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Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a nommé dimanche Ezzatollah Zarghami, un conservateur, au poste clé de chef de la puissante radio-télévision d'Etat, en remplacement d'Ali Laridjani, possible candidat à la présidentielle de 2005, rapporte l'agence officielle Irna. Ezzatollah Zarghami, ex-membre, comme son prédécesseur, des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime, occupait jusqu'alors le poste de vice-directeur de l'IRIB (Islamic Republic of Iran Broadcasting). Membre des preneurs d'otages de l'ambassade des Etats-Unis en 1979-1980, vice-ministre de la Culture chargé du cinéma sous le président Akbar Hachémi Rafsandjani, il passe pour un proche de M. Laridjani. Ce dernier a développé l'IRIB pendant ses dix années à la tête de cette institution stratégique, dont le chef est directement nommé par le Guide. Outre les six chaînes nationales, il a lancé plusieurs chaînes par satellite, notamment la chaîne internationale en arabe Al-Alam, peu avant l'attaque américaine contre l'Irak. Cette chaîne est influente dans le sud de l'Irak à majorité chiite. Il a aussi lancé le quotidien Jam-é jam, l'un des plus forts tirages de la presse iranienne, vendu trois à cinq fois mois moins cher que ses concurrents. Les réformateurs du président Mohammad Khatami se sont durement affrontés à l'IRIB ces dernières années, l'accusant de partialité. Issu d'une influente famille religieuse, M. Laridjani est cité comme un candidat potentiel à la présidentielle de 2005. Son frère Mohammad Javad Laridjani, considéré comme l'un des théoriciens des conservateurs, assure lui aussi des fonctions sensibles: il est conseiller du chef de l'autorité judiciaire pour les affaires internationales. Son frère cadet, l'hodjatoleslam Sadegh Laridjani, est le plus jeune des six religieux qui forment avec six juristes le Conseil des gardiens de la Constitution, pilier conservateur du système islamique veillant à la conformité des textes avec la Constitution et la charia mais ayant aussi un droit de regard essentiel sur les élections, comme l'ont prouvé les dernières législatives, scrutin, pour lequel les Gardiens avaient invalidé massivement les candidatures réformatrices. Vainqueurs des municipales en 2003, des législatives en 2004, contrôlant la justice, les forces de sécurité et la radio-télévision, les conservateurs visent à présent la présidence pour tenir tous les leviers du pouvoir.
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