Anciens ré-émetteurs analogiques

C Coplan
Et oui mon cher Colorix.
C'est ainsi. Diffuser de la radio, de la télévision ou plein d'autres signaux coûte cher. Dès lors que "ça ne rapporte" plus assez... on se détache.
Aujourd'hui tout est "comptable" !
K kiki37
Beau reportage ! merci nono smiley
Mais pourquoi Towercast a-t'il construit un nouveau pylône au lieu de se servir de l'ancien ? Quel gaspillage smiley
N6 nono 63
Celui-ci appartient à TDF et l'opérateur choisi pour Brive centre est Towercast qui possédait déjà un pylône pour diffuser la FM alors ils y ont rajouté la TNT dessus .

Sauf qu'il est assez éloigné en direction par rapport au centre ville .

TDF a simplement perdu le marché sur cette zone et le télespectateur en fait indirectement les frais , ré-orientation de l'antenne UHF au mieux ou parabole pour les nouvelles zones d'ombres .smiley
K kiki37
Voici un document rare : ce n'est pas une photo d'émetteur, mais la liste de tous les émetteurs français en janvier 1965 que je vous ai photographié en haute résolution .car impossible à scanner, le document faisant 107,5 x 77,5 cm !
enregistrez le et zoomez, ça reste lisible smiley
https://ahp.li/a0749bbbfb0473cfc806.jpg

un aperçu ▼
Image
C Coplan
Waouh !

Ah oui, c'est vraiment une archive. On voit nettement que la "1" était partout, mai pas la "2" ! smiley Et bien sur pas question de 3 et autres.

Je garde précieusement une édition de la Documentation Professionnelle qui date aussi, mais plus récente. Il faudrait que je remette la main dessus. Un bel ouvrage très détaillé donnant la liste des émetteurs ET des ré-émetteurs. Il me semble que cet éditeur n'existe plus, mais pas sur.
C Colorix
Oui cher Coplan, au 1er janvier1965, date de cette belle carte (merci à kiki37), le réseau principal de la Une était (enfin) terminé depuis 3 ans (en 1961), avec plusieurs années de retard dues aux restrictions du Ministère des Finances qui avaient retardé nombre d'émetteurs dans les années 50.

Pour seul exemple le régional de Nantes (20 kW), initialement prévu en 1957, sera mis en service avec trois ans de retard, en avril 1960. Seule la ville de Nantes avec sa proche banlieue se contenteront d'un petit 50 watts pendant ces trois longues années.

La Deux, quant à elle, venait de naître en 1963 et avait commencé, dans Paris et deux ou trois autres villes, en 1964.

Je trouve même que la liste "Chaîne 2" que l'on voit sur la carte de kiki37 me semble assez fournie par rapport à la réalité de son réseau au 1er janvier 1965. A mon avis cette liste comporte les émetteurs prévus pour cette année 1965.

D'ailleurs, pour se rattraper de son précédent retard à avoir équipé l'Ouest, la RTF devenue l'ORTF avait mis en service, justement, l'émetteur de Nantes dès septembre 1965.

Quant à la Trois, bien plus tard (début 1973), elle avait été créée bien plus tôt que prévu : c'était une décision politique de Jacques Chaban-Delmas, alors Premier Ministre, suite à la position ferme du Président Pompidou en faveur du monopole face à des projets de chaîne privée, notamment TMC étendue à toute la France sous le nom de "Canal 10" avec le soutien discret de Valéry Giscard d'Estaing. Celui-ci devenu président, choisira ce système "mi-chair mi-poisson" de chaînes concurrentes mais publiques (toutes dévouées à sa cause) mettant fin à la belle harmonie de la "complémentarité des programmes" chère à l'ORTF : trois programmes de type totalement différent sur les trois chaînes à un même moment.

On a souvent dit qu'il avait fallu 20 ans à la Une pour couvrir le territoire, 15 ans pour la Deux et 10 ans pour la Trois.

Il a aussi fallu 7 ans pour construire le 4ème réseau, celui de TF1 Couleur, entre début 1976 et 1982. Et encore, normalement il était prévu sur huit ans, Télé Diffusion de France avait pu faire dégager des crédits pour accélérer le rythme de cette "duplication".

C'es délais variables sont un peu logiques : pour créer le premier réseau, il avait fallu tout construire et même choisir les sites d'émission, les aménager, équiper émetteurs et pylônes, négocier avec les P.T.T. pour avoir des faisceaux hertziens, etc.

Pour la Deux, il avait fallu "seulement" (si l'on peut dire) caser ses nouveaux émetteurs UHF au côté des VHF 819 lignes dans les centres principaux et monter (et raccorder) les antennes au-dessus de celles en VHF à 100 ou 200 m d'altitude dans les émetteurs principaux, puis compléter le réseau avec des émetteurs intercalaires entièrement à construire eux aussi.

Quant à la Trois et à TF1 Couleur, il n'y avait eu "qu'à" installer leurs émetteurs et les relier aux faisceaux hertziens et aux antennes de la Deux avec des multiplexeurs.

Voilà brièvement résumées les raisons pour lesquelles ces réseaux ont mis un certain temps à se mettre en place sur notre territoire qui, comparé aux autres pays européens à cette époque (l'Allemagne étant plus petite, non encore réunifiée), était bien plus vaste à "mailler" que tous ses voisins.
Édité par kiki37 le 21/09/2018 à 10:29:14
C Coplan
Oui Colorix.

De nous tous, je crois que tu es un de ceux, pour ne pas dire celui, qui en connait le plus sur l'histoire de la télévision en France.

