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La télévision arabe MBC a suspendu hier la diffusion de la version arabe de l'émission "Big Brother" qui voit des jeunes des deux sexes cohabiter devant les caméras, ce programme ayant suscité de vives protestations à Bahrein où il était produit. "Une décision de suspendre l'émission a été prise aujourd'hui" lundi, a déclaré à l'AFP un porte-parole de la Middle East Broadcasting Center, groupe à capitaux saoudiens. "Soucieuse de ne pas être à l'origine de divisions, la MBC a décidé de surseoir à la production de l'émission Big Brother depuis le royaume de Bahrein, afin de l'évaluer pour qu'elle soit compatible avec la politique de la chaîne", a confirmé la MBC dans un communiqué. Elle a justifié cette décision, prise "en concertation avec le ministère bahreini de l'Information", par "le tollé" provoqué par l'émission dans le pays. "Par ce sacrifice (...), la MBC a voulu ne pas s'exposer, par ses programmes et émissions, à l'accusation de nuire aux valeurs et traditions arabes, car elle se considère comme la chaîne de la famille arabe", poursuit le communiqué. Douze concurrents de différentes nationalités arabes participaient à Big Brother, une émission lancée en 1999 aux Pays-Bas puis diffusée dans de nombreux pays, dont la France où l'émission avait été baptisée "Loft Story". Les jeunes hommes et jeunes femmes originaires des pays arabes vivaient séparément dans une villa mais pouvaient se réunir dans le salon, la cuisine et le jardin pour tester leur capacité à cohabiter. Filmés, ils étaient jugés par les téléspectateurs qui devaient choisir le gagnant de l'émission. La MBC, à capitaux saoudiens, avait commencé en février à diffuser sur sa chaîne MBC2 l'émission tournée dans une station balnéaire de Mouharraq, la deuxième plus grande île de l'archipel de Bahrein. Mais "Big Brother" a suscité des remous dans ce petit pays du Golfe. Sept députés avaient annoncé avoir demandé à interroger le ministre de l'Information Nabil Hamr sur l'émission qui violait, selon eux, les valeurs islamiques et arabes en autorisant la cohabitation entre les deux sexes en dehors des liens du mariage. "Nous n'acceptons pas que l'émission soit tournée à Bahrein car elle est contraire à nos traditions", avait déclaré le député Mohamed Khaled, du groupe islamique Forum National, proche des Frères musulmans. Interrogé par l'AFP après la suspension de l'émission, l'un de ces députés, Adel Al-Mouawda, a estimé que "c'est une bonne décision qui témoigne de la sagesse de la chaîne (...), surtout que l'émission n'est ni culturelle, ni utile". Vendredi, un millier de personnes, en majorité des islamistes, avaient manifesté à Manama contre la diffusion du programme. La MBC a défendu lundi son émission, affirmant qu'elle était plus réaliste que les multiples séries et films diffusés par les autres chaînes de télévision arabes. "Tout produit nouveau demande du temps pour être accepté. Dans certains cas, il est mal interprété", souligne le communiqué. Un responsable bahreini a déploré la décision de la MBC de suspendre l'émission dont la production pourrait, selon lui, être transférée dans un autre pays. "Nous respectons la décision de la société productrice de l'émission", a déclaré à l'AFP ce sous couvert de l'anonymat, indiquant que cette décision avait été précédée d'une rencontre dimanche entre des responsables de la MBC et M. Hamr. Il a salué "le courage" des responsables de la MBC qui n'ont pas cherché, selon lui, à "nuire aux valeurs ou aux traditions" arabes. "C'est une décision regrettable (...) qui aura des conséquences sur l'attrait des investissements" étrangers à Bahrein, a conclu ce responsable.
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