Musique
 

Rédaction
6 mai 2009

Le marché de gros des ventes de musique en France, tous supports confondus (physiques et numériques), a poursuivi sa chute avec -16,4% au premier trimestre, marqué par une baisse des téléchargements sur téléphones mobiles, a annoncé mardi le principal syndicat de producteurs. Selon le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep), le marché de gros (livraisons de musique aux magasins) a représenté 118,7 millions d'euros sur les trois premiers mois de 2009, contre 142 sur la même période en 2008, soit une baisse de 23,3 millions. Au sein de ce total, les ventes physiques (CD et DVD) ont connu une chute de 18,5% (elles représentent 101,1 M). Depuis le début de la crise du disque il y a sept ans et que les producteurs attribuent au téléchargement pirate, ce marché a été divisé par 3 puisque les ventes de CD et de DVD représentaient 305 millions d'euros au premier trimestre 2002. Cette chute des ventes physiques est toujours loin d'être compensée par les ventes numériques (internet et téléphonie mobile), qui ne représentent que 15% du total des ventes de musique. A 17,6 millions d'euros au premier trimestre, le marché numérique a même connu une baisse de 1% par rapport à la même période de 2008. Cela est essentiellement dû à une diminution sensible des téléchargements à l'acte (chansons, sonneries...) sur téléphones mobiles (-46%, 5,3 millions d'euros). A l'inverse, les revenus issus des formules par abonnement et du streaming (écoute gratuite financée par la publicité, comme sur le site Deezer) ont été multipliés par 4,7. Malgré cette forte progression, ces revenus restent relativement réduits avec 4,3 millions d'euros, 3,1 venant des abonnements et 1,2 du streaming. "On assiste à un transfert de consommation de la téléphonie mobile à la carte (-4,6 millions d'euros) vers les offres de streaming (+0,6 million d'euros) et les offres d'abonnement (+2,9 millions d'euros)", a commenté le Snep. Enfin, au sein du marché numérique, les téléchargements à l'acte sur internet ont progressé de 13% (8 millions d'euros), à un rythme toutefois moins soutenu que lors des trimestres précédents (+58% au premier trimestre 2008 par rapport à 2007).

!
Les articles de plus de deux ans ne peuvent plus être commentés.