Et tu as raison de mettre l'accent sur l'implantation de la "1" en 819 lignes qui prenait le relais du 441. J'étais lycéen lorsque la Tour a brûlé. C'était le spectacle du jour dans la cour du Lycée Janson de Sailly !

La construction de ce premier réseau, en VHF , tu l'as dit, a pris 20 ans. Celui du deuxième réseau en UHF en a pris moins puisque les pylônes étaient déjà en place. Sauf que tu ne précises pas qu'il a fallu créer des intercalaires à cause de la portée moindre des UHF.

Je crois me souvenir d'avoir lu, ici peut-être, que la première chaine VHF portait très loin. Des orléanais captaient la Tour à plus de 100Km ! On en a parlé ici.

Ensuite les choses se sont accélérées. L'arrêt du 819 a ouvert la voie à une chaine à péage... en VHF

Aujourd'hui tout est un UHF, rétrécie de 470 à 700MHz, tout en numérique et une bande VHF vide de chez vide que l'on n'arrive pas à occuper. Les longueurs d'ondes VHF sont trop longues pour les opérateurs téléphonie pourtant très gourmands !

Quelle accélération depuis les débuts en 441 lignes autour des années 40. Je n'étais pas là ou pas en mesure de regarder le petit écran ! La TV n'est entrée chez moi qu'au moment du lancement de "c3" que je voyais en N&B alors qu'elle a été lancée directement en couleurs !

Les "jeunes" d'aujourd'hui, ce n'est pas péjoratif, n'ont pas idée de cette fantastique aventure !
Édité par Coplan le 20/09/2018 à 23:42:01
C Coplan
N'oublions pas nos voisins qui roulent à gauche qui ont très longtemps regardé la télévision en 405 lignes et en Bande I.

Qui n'a pas remarqué ces antennes immenses, presque toutes en verticale, sous forme de simple dipôle, omni-directionnel par nature, de X, de H. Il y en a même eu à 3 éléments.

Dommage pour nos amis à plumes et à ailes. La verticalité ne favorisait pas leur repos ! smiley

Je crois qu'aujourd'hui les britanniques ont abandonné la Bande I Et peut être la III pour tout mettre en Bandes IV et V, mais en majorité en polarisation verticale.
Édité par kiki37 le 07/11/2018 à 11:50:21 — Raison : mot manquant
N6 nono 63
Un très grand merci à notre ami Kiki37 pour le partage de ta photo de cette rare et précieuse carte Portenseigne , un vrai collector que tout le monde ici t'envie !

Je vais étudier ça de près , très intéressant , tu as des trésors dans tes archives !
C Coplan
Je me suis plongé dans mes cartons et, tenez vous bien, j'ai remis la main sur mon "répertoire des émetteurs et réémetteurs radio télévision" ! C'est la 6ème édition de novembre 1977 ! Fichtre 41 ans !

De mémoire il me semble n'avoir jamais pu me procurer une édition plus récente. Pas sur, mais c'était réservé aux "professionnels". Pourtant c'était une mine d'or pour l'époque.

Ce sujet m'incite à ne pas le détruire. Il était dans un carton "à trier" avant déchetterie ! smiley

J'ai recherché sur Internet et je n'ai pas trouvé traces de l'éditeur qui se trouvait dans le 19ème arrondissement de Paris au 6 rue des Ardennes. J'ai même le prix : 94.20 Frs (14.36€).

[EDIT]
Je vais essayer de faire une photo de la carte Normandie. Il y a une par région anciennes. Je verrai avec Kiki comment les mettre en ligne agrandissables. Parce que là... je ne sais pas comment le faire.
Édité par Coplan le 21/09/2018 à 00:48:39
K kiki37
Coplan a écrit
Je crois me souvenir d'avoir lu, ici peut-être, que la première chaine VHF portait très loin. Des orléanais captaient la Tour à plus de 100Km ! On en a parlé ici.

Effectivement, j'avais - dans les années 70 - un client à Tours qui avait fait une installation spéciale avec grand mât haubané pour capter la Tour Eiffel avant l'implantation de l'émetteur de Mayet-Le Mans (dont je vais parler très prochainement...). Ce mât était équipé d'une longue antenne VHF et d'un préampli...à tubes !!! J'ai vu le matériel, mais je ne l'ai pas vu fonctionner et le mât était en cours de démontage. Le client m'a dit toutefois que sa réception n'était pas constante.
M mw963
Merci de ma part aussi a kiki37 pour cette carte et liste magnifique! Je me demande si kiki37 pourra peut être faire une image de la liste en bas toute seule, pour avoir un peu plus de clarté....? Comme on dit on anglais,
Édité par mw963 le 21/09/2018 à 12:01:34
K kiki37
[QUOTE=mw963;54693]Merci de ma part aussi a kiki37 pour cette carte et liste magnifique! Je me demande si kiki37 pourra peut être faire une image de la liste en bas toute seule, pour avoir un peu plus de clarté....? Comme on dit on anglais,
M mw963
Parfait. Merci kiki37.
C Colorix
Colorix a écrit (...) la liste "Chaîne 2" que l'on voit sur la carte de kiki37 me semble assez fournie par rapport à la réalité de son réseau au 1er janvier 1965. A mon avis cette liste comporte les émetteurs prévus pour cette année 1965. (...)


kiki37 a écrit Bonjour Martin, c'était prévu, c'est lisible mais pas très net ►https://ahp.li/67afa37e6d26a6baaa86.jpg


Au vu de l'agrandissement de la liste desémetteurs, en effet celle de la Deuxième Chaîne comporte :

1) Les émetteurs mis en service en 1964 : Caen, Clermont-Ferrand, Lille, Lyon Fourvière, Lyon Pilat, Marseille, Paris, Pic de l'Ours, St-Etienne

2) Ceux prévus pour le 1er semestre 1965 : Brest, Hyères, Le Havre, Limoges, Metz, Mulhouse, Nantes, Nice, Pic du Midi, Rouen, Strasbourg, Toulon, Troyes

3) Ceux prévus pour le 2ème semestre 1965 : Bordeaux, Boulogne, Chambéry, Gex, Grenoble, Longwy, Mézières, Nancy, Reims, Rennes, Toulouse.

