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Les envoyés spéciaux des télévisions étrangères venus couvrir la libération des deux dirigeants du Front Islamique du Salut (FIS, dissous) ont été sommés de quitter l'Algérie par un responsable du ministère de la Communication, a indiqué un journaliste concerné. "Les autorités algériennes n'ont pas apprécié qu'on ait diffusé des images sur la libération mercredi soir", d'Abassi Madani, le numéro un du FIS et de son dauphin Ali Belhadj, a ajouté ce journaliste. "Les autorités nous font partir pour éviter de donner trop de publicité à Belhadj". La raison officielle est "l'atteinte à la souveraineté de l'Etat", a-t-il précisé. Les télévisions concernées sont les chaînes françaises TF1, France 2, France 3 et La Chaîne Parlementaire (LCP), ainsi que la chaîne belge RTBF. L'envoyé spécial du quotidien français Le Monde figure également parmi les journalistes devant quitter l'Algérie. Ceux-ci ont été conduits en début d'après-midi à l'aéroport Houari Boumediène d'Alger, a indiqué l'un d'eux. L'équipe de TF1 a quitté Alger par un avion ce matin. Les autres équipes devaient embarquer vers Paris en fin d'après-midi à bord d'un avion de la compagnie Air France qui a repris samedi dernier ses liaisons, interrompues pendant plus de huit ans avec l'Algérie à la suite d'une prise d'otages sanglante sur ce même aéroport. Mercredi, ils n'avaient pu couvrir la libération des deux ex-responsables du FIS et avaient été obligés de rester dans leur hôtel à Alger. Le ministère de la Communication avait demandé mercredi à la presse étrangère en Algérie de ne plus assurer "la couverture médiatique" de la libération du numéro deux du Front Islamique du Salut (FIS, dissous) Ali Belhadj. Cette interdiction a été signifiée à l'AFP, comme aux autres organes étrangers accrédités en Algérie, par un appel téléphonique d'une responsable du ministère algérien. "Aucune couverture médiatique sur la libération de M. Belhadj n'est tolérée sur instruction de l'Etat", avait indiqué cette responsable. Elle avait précisé que M. Belhadj, après avoir purgé une peine de 12 ans "pour atteinte à la sûreté de l'Etat", était interdit de "toute activité politique". Le tribunal militaire de Blida avait signifié par procès-verbal aux deux dirigeants avant de les libérer qu'ils devaient s'abstenir de faire des déclarations "sous quelque forme que ce soit". Ali Belhadj avait refusé de signer ce procès-verbal, contrairement à Abassi Madani.
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