Bonsoir Baisin,
J'ai eu ce SYSTER, quelle horreur ! Heureusement la parabole orientée vers le satellite Telecom 2B à 5° Ouest avec un décodeur analogique fonctionnaient parfaitement.
Bien avant la TNT... Les antennes d'émission TV en France dans les années 50-60
C
calmesnil
le 21/06/2017 à 23:17:00
B
BAISIN
le 22/06/2017 à 20:05:02
calmesnil a écrit ↗Bonsoir Baisin,
J'ai eu ce SYSTER, quelle horreur ! Heureusement la parabole orientée vers le satellite Telecom 2B à 5° Ouest avec un décodeur analogique fonctionnaient parfaitement.
Oh que oui !
Avec un réflecteur de 90 cm, combiné avec un LNB SHARP multisource, la qualité de réception des chaines analogiques sur Telecom 2B etait NICKEL, puis avec AB3, c' était encore meilleur, on m' avait prété un SYSTER. Parfait décryptage, sans erreur des signaux d' adressage.
Quand Canal a imposé son signal SYSTER via le réseau analogique terrestre, il aurait fallu couper tous les émetteurs analogiques émettant en bande I VHF. Mais, bon, on ne reviendra pas sur le passé, mais, je peux dire que la diffusion du signal crypté SYSTER en bande I VHF était une stupidité. TDF savait parfaitement que les QRM avec les voisins Européens, les Suisses, et les DX TV, le SYSTER décrocherait, mais quand Canal a imposé sa loi
Moults antennistes Franc-Comtois concernés, étaient du même avis que moi sur les signaux d' adressage SYSTER qui seraient trop souvent " aliénés " par les propags, ou les Suisses, cas du Lomont.
C
Colorix
le 22/06/2017 à 22:22:32
BAISIN a écrit ↗(...) il aurait fallu couper tous les émetteurs analogiques émettant en bande I VHF. Mais, bon, on ne reviendra pas sur le passé (...).
C'était complètement impossible! Ces fréquences avaient été planifiées au début des années 60, il n'était plus possible de tout bouleverser. Seul le passage au numérique, avec une remise à plat de tout le plan de fréquences, a permis de redistribuer toutes les cartes de façon équitable pour chaque pays et chaque émetteur.
Citation :(...) Moults antennistes Franc-Comtois concernés, étaient du même avis que moi sur les signaux d' adressage SYSTER qui seraient trop souvent " aliénés " par les propags, ou les Suisses, cas du Lomont.Il n'y avait pas qu'eux, nous verrons plus tard qu'il en allait de même avec le Pic de Nore, exactement sur les mêmes fréquences, en limite de zone de servitude avec la TVE de Barcelone (canal E4-H), sans parler d'Ajaccio et des émetteurs italiens...
Pour ceux qui nous rejoignent maintenant, rappelons que la dernière (et récente) mise à jour (les émetteurs principaux de Franche-Comté) est ici
B
BAISIN
le 23/06/2017 à 16:45:17
Le Pic de Nore subissait les mêmes "galères ", avec TVE Tibidabo et la Muela. J' ai bien vu la mauvaise qualité de TF1 819 lignes, sur cet émetteur, capté dans la région de Gaillac.
Ou, alors, il aurait fallu laisser le signal DISCRET sur ces émetteurs VHF Bande I( chaque émetteur avait une arrivée du signal DISCRET via F.Hertziens, et SYSTER via Telecom 2B basculable à volonté), mais voila, il y avait le diktat de C+ qui ne voulait plus d' emission du signal DISCRET sur aucun émetteur hertzien terrestre, soit disant, à cause du piratage ! Mais Canal ne se doutait pas que le remède était pire que le mal !
Oui, Lomont, Nore, avaient été planifiés pour émettre TF1 819 lignes en VHF Bande I, sur 60 Mhz, qu' on a refilé à C+ analogique.
En tous cas, tous les abonnés C+ analogique couverts par les émetteurs VHF Bande I sont passés au satellite( analogique, ou numérique ), au moment du tout SYSTER, et les antennistes ont laissé tomber la vente des grands râteaux au profit des paraboles, individuelles et collectives( pour les copropriétés, et les syndics d' immeuble qui avaient de la jugeotte , et les HLM )
Ou, alors, il aurait fallu laisser le signal DISCRET sur ces émetteurs VHF Bande I( chaque émetteur avait une arrivée du signal DISCRET via F.Hertziens, et SYSTER via Telecom 2B basculable à volonté), mais voila, il y avait le diktat de C+ qui ne voulait plus d' emission du signal DISCRET sur aucun émetteur hertzien terrestre, soit disant, à cause du piratage ! Mais Canal ne se doutait pas que le remède était pire que le mal !
Oui, Lomont, Nore, avaient été planifiés pour émettre TF1 819 lignes en VHF Bande I, sur 60 Mhz, qu' on a refilé à C+ analogique.
En tous cas, tous les abonnés C+ analogique couverts par les émetteurs VHF Bande I sont passés au satellite( analogique, ou numérique ), au moment du tout SYSTER, et les antennistes ont laissé tomber la vente des grands râteaux au profit des paraboles, individuelles et collectives( pour les copropriétés, et les syndics d' immeuble qui avaient de la jugeotte , et les HLM )
Édité par BAISIN le 23/06/2017 à 16:52:20
C
Colorix
le 25/06/2017 à 01:53:34
Petite mise à jour d'illustration : émetteur de Troyes - Les Riceys
Bonsoir,
Notre ami bourguignon, toujours aussi actif dans ses recherches, vient de nous dénicher une photographie présentant l'inauguration officielle des trois émetteurs de radio FM de 12 kW au centre des Riceys le 15 mai 1963.
Lors d'une visite à celui de Nantes Haute-Goulaine vers 1984, il y avait exactement les mêmes, de puissance identique, et dont celui de France-Musique avait été adapté au début des années 70 pour la stéréophonie. Arrivés tous trois pratiquement en fin de vie à cette époque, ils ont été remplacés peu de temps après par des équipements nettement moins encombrants, tous équipés pour la stéréo.
Vous pouvez accéder à ce document :
- soit en descendant en fin de rubrique sur Mézières-Sury et Troyes-Les Riceys : cliquer ici
- soit, plus facilement, en remontant un peu au-dessus de la rubrique suivante (Chaumont-Chalindrey) : cliquer ici
Un grand merci, une fois de plus, à notre actif contributeur de la Bourgogne, dont les trouvailles sont à apprécier sans modération !
Bonsoir,
Notre ami bourguignon, toujours aussi actif dans ses recherches, vient de nous dénicher une photographie présentant l'inauguration officielle des trois émetteurs de radio FM de 12 kW au centre des Riceys le 15 mai 1963.
Lors d'une visite à celui de Nantes Haute-Goulaine vers 1984, il y avait exactement les mêmes, de puissance identique, et dont celui de France-Musique avait été adapté au début des années 70 pour la stéréophonie. Arrivés tous trois pratiquement en fin de vie à cette époque, ils ont été remplacés peu de temps après par des équipements nettement moins encombrants, tous équipés pour la stéréo.
Vous pouvez accéder à ce document :
- soit en descendant en fin de rubrique sur Mézières-Sury et Troyes-Les Riceys : cliquer ici
- soit, plus facilement, en remontant un peu au-dessus de la rubrique suivante (Chaumont-Chalindrey) : cliquer ici
Un grand merci, une fois de plus, à notre actif contributeur de la Bourgogne, dont les trouvailles sont à apprécier sans modération !
Édité par Colorix le 25/06/2017 à 02:00:06
C
Colorix
le 17/07/2017 à 18:47:03
Les antennes d'émission TV en France dans les années 50-60 :
la Bourgogne Franche-Comté (suite et fin)
A) La Bourgogne : cliquer ici
B) La Franche-Comté (début) : cliquer ici
3) Besançon-Montfaucon
Alors que, confortée dans la ville de Besançon par le petit relais du Fort de Brégille, la Première Chaîne de l'émetteur ORTF du Lomont était captée en bande I dans la majeure partie du Doubs, dans le sud de la Haute-Saône et le nord du Jura, il n'en allait pas de même pour la Deuxième Chaîne, dont le canal 41-H en bande V (plus capricieuse avec le relief que la bande IV) et d'une puissance limitée à 250 kW (P.A.R.) ne permettait pas d'obtenir la même zone de réception.
L'ORTF décidait donc de mettre en service, plus près de la ville de Besançon elle-même incomplètement desservie par le Lomont et par le Fort de Brégille, un émetteur intercalaire UHF d'une puissance identique (10 kW crête-image soit 250 kW P.A.R.) sur le canal 23-H.
Le choix se portait sur les hauteurs du Fort de Montfaucon dominant de ses 600 mètres l'agglomération bisontine proche de quelques kilomètres, avec la construction d'un pylône autoporteur de 80 m.
Malgré de nombreuses recherches, on ne connait pas vraiment la date exacte du début, sur ce centre, des émissions de la Deuxième Chaîne, annoncées en septembre 1967par l'ORTF pour la fin de 1968, mais figurant toujours à l'état de station en construction dans les éditions 1969 et 1970 du World Radio TV Handbook.
A cause du relief assez marqué, cette mise en service allait sérieusement améliorer la réception de la Deux dans de nombreuses parties du sud et l'ouest du Doubs (et même de la ville de Besançon elle-même) difficilement voire même non desservies par le canal 41 du Lomont, la capitale franc-comtoise étant elle-même enserrée au milieu de plusieurs collines :
Comme à Gisy-les-Nobles, cet intercalaire s'est vu équiper d'un réémetteur de 6 watts, diffusant la Première Chaîne sur le canal F11-V, destiné au bourg voisin de Montfaucon. Par la suite, il allait diffuser Canal Plus sur le canal L8-V avec une P.A.R. de 50 Watts.
En radio FM, dès sa mise en service le centre était équipé de trois émetteurs de 2 kW diffusant France-Inter avec des décrochages locaux sur 98.7 MHz, France-Culture sur 89.3 MHz et France-Musique en stéréo sur 95 MHz.
En parallèle au Lomont, FR3, avec ses émissions régionales de Franche-Comté arrivait en 1976 à Montfaucon sur le canal 26-H, suivie à l'été 1982 par TF1 Couleur sur le canal 29-H.
Pour Canal Plus, le manque de fréquences disponibles du fait de des nombreux émetteurs voisins (Bourgogne, Lorraine, Suisse...) a empêché Montfaucon de disposer d'un canal de forte ou moyenne puissance permettant de pallier les problèmes d'instabilité du canal L03-V du Lomont.
Quant aux nouvelles chaînes 5 et 6, seul un petit réémetteur de 50 Watts de P.A.R. a pu être mis en service pour M6 pour le bourg de Montfaucon sur le canal 37-V. Il faudra attendre l'arrivée du numérique en 2010 pour que le centre diffuse, lui aussi, toutes les chaînes de la T.N.T. à puissance normale.
4) Autres intercalaires :
Destinés à combler les zones d'ombre les plus peuplées du sud-ouest de la Franche-Comté, deux centres intercalaires ont été installés, l'un à Champagnole (Jura) puis l'autre à Morteau (sud du Doubs) pour assurer notamment la diffusion des émissions régionales de Franche-Comté dans ces secteurs captant mieux les programmes de Lyon et de Dijon.
Cette situation est expliquée ici (avec le style un peu cocorico de l'époque) dans un extrait de l'émission destinée aux professionnels, "Micros et Caméras" programmée sur la Première Chaîne le lundi 24 mars 1969, et consacrée (nous y reviendrons plus loin) à une visite détaillée de la station ORTF de Besançon :
Champagnole - Le Bulay / Foncine le Haut
Fierté de Foncine-le-Haut des années 70 : jolies maisons, belles vaches et... pylône tubulaire.
L'intercalaire de Champagnole , planifié par l'ORTF dès 1969 (voir vidéo ci-dessus), ne sera finalement mis en service qu'en 1976 par Télédiffusion de France, diffusant Antenne 2 sur le canal 61-H avec une puissance crête-image de 4 kW (soit 34 kW de P.A.R.). Il sera suivi en 1977 par FR3 Franche-Comté et toutes ses émissions régionales (JT et magazines) sur le canal 64-H, puis à l'automne 1982 par TF1 Couleur sur le canal 58-H.
S'y ajoutaient trois émetteurs radio FM de 1 kW reprenant France-Inter avec des décrochages régionaux Franche-Comté, France-Culture et France-Musique :
Morteau - Montlebon / Côte de Meix Musy
Mis en service en 1976, le centre de Morteau - Montlebon, tout aussi proche de la frontière suisse, partageait les mêmes contraintes en disponibilités de fréquences.
Hormis un petit réémetteur 819 lignes de 3 Watts sur le canal F7-H qui ne sera pas repris par Canal Plus, ce centre proposait seulement Antenne 2 sur le canal 54-H avec une puissance crête-image de 1 kW. FR3 Franche-Comté allait suivre sur le canal 51-H courant 1977, puis TF1 Couleur sur le canal 48-H à l'hiver 1982 :
La petite tour TDF de Morteau - Montlebon, sur la côte de Meix-Musy, à 1280 m d'altitude.
Cliquer sur l'image ou ici pour l'afficher en grande taille
Document © www.emetteurs.ch
Leurs situations frontalières interdisaient au Bulay et à Montlebon tout autre canal de moyenne puissance permettant de relayer aussi Canal Plus, La Cinq ou M6. Cette dernière bénéficiait toutefois d'un réémetteur de 25 Watts sur le canal 44-H au Mont-Rivel, limité à la seule agglomération de Champagnole, tandis qu'à Morteau c'est Canal Plus qui bénéficiait de l'ancien réémetteur 819 lignes de 6 Watts de La Drayère sur le canal F6-H, reconverti au nouveau canal L10-H.
Là aussi, bien que bénéficiant des émissions de la Télévision Suisse Romande voisine, les téléspectateurs devaient avoir recours à la réception satellite pour capter les nouvelles chaînes françaises apparues dans les années 80.
Le centre s'est vu également attribuer des réémetteurs radio FM de faible puissance diffusant France-Inter, France-Culture et France-Musique avec une P.A.R. de 170 Watts.
La photographie ci-dessous du très intéressant site suisse www.emetteurs.ch (qui présente quelques émetteurs français frontaliers de la Suisse Romande, ainsi que des images inédites de l'ex-émetteur ondes moyennes de Sottens arrêté en décembre 2010), permet, en grande taille, de voir les divers jeux d'antennes analogiques en 2008, notamment les deux panneaux des émetteurs FM de Radio-France en polarisation horizontale :
Au-dessus de la plateforme des paraboles, les deux panneaux des radios FM de Radio-France.
Cliquer sur l'image ou ici pour l'afficher en grande taille
Document © www.emetteurs.ch
5) La station régionale ORTF de Besançon
Dans le cadre du plan de régionalisation du réseau TV engagé dès 1963 par Alain Peyreffitte, ministre de l'Information, la station de Besançon, destinée à la Franche-Comté, a été créée en 1965 après une période de partage des installations de celle de Dijon sous l'appellation "Télé Bourgogne Franche-Comté".
L'émetteur du Lomont étant bien trop éloigné de la capitale bisontine, et d'accès assez peu aisé, il n'était pas possible d'y installer le nouveau "C.A.T." (Centre d'Actualités Télévisées) pour lequel chaque minute comptait dans le traitement des reportages.
N'oublions pas qu'à l'époque, seules des caméras film de 16 mm étaient utilisées, le plus souvent pour des images muettes, et, lorsque c'était indispensable, en synchronisation avec des magnétophones à bande pour l'interview de personnalités par exemple.
Les diverses étapes de développement du film, du montage (avec l’éventuelle synchronisation audio), les multiples vérifications puis la préparation du télécinéma... tout cela réduisait de façon impitoyable les délais de route.
Pour pallier ce problème, le choix de l'ORTF se porta donc sur des bâtiments de la Cour des Cadets du Roi, dans l'imposante citadelle de Vauban dominant Besançon :
Dominant Besançon cernée de plusieurs collines, la Citadelle...
Cliquer sur l'image ou ici pour l'afficher en grande taille
Document ©randonnerenbourgognefranchecomte.blogspot.fr
.. laquelle hébergera la station ORTF puis FR3 de Franche-Comté de 1965 à 1982.
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Document ©randonnerenbourgognefranchecomte.blogspot.fr
Voici, diffusé le lundi 24 mars 1969 sur la Première Chaîne, le numéro du magazine "Micros et Caméras" destiné aux radio-techniciens et entièrement consacré à la station régionale de Besançon :
Magazine "Micros et Caméras" du lundi 24 mars 1969 (durée : 32 mn)
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(choix "Enregistrer la cible...") pour la voir sur votre disque dur (taille 104 Mo)
Document © INA
Y interviennent, entre autres, M. CHAZEL, responsable de la station, M. GAVINET (du Centre d'Actualités Télévisées) M. FARGIER, directeur de l'équipement en Bourgogne et Franche-Comté, et des journalistes et correspondants locaux de l'ORTF dans la région.
Comme on le voit aisément dans le document, la station a dû s’accommoder de ces locaux qui n'étaient aucunement conçus pour un tel usage. Elle y restera jusqu'en... 1982, avant de déménager à la Gare d'eau, en ville, dans des locaux modernes et fonctionnels adaptés au passage à l'électronique et à la couleur, mais sujets à d'épisodiques crues du Doubs perturbant plusieurs fois les éditions du JT régional, notamment en 1990. Ci-dessous, le lancement du tout premier journal en couleur, le lundi 26 juillet 1982 :
Inauguration des nouveaux locaux et du passage à la couleur
de FR3 Franche-Comté le 26 juillet 1982 (durée : 2 mn)
Cliquez sur l'image pour voir la vidéo
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(choix "Enregistrer la cible...") pour la voir sur votre disque dur (taille 6 Mo)
Document © INA
Voici enfin terminée la moitié Est de ce "Tour de France" des émetteurs 819 lignes de la R.T.F., de l'O.R.T.F. et de T.D.F... cette moitié Est qui avait reçu la priorité dans les implantations du fait de la présence des nombreuses chaînes étrangères frontalières en concurrence directe avec les programmes mais aussi, dans certains cas, dans la "guerre des standards" et des normes techniques.
Nous allons désormais continuer vers l'Ouest puis le Sud-Ouest, mais en passant d'abord, en toute logique, par la région Centre et notamment son émetteur pivot de Neuvy-Deux-Clochers, près de Bourges, objet de notre prochaine étape.
___
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la Bourgogne Franche-Comté (suite et fin)
A) La Bourgogne : cliquer ici
B) La Franche-Comté (début) : cliquer ici
3) Besançon-Montfaucon
Alors que, confortée dans la ville de Besançon par le petit relais du Fort de Brégille, la Première Chaîne de l'émetteur ORTF du Lomont était captée en bande I dans la majeure partie du Doubs, dans le sud de la Haute-Saône et le nord du Jura, il n'en allait pas de même pour la Deuxième Chaîne, dont le canal 41-H en bande V (plus capricieuse avec le relief que la bande IV) et d'une puissance limitée à 250 kW (P.A.R.) ne permettait pas d'obtenir la même zone de réception.
L'ORTF décidait donc de mettre en service, plus près de la ville de Besançon elle-même incomplètement desservie par le Lomont et par le Fort de Brégille, un émetteur intercalaire UHF d'une puissance identique (10 kW crête-image soit 250 kW P.A.R.) sur le canal 23-H.
Le choix se portait sur les hauteurs du Fort de Montfaucon dominant de ses 600 mètres l'agglomération bisontine proche de quelques kilomètres, avec la construction d'un pylône autoporteur de 80 m.
Malgré de nombreuses recherches, on ne connait pas vraiment la date exacte du début, sur ce centre, des émissions de la Deuxième Chaîne, annoncées en septembre 1967par l'ORTF pour la fin de 1968, mais figurant toujours à l'état de station en construction dans les éditions 1969 et 1970 du World Radio TV Handbook.
A cause du relief assez marqué, cette mise en service allait sérieusement améliorer la réception de la Deux dans de nombreuses parties du sud et l'ouest du Doubs (et même de la ville de Besançon elle-même) difficilement voire même non desservies par le canal 41 du Lomont, la capitale franc-comtoise étant elle-même enserrée au milieu de plusieurs collines :
Sur les hauteurs de Montfaucon, l'émetteur de TDF complète la couverture
du Lomont pour la ville de Besançon et le département du Doubs.
Sur les contreforts au milieu des bois, les ruines de l'ancien château.
Cliquer sur l'image ou ici pour l'afficher en grande taille
Document ©randonnerenbourgognefranchecomte.blogspot.fr
du Lomont pour la ville de Besançon et le département du Doubs.
Sur les contreforts au milieu des bois, les ruines de l'ancien château.
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Document ©randonnerenbourgognefranchecomte.blogspot.fr
A gauche du centre émetteur de TDF, un pylône de transmissions militaires.
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Document ©www.flickr.com - nikogl
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Document ©www.flickr.com - nikogl
Comme à Gisy-les-Nobles, cet intercalaire s'est vu équiper d'un réémetteur de 6 watts, diffusant la Première Chaîne sur le canal F11-V, destiné au bourg voisin de Montfaucon. Par la suite, il allait diffuser Canal Plus sur le canal L8-V avec une P.A.R. de 50 Watts.
En radio FM, dès sa mise en service le centre était équipé de trois émetteurs de 2 kW diffusant France-Inter avec des décrochages locaux sur 98.7 MHz, France-Culture sur 89.3 MHz et France-Musique en stéréo sur 95 MHz.
En parallèle au Lomont, FR3, avec ses émissions régionales de Franche-Comté arrivait en 1976 à Montfaucon sur le canal 26-H, suivie à l'été 1982 par TF1 Couleur sur le canal 29-H.
Au côté du pylône de TDF, une tour de faisceaux hertziens
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Document ©randonnerenbourgognefranchecomte.blogspot.fr
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Document ©randonnerenbourgognefranchecomte.blogspot.fr
Sous le cylindre de fibre de verre abritant les antennes UHF, celles du
réémetteur VHF pour le bourg de Montfaucon et, sous la plateforme
des faisceaux hertziens, les panneaux des émetteurs radio FM.
Cliquer sur l'image ou ici pour l'afficher en grande taille
Document ©Association Le Château de Montfaucon
réémetteur VHF pour le bourg de Montfaucon et, sous la plateforme
des faisceaux hertziens, les panneaux des émetteurs radio FM.
Cliquer sur l'image ou ici pour l'afficher en grande taille
Document ©Association Le Château de Montfaucon
Pour Canal Plus, le manque de fréquences disponibles du fait de des nombreux émetteurs voisins (Bourgogne, Lorraine, Suisse...) a empêché Montfaucon de disposer d'un canal de forte ou moyenne puissance permettant de pallier les problèmes d'instabilité du canal L03-V du Lomont.
Quant aux nouvelles chaînes 5 et 6, seul un petit réémetteur de 50 Watts de P.A.R. a pu être mis en service pour M6 pour le bourg de Montfaucon sur le canal 37-V. Il faudra attendre l'arrivée du numérique en 2010 pour que le centre diffuse, lui aussi, toutes les chaînes de la T.N.T. à puissance normale.
4) Autres intercalaires :
Destinés à combler les zones d'ombre les plus peuplées du sud-ouest de la Franche-Comté, deux centres intercalaires ont été installés, l'un à Champagnole (Jura) puis l'autre à Morteau (sud du Doubs) pour assurer notamment la diffusion des émissions régionales de Franche-Comté dans ces secteurs captant mieux les programmes de Lyon et de Dijon.
Cette situation est expliquée ici (avec le style un peu cocorico de l'époque) dans un extrait de l'émission destinée aux professionnels, "Micros et Caméras" programmée sur la Première Chaîne le lundi 24 mars 1969, et consacrée (nous y reviendrons plus loin) à une visite détaillée de la station ORTF de Besançon :
Extrait du magazine"Micros et Caméras" du 24 mars 1969
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Champagnole - Le Bulay / Foncine le Haut
Fierté de Foncine-le-Haut des années 70 : jolies maisons, belles vaches et... pylône tubulaire.
L'intercalaire de Champagnole , planifié par l'ORTF dès 1969 (voir vidéo ci-dessus), ne sera finalement mis en service qu'en 1976 par Télédiffusion de France, diffusant Antenne 2 sur le canal 61-H avec une puissance crête-image de 4 kW (soit 34 kW de P.A.R.). Il sera suivi en 1977 par FR3 Franche-Comté et toutes ses émissions régionales (JT et magazines) sur le canal 64-H, puis à l'automne 1982 par TF1 Couleur sur le canal 58-H.
S'y ajoutaient trois émetteurs radio FM de 1 kW reprenant France-Inter avec des décrochages régionaux Franche-Comté, France-Culture et France-Musique :
L'émetteur intercalaire de Champagnole - Le Bulay (Foncine-le-Haut) à l'époque de l'analogique.
Depuis, ce pylône TDF de 130 mètres relaie lui aussi toutes les chaînes de la TNT et, en radio FM,
uniquement les trois réseaux principaux de Radio-France (Inter, Culture, Musique).
Depuis, ce pylône TDF de 130 mètres relaie lui aussi toutes les chaînes de la TNT et, en radio FM,
uniquement les trois réseaux principaux de Radio-France (Inter, Culture, Musique).
Morteau - Montlebon / Côte de Meix Musy
Mis en service en 1976, le centre de Morteau - Montlebon, tout aussi proche de la frontière suisse, partageait les mêmes contraintes en disponibilités de fréquences.
Hormis un petit réémetteur 819 lignes de 3 Watts sur le canal F7-H qui ne sera pas repris par Canal Plus, ce centre proposait seulement Antenne 2 sur le canal 54-H avec une puissance crête-image de 1 kW. FR3 Franche-Comté allait suivre sur le canal 51-H courant 1977, puis TF1 Couleur sur le canal 48-H à l'hiver 1982 :
La petite tour TDF de Morteau - Montlebon, sur la côte de Meix-Musy, à 1280 m d'altitude.
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Document © www.emetteurs.ch
Leurs situations frontalières interdisaient au Bulay et à Montlebon tout autre canal de moyenne puissance permettant de relayer aussi Canal Plus, La Cinq ou M6. Cette dernière bénéficiait toutefois d'un réémetteur de 25 Watts sur le canal 44-H au Mont-Rivel, limité à la seule agglomération de Champagnole, tandis qu'à Morteau c'est Canal Plus qui bénéficiait de l'ancien réémetteur 819 lignes de 6 Watts de La Drayère sur le canal F6-H, reconverti au nouveau canal L10-H.
Là aussi, bien que bénéficiant des émissions de la Télévision Suisse Romande voisine, les téléspectateurs devaient avoir recours à la réception satellite pour capter les nouvelles chaînes françaises apparues dans les années 80.
Le centre s'est vu également attribuer des réémetteurs radio FM de faible puissance diffusant France-Inter, France-Culture et France-Musique avec une P.A.R. de 170 Watts.
La photographie ci-dessous du très intéressant site suisse www.emetteurs.ch (qui présente quelques émetteurs français frontaliers de la Suisse Romande, ainsi que des images inédites de l'ex-émetteur ondes moyennes de Sottens arrêté en décembre 2010), permet, en grande taille, de voir les divers jeux d'antennes analogiques en 2008, notamment les deux panneaux des émetteurs FM de Radio-France en polarisation horizontale :
Au-dessus de la plateforme des paraboles, les deux panneaux des radios FM de Radio-France.
Cliquer sur l'image ou ici pour l'afficher en grande taille
Document © www.emetteurs.ch
5) La station régionale ORTF de Besançon
Dans le cadre du plan de régionalisation du réseau TV engagé dès 1963 par Alain Peyreffitte, ministre de l'Information, la station de Besançon, destinée à la Franche-Comté, a été créée en 1965 après une période de partage des installations de celle de Dijon sous l'appellation "Télé Bourgogne Franche-Comté".
L'émetteur du Lomont étant bien trop éloigné de la capitale bisontine, et d'accès assez peu aisé, il n'était pas possible d'y installer le nouveau "C.A.T." (Centre d'Actualités Télévisées) pour lequel chaque minute comptait dans le traitement des reportages.
N'oublions pas qu'à l'époque, seules des caméras film de 16 mm étaient utilisées, le plus souvent pour des images muettes, et, lorsque c'était indispensable, en synchronisation avec des magnétophones à bande pour l'interview de personnalités par exemple.
Les diverses étapes de développement du film, du montage (avec l’éventuelle synchronisation audio), les multiples vérifications puis la préparation du télécinéma... tout cela réduisait de façon impitoyable les délais de route.
Pour pallier ce problème, le choix de l'ORTF se porta donc sur des bâtiments de la Cour des Cadets du Roi, dans l'imposante citadelle de Vauban dominant Besançon :
Dominant Besançon cernée de plusieurs collines, la Citadelle...
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Document ©randonnerenbourgognefranchecomte.blogspot.fr
.. laquelle hébergera la station ORTF puis FR3 de Franche-Comté de 1965 à 1982.
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Document ©randonnerenbourgognefranchecomte.blogspot.fr
Voici, diffusé le lundi 24 mars 1969 sur la Première Chaîne, le numéro du magazine "Micros et Caméras" destiné aux radio-techniciens et entièrement consacré à la station régionale de Besançon :
Magazine "Micros et Caméras" du lundi 24 mars 1969 (durée : 32 mn)
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Document © INA
Y interviennent, entre autres, M. CHAZEL, responsable de la station, M. GAVINET (du Centre d'Actualités Télévisées) M. FARGIER, directeur de l'équipement en Bourgogne et Franche-Comté, et des journalistes et correspondants locaux de l'ORTF dans la région.
Comme on le voit aisément dans le document, la station a dû s’accommoder de ces locaux qui n'étaient aucunement conçus pour un tel usage. Elle y restera jusqu'en... 1982, avant de déménager à la Gare d'eau, en ville, dans des locaux modernes et fonctionnels adaptés au passage à l'électronique et à la couleur, mais sujets à d'épisodiques crues du Doubs perturbant plusieurs fois les éditions du JT régional, notamment en 1990. Ci-dessous, le lancement du tout premier journal en couleur, le lundi 26 juillet 1982 :
Inauguration des nouveaux locaux et du passage à la couleur
de FR3 Franche-Comté le 26 juillet 1982 (durée : 2 mn)
Cliquez sur l'image pour voir la vidéo
Si votre navigateur n'affiche pas la vidéo, faire un clic droit ici
(choix "Enregistrer la cible...") pour la voir sur votre disque dur (taille 6 Mo)
Document © INA
Voici enfin terminée la moitié Est de ce "Tour de France" des émetteurs 819 lignes de la R.T.F., de l'O.R.T.F. et de T.D.F... cette moitié Est qui avait reçu la priorité dans les implantations du fait de la présence des nombreuses chaînes étrangères frontalières en concurrence directe avec les programmes mais aussi, dans certains cas, dans la "guerre des standards" et des normes techniques.
Nous allons désormais continuer vers l'Ouest puis le Sud-Ouest, mais en passant d'abord, en toute logique, par la région Centre et notamment son émetteur pivot de Neuvy-Deux-Clochers, près de Bourges, objet de notre prochaine étape.
___
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Merci d'abord à toutes et à tous pour votre fidélité à ce "Tour de France".
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Pour ce faire, merci de contacter un modérateur par MP
D'avance, merci, ce fil de discussion est aussi le vôtre !
Édité par kiki37 le 03/07/2022 à 14:13:22
C
cricri
le 18/07/2017 à 19:11:07
Bonsoir L.M
L ouest et le sud ouest: j adore!!!!
Félicitations renouvelées pour ce travail de titan
Bravo!
@+
L ouest et le sud ouest: j adore!!!!
Félicitations renouvelées pour ce travail de titan
Bravo!
@+
C
Colorix
le 19/07/2017 à 15:04:37