C'était une assez belle liste de départ pour ce tout nouveau réseau, et répartie, c'est à signaler, dans plusieurs régions disséminées sur le territoire pour donner l'impression de ne favoriser aucune en particulier.

Il n'en sera pas de même dix ans plus tard avec la Troisième Chaîne, qui sera mise prioritairement en service dans les régions frontalières pour contrer la concurrence des chaînes étrangères, notamment les francophones Télé-Luxembourg, TMC, TSR et RTB.
N6 nono 63
On peut y voir le projet d'un puissant émetteur sur le sommet de l'Auvergne au Puy de Sancy , qui n'a jamais eu lieu et qui a été transféré sur le sommet du Limousin au Mont Bessou .

J'espère que Colorix pourra nous en dire plus à ce sujet lors de la visite future des émetteurs du Massif-Central...
B BAISIN
En 1964, il y avait 2 fois plus d' émetteurs en VHF bande I( canaux F2 et F4 norme E ), 20 ans plus tard, la moitié ont été réutilsés pour le 4 ème réseau TDF( C+ analogique ), et l' autre moitié, passée en bande III( exemple de Limoges Les Cars, et Troyes les Riceys )


Je remarque que la plupart des relais VHF implantés dans les départements Alpins sont mentionnés " expérimentaux " par la RTF, en 1964/1965.


Pour les émetteurs des voisins, je remarque le mythique canal E4 de la Dole Barillette, que certains captaient, par écho, à Grenoble !



Et l' émetteur Ligure situé au dessus de Bordighera, et San Remo, qui utilise le surprenant canal Italia C ou E4 A, en Bande I VHF élargie jusqu' à 88 Mhz(82,25 Mhz/87,75 Mhz ), en norme CCIR pour l' Italie( ce canal a été, aussi utilisé sur l' émetteur de EREMO Torino, jusqu' en 2007, ou 2008, environ, et qui portait très loin ! )
M mw963
nono 63 a écrit On peut y voir le projet d'un puissant émetteur sur le sommet de l'Auvergne au Puy de Sancy , qui n'a jamais eu lieu et qui a été transféré sur le sommet du Limousin au Mont Bessou .

J'espère que Colorix pourra nous en dire plus à ce sujet lors de la visite future des émetteurs du Massif-Central...


Idem pour Le Canigou (66).
C Colorix
BAISIN a écrit (...) l' émetteur Ligure situé au dessus de Bordighera, et San Remo, qui utilise le surprenant canal Italia C ou E4 A, en Bande I VHF élargie jusqu' à 88 Mhz(82,25 Mhz/87,75 Mhz ), en norme CCIR pour l' Italie( ce canal a été, aussi utilisé sur l' émetteur de EREMO Torino, jusqu' en 2007, ou 2008, environ, et qui portait très loin ! )


smiley A la découverte du "canal C" italien

Précisons d’abord qu'en radio-télévision la bande I s'arrête à 68 MHz.

La bande II, assignée à la radiodiffusion, s'étend de 87,5 à 108 MHz.
Elle est abusivement appelée "bande FM" car c'est le procédé de la modulation de fréquence qui a été finalement adopté par tous les pays du monde, après des années d'expériences parallèles, dans cette même bande II, en modulation de fréquence et en modulation d'amplitude.

Ce fut notamment le cas par la BBC après-guerre et c'est pourquoi officiellement, les Britanniques dénommaient cette bande "VHF".

Dans les années 70, leurs deux stations "Radio 2" (musique légère, variétés, théâtre, sports) et "Radio 1" (pop, rock pour les jeunes) se partageaient un seul réseau FM à elles deux. On entendait souvent des annonces de ce genre sur Radio 2 : "Now a play on Radio 2 on 1500 m Long Waves, and on VHF, Radio 1 with Noel Edmonds" = "Et maintenant une pièce sur Radio 2 sur 1500 m G.O. et sur la modulation de fréquence, Radio 1 avec Noel Edmonds"...

Les Allemands (de l'Ouest, à l'époque) en firent de même et la dénommèrent "Ondes Ultra Courtes" : "Ultra Kurz Wellen", en abrégé "UKW" sur les récepteurs allemands. Dépossédés de nombreuses fréquences en ondes moyennes à la fin de la guerre, ils s'étaient très rapidement tournés vers cette technologie par ailleurs parfaitement adaptée à leur fonctionnement fédéral, très régionalisé, notamment en radio-télévision : alors que seules quelques grandes villes disposaient d'un émetteur ondes longues ou moyennes (Berlin, Stuttgart, Francfort, Münich...), chaque Land put ainsi très rapidement mettre en place ses propres réseaux de radio, notamment de musique classique et d'informations régionales, très prisées du public allemand.

