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Depuis l'arrivée de Vladimir Poutine au Kremlin il y a 4 ans, le paysage médiatique russe a été transformé. La reprise en main des télévisions s'avère aujourd'hui payante pour le "candidat numéro un", omniprésent sur les écrans, alors que ses rivaux y sont ignorés ou dénigrés. Grand favori de l'élection de dimanche avec 70% d'intentions de vote, Vladimir Poutine a refusé de débattre à la télévision avec ses rivaux et a renoncé au temps d'antenne octroyé gratuitement à chaque candidat. Mais il domine de loin ses adversaires dans les médias, s'octroyant 69% des mentions des candidats sur les chaînes de télévision et 68% dans la presse écrite, selon une étude de l'Union des journalistes menée entre le 22 février et le 6 mars. Et la couverture de son activité est toujours favorable sur les deux grandes chaînes publiques: il offre des fleurs aux femmes le 8 mars, ouvre une route en Extrême-Orient russe ou se promène en uniforme à bord d'un sous-marin pour assister à des manoeuvres militaires "sans précédent". Un tir d'essai de missiles balistiques en sa présence est annoncé en grande pompe, mais son échec sera passé sous silence. Et, le 12 février, les Russes ont eu droit à une intervention de 29 minutes du président devant ses agents électoraux, transmise en direct sur la chaîne publique Rossia. Ses adversaires ont dénoncé une "violation monstrueuse" de la loi électorale et la même chaîne a transmis ensuite en direct cinq minutes de discours du candidat communiste Nikolaï Kharitonov et une rencontre de la candidate libérale Irina Khakamada avec ses agents électoraux. Un passage critique à l'égard de M. Poutine en a disparu "pour des raisons purement techniques", selon Rossia. On ne voit presque pas au petit écran le nationaliste Sergueï Glaziev en campagne, mais il a fait l'objet de reportages accusant ses collaborateurs d'acheter les signatures nécessaires pour l'enregistrement de sa candidature. Toutes les chaînes ont refusé de diffuser les spots électoraux d'Ivan Rybkine, candidat anti-Poutine soutenu par l'oligarque en exil Boris Berezovski, avant qu'il ne jette l'éponge le 5 mars. L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a critiqué dans un rapport publié cette semaine "une couverture médiatique dominée par le président sortant" ainsi que "l'absence générale des médias critiques qui posent des questions" sur l'activité du chef de l'Etat. La chaîne NTV, jadis indépendante mais passée sous la coupe du Kremlin, a renoncé à organiser les débats en direct aux heures de grande écoute en estimant qu'ils n'intéresseraient pas les électeurs. Le principal élément de la campagne visible dans les médias sont des spots appelant les Russes à se rendre aux urnes. Ces derniers rappellent beaucoup les clips électoraux du parti pro-Kremlin Russie Unie qui a fait un raz-de-marée aux législatives du 7 décembre. De nombreux sondages montrent que les Russes font très peu confiance aux médias et trois sur quatre sont pour l'introduction de la censure. "Les gens veulent des médias à la soviétique. Avec Poutine, ils s'habituent au fait que c'est l'Etat qui a toujours raison" et pas les journalistes critiques, estime Alexeï Levinson, sociologue de l'institut de sondages indépendant Levada. "Les médias ont perdu l'influence qu'ils avaient au début des années 90. Certes, ils mentaient, mais il y avait auparavant un pluralisme dans le mensonge. Aujourd'hui l'Etat l'a monopolisé", conclut le politologue Boris Kagarlitski.
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