C
calmesnil
le 20/07/2017 à 16:32:10
file:///media/windows/Photos/PICTURES/FH000022.JPG
C
Colorix
le 21/07/2017 à 01:25:10
calmesnil a écrit ↗file:///media/windows/Photos/PICTURES/FH000022.JPG
Bonjour calmesnil, ton lien est interne à ton ordinateur et n'est donc pas valide.
Merci de télécharger ton image sur le forum avec l'icône représentant un tableau (à gauche de celle en "pellicule de film" pour les vidéos) et en gardant cochée la case proposant de sauvegarder ton image sur le site du forum.
Amitiés,
Édité par Colorix le 21/07/2017 à 01:32:08
B
BAISIN
le 03/08/2017 à 20:29:17
Je ne pensais pas qu' il y avait, encore des émetteurs qui n' ont été activés qu' en 1982, pour le réseau TF1 625 lignes SECAM.
Car j' avais lu un planning, sur la revue " antennes " de TDF, repris dans la revue " le HAUT PARLEUR ",paru au cours du Printemps 1981, que tous les sites devaient être actifs en Juillet/Aout 1981, pour ce réseau TF1 bis. L' expérience nous montre le contraire. Ceux qui avaient acheté un TV en 1981/1982, dans la région de du Jura/franche Comté, étaient "marron" car ils ne recevaient plus la norme E( TF1 819 lignes), le 22 Mars 1981, un décret a passé au J.Officiel stipulant la fin de l' obligation de la norme E et du balayage 819 lignes
Car j' avais lu un planning, sur la revue " antennes " de TDF, repris dans la revue " le HAUT PARLEUR ",paru au cours du Printemps 1981, que tous les sites devaient être actifs en Juillet/Aout 1981, pour ce réseau TF1 bis. L' expérience nous montre le contraire. Ceux qui avaient acheté un TV en 1981/1982, dans la région de du Jura/franche Comté, étaient "marron" car ils ne recevaient plus la norme E( TF1 819 lignes), le 22 Mars 1981, un décret a passé au J.Officiel stipulant la fin de l' obligation de la norme E et du balayage 819 lignes
Édité par BAISIN le 03/08/2017 à 20:31:48
C
Colorix
le 07/08/2017 à 00:10:00
Bonsoir Basin, le décret que tu évoques ne concernait pas les réseaux d'émetteurs de TF1. En fait il mettait fin à l'obligation, pour les constructeurs, de produire des téléviseurs pouvant capter les émissions en 819 lignes, ces récepteurs n'étant plus désormais équipés qu'en 625 lignes normes L (UHF) et L' (VHF).
Le tout dernier émetteur 819 lignes, la Tour Eiffel sur le canal 8a-H (diffusé depuis 1949) a été éteint le 19 juillet 1983, soit plus de deux ans après la publication de ce décret.
Cela laissait le temps à TDF d'achever la "duplication" dans les dernières zones restant à couvrir (notamment par "bascule" du signal de l'émetteur ou réémetteur pilote des "hybrides" 819 UHF dans de nombreuses zones reculées).
Les téléviseurs bi-définitions construits jusqu'en mars 1981 ont continué d'être vendus jusqu'à épuisement des stocks, en particulier dans les dernières zones non encore totalement dupliquées par TF1 Couleur.
J'ai moi-même un téléviseur 44cm 8 chaînes SONY KV1855F qui peut recevoir indifféremment les normes 819 lignes E (VHF) et L (UHF "hybride") et 625 lignes SECAM L (UHF) et L' (VHF). Il est équipé d'une prise Péritel totalement connectée et, luxe pour l'époque, d'une télécommande assez complète (veille, volume, silence, lumière, couleur...).
Je savais qu'à cause de la Péritel et de la norme L' ce téléviseur était de 1981 environ, mais grâce à toi
je sais maintenant qu'il a, de ce fait, été construit avant mars 1981 : 36 ans d'âge... Pour l'instant il tient toujours. Même s'il vient à me lâcher un jour prochain, cela aura fait une belle durée de vie dont je ne suis pas sûr que les téléviseurs actuels, avec leur "obsolescence programmée", seront capables.
Il fonctionne très correctement en analogique sur le canal L04 avec un petit modulateur CGV relayant diverses sources de temps en temps (TV ADSL, lecteur DVD...). J'aurais pu les connecter par câble Péritel, mais je trouve plus sympa de continuer de le faire fonctionner en analogique "à l'ancienne".
En voici un exemplaire sur le site très intéressant de M. Piffret http://radio-piffret.pagesperso-orange.fr :