Dans les années 50, les Français, pour se distinguer des autres (une fois de plus !) décidèrent (pendant longtemps) de l'appeler "Gamme M.F." smiley alors que d'autres pays, une fois la modulation de fréquence bien implantée au niveau mondial, adoptèrent le sigle "F.M." pour les émissions en... "Fréquence Modulée", adaptation francophone logique de la terminologie anglophone "Frequency Modulation". Dans des anciens "Semaine Radiophonique" on retrouve le terme "Fréquence Modulée" sous les fréquences des émetteurs allemands reçus en Alsace.

Ces précisions réjouissantes apportées, il en découle que toute émission de radio-télévision qui se trouve entre 68 MHz et 87,5 MHz en Europe de l'Ouest est "hors bande" (en ex-URSS, la bande attribuée par l'OIRT - Organisation Internationale de Radio -Télévision, équivalent de l'UER, allait autrefois de 65 à 74 MHz, et au Japon elle va de 76 à 95 MHz). Notre ancien "canal C" italien était donc hors bande, et non pas en bande I ni en bande II.

smiley Pourquoi ces fréquences bizarres, 82,25 MHz pour la vidéo et 87,75 MHz pour l'audio ?

Tout simplement parce qu'à la fin de la guerre de 1939-1945, les Américains avaient testé près de Turin un ancêtre de notre actuelle "prévention des dommages collatéraux" lors de la reprise de Turin occupée : un émetteur de télévision, installé sur les hauteurs voisines, les collines dites de l'Eremo, permettait aux bombardiers américains de mieux situer les objectifs et d'épargner les habitations, hôpitaux etc. C'était purement expérimental et l'on n'a pas de détails sur la façon exacte dont çela se passait. Ces éléments ont été révélés au moment de l'arrêt de l'analogique à Turin et au passage à la TNT.

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Vus du centre-ville de Turin, les deux pylônes sur les collines de l'Eremo
Document © www.radiomarconi.com


Une fois Turin libérée, les Américains préférèrent laisser sur place cet encombrant matériel et l'offrir aux Italiens. Cet émetteur à la norme M nord-américaine (525 lignes, canaux de 6 MHz, 30 images/seconde sous secteur en 60 Hz) avait été construit par General Electric avec les fréquences du canal A6 américain : vidéo 83,25 MHz - audio 87,75 MHz.

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L'émetteur General Electric (canal A6) laissé par les Américains à la fin de la guerre
Document © www.radiomarconi.com


Les Italiens, pour l'adapter aux conditions de fonctionnement en Europe (sous secteur 50 Hz, définition passant à 625 lignes avec canal de 7 MHz), n'eurent qu'à seulement abaisser la fréquence vidéo de 1 MHz, celle en audio restant sur 87,75 MHz dans la bande II assignée à la radiodiffusion. Après quelques expériences à Rome et Milan en 441 lignes et bande I sous Mussolini, abandonnées pendant la guerre, cet émetteur devenait donc le premier du futur réseau de télévision en 625 lignes norme B de la RAI, qui démarrera officiellement en 1952 après plusieurs années d'expérimentation à Eremo.

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L'émetteur modifié en cours d'essais sur le canal C
par les techniciens de la
RAI en juillet 1949

Document © www.radiomarconi.com


smiley Pourquoi ce nom de "canal C" ?

Tout simplement parce que l'Italie étant un pays géographiquement étroit, les ingénieurs de la RAI, au lieu d'adopter les canaux E2 à E4 en bande I et E5 à E10 en bande III, décidèrent de sacrifier des canaux dans ces deux bandes pour permettre un voisinage plus facile d'émetteurs régionaux, sans interférences mutuelles sur des canaux jointifs : en bande I au lieu des trois canaux il n'y en eut plus que deux, baptisés "canaux A et B", et cinq au lieu de six en bande III : "canaux D à H" - un 7ème (le "canal H1") étant rajouté par la suite à la place des E11 et E12.

C'est donc fort logiquement que ce canal situé entre les bandes I et III en Italie reçut la lettre C. Toutefois, du fait de ses caractéristiques, seul l'émetteur principal de Turin fut autorisé à l'utiliser avec une puissance de 16 kW crête-image et de 3,2 kW pour l'audio, soit environ 100 kW P.A.R. Ce canal était utilisé uniquement par des émetteurs de faible puissance dans le reste de l'Italie, dont, justement, Bordighera. Mais ce dernier fut dès que possible remplacé par un émetteur UHF pour éviter les interférences avec les radio-communications utilisant en France voisine les fréquences comprises entre 68 et 87,5 MHz (divers services publics, notamment : EDF, SNCF, police, pompiers...). Quelques télévisions locales privées italiennes, lorsqu'il n'y avait pas d'autre canal disponible, l'utilisèrent aussi, mais toujours avec de faibles puissances.

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Surmontée du panneau UHF large bande favori des antennistes
turinois, une antenne canal C avec dipôle à
gamma match de 1,75 m

Document © www.radiomarconi.com


On notera aussi, qu'un autre pays, pendant plusieurs années, a utilisé le canal C : l'Albanie, qui auparavant, jusqu'à la fin des années 70, utilisait dans sa capitale de Tirana un émetteur expérimental de 20 Watts sur le canal R2 (vidéo 59,25 MHz - audio 65,78 MHz). Celui-ci sera remplacé par la suite par un émetteur de 50 Watts sur le canal C. Plus tard, dans les années 80, lors du développement du réseau dans tout le pays, Tirana émettra sur ce canal C avec une P.A.R. de 100 kW.

