France
 

Les ados français interdits de réseaux sociaux, y compris WhatsApp et YouTube

Frédéric SCHMITT
22 juillet 2026 à 09h39

Le Parlement a adopté une loi interdisant l'accès aux réseaux sociaux pour les jeunes de moins de 15 ans, plaçant le pays en tête des initiatives européennes sur la protection des mineurs en ligne.

Les deux chambres du Parlement ont approuvé le texte ce 21 juillet 2026 par de larges majorités. Cette législation interdit l'accès aux services de réseaux sociaux en ligne aux mineurs de moins de quinze ans. Les plateformes devront mettre en place des mécanismes de vérification d'âge robustes pour bloquer les inscriptions et les connexions des plus jeunes. Les comptes existants des mineurs concernés devront être suspendus ou rendus inaccessibles.

Les autorités françaises invoquent les risques pour la santé mentale et le développement des adolescents. Les études soulignent l'impact des algorithmes sur l'addiction, l'anxiété, la dépression et l'exposition à des contenus inappropriés. La loi vise aussi à lutter contre le cyberharcèlement et la diffusion de désinformation. Emmanuel Macron a salué le vote en rappelant son engagement à protéger les jeunes dès la rentrée scolaire.

L'application de la mesure pourrait intervenir dès la rentrée 2026. Les plateformes comme Instagram, TikTok ou Snapchat sont directement concernées. Elles devront adapter leurs systèmes pour respecter la nouvelle règle. Des sanctions sont prévues en cas de non-conformité.

La France n'est pas isolée. L'Australie a déjà instauré une interdiction pour les moins de 16 ans. La Grèce prépare une mesure comparable à partir de 2027. L'Espagne et la Suède avancent également sur des restrictions d'âge.

Les représentants des plateformes expriment des réserves sur la faisabilité technique et appellent à une coordination européenne.

Le texte finalisé doit maintenant être promulgué et les décrets d'application publiés. Des consultations avec les acteurs du numérique sont programmées pour affiner les modalités d'application. La France entend ainsi donner l'exemple au sein de l'Union européenne sur la régulation des espaces numériques accessibles aux mineurs.

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