Photo © http://radio-piffret.pagesperso-orange.fr
Cliquer dans l'image ou ici pour l'afficher en grande taille
Le tout dernier émetteur 819 lignes, la Tour Eiffel sur le canal 8a-H (diffusé depuis 1949) a été éteint le 19 juillet 1983, soit plus de deux ans après la publication de ce décret.
Cela laissait le temps à TDF d'achever la "duplication" dans les dernières zones restant à couvrir (notamment par "bascule" du signal de l'émetteur ou réémetteur pilote des "hybrides" 819 UHF dans de nombreuses zones reculées).
Les téléviseurs bi-définitions construits jusqu'en mars 1981 ont continué d'être vendus jusqu'à épuisement des stocks, en particulier dans les dernières zones non encore totalement dupliquées par TF1 Couleur.
J'ai moi-même un téléviseur 44cm 8 chaînes SONY KV1855F qui peut recevoir indifféremment les normes 819 lignes E (VHF) et L (UHF "hybride") et 625 lignes SECAM L (UHF) et L' (VHF). Il est équipé d'une prise Péritel totalement connectée et, luxe pour l'époque, d'une télécommande assez complète (veille, volume, silence, lumière, couleur...).
Je savais qu'à cause de la Péritel et de la norme L' ce téléviseur était de 1981 environ, mais grâce à toi
je sais maintenant qu'il a, de ce fait, été construit avant mars 1981 : 36 ans d'âge... Pour l'instant il tient toujours. Même s'il vient à me lâcher un jour prochain, cela aura fait une belle durée de vie dont je ne suis pas sûr que les téléviseurs actuels, avec leur "obsolescence programmée", seront capables.Il fonctionne très correctement en analogique sur le canal L04 avec un petit modulateur CGV relayant diverses sources de temps en temps (TV ADSL, lecteur DVD...). J'aurais pu les connecter par câble Péritel, mais je trouve plus sympa de continuer de le faire fonctionner en analogique "à l'ancienne".
En voici un exemplaire sur le site très intéressant de M. Piffret http://radio-piffret.pagesperso-orange.fr :

