. Il est décédé dimanche à l'aube après une opération effectuée par des médecins militaires américains des suites d'une hémorragie interne. Le caméraman qui l'accompagnait, Bernard Guerni, a affirmé lundi que Patrick Bourrat était mort en essayant de le prévenir qu'il y avait un danger. "Quand l'accident est arrivé, j'étais en train de filmer le passage d'un de ces chars sur un champ de mines, et Patrick Bourrat était avec le preneur de son, Elie Bonnet, derrière des barbelés", a raconté M. Guerni sur la chaîne de télévision privée LCI. Patrick Bourrat "a cru que j'étais en mauvaise position par rapport aux chars et il a voulu contourner les barbelés pour essayer de me prévenir qu'il y avait un danger", a-t-il ajouté. "Malheureusement, le char est arrivé à ce moment-là et il l'a percuté de plein fouet". Dimanche, un porte-parole militaire américain, le commandant Denton Knapp avait indiqué à l'AFP que "tout (avait) été fait pour sauver le journaliste" mais que ce dernier avait "commis une faute et elle (avait) été tragique". Le conducteur du char a été "très affecté", a ajouté le commandant Knapp, ajoutant qu'"une nouvelle politique sera édictée pour assurer la sécurité" des journalistes. Le journaliste a été évacué du champ de manoeuvres vers l'hôpital de l'armée koweitienne où les médecins avaient diagnostiqué quatre côtes cassées, selon le porte-parole de l'ambassade de France.
Il a pu parler à l'ambassadeur de France, Claude Losguardi, qui lui a rendu visite samedi, mais il s'était plaint de douleurs persistantes. "Un examen IRM pratiqué en soirée a révélé ce qui n'avait pas été diagnostiqué le matin", a dit le porte-parole, ajoutant que le journaliste a été ensuite opéré par des médecins américains. "L'opération s'est bien passée mais une hémorragie s'est déclarée" et les médecins ont "fait tout leur possible" pour tenter de le sauver, selon lui. "Patrick Bourrat voulait partir en France pour les fêtes de Noël mais l'hôpital avait conseillé de le garder encore une journée pour qu'il soit capable de voyager", a ajouté le même porte-parole. De nombreux journalistes se trouvent à Koweit pour couvrir les manoeuvres de l'armée américaine qui vont en s'intensifiant dans le nord du territoire koweïtien où les soldats s'entraînent à tirs réels. Les Etats-Unis ont déjà déployé quelque 15.000 soldats au Koweit et ont établi des camps sur presque un tiers du territoire de ce pays voisin au sud de l'Irak qui avait été envahi par les troupes du président Saddam Hussein en août 1990. Patrick Bourrat est bien connu des téléspectateurs français. Il avait longuement couvert le conflit israélo-palestinien, ayant été correspondant à Jérusalem avant d'aller à Moscou. Il a également couvert plusieurs conflit dans le monde, du Timor oriental au Kosovo en passant par la Tchétchénie et le Liban. Patrick Bourrat avait été fait prisonnier dans la région de Bassorah par les Irakiens avec un groupe de journalistes qui étaient entrés dans le sud du pays après la déroute des troupes de Saddam Hussein qui avait été boutées hors du Koweit en février 1991 par une coalition militaire conduite par les Etats-Unis. Il a fait partie récemment d'un groupe d'une vingtaine de journalistes français qui ont participé à un stage de cinq jours dans le sud de la France destiné à les préparer à travailler dans des zones de guerre.
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