Un amateur de DX-TV, Hepke van der Ploeg, a enregistré plusieurs fois ce canal C albanais aux Pays-Bas il y a plusieurs années, voir ici (durée 37 secondes).

Entre temps, de son côté la RAI avait mis en service pour les nouveaux téléviseurs, non équipés du canal C, un autre émetteur RAI Uno à Eremo sur le canal 55 UHF avec 400 kW de P.A.R. Alors qu'au moment du passage (très tardif) à la couleur PAL à la fin des années 70, le canal C est passé sans problème au PAL, il n'en a pas été de même avec les émissions en stéréo, les équipements étaient de conception trop ancienne pour être modifiés en conséquence.

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Vue rapprochée des deux pylônes de Turin - Eremo. Les antennes du canal C sont sur
celui de droite, juste sous le cylindre UHF torsadé, et au-dessus de celles de la radio FM.

Document © www.radiomarconi.com



Depuis, en raison du très grand nombre de chaînes privées en Italie, la TNT émet aussi en bande III, mais comme pour la bande I, le canal C a été définitivement abandonné après une soixantaine d'années de fonctionnement.

Lorsque le "Tour de France" sera arrivé à sa dernière étape (via l'Algérie de l'époque du 819 lignes de la R.T.F. et le Maroc de celui de la TELMA), il sera très intéressant de partir à la découverte de l'histoire de la télévision dans les autres pays, et notamment l'Italie.

De nombreux éléments qui précèdent (notamment les photos et les détails historiques), proviennent du fabuleux site italien www.radiomarconi.com, particulièrement complet et détaillé, auquel il convient de rendre hommage. smiley

Si votre navigateur traduit les pages internet, même imparfaitement, n'hésitez pas à aller vous y promener, il comporte des illustrations d'un intérêt historique certain.
Édité par Colorix le 23/09/2018 à 18:51:13
N6 nono 63
Merci Colorix pour le partage de tes connaissances , effectivement il y aura bcp de choses à dire sur les nombreux émetteurs italiens .

Donc pour les frontaliers de l'Italie , il était courant d'entendre la Rai TV1 sur la bande FM !
N6 nono 63
Lors d'une visite sur un site numérisé , il y avait un "vestige ! " du temps de l'analogique , une armoire en préfabriqué qui contient encore du matériel qui ne doit pas intéresser grand monde puisque personne ne l'a pris !

Comme elle n'est pas fermée , je l'ai ouverte , il y aurait pu y avoir un cadavre dedans mais non !

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Je laisse les spécialistes décrire le matériel ( il y a du Portenseigne !) , je pense que c'était destiné à recevoir et ré-émettre La5 et M6 .
B BAISIN
Pour cet ancien " gap filler ", je remarque un récepteur analogique Portenseigne marqué " TV5 " !

A la Motte d' Aveillans( près de Grenoble ), il y avait un recepteur identique pour capter la 5, puis ARTE, mais sans signal double son !

Avec des Darlington de très faibles puissance.

Quant à EREMO, je suis persuadé que c'était bien le signal de la RAI sur le canal C( appellé, aussi E4 A ), avec sa porteuse son, capté sur un autoradio FM BLAUPUNKT, en lieu et place de l' Eurosignal, en 1983, au Col de Manse, au dessus de GAP, sans variation de niveau( a GAP, EDF et SNCF devaient se "tirer les cheveux " si ce DX TV provoquait des QRM.

Donc, en 1945, ce signal expérimental était en norme M, en 525 lignes 60 Hz ! Mais pas avec de la couleur NTSC 3,58 ! Sur le canal A 5 !

La RAI reprend cet émetteur "pionnier " en 1952, en norme CCIR B, et la couleur NTSC 3,58 voit le jour, l' année suivante, dans les studios de la RCA.

EREMO diffusait encore la RAI 1, en 2007 sur ce canal. Mais les multistandards analogiques Français( THOMSON, RADIOTECHNIQUE, ) ne captaient pas cet émetteur, avec le chassis ICC 4 THOMSON, la version multi couvrait ces fréquences( optimisée pour les canaux interbande inférieure, entre 68 et 85 Mhz, utilisés encore, semble t ' il par certains réseaux cablés BELGES, qui ont conservé de l' analogique. A Verviers, le canal Mosaique est sur 83,25 Mhz ! ). Pour certains PLL, il faut s'accorder sur le canal 15 en CCIR, y compris les tous derniers TV 4K qui ont conservé un tuner analogique uniquement B/G et D/K !
Édité par BAISIN le 24/09/2018 à 19:03:03
K kiki37
En revenant de Saint-Calais (Sarthe),(à visiter ici) par "le chemin des écoliers", j'ai traversé le joli village de Courdemanche où j'ai aperçu au loin un pylône de télévision

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Bien sur, je suis allé sur le site, à "La Pochardière"

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des panneaux émetteurs et une antenne de réception "bec de canard"

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la liaison avec le bâtiment...

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qui date du temps de Télédiffusion de France

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La porte n'était pas fermée ! j'ouvre , et là plus d'émetteur ! les fils pendouillent , non raccordés smiley

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Seule subsiste l'alimentation électrique !