Photo © http://radio-piffret.pagesperso-orange.fr
Cliquer dans l'image ou ici pour l'afficher en grande taille
Malheureusement, le mien n'a plus la porte cachant les commandes, en haut à droite. Si jamais quelqu'un en a une qui traîne quelque part (on peut toujours espérer), je suis preneur... 

Édité par Colorix le 28/01/2018 à 23:49:57
K
kiki37
le 07/08/2017 à 15:42:48
Re-bonjour à tous
Tu es battu, j'ai dans ma chambre un 36 cm Philips TVC8 de 1979 avec péritel et le fameux commutateur "AN-NN" qui permettait de basculer de 819 lignes norme E à 625 lignes norme L' (AN-NN signifiant Ancienne Norme - Nouvelle Norme) et qui fonctionne toujours (avec un adaptateur TNT), mais le mien n'a pas de télécommande et est à clavier mécanique 8 chaînes avec la touche 7 "spéciale VCR" !

(la photo n'est pas très bonne, la pièce étant sombre, j'ai du éclaircir l'image)
La duplication de TF1: Je vais me faire le plaisir d'en parler prochainement, le temps de caler commentaires et scans.
colorix a écritJ'ai moi-même un téléviseur 44cm 8 chaînes SONY KV1855F qui peut recevoir indifféremment les normes 819 lignes E (VHF) et L (UHF "hybride") et 625 lignes SECAM L (UHF) et L' (VHF). Il est équipé d'une prise Péritel totalement connectée et, luxe pour l'époque, d'une télécommande assez complète (veille, volume, silence, lumière, couleur...).
Tu es battu, j'ai dans ma chambre un 36 cm Philips TVC8 de 1979 avec péritel et le fameux commutateur "AN-NN" qui permettait de basculer de 819 lignes norme E à 625 lignes norme L' (AN-NN signifiant Ancienne Norme - Nouvelle Norme) et qui fonctionne toujours (avec un adaptateur TNT), mais le mien n'a pas de télécommande et est à clavier mécanique 8 chaînes avec la touche 7 "spéciale VCR" !

(la photo n'est pas très bonne, la pièce étant sombre, j'ai du éclaircir l'image)
colorix a écrit[Le tout dernier émetteur 819 lignes, la Tour Eiffel sur le canal 8a-H (diffusé depuis 1949) a été éteint le 19 juillet 1983, soit plus de deux ans après la publication de ce décret.
Cela laissait le temps à TDF d'achever la "duplication" dans les dernières zones restant à couvrir (notamment par "bascule" du signal de l'émetteur ou réémetteur pilote des "hybrides" 819 UHF dans de nombreuses zones reculées).
La duplication de TF1: Je vais me faire le plaisir d'en parler prochainement, le temps de caler commentaires et scans.
Édité par kiki37 le 12/02/2018 à 19:27:22
B
BAISIN
le 07/08/2017 à 19:15:05
kiki37 a écrit ↗Re-bonjour à tous
Tu es battu, j'ai dans ma chambre un 36 cm Philips TVC8 de 1979 avec péritel et le fameux commutateur "AN-NN" qui permettait de basculer de 819 lignes norme E à 625 lignes norme L' (AN-NN signifiant Ancienne Norme - Nouvelle Norme) et qui fonctionne toujours (avec un adaptateur TNT), mais le mien n'a pas de télécommande et est à clavier mécanique 8 chaînes avec la touche 7 "spéciale VCR" !
(la photo n'est pas très bonne, la pièce étant sombre, j'ai du éclaircir l'image)
La duplication de TF1: Je vais me faire le plaisir d'en parler prochainement, le temps de caler commentaires et scans.
J' ai le même TVC 8, millesime 1977, avec sortie VCR Din 6 broches
B
BAISIN
le 07/08/2017 à 19:24:49
Colorix a écrit ↗Bonsoir Basin, le décret que tu évoques ne concernait pas les réseaux d'émetteurs de TF1. En fait il mettait fin à l'obligation, pour les constructeurs, de produire des téléviseurs pouvant capter les émissions en 819 lignes, ces récepteurs n'étant plus désormais équipés qu'en 625 lignes normes L (UHF) et L' (VHF).
Le tout dernier émetteur 819 lignes, la Tour Eiffel sur le canal 8a-H (diffusé depuis 1949) a été éteint le 19 juillet 1983, soit plus de deux ans après la publication de ce décret.
Cela laissait le temps à TDF d'achever la "duplication" dans les dernières zones restant à couvrir (notamment par "bascule" du signal de l'émetteur ou réémetteur pilote des "hybrides" 819 UHF dans de nombreuses zones reculées).
Les téléviseurs bi-définitions construits jusqu'en mars 1981 ont continué d'être vendus jusqu'à épuisement des stocks, en particulier dans les dernières zones non encore totalement dupliquées par TF1 Couleur.
J'ai moi-même un téléviseur 44cm 8 chaînes SONY KV1855F qui peut recevoir indifféremment les normes 819 lignes E (VHF) et L (UHF "hybride") et 625 lignes SECAM L (UHF) et L' (VHF). Il est équipé d'une prise Péritel totalement connectée et, luxe pour l'époque, d'une télécommande assez complète (veille, volume, silence, lumière, couleur...).
Je savais qu'à cause de la Péritel et de la norme L' ce téléviseur était de 1981 environ, mais grâce à toije sais maintenant qu'il a, de ce fait, été construit avant mars 1981 : 36 ans d'âge... Pour l'instant il tient toujours. Même s'il vient à me lâcher un jour prochain, cela aura fait une belle durée de vie dont je ne suis pas sûr que les téléviseurs actuels, avec leur "obsolescence programmée", seront capables.
Il fonctionne très correctement en analogique sur le canal L04 avec un petit modulateur CGV relayant diverses sources de temps en temps (TV ADSL, lecteur DVD...). J'aurais pu les connecter par câble Péritel, mais je trouve plus sympa de continuer de le faire fonctionner en analogique "à l'ancienne".
En voici un exemplaire sur le site très intéressant de M. Piffret http://radio-piffret.pagesperso-orange.fr :
Photo ©http://radio-piffret.pagesperso-orange.frMalheureusement, le mien n'a plus la porte cachant les commandes, en haut à droite. Si jamais quelqu'un en a une qui traîne quelque part (on peut toujours espérer), je suis preneur...
Pour le modulateur CGV, il permet d' envoyer la remodulation sur différentes prises HF dans la maison( séjour, chambre, etc.......)
Oui, je sais, le décret concernait la FABRICATION des TV après le 22/03/1981. Pour les TVC 8, le relais de commutation de balayage n' existait plus, Radiotechnique avait remplacé le relais par des straps.
Mais le document " antennes " de TDF concernait bien la couverture hertzienne terrestre plannifiée. Et moi, qui pensais que la Franche comté était déja passée au "nouveau réseau ".
Par la suite, le HAUT PARLEUR avait publié une liste des émetteurs couverte au 31/12/1980, Lomont, Chamrousse Grenoble était déjà activés pour le "nouveau réseau " TF1, mais pas Montfaucon, ni Chambéry Mont du chat, ni Gex, ni Chamonix Aiguille du Midi.
K
kiki37
le 08/08/2017 à 15:30:16
L'IMPLANTATION DU RÉSEAU TF1 COULEUR
Tout d’abord, un historique succinct : ( voir en détail sous ce lien)
23 mars 1945, Suite au traumatisme de la "guerre des ondes", une ordonnance est promulguée et met fin à l’émission des stations radio privées. La Radiodiffusion française (RDF) est mise en place pour assurer ce monopole absolu.
l’ordonnance gouvernementale du 4 février 1959 crée la RTF (Radio Télévision Française),
la loi du 27 juin 1964 la transforme en Office , ORTF, qui subit une réforme par la loi du 3 juillet 1972. ;enfin, le 7 août 1974 survient l'éclatement de l'ORTF en 7 société distinctes :
Radio France reprends les différentes stations nationales de Radio.
La SFP (Société Française de Production) hérite quant à elle des moyens de production de l’ORTF.
TDF (Télédiffusion de France) a la responsabilité des différents émetteurs.
L’INA (Institut National de l’Audiovisuel) est chargée de la gestion du patrimoine audiovisuel.
les trois chaînes de télévision devienne TF1, Antenne2 et FR3 (France Région 3)
Des détails sous ce lien
De ce fait, bien qu'encore nationales, les chaînes TF1, Antenne2 et FR3 deviennent concurrentes, avec un handicap pour TF1 : Diffusée en 819 lignes, elle ne peut pas être en couleurs et ainsi "lutter" à armes égales,d'autant plus que la qualité des images 819 lignes est gravement détériorée, problème soulevé dès 1971 du temps de l'ORTF, comme on peut le lire dans cet article du magazine Télé 7 Jours sous ce lien , document de la collection de Colorix ,Document © Télé 7 Jours
On en reparle en 1972 avec cette interview du premier ministre ▼
document de la collection de Colorix ,Document © Télé 7 Jours
Des solutions commencent alors à se dessiner ▼
document de la collection de Colorix ,Document © Télé 7 Jours
Un autre avis intéressant, à lire ► sous ce lien, ou ici document de la collection de Colorix ,Document © Le Figaro
Le gouvernement hésitant entre une conversion à la couleur du premier réseau VHF 819 lignes noir et blanc de TDF alloué à TF1 ou à sa duplication sur un nouveau quatrième réseau UHF 625 lignes SECAM couleur à construire, un conseil interministériel retient finalement le 17 septembre le choix technique de la duplication jugé moins couteux et qui permet de maintenir une diffusion en 819 lignes jusqu'à une date proche de la disparition complète des récepteurs les plus anciens fixée à 1983. En effet, en cas de conversion, le changement de standard aurait obligé l'État à indemniser les téléspectateurs lésés (source https://fr.wikipedia.org/wiki/TF1)
Et c'est parti, avec toutefois un "bémol" , la lenteur de la construction de ce 4ème réseau, frustrant ainsi les téléspectateurs de province.
On commence alors à parler de l'utilisation du réseau FR3 , sous employé dans la journée, mais nous y reviendrons plus loin.
document de la collection de Colorix ,Document © Télé 7 Jours
Le 26 juin 1975, les reportages sur le Tour de France (réalisés en Eurovision par TF1) sont diffusés simultanément tous les jours de 15 h 00 à 16 h 30 environ en couleur sur FR3 et en noir et blanc sur TF1 .
(source: Le Monde, document de la collection de Colorix)
Avec cette diffusion, un arrangement est alors trouvé :
À la suite d'un accord entre les deux sociétés nationales de programme Télévision Française 1 et France Régions 3, FR3 accepte de mettre à la disposition de TF1, dès le 1er septembre 1975, le réseau de diffusion en couleur qui lui est réservé pour des transmissions régulières de midi jusqu’au démarrage de ses propres programmes à 18 h. L'accord prévoit en contrepartie que TF1 fasse travailler les centres régionaux de production de FR3.
le document en entier sous ce lien ,document de la collection de Colorix ,Document © Télé 7 Jours
lire aussi l'article de "France Soir" sous ce lien ,document de la collection de Colorix ,Document © France-Soir
Et la duplication a commencé
Dans son numéro 3 , la revue « antennes » (éditée par Télédiffusion de France » publiait un calendrier de mise en service progressive des émetteurs de ce « 4ème réseau UHF » pour TF1 couleur.

