
Les électeurs suisses ont clairement dit non dimanche à l'initiative populaire «200 francs, ça suffit!», qui proposait de ramener la redevance radio-TV de 335 à 200 francs par an, préservant ainsi le financement essentiel du service public SRG SSR.
Une majorité nette contre la coupe budgétaire
Avec près de 62% de votes contre, l'initiative portée par l'UDC (Union démocratique du centre) et les Jeunes PLR a été balayée. Les projections finales confirment ce rejet massif dans presque tous les cantons, y compris dans des bastions conservateurs. Ce scrutin fédéral, tenu le 8 mars, intervenait dans un contexte de débats houleux sur les médias publics en Europe. Pour les partisans du statu quo, ce résultat est un signal fort en faveur d'une information indépendante et pluraliste.
Contexte et arguments des promoteurs
La redevance, prélevée sur tous les ménages et entreprises, génère environ 1,7 milliard de francs annuels pour SRG SSR, qui opère les radios et télévisions publiques comme la RTS en Suisse romande. Les promoteurs de l'initiative dénonçaient un système «archaïque et surdimensionné», arguant que les streaming et offres privées suffisent désormais. Ils visaient une privatisation accrue et une réduction des coûts pour les citoyens, dans un pays où la redevance est l'une des plus élevées d'Europe.
Les défenseurs du service public triomphent
Opposants, issus de la gauche, du centre et même de certains libéraux, ont mis en avant le rôle vital de SRG SSR pour les régions rurales et alpines, où la réception satellite reste cruciale. Sans cette manne, des suppressions d'emplois et une perte de diversité régionale étaient redoutées. «Un oui aurait fragilisé notre paysage audiovisuel unique», a réagi un porte-parole de la SSR. Ce vote coïncide avec d'autres décisions: oui à l'imposition individuelle des couples, non à un fonds climat.
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