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Avec le documentaire "Amérique, notre histoire", diffusé ce soir sur ARTE à 20h45, le réalisateur Jean-Michel Meurice brosse l'histoire des Etats-Unis racontée par son cinéma, à travers des extraits de films commentés par deux grands écrivains américains contemporains, Jim Harrison et Russel Banks. Le documentaire de 90 minutes déroule les événements majeurs de l'histoire de l'Amérique, du départ du Mayflower en 1620 pour le Nouveau Monde jusqu'aux années 60 : les pionniers, les combats contre les Indiens, les guerres d'Indépendance puis de Sécession, les vagues massives d'immigration, le début de la consommation de masse, la dépression des années 30, la Deuxième guerre mondiale... Ce n'est pas à proprement parler une histoire de l'Amérique mais l'histoire telle que Hollywood la retranscrit depuis la fin du XIXe siècle. "Amérique, notre histoire" montre comment le cinéma a contribué à souder les vagues successives d'immigrants, venus du monde entier, autour de valeurs et de modèles. En contrepoint d'extraits de "Naissance d'une nation" de D.W. Griffith, de westerns avec John Wayne ou encore des films de Charlie Chaplin, Jim Harrison ("Légendes d'automne","Dalva") et Russel Banks ("De beaux lendemains") soulignent les mythes fondateurs de leur pays. "Dans les premières colonies, la seule moralité, c'est la survie", avec l'idée, dès le départ, que "Dieu est pro-américain", déclare Jim Harrison. "Quand on arrive aux Etats-Unis, on y vient pour recommencer sa vie. On se débarrasse du passé, on peut changer d'identité, de vie", commente Russel Banks. Plus on avance dans le temps, plus les extraits de film s'assombrissent, les visions conquérantes et optimistes du départ laissant place aux images des "Raisins de la colère" (1940) de John Ford, sur la misère des fermiers américains pendant la Grande dépression, ou aux scènes de "Main basse sur la télévision" ("Network", 1976) de Sidney Lumet. "C'est un processus d'auto-colonisation", estime Russel Banks. "Puisque nous ne pouvons plus échanger de la verroterie contre l'île de Manhattan, nous avons colonisé nos propres enfants" avec la télévision. A travers la cinquantaine d'extraits de films se dessine également la vision des Américains sur la vieille Europe, qui passe du statut de mère encombrante dont il faut se détacher à celui de cousine pauvre de province. Les entretiens de Russel Banks avec Jean-Michel Meurice sont publiés in-extenso dans un livre portant le même titre que le documentaire, dans une co-édition Arte Editions/Actes Sud.
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