Tout d’abord, un historique succinct : ( voir en détail sous ce lien)
23 mars 1945, Suite au traumatisme de la "guerre des ondes", une ordonnance est promulguée et met fin à l’émission des stations radio privées. La Radiodiffusion française (RDF) est mise en place pour assurer ce monopole absolu.
l’ordonnance gouvernementale du 4 février 1959 crée la RTF (Radio Télévision Française),
la loi du 27 juin 1964 la transforme en Office , ORTF, qui subit une réforme par la loi du 3 juillet 1972. ;enfin, le 7 août 1974 survient l'éclatement de l'ORTF en 7 société distinctes :
Radio France reprends les différentes stations nationales de Radio.
La SFP (Société Française de Production) hérite quant à elle des moyens de production de l’ORTF.
TDF (Télédiffusion de France) a la responsabilité des différents émetteurs.
L’INA (Institut National de l’Audiovisuel) est chargée de la gestion du patrimoine audiovisuel.
les trois chaînes de télévision devienne TF1, Antenne2 et FR3 (France Région 3)
Des détails sous ce lien
De ce fait, bien qu'encore nationales, les chaînes TF1, Antenne2 et FR3 deviennent concurrentes, avec un handicap pour TF1 : Diffusée en 819 lignes, elle ne peut pas être en couleurs et ainsi "lutter" à armes égales,d'autant plus que la qualité des images 819 lignes est gravement détériorée, problème soulevé dès 1971 du temps de l'ORTF, comme on peut le lire dans cet article du magazine Télé 7 Jours sous ce lien , document de la collection de Colorix ,Document © Télé 7 Jours
On en reparle en 1972 avec cette interview du premier ministre ▼
document de la collection de Colorix ,Document © Télé 7 Jours
Des solutions commencent alors à se dessiner ▼
document de la collection de Colorix ,Document © Télé 7 Jours
Un autre avis intéressant, à lire ► sous ce lien, ou ici document de la collection de Colorix ,Document © Le Figaro
Le gouvernement hésitant entre une conversion à la couleur du premier réseau VHF 819 lignes noir et blanc de TDF alloué à TF1 ou à sa duplication sur un nouveau quatrième réseau UHF 625 lignes SECAM couleur à construire, un conseil interministériel retient finalement le 17 septembre le choix technique de la duplication jugé moins couteux et qui permet de maintenir une diffusion en 819 lignes jusqu'à une date proche de la disparition complète des récepteurs les plus anciens fixée à 1983. En effet, en cas de conversion, le changement de standard aurait obligé l'État à indemniser les téléspectateurs lésés (source https://fr.wikipedia.org/wiki/TF1)
Et c'est parti, avec toutefois un "bémol" , la lenteur de la construction de ce 4ème réseau, frustrant ainsi les téléspectateurs de province.
On commence alors à parler de l'utilisation du réseau FR3 , sous employé dans la journée, mais nous y reviendrons plus loin.
document de la collection de Colorix ,Document © Télé 7 Jours
Le 26 juin 1975, les reportages sur le Tour de France (réalisés en Eurovision par TF1) sont diffusés simultanément tous les jours de 15 h 00 à 16 h 30 environ en couleur sur FR3 et en noir et blanc sur TF1 .
(source: Le Monde, document de la collection de Colorix)
Avec cette diffusion, un arrangement est alors trouvé :
À la suite d'un accord entre les deux sociétés nationales de programme Télévision Française 1 et France Régions 3, FR3 accepte de mettre à la disposition de TF1, dès le 1er septembre 1975, le réseau de diffusion en couleur qui lui est réservé pour des transmissions régulières de midi jusqu’au démarrage de ses propres programmes à 18 h. L'accord prévoit en contrepartie que TF1 fasse travailler les centres régionaux de production de FR3.
le document en entier sous ce lien ,document de la collection de Colorix ,Document © Télé 7 Jours
lire aussi l'article de "France Soir" sous ce lien ,document de la collection de Colorix ,Document © France-Soir
Et la duplication a commencé
Dans son numéro 3 , la revue « antennes » (éditée par Télédiffusion de France » publiait un calendrier de mise en service progressive des émetteurs de ce « 4ème réseau UHF » pour TF1 couleur.

Édité par kiki37 le 09/10/2023 à 10:40:30
K
kiki37
le 08/08/2017 à 15:31:24
fidèle à son calendrier, Télédiffusion de France offre TF1 couleurs aux habitants du Nord-Pas-de-Calais et de Haute-Normandie


Dans ce même n°12 de sa revue "antennes", Télédiffusion de France annonce les prochaines mises en services d'émetteurs pour TF1 couleur:

Mais si le démarrage de ces nouveaux émetteurs fait des heureux, la polémique sur la construction de ce 4ème réseau n'est pas éteinte et certains auraient préféré une conversion immédiate du réseau VHF en 625 lignes▼

document de la collection de Colorix ,Document © Télé 7 Jours
et la réponse de Jean Autin, président de Télédiffusion de France, est arrivée ▼

En janvier 1977, la société Portenseigne (fabricant d'antenne) faisait le point sur les émetteurs de Télévision

Et Télédiffusion de France continue ses mises en service :



Dans ce même n°12 de sa revue "antennes", Télédiffusion de France annonce les prochaines mises en services d'émetteurs pour TF1 couleur:

Mais si le démarrage de ces nouveaux émetteurs fait des heureux, la polémique sur la construction de ce 4ème réseau n'est pas éteinte et certains auraient préféré une conversion immédiate du réseau VHF en 625 lignes▼

document de la collection de Colorix ,Document © Télé 7 Jours
et la réponse de Jean Autin, président de Télédiffusion de France, est arrivée ▼

En janvier 1977, la société Portenseigne (fabricant d'antenne) faisait le point sur les émetteurs de Télévision

Et Télédiffusion de France continue ses mises en service :

Édité par kiki37 le 08/02/2018 à 16:33:43
K
kiki37
le 08/08/2017 à 15:31:54
Et les circonstances en favorisent certains; la vétusté de l'émetteur de Niort-Maissonnais et son remplacement urgent donne TF1 couleur au Poitou-Charentes en avance sur le plan prévu:
document de la collection de Colorix ,Document © Le Figaro
Mais tout cela ne va pas assez vite au goût des téléspectateurs et ce plan de duplication va devoir être accéléré
(Je rappelle que TDF cité dans l’article fait référence à Télédiffusion de France alors organisme d’état et non pas TDF d’aujourd’hui, privatisé avec capitaux étrangers )

Un problème inattendu survient : la diffusion des mires


Du temps de l’ORTF celles-ci étaient émises en l’absence de programme à partir de 10 heures , elles permettaient surtout aux installateurs de régler et dépanner les téléviseurs. Mais ces émissions ont un coût et depuis la séparation en sociétés distinctes, TF1, Antenne2 et FR3 rétribuent Télédiffusion de France pour la diffusion de leur programme et TF1 ne veut pas payer 2 fois, pour son réseau couleur 625 lignes UHF et pour son réseau 819 lignes VHF noir & blanc en voie d’abandon.

