M6
 

Rédaction
8 février 2006

Ils sont cinq. Ils sont jeunes. Ils sont flics. Ils débutent. "Les bleus", nouvelle série policière sur M6, ce soir à 20H55, racontent l'histoire de cinq jeunes fraîchement issus de l'école de police ou de la faculté, qui se lancent dans la rude carrière de gardien de la loi. Pour les producteurs, Thomas Anargyros et Edouard de Vésinne, cette nouvelle série devrait faire souffler un "courant d'air frais sur la fiction policière". Loins des clichés et des idées reçues sur les jeunes policières et policiers, Laura Maurier (Elodie Yung), Lyes Beloumi (Mhamed Areski), Kevin Laporte (Nicolas Gob), Nadia Poulain (Gabrièle Valensi) et Alex Moreno (Raphaël Lenglet) se heurtent de plein fouet aux règles inflexibles d'une section régionale de police judiciaire (SRPJ). "Ce qui nous a animés, c'est l'idée d'aborder le genre d'une façon différente, avec des regards un peu différents. Ce qui change les choses, c'est l'idée des +bleus+, cinq jeunes gens qui débarquent dans un monde extrêmement codifié, avec leur personnalité, leur origine, leur innocence, ou pas, leur ambition, ou pas. Ce qui nous a intéressés, c'est de parler du monde de la police en y intégrant réellement des jeunes gens d'aujourd'hui", explique à l'AFP le réalisateur Alain Tasma, également co-auteur de l'épisode-pilote de la série avec Alain Robillard et Stéphane Guisti. De ce choc entre deux mondes nait l'humour. L'épisode-pilote de la série dure 90 minutes, les épisodes suivants seront plus courts, au format de 52 minutes, indique Nicolas Coppermann, directeur adjoint des programmes de M6, en charge de la production de fiction. Selon une formule déjà répandue aux Etats-Unis et que TF1 s'apprête à pratiquer, M6 se lance ainsi dans la série policière à héros multiples. "Nous sommes dans une société où tout va vite. La télévision est un medium où le zapping existe. Aujourd'hui, à la télé, il faut savoir zapper à l'intérieur de l'histoire. De 5 ans et 85 ans, le téléspectateur n'a aucun problème à suivre la vie de cinq personnages. Il est habitué. Un personnage se construit très vite", explique Alain Tasma. Il assure qu'il aime travailler "sur les croisements des destins". C'est comme si le réel ne pouvait se décoder que par fragments. Les ellipses font partie de notre vie. Aujourd'hui, ne pas tout savoir de quelqu'un fait partie des choses", ajoute-t-il. (diffusion sur M6 le 8 février, à 20H50)

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