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l'émetteur qu'il y avait était celui-ci

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sa puissance était de 0,0010 kW et réémettait TF1, France2 et France3 sur les canaux 46H, 52H, 49H.
(source Thierry Vignaud)


Il a été arrêté vraisemblablement fin 2011. Dans le village, certaines maisons ont encore des antennes dirigées vers lui !

et pour finir, une vue du village prise du site de l'émetteur abandonné

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la galerie de photos sous ce lien
Édité par kiki37 le 10/11/2018 à 16:31:18
B BAISIN
Des 2N 3055, donc, très faible puissance !
C Coplan
Le bon vieux 3055 passe quand même 15A. Tout dépend du différentiel entrée/sortie sans dépasser 70V en sortie et 115W de dissipation collecteur.

Ca représente quand même une "certaine" puissance.

Combien de chauffeurs poids lourds alimentent leur CiBi en 12V depuis leurs batteries de 24V. Ca tient quand même pas loin de 10A ! smiley 12V 10A ça fait quand 120W si mes souvenirs de la Loi d'Ohm en se sont pas trop estompés ! smiley
Édité par Coplan le 01/11/2018 à 19:51:40
C cylindric
Et oui Coplan, loi d'ohms : R=U/I, toute ma jeunesse, les bonnes années de technique
K kiki37
Bande de techniciens curieux ! Image
vous voulez le schéma de l'alimentation de l'émetteur ? ▼


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le 30V à l'entrée est fourni par un transformateur (relié au secteur) , un pont de diodes BA37931, un fusible de 10 ampères temporisé et un filtrage réalisé par un condo de 33000 µF 48V
Édité par kiki37 le 01/11/2018 à 20:07:47
C Coplan
Merci m'sieu !

Qu'est-ce qu'on n'a pas fait avec ce transistor ! smiley Dommage qu'il ne soit plus produit. Bon il est vrai qu'il y a mieux aujourd'hui.
K kiki37
Sans parler des amplis de sono Bouyer où une ribambelle était montée en parallèle sur un radiateur géant ! (qu'est-ce que j'ai pu en changer !)
C Coplan
Et oui ! Mis à beaucoup de sauces ! C'était vraiment le 4 x 4 des transistors ! smiley

Je m'étais même amusé à en mettre un en boitier TO220 (il y en a eu) comme PA sur une CiBi. Ca marchait plutôt bien. Bon, je n'avais pas d'analyseur de spectre. J'aurais peut-être eu des surprises. Ce n'était pas un transistor HF pourtant !
Édité par Coplan le 01/11/2018 à 20:46:28
N6 nono 63
Merci Kiki pour le partage de tes belles photos , ça fait plaisir à voir et tu sais que j'aime ça moi aussi .
J julien74
Si après le passage au tout numérique on avait voulu conserver TF1/F2/F3 en analogique sur ce petit réémetteur il aurait fallut simplement mettre 3 décodeurs TNT (1 pour chaque chaîne) relié à 3 modulateurs UHF (ou même simplement des culs de magnétoscopes), on aurait même pu réutiliser les 2N 3055.

Actuellement dans ce village au moyen d'une très bonne antenne UHF avec pré-ampli on doit sûrement locker la TNT de Mayet tout proche, soit par cintrage en haut de la falaise qui fait obstacle, soit si c'est possible en pointant l'antenne vers le réémetteur si des ondes TNT de Mayet rebondissent sur la colline où se trouve le réémetteur.
K kiki37
julien74 a écrit Si après le passage au tout numérique on avait voulu conserver TF1/F2/F3 en analogique sur ce petit réémetteur il aurait fallut simplement mettre 3 décodeurs TNT (1 pour chaque chaîne) relié à 3 modulateurs UHF (ou même simplement des culs de magnétoscopes), on aurait même pu réutiliser les 2N 3055.

smileysmileysmiley Image

julien74 a écrit
Actuellement dans ce village au moyen d'une très bonne antenne UHF avec pré-ampli on doit sûrement locker la TNT de Mayet tout proche, soit par cintrage en haut de la falaise qui fait obstacle, soit si c'est possible en pointant l'antenne vers le réémetteur si des ondes TNT de Mayet rebondissent sur la colline où se trouve le réémetteur.

c'est une colline très boisée, pas une montagne ! Il n'est pas question de rebondissement !

En fait, il n'y a que 2 rues parallèles concernées et assez peu d'habitants ( une trentaine Image ) gênés et il revenait surement moins cher d'indemniser les habitants pour l'installation d'une parabole que remettre en service cet émetteur ( coûts d'exploitation et de maintenance) pour lequel il aurait peut-être aussi fallu changer les antennes ( Image)
S SAT
Puis le CSA aurait pas voulu q'un village reste avec une diffusion analogique. ..
J julien74
kiki37 a écrit smileysmileysmiley Image

Je dis juste que pour dépanner malgré la fin de la TV analogique si on veut laisser TF1/F2/F3 en analogique sur ce réémetteur c'est techniquement possible de le faire pour cette trentaine d'habitants bien sûr en veillant à ne pas utiliser des canaux UHF utilisés par la TNT dans la région.

C'est pas possible que si près de Mayet on ne puisse pas recevoir le moindre signal de Mayet sur cette commune dans ces 2 rues, la FM de Mayet y est sûrement reçue malgré que ça soit une colline et pas une montagne il n'est pas impossible que les ondes de la TNT de Mayet rebondissent sur cette colline, je pense même que c'est très probable.

Je rêverais que tu ais une mini-TV avec tuner TNT HD intégré pour faire des essais ça serait vraiment passionnant lors de tes trajets dans la région.
C Colorix
julien74 a écrit (...) C'est pas possible que si près de Mayet on ne puisse pas recevoir le moindre signal de Mayet sur cette commune dans ces 2 rues (...)