Au deuxième semestre 1981, la duplication s’achève et toute la France va pouvoir recevoir TF1 en couleur


©TF1/DR
le réseau d'émetteurs 819 lignes en norme E VHF bandes I (canaux 2 et 4) et III (canaux 5 à 12) a été arrêté le 19 juillet 1983, et certains s'en plaignaient !

document de la collection de Colorix ,Document © Le Figaro
Mais tout cela ne va pas assez vite au goût des téléspectateurs et ce plan de duplication va devoir être accéléré
(Je rappelle que TDF cité dans l’article fait référence à Télédiffusion de France alors organisme d’état et non pas TDF d’aujourd’hui, privatisé avec capitaux étrangers )

Un problème inattendu survient : la diffusion des mires
Du temps de l’ORTF celles-ci étaient émises en l’absence de programme à partir de 10 heures , elles permettaient surtout aux installateurs de régler et dépanner les téléviseurs. Mais ces émissions ont un coût et depuis la séparation en sociétés distinctes, TF1, Antenne2 et FR3 rétribuent Télédiffusion de France pour la diffusion de leur programme et TF1 ne veut pas payer 2 fois, pour son réseau couleur 625 lignes UHF et pour son réseau 819 lignes VHF noir & blanc en voie d’abandon.

Au deuxième semestre 1981, la duplication s’achève et toute la France va pouvoir recevoir TF1 en couleur


©TF1/DR
le réseau d'émetteurs 819 lignes en norme E VHF bandes I (canaux 2 et 4) et III (canaux 5 à 12) a été arrêté le 19 juillet 1983, et certains s'en plaignaient !

Édité par kiki37 le 08/02/2018 à 18:25:53
K
kiki37
le 08/08/2017 à 15:32:26
Que va devenir le réseau VHF ?
Avec l'abandon du 819 lignes, le réseau VHF n'a plus besoin d'avoir des canaux d'une largeur de bande de 14 MHz. Ses normes vont donc être profondément modifiées. De plus, de nouveaux services vont faire leur apparition.

• les systèmes : ANTIOPE, DISCRET, EPEOS (système de démarrage d'enregistrement automatique)...
• les équipements : caméra, magnétoscope, console de jeu, micro-ordinateur....

► à noter que par la suite, les canaux en bande III ont été renumérotés

La prise PERITEL


Avec l'abandon du 819 lignes, le réseau VHF n'a plus besoin d'avoir des canaux d'une largeur de bande de 14 MHz. Ses normes vont donc être profondément modifiées. De plus, de nouveaux services vont faire leur apparition.

• les systèmes : ANTIOPE, DISCRET, EPEOS (système de démarrage d'enregistrement automatique)...
• les équipements : caméra, magnétoscope, console de jeu, micro-ordinateur....

► à noter que par la suite, les canaux en bande III ont été renumérotés

La prise PERITEL


Édité par kiki37 le 18/09/2018 à 11:28:58
K
kiki37
le 09/08/2017 à 18:27:55
Quelle utilisation pour ce nouveau réseau VHF ?
Le 21 juin 1982, le président de la République française François Mitterrand annonce lors d'une conférence de presse :
« Une quatrième chaîne de télévision sera incessamment mise en œuvre. Elle se tournera davantage vers les retransmissions et aussi des problèmes de culture . Cette chaîne ne sera financée ni par la redevance , ni par la publicité »
L'objectif consiste à exploiter l'ancien réseau d'émetteurs de la bande TV VHF, que TF1 a abandonné en passant à la diffusion en couleurs sur la bande UHF.
(source Wikipédia)

Toutefois, le projet initial axé sur les sujets culturels va être considérablement modifié pour devenir une chaîne à péage consacrée au cinéma.
voir cette vidéo sur la naissance de Canal+

le statut de canal+ à l'époque ( qui n'est plus le même de nos jours ...)

Fin 2010, les émissions TV en VHF ont été définitivement arrêtées et la bande III VHF sera affectée à la RNT (Radio Numérique Terrestre) DAB+
Le 21 juin 1982, le président de la République française François Mitterrand annonce lors d'une conférence de presse :
« Une quatrième chaîne de télévision sera incessamment mise en œuvre. Elle se tournera davantage vers les retransmissions et aussi des problèmes de culture . Cette chaîne ne sera financée ni par la redevance , ni par la publicité »
L'objectif consiste à exploiter l'ancien réseau d'émetteurs de la bande TV VHF, que TF1 a abandonné en passant à la diffusion en couleurs sur la bande UHF.
(source Wikipédia)

Toutefois, le projet initial axé sur les sujets culturels va être considérablement modifié pour devenir une chaîne à péage consacrée au cinéma.
voir cette vidéo sur la naissance de Canal+

le statut de canal+ à l'époque ( qui n'est plus le même de nos jours ...)

Fin 2010, les émissions TV en VHF ont été définitivement arrêtées et la bande III VHF sera affectée à la RNT (Radio Numérique Terrestre) DAB+
Édité par kiki37 le 05/07/2021 à 13:28:32
C
Colorix
le 15/11/2017 à 03:35:31
Les antennes d'émission TV en France dans les années 50-60 :
le Centre-Val de Loire
1) Bourges - Neuvy Deux Clochers
Le plan initial de Stockholm de 1952 avait enregistré pour la R.T.F. un projet d'émetteur de télévision situé au centre ondes longues d'Allouis :


En jaune, l'émetteur prévu à Allouis qui sera déplacé à Neuvy-Deux-Clochers.
En grisé, les émetteurs voisins planifiés qui sont restés sans suite.
Lors de notre étape Champagne-Ardenne, nous avons vu que ce plan avait été modifié avec le déplacement aux Riceys, près de Troyes (Aube), de l'émetteur initialement prévu près d'Auxerre (Yonne).
Dès 1954, les P.T.T. avaient établi pour leur faisceau hertzien Sud-Est une tour relais à Perreuse, qui permettrait par la suite de raccorder les émetteurs prévus à proximité, entre autres celui de Bourges mais aussi, plus tard, les émetteurs du Sud-Ouest (Niort, Limoges, Bordeaux...) :



Etape suivante du faisceau hertzien Paris - Sud-Est, la tour de La Chaise
en plein milieu du massif du Morvan. Elle assurait la liaison entre
Perreuse et celle du Mont-Afrique, que nous avons déjà découverte ici
Noter le technicien debout à gauche sur le toit de la tour
Cliquer dans l'image ou ici pour la voir en grande taille
Document © Delcampe.net
Outre les problèmes qui auraient peut-être résulté de la cohabitation de l'émetteur de télévision avec les ondes longues (250 kW en 1953, 500 kW en 1956) et les nombreux émetteurs ondes courtes de 50 ou 100 kW au centre d'Allouis, le transfert par la R.T.F. de l'émetteur d'Auxerre vers Troyes a peut-être été également une conséquence du déplacement de celui de Bourges vers Neuvy-Deux Clochers, plus à l'Est (et donc plus près du faisceau hertzien passant à Perreuse) :

Les sites R.T.F.d'Allouis (ondes longues et courtes en 1956) et Neuvy-Deux-Clochers
Document © Google Maps
Au contraire d'Allouis, le site retenu sur le plateau forestier des Poteries dans la commune de Neuvy-Deux-Clochers, bénéficie d'une altitude de 400 mètres, ce qui permet à la R.T.F. d'édifier un pylône de 170 mètres seulement, dont les résultats en terme de portée dépasseront très largement les prévisions des techniciens. Le canal retenu est le F-9 en polarisation horizontale avec une puissance crête-image de 20 kW.
Alors que jusqu'à présent la R.T.F. a eu recours à des édifices existants (Tour Eiffel, Beffroi de Lille), ou des sommets élevés évitant le recours à des mâts (Pilat, Marseille, Pic de l'Ours...) c'est le premier pylône en treillis haubané d'émission à grande puissance surmonté d'un pylônet supportant des jeux de panneaux rayonnants à son sommet. Il sera suivi de plusieurs autres du même type, en polarisation horizontale (Metz, Rennes, Brest, Bordeaux...) comme verticale (Reims, Dijon, Le Mans, Niort...) ou même les deux (Bouvigny) :

Le centre émetteur R.T.F. de Neuvy-Deux-Clochers en 1956.
Document © Delcampe.net

Noter la tour hertzienne P.T.T. séparée du pylône de la R.T.F.
A l'époque, les deux administrations coexistent, les faisceaux hertziens
restant pour quelque temps encore le monopole exclusif des "postiers".
Comme à Besançon, les commerçants ont profité de la mise en service de l'émetteur de télévision à la même époque que leur Foire pour rendre celle-ci encore plus attractive aux yeux du public :
le Centre-Val de Loire
1) Bourges - Neuvy Deux Clochers
Le plan initial de Stockholm de 1952 avait enregistré pour la R.T.F. un projet d'émetteur de télévision situé au centre ondes longues d'Allouis :


En jaune, l'émetteur prévu à Allouis qui sera déplacé à Neuvy-Deux-Clochers.
En grisé, les émetteurs voisins planifiés qui sont restés sans suite.
Source : "Technique de la télévision" (tome 1) par AVJ Martin
Téléchargeable ici (taille 6 Mo) - © Sté des Editions Radio 1953
Téléchargeable ici (taille 6 Mo) - © Sté des Editions Radio 1953
Lors de notre étape Champagne-Ardenne, nous avons vu que ce plan avait été modifié avec le déplacement aux Riceys, près de Troyes (Aube), de l'émetteur initialement prévu près d'Auxerre (Yonne).
Dès 1954, les P.T.T. avaient établi pour leur faisceau hertzien Sud-Est une tour relais à Perreuse, qui permettrait par la suite de raccorder les émetteurs prévus à proximité, entre autres celui de Bourges mais aussi, plus tard, les émetteurs du Sud-Ouest (Niort, Limoges, Bordeaux...) :

La tour hertzienne de Perreuse vue du nord-ouest avec, à gauche, les antennes
systèmeGDH-101"Paris" et "Province" reliant la capitale à Lyon et Marseille.
A droite, l'antenne à cornet alimentant Neuvy-Deux-Clochers à 57 km à l'ouest.
Document © Delcampe.net


De l'autre côté de la tour, deux antennes identiques GDH-101.
Elles sont dirigées vers le relais de La Chaise, à 75km au sud-est.
Document © Delcampe.net
systèmeGDH-101"Paris" et "Province" reliant la capitale à Lyon et Marseille.
A droite, l'antenne à cornet alimentant Neuvy-Deux-Clochers à 57 km à l'ouest.
Document © Delcampe.net


De l'autre côté de la tour, deux antennes identiques GDH-101.
Elles sont dirigées vers le relais de La Chaise, à 75km au sud-est.
Document © Delcampe.net


Etape suivante du faisceau hertzien Paris - Sud-Est, la tour de La Chaise
en plein milieu du massif du Morvan. Elle assurait la liaison entre
Perreuse et celle du Mont-Afrique, que nous avons déjà découverte ici
Noter le technicien debout à gauche sur le toit de la tour
Cliquer dans l'image ou ici pour la voir en grande taille
Document © Delcampe.net
Outre les problèmes qui auraient peut-être résulté de la cohabitation de l'émetteur de télévision avec les ondes longues (250 kW en 1953, 500 kW en 1956) et les nombreux émetteurs ondes courtes de 50 ou 100 kW au centre d'Allouis, le transfert par la R.T.F. de l'émetteur d'Auxerre vers Troyes a peut-être été également une conséquence du déplacement de celui de Bourges vers Neuvy-Deux Clochers, plus à l'Est (et donc plus près du faisceau hertzien passant à Perreuse) :

Les sites R.T.F.d'Allouis (ondes longues et courtes en 1956) et Neuvy-Deux-Clochers
Document © Google Maps
Au contraire d'Allouis, le site retenu sur le plateau forestier des Poteries dans la commune de Neuvy-Deux-Clochers, bénéficie d'une altitude de 400 mètres, ce qui permet à la R.T.F. d'édifier un pylône de 170 mètres seulement, dont les résultats en terme de portée dépasseront très largement les prévisions des techniciens. Le canal retenu est le F-9 en polarisation horizontale avec une puissance crête-image de 20 kW.
Alors que jusqu'à présent la R.T.F. a eu recours à des édifices existants (Tour Eiffel, Beffroi de Lille), ou des sommets élevés évitant le recours à des mâts (Pilat, Marseille, Pic de l'Ours...) c'est le premier pylône en treillis haubané d'émission à grande puissance surmonté d'un pylônet supportant des jeux de panneaux rayonnants à son sommet. Il sera suivi de plusieurs autres du même type, en polarisation horizontale (Metz, Rennes, Brest, Bordeaux...) comme verticale (Reims, Dijon, Le Mans, Niort...) ou même les deux (Bouvigny) :

Le centre émetteur R.T.F. de Neuvy-Deux-Clochers en 1956.
Document © Delcampe.net

Noter la tour hertzienne P.T.T. séparée du pylône de la R.T.F.
A l'époque, les deux administrations coexistent, les faisceaux hertziens
restant pour quelque temps encore le monopole exclusif des "postiers".
Comme à Besançon, les commerçants ont profité de la mise en service de l'émetteur de télévision à la même époque que leur Foire pour rendre celle-ci encore plus attractive aux yeux du public :
Inauguration de la Foire au Palais des Expositions de Bourges et de
l'émetteur TV régional de Neuvy-Deux-Clochers le 19 mai 1956.
Avec l'âge, ce film a pris un caractère assez comique : défilés de
notables, coupures de rubans tricolores et costumes folkloriques.
Ne manquez pas le photographe du mariage à Neuvy : un must !
Cliquez sur l'image pour voir la vidéo
Si votre navigateur n'affiche pas la vidéo, faire un clic droit ici
(choix "Enregistrer la cible...") pour la visionner sur votre disque dur (taille 11 Mo)
Document © I.N.A.
La R.T.F. avait fort bien choisi son site pour couvrir le centre de la France, sa portée se révélant très grande - parfois supérieure à 100 km - des portes de Tours à l'ouest, à celles d'Auxerre et Moulins à l'est, et de Nemours au nord à Guéret et Vichy au sud. La carte ci-dessous en donne la zone de réception théorique mais même dans ces villes il était parfois possible de capter cet émetteur dans des conditions correctes :


Document revue technique Le Haut-Parleur© 1961
Courant 1964, comme dans toutes les autres régions de France, le centre émetteur de Neuvy-Deux-Clochers se voit attribuer les informations régionales de sa zone de diffusion car à l'époque c'est cette dernière qui sert à délimiter les "régions ORTF" : celles-ci n'ont rien à voir avec les régions administratives qui seront officiellement créées vingt ans plus tard.
Ainsi la Touraine, qui reçoit majoritairement l'émetteur de Mayet, n'est pas couverte par le journal de Bourges mais par celui du Mans ("Maine Anjou Touraine Perche"), lui aussi capté, nous le verrons, dans une très vaste zone.
Le journal "Centre Actualités" - inauguré comme à l'habitude par Alain Peyreffitte, ministre de l'Information - est préparé par les journalistes dans des bureaux situés dans la Maison de la Culture de Bourges. Au pied de l'émetteur, dans des bâtiments préfabriqués, tout le monde se loge tant bien que mal pour produire le journal du soir : tirage, étalonnage et montage des films (et des bandes magnétiques audio éventuelles), techniciens du journal et ceux de la diffusion, présentateur, speakerine et invités du journal télévisé.
En 2011, la mairie de Neuvy-Deux-Clochers a consacré un journal municipal très bien documenté consacré aux débuts du journal régional qui, dix ans plus tard en 1974, a émigré à Orléans, retenue comme capitale de la région Centre (devenue depuis Centre-Val de Loire), dans une "Maison de l'ORTF" entièrement neuve et fonctionnelle.
Voici notamment l'une des deux speakerines, Danielle Crochet, photographiée pendant le journal télévisé dans le studio au pied du pylône dans les années 60 :


Cliquer ici pour télécharger et visionner en PDF les pages du Bulletin
Municipal de l'été 2011 consacrées à "Centre Actualités" (taille 1,4 Mo)
Documents © Mairie de Neuvy Deux Clochers
Une interview dans ce même journal nous permet de savoir que, travaillant en plus à la Poste, Danielle Crochet ne se limitait pas à la présentation de la météo et au lancement du JT. Elle pouvait aussi assurer le script de ce dernier, ainsi que l'illustration sonore de reportages ou même le montage de films. Ainsi que cela a été souvent relaté lors des divers anniversaires des 50 ans de TV en régions, ce cas n'était pas rare pour les personnels "intermittents rémunérés au cachet" (traduire : "payés au lance-pierre"). Par manque de moyens financiers et logistiques, les débuts des journaux télévisés dans les 24 stations régionales comportaient beaucoup d'embauches sans prérequis et de formations "sur le tas", aucun personnel spécialisé n'étant déjà existant, hormis les quelques journalistes, cameramen et techniciens de régie formés à Paris, parfois sur une durée très courte.
En 1966, le pylône se voit modifié en hauteur (portée à 192 mètres) et en aspect, avec l'adjonction d'une antenne UHF diffusant la Deuxième Chaîne sur le canal 26-H avec une puissance crête-image de 50 kW (soit 1000 kW de P.A.R.) :


Le centre émetteur de Neuvy-Deux-Clochers et sa nouvelle antenne UHF en 1966.
Document © Delcampe.net
Bien sûr, l'adjonction d'émetteurs UHF intercalaires était indispensable car la couverture du canal 26 était bien moins grande que celle du 9-H.
De plus, la régionalisation en préparation prévoyait que la région Centre, bien que toujours rattachée à la Direction régionale "Paris-Normandie-Centre", aurait elle-même une couverture très vaste avec l'intégration de la Touraine et de l'Eure-et-Loir : Orléans-Trainou et Argenton-sur-Creuse Malicornay pour combler les zones d'ombre de Neuvy, mais aussi Tours-Chissay pour remplacer le journal régional de Mayet désormais recentré sur les futurs Pays de la Loire, et Chartres-Montlandon pour couvrir l'Eure-et-Loir, jusque-là tiraillée entre les trois émetteurs de Paris-Tour Eiffel, Le Mans-Mayet et Rouen-Grand Couronne... nous reviendrons sur ces divers émetteurs dans la suite à venir de cette étape "Centre-Val de Loire".
Entre temps, FR3 Centre arrivait courant 1975 à Neuvy Deux Clochers sur le canal 29-H puis TF1 Couleur en avril 1979 sur le canal 23-H.
En 1984 le canal F9-H de TF1 819 lignes avait définitivement cessé d'émettre. Il allait laisser la place quelque temps plus tard au nouveau canal L08-H avec une puissance apparente rayonnée de 210 kW assurant à Canal Plus une vaste zone de réception quasi-identique à celle de son prédécesseur.
Dans le courant des années 85-87, La Cinq sur le canal 21-H puis M6 sur le canal 56-H se voyaient attribuer une même P.A.R. (130 kW). Toutefois, alors que la Cinq bénéficiait du même jeu d'antennes que les trois premières chaînes, M6 devait se contenter de panneaux moins importants et moins performants ajoutés sous la plateforme supérieure du pylône. La réception déjà quasi-impossible avec les antennes bande IV d'origine, l'était encore moins avec cet équipement de fortune. M6 devra, comme dans de nombreux autres cas analogues (voire pires, comme en Bourgogne Franche-Comté) attendre l'arrivée de la T.N.T. pour bénéficier de conditions de diffusion identiques à celles de ses concurrentes.
A ces émetteurs s'ajoutait aussi un relais de FR3 Bourgogne sur le canal 43-H avec une P.A.R. de 34 kW et un diagramme directionnel orienté vers l'Yonne toute proche.
Depuis, Neuvy-Deux-Clochers diffuse toutes les chaînes de la T.N.T. (y compris le relais France 3 Bourgogne), mais pas de chaîne locale.
Pour ne rien oublier, le centre émet les trois radios FM nationales de Radio-France ainsi que France Bleu Berry.
Dès 1958 il avait été équipé de deux émetteurs de 12 kW relayant France II Régional sur 93,5 MHz (puis par la suite, RTF Haute-Fidélité sur 93,0 MHz) et France III National sur 89 MHz, aucun émetteur ondes moyennes n'étant installé dans cette région.


Le centre TDF de Neuvy-Deux-Clochers en 2005, avant l'arrivée de la T.N.T.
Noter le petit panneau UHF diffusant M6, juste sous la plateforme supérieure.
Cliquer dans l'image ou ici pour voir l'image en grande taille avec tous ses détails
Document © T.D.F.
l'émetteur TV régional de Neuvy-Deux-Clochers le 19 mai 1956.
Avec l'âge, ce film a pris un caractère assez comique : défilés de
notables, coupures de rubans tricolores et costumes folkloriques.
Ne manquez pas le photographe du mariage à Neuvy : un must !
Cliquez sur l'image pour voir la vidéo
Si votre navigateur n'affiche pas la vidéo, faire un clic droit ici
(choix "Enregistrer la cible...") pour la visionner sur votre disque dur (taille 11 Mo)
Document © I.N.A.
La R.T.F. avait fort bien choisi son site pour couvrir le centre de la France, sa portée se révélant très grande - parfois supérieure à 100 km - des portes de Tours à l'ouest, à celles d'Auxerre et Moulins à l'est, et de Nemours au nord à Guéret et Vichy au sud. La carte ci-dessous en donne la zone de réception théorique mais même dans ces villes il était parfois possible de capter cet émetteur dans des conditions correctes :


Document revue technique Le Haut-Parleur© 1961
Courant 1964, comme dans toutes les autres régions de France, le centre émetteur de Neuvy-Deux-Clochers se voit attribuer les informations régionales de sa zone de diffusion car à l'époque c'est cette dernière qui sert à délimiter les "régions ORTF" : celles-ci n'ont rien à voir avec les régions administratives qui seront officiellement créées vingt ans plus tard.
Ainsi la Touraine, qui reçoit majoritairement l'émetteur de Mayet, n'est pas couverte par le journal de Bourges mais par celui du Mans ("Maine Anjou Touraine Perche"), lui aussi capté, nous le verrons, dans une très vaste zone.
Le journal "Centre Actualités" - inauguré comme à l'habitude par Alain Peyreffitte, ministre de l'Information - est préparé par les journalistes dans des bureaux situés dans la Maison de la Culture de Bourges. Au pied de l'émetteur, dans des bâtiments préfabriqués, tout le monde se loge tant bien que mal pour produire le journal du soir : tirage, étalonnage et montage des films (et des bandes magnétiques audio éventuelles), techniciens du journal et ceux de la diffusion, présentateur, speakerine et invités du journal télévisé.
En 2011, la mairie de Neuvy-Deux-Clochers a consacré un journal municipal très bien documenté consacré aux débuts du journal régional qui, dix ans plus tard en 1974, a émigré à Orléans, retenue comme capitale de la région Centre (devenue depuis Centre-Val de Loire), dans une "Maison de l'ORTF" entièrement neuve et fonctionnelle.
Voici notamment l'une des deux speakerines, Danielle Crochet, photographiée pendant le journal télévisé dans le studio au pied du pylône dans les années 60 :