Dans certains cas, sans même changer l'antenne, la réception numérique donne de bien meilleurs résultats que l'ancienne réception analogique.

La preuve, dans l'ancienne maison familiale, où nous n'avions jamais pu obtenir mieux que ça sur le canal 65-H malgré antenne et amplification adaptés (certains dans le bourg ne pouvaient pas du tout la capter) :

Image


... et le résultat à la bascule de la TNT... inutile de dire la tête qu'on a fait en découvrant ça sur l'écran :

Image

Je ne me souviens plus du canal, il était à l'évidence plus bas que le 65, mais même en bande V quand la TNT l'utilisait encore à Nantes, toutes les chaînes avaient cette qualité.

Comme quoi, parfois le numérique passe mieux que l'ancien analogique... rien ne dit que dans ce petit village ce phénomène ne se soit pas produit comme chez nous.

Merci en tout cas à kiki37 pour ces étonnantes photos !

Édité par Colorix le 03/11/2018 à 06:06:24
J julien74
Bonjour Colorix,

J'ai une théorie là dessus: je pense que la grande majorité des réémetteurs TV analogiques qui n'ont pas été numérisés c'est parce qu'ils n'ont plus d'utilité car à présent la TNT d'un autre émetteur (sans doute l'émetteur régional) couvre parfaitement la zone en question.

Du temps de la TV analogique il y avait des zones où on pouvait capter très fortement un émetteur régional mais à cause de la topographie du terrain en cas de terrain accidenté (cuvette) ou à cause de la présence de nombreux immeubles qui masquent la vue vers l'émetteur l'image était affreuse (bien que le signal reçu soit fort) totalement couverte d'échos, d'images fantômes alors que maintenant avec la TNT dans ces mêmes endroits avec le même signal fort on capte la TNT parfaitement avec une image parfaite.

Dans ton exemple Colorix c'est le cas d'une réception directe mais le signal reçu n'était pas assez fort donnant en analogique une image neigeuse mais avec encore la couleur, une image TV analogique pas agréable à regarder qui en TNT généralement se traduit par une bonne réception avec une image parfaite.

Par contre en TNT je vois un défaut: les petits rémetteurs pas très puissant en TNT on ne capte le signal que si on se trouve pile en face de la direction visée par l'antenne d'émission alors qu'en TV analogique on captait encore bien même si on se trouvait sur les côtés de l'antenne d'émission voir même si on se trouvait à l'opposé de la direction visée par l'antenne d'émission.
C Coplan
Bonjour à tous.

Du temps de l'analogique le signal vidéo et audio était transmis tel que, sans compression. D'où des canaux de 8Mhz en Europe. Un par chaine ! Les multiples réflexions du signal sur quantité d'obstacles provoquaient des déphasages sélectifs dans les bandes passantes. Peu sensibles pour l'audio, mais beaucoup plus pour la vidéo. Malgré un "champ fort" (rien à voir avec Alain !), ces "rotations" provoquaient des annulations de certaines fréquences, des point blanc (Michel !) ou noir (Michel, mais pas le même !) (des poissons). Si elles concernaient les signaux chroma, des basculements en N&B et j'en passe.

Avec le numérique il en est tout autrement. Ce sont des suites de 0 et de 1 accompagnées de données de corrections. Le processeur travaille comme un fou pour les corriger. Tant que le taux d'erreurs reste inférieur à un certain seuil l'image est bien restituée. En plus l'oeil, associé au cerveau, est un outil génial que dame Nature nous donne et qui nous permet de compléter ces corrections. De ce fait les images que nous voyons sont superbes.

Elle est pas belle, la Vie ?
Édité par Coplan le 03/11/2018 à 16:11:46
B BAISIN
Et puis, il ne faut pas oublier que l' analogique, c'était la norme CCIR B/G, en Europe, et la norme L, en France.


Avec le numérique, c' est la norme DVB, point barre ! Partout en Europe


Certes, du DVB-T2 H 264, très répandu, du DVB-T2 H 265 en Allemagne, du DVB-T MPEG 4 HD/SD, en France, du DVB-T MPEG 2 SD en Belgique Wallone( et en Suisse, mais pour très peu de temps, pour la SSR terrestre ! ). Bref, j' ai bien fait d' acheter, en Suisse, mon petit TV portable DVB-T2 H 264, qui est rétrocompatible avec le DVB-T MPEG 4 HD/SD Français, et accessoirement le DVB-T MPEG 2 SD.
B BAISIN
SAT a écrit Puis le CSA aurait pas voulu q'un village reste avec une diffusion analogique. ..



La législation Française actuelle ne veut plus de norme L, et
n' a jamais voulu de normes CCIR B/G plus performantes, de plus cette loi a aboli la norme OIRT D/K/K' Outre Mer.



Donc le CSA n' aurait pas autorisé à poursuivre les émissions analogiques.
C Coplan
Oui BAISIN.

Tu n'as pas tort, mais ça n'a rien à voir avec la norme B, G, L, L', X, Y ou Z on s'en tape.

Dans ce que j'expliquais c'est la nature même des signaux analogiques qui pouvaient subir des perturbations très sélectives. Une fréquence de la bande passante perturbée, c'est à dire déphasée, annulée, inversée, tout est possible et l'ensemble du contenu vidéo est impacté. Et ce image par image.

Si on avait converti l'analogique tel quel en numérique ces ont des flux ENORMES, incompatibles avec les capacité des "canaux" de télévision. Je crois avoir lu quelque part qu'un image analogique numérisée c'est 200 ou 250 Gigabit !

Contrairement au DVB qui est accompagnée de dispositifs de corrections d'erreur en plus de ne pas transmettre d'images complètes en permanence. Une complète à intervalles et "ce qui change". En plus d'images "prédictives" et de la compression. On en est en numérique et tout ce qui va avec.

Alors DVB-S, S2, T, T2 e autres H machins on s'en tape. Ca ne joue pas sur la stabilité de l'image.
B BAISIN
De toutes façons, la nouvelle loi est là, c'est numérique !

Plus aucune norme analogique

Donc, le CSA n' autorise plus aucune norme analogique, en radiodiffusion, donc, ce n' est plus la peine d' extrapoler
S SAT
Elle est plus tellement nouvelle la loi ! Elle date au minimaum de 2001 !
B BAISIN
Oui, mais la loi interdit de diffuser en mode analogique.
S SAT
Non,elle dit juste que la diffusion des services doivent etre en mode numérique hertzien, SD ou HD en MPEG4 DVBT.

Apres les services se referent a leur conventions signé avec le CSA .
C Coplan
Sat.

Tu as le texte de cette loi ?
S SAT
Non , mais je crois que les premiers texte date de 2001 car il fallait autoriser l'exploitation d'un nouveau reseau et qui preparer les premieres auditions au CSA de 2002.
S SAT
Ca date meme du 1er aout 2000 : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000402408&fastPos=1&fastReqId=682483170&categorieLien=cid&oldAction=rechTexte
C Colorix
Oui en hertzien ainsi que pour le câble, je pense, mais certains réseaux câblés "privés" continuent de fonctionner en analogique, au moins entre les centres de répartition secondaires du réseau et les téléviseurs.

Ainsi dans le Centre Hospitalier Régional d'une grande ville de l'Ouest que je ne nommerai pas (mais ça doit être pareil ailleurs), le sous-traitant chargé du service de télévision payant dans les chambres des patients des divers bâtiments répartis dans l'agglo, utilise le réseau de fibre optique "interne" reliant ces diverses unités hospitalières notamment pour leur intranet.

Cette fibre permettrait tout à fait de diffuser autant de programmes TV qu'ils voudraient, mais apparemment ni cette société, ni le CHR n'ont envie d'investir pour mettre à niveau l'installation. Résultat : une "sélection" de chaînes apparemment prises sur Astra (car il y a Canal+, Canal+ Sport, Canal+ Cinéma pour plaire au plus grand nombre) mais côté TNT il n'y a même pas toutes les chaînes : les 6 chaînes "HD" 20 à 25 sont totalement absentes, hormis 6ter qui, du fait de ses programmes familiaux (Nounou d'Enfer, Tintin etc) a pris la place de la chaîne locale totalement dénuée d'intérêt, ce qui est déjà un moindre mal. Les téléviseurs ne sont pas HD, ce sont des modèles plats basiques pas très récents, ce qui me fait penser qu'ils fonctionnent encore en analogique.

Avec leur télécommande "hôtel" basique, pas de son VO optionnel ni d'audiodescription ni de sous-titres non plus, tous deux réclamés par les patients très âgés et les déficients visuels ou auditifs. J'ai dû faire venir l'employé de la société qui a entré un code avec sa télécommande normale pour relever le son de mon téléviseur, inaudible même à fond à cause des travaux dans la cour et des navettes hélicoptères voisines. Il m'a avoué que certains patients malentendants faisant hurler leur poste tard le soir, les infirmières lui faisaient baisser le son en leur absence, et leur disaient ensuite que ça venait des chaïnes...

D'ailleurs, les numéros de certaines chaînes ne concordent absolument pas avec ceux du CSA et certains canaux continuent d'apparaître "à vide" (écran noir et nom de chaîne disparue) car les chaînes n'émettent plus ou ont changé de canal. Les téléviseurs sont équipés d'un boîtier bizarre intercalé à l'arrivée d'antenne coaxiale, et je crois connecté au téléviseur par un câble de nature et de connexion inconnues.

Ajoutons à cela qu'il n'y a qu'un téléviseur par chambre, il est selon le prestataire, "techniquement impossible" (et surtout certainement trop coûteux pour eux) d'installer un second téléviseur dans les chambres doubles et de les équiper tous deux d'un casque audio. C'est pourtant le cas dans une clinique privée où un de mes amis s'est vu imposer l'achat, à 4 euros, d'un casque léger de qualité étonnamment bonne, équipé d'un très long fil lorsqu'il a souscrit au service TV qui lui, propose tout les les chaînes TNT avec toutes leurs options, et quelques autres (cinéma, etc) reprises par satellite ou sur le réseau câblé local. Le tout en HD numérique bien sûr.

Il est vrai que les bâtiments du CHR sont âgés: l'un d'eux date au moins du XIXème siècle, un autre des années 50 et le dernier, le plus récent, des années 80... à une époque où il n'y avait que les 6 chaînes analogiques. S'il n'y avait que la TV : les portes et les cabinets de toilette et WC des chambres des deux bâtiments les plus anciens sont tellement réduits qu'il a fallu faire construire des lits roulants et brancards spécifiques (bonjour le coût...) pour acheminer les patients allongés dans les divers services de chirurgie ou de diagnostic... Alors, évidemment, le passage au tout numérique n'est pas pour eux une priorité.
Édité par Colorix le 03/11/2018 à 19:04:33
S SAT
Tant qu'ils ferment pas l'hopital ,c'est deja ça ! La tv c'est secondaire dans ces cas la....