Cliquer ici pour télécharger et visionner en PDF les pages du Bulletin
Municipal de l'été 2011 consacrées à "Centre Actualités" (taille 1,4 Mo)
Documents © Mairie de Neuvy Deux Clochers
Une interview dans ce même journal nous permet de savoir que, travaillant en plus à la Poste, Danielle Crochet ne se limitait pas à la présentation de la météo et au lancement du JT. Elle pouvait aussi assurer le script de ce dernier, ainsi que l'illustration sonore de reportages ou même le montage de films. Ainsi que cela a été souvent relaté lors des divers anniversaires des 50 ans de TV en régions, ce cas n'était pas rare pour les personnels "intermittents rémunérés au cachet" (traduire : "payés au lance-pierre"). Par manque de moyens financiers et logistiques, les débuts des journaux télévisés dans les 24 stations régionales comportaient beaucoup d'embauches sans prérequis et de formations "sur le tas", aucun personnel spécialisé n'étant déjà existant, hormis les quelques journalistes, cameramen et techniciens de régie formés à Paris, parfois sur une durée très courte.
En 1966, le pylône se voit modifié en hauteur (portée à 192 mètres) et en aspect, avec l'adjonction d'une antenne UHF diffusant la Deuxième Chaîne sur le canal 26-H avec une puissance crête-image de 50 kW (soit 1000 kW de P.A.R.) :


Le centre émetteur de Neuvy-Deux-Clochers et sa nouvelle antenne UHF en 1966.
Document © Delcampe.net
Bien sûr, l'adjonction d'émetteurs UHF intercalaires était indispensable car la couverture du canal 26 était bien moins grande que celle du 9-H.
De plus, la régionalisation en préparation prévoyait que la région Centre, bien que toujours rattachée à la Direction régionale "Paris-Normandie-Centre", aurait elle-même une couverture très vaste avec l'intégration de la Touraine et de l'Eure-et-Loir : Orléans-Trainou et Argenton-sur-Creuse Malicornay pour combler les zones d'ombre de Neuvy, mais aussi Tours-Chissay pour remplacer le journal régional de Mayet désormais recentré sur les futurs Pays de la Loire, et Chartres-Montlandon pour couvrir l'Eure-et-Loir, jusque-là tiraillée entre les trois émetteurs de Paris-Tour Eiffel, Le Mans-Mayet et Rouen-Grand Couronne... nous reviendrons sur ces divers émetteurs dans la suite à venir de cette étape "Centre-Val de Loire".
Entre temps, FR3 Centre arrivait courant 1975 à Neuvy Deux Clochers sur le canal 29-H puis TF1 Couleur en avril 1979 sur le canal 23-H.
En 1984 le canal F9-H de TF1 819 lignes avait définitivement cessé d'émettre. Il allait laisser la place quelque temps plus tard au nouveau canal L08-H avec une puissance apparente rayonnée de 210 kW assurant à Canal Plus une vaste zone de réception quasi-identique à celle de son prédécesseur.
Dans le courant des années 85-87, La Cinq sur le canal 21-H puis M6 sur le canal 56-H se voyaient attribuer une même P.A.R. (130 kW). Toutefois, alors que la Cinq bénéficiait du même jeu d'antennes que les trois premières chaînes, M6 devait se contenter de panneaux moins importants et moins performants ajoutés sous la plateforme supérieure du pylône. La réception déjà quasi-impossible avec les antennes bande IV d'origine, l'était encore moins avec cet équipement de fortune. M6 devra, comme dans de nombreux autres cas analogues (voire pires, comme en Bourgogne Franche-Comté) attendre l'arrivée de la T.N.T. pour bénéficier de conditions de diffusion identiques à celles de ses concurrentes.
A ces émetteurs s'ajoutait aussi un relais de FR3 Bourgogne sur le canal 43-H avec une P.A.R. de 34 kW et un diagramme directionnel orienté vers l'Yonne toute proche.
Depuis, Neuvy-Deux-Clochers diffuse toutes les chaînes de la T.N.T. (y compris le relais France 3 Bourgogne), mais pas de chaîne locale.
Pour ne rien oublier, le centre émet les trois radios FM nationales de Radio-France ainsi que France Bleu Berry.
Dès 1958 il avait été équipé de deux émetteurs de 12 kW relayant France II Régional sur 93,5 MHz (puis par la suite, RTF Haute-Fidélité sur 93,0 MHz) et France III National sur 89 MHz, aucun émetteur ondes moyennes n'étant installé dans cette région.


Le centre TDF de Neuvy-Deux-Clochers en 2005, avant l'arrivée de la T.N.T.
Noter le petit panneau UHF diffusant M6, juste sous la plateforme supérieure.
Cliquer dans l'image ou ici pour voir l'image en grande taille avec tous ses détails
Document © T.D.F.
Édité par kiki37 le 03/07/2022 à 15:57:13
C
Colorix
le 15/11/2017 à 03:57:54
.
2) Les émetteurs intercalaires de la région Centre-Val de Loire
L'émetteur Deuxième Chaîne de Neuvy-Deux-Clochers sur le canal 26 UHF, malgré sa puissance de 50 kW (1000 kW de P.A.R.), n'avait pas une zone de couverture aussi grande que celle de la Première Chaîne en VHF.
Il était donc nécessaire, pour couvrir toute la région Centre, d'implanter des émetteurs intercalaires assurant la réception de la nouvelle chaîne dans les départements du Loiret, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de l'Eure-et-Loir, mal couverts par les émetteurs UHF principaux de Bourges, Paris, Le Mans et Niort, ou hors de leur portée.
a) Chartres Montlandon
Premier à être mis en service dans l'ordre chronologique, en 1968, l'intercalaire de Chartres-Montlandon assure un rôle important dans le désenclavement de l'Eure-et-Loir qui ne reçoit pas les actualités de la région Centre à laquelle ce département est destiné à appartenir : l'est reçoit la Première Chaîne de la Tour Eiffel, le nord capte Rouen Grand-Couronne, et le sud-ouest est plus ou moins bien desservi par Le Mans Mayet. Dans quelques cas en limites du département, leurs émetteurs Deuxième Chaîne sont également captés, mais dans des conditions moins favorables.
Le choix du site se porte à mi-chemin entre Chartres et Le Mans, sur les collines du Perche, en bordure de la route nationale RN23 assurant la liaison entre Paris, la Bretagne, l'Anjou et la Vendée. L'autoroute Océane n'existant pas encore, les vacanciers pris dans les inévitables bouchons du village de Montlandon ont tout le loisir de regarder le pylône tubulaire supportant les antennes FM et UHF bande V assurant, enfin, la diffusion des actualités régionales de Bourges puis d'Orléans pour l'ensemble du département, et même au-delà (notamment le sud-est de l'Orne) sur le canal 50-H avec une puissance de 10 kW (soit environ 250 kW de puissance apparente rayonnée), libérant ainsi Le Mans - Mayet de l'actualité dans le Perche :


L'émetteur intercalaire de Montlandon à la fin des années 60, peu après sa mise en service
Document © Delcampe.net
Par la suite, ce centre recevra dans les années 70 un réémetteur hybride en 819 lignes UHF de 250 Watts relayant TF1 sur le canal 32-H à destination de Montlandon et de ses environs. A l'automne 1979, ccelui-ci laissera la place à un émetteur de 10 kW sur le canal 55-H diffusant TF1 Couleur, précédé en 1977 d'un autre sur le canal 53-H diffusant FR3 et ses actualités de la région Centre.
En 1987, Montlandon est l'un des premiers émetteurs de l'ouest à diffuser la Cinq dès décembre 1986 sur le canal 47-H avec un émetteur de 2 kW. M6 suivra avec une puissance identique environ un an plus tard sur le 44-H.
Dans le cadre du développement de la couverture de ses différentes régions, France 3 bénéficiera également d'un émetteur, un peu moins puissant, sur le canal 34-H avec un diagramme d'antenne directionnel orienté vers le sud-est de l'Orne pour y proposer les programmes régionaux Basse-Normandie émis de Caen.
A ces divers émetteurs TV s'y ajoutaient trois de 2 kW en radio FM relayant les émissions de France Inter sur 94,5 MHz, France Culture sur 98,1 MHz et France Musique en stéréo sur 89,7 MHz . Ils sont toujours en service, seulement rejoints par des relais des quatre opérateurs de téléphonie mobile :


De nouvelles chaînes sont arrivées, puis le passage à la TNT, mais
l'aspect général du pylône n'a pas beaucoup changé depuis 1968
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b) Tours Chissay
Avant la création des régions administratives initiées dans les années 70, le département d’Indre-et-Loire (correspondant approximativement à l'ancienne Touraine) recevait majoritairement la Première Chaîne VHF sur l'émetteur du Mans Mayet au lieu de Neuvy Deux Clochers.
C'est pourquoi le journal régional diffusé par Mayet, du fait de la vaste zone de réception due à la hauteur élevée de son mât (300 mètres), s'appelait "Maine Anjou Touraine Perche" puisqu'il couvrait l'actualité de ces quatre anciennes provinces.
Par ailleurs, dans l'Indre-et-Loire et le Loir-et-Cher voisin, la Deuxième Chaîne diffusant aussi les journaux régionaux était reçue dans leurs moitiés nord sur Mayet, tandis que le canal 26 de Neuvy Deux Clochers ne parvenait pas jusqu'à eux. L'implantation d'un émetteur intercalaire destiné à combler ces lacunes dans la région de Tours s'avérait donc nécessaire.
On notera que dès 1952 un site avait été envisagé dans le cadre du Plan de Stockholm, qui, comme ceux d'Auxerre et Chaumont, ne fut jamais créé, sans doute justement du fait du déplacement vers Neuvy-Deux-Clochers de celui initialement planifié à Allouis et surtout de la zone, bien plus grande que prévu, finalement couverte par Mayet :


Une quinzaine d'années plus tard, un pylône tubulaire de 200 mètres est édifié et mis en service par l'ORTF à Chissay dans le Loir-et-Cher, à 30 km à l'est de Tours et 30 km au sud-ouest de Blois, pour diffuser dès 1969 la Deuxième Chaîne sur la Touraine et y relayer les émissions régionales de la région Centre. Sa couverture n'est toutefois pas complète, car les habitants du nord de l'Indre-et-Loire ne le reçoivent pas et ne peuvent capter que le puissant émetteur de Mayet (1) lequel depuis, a concentré ses journaux sur le Maine et l'Anjou, le Perche lui ayant déjà été retiré avec la mise en service de Chartres-Montlandon :


Comme la plupart des pylônes intercalaires construits à cette époque
celui de Chissay est tubulaire et diffuse la radio FM et la télévision UHF
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Document © Martin Watkins 2003
Comme celui de Montlandon, l'émetteur de télévision de Chissay possède une puissance de 10 kW crête-image, soit environ 250 kW de puissance apparente rayonnée (PAR). Il émet la Deuxième Chaîne ORTF sur le canal 59-H. Un second émetteur diffusant FR3 Centre suivra en 1975 sur le canal 62-H, rejoint par celui de TF1 Couleur à l'été 1977 sur le canal 65-H.
Le diagramme de rayonnement de l'émetteur est favorisé vers l'est et l'ouest, à savoir le long de la Loire, dont les coteaux de la rive nord rendent très difficile la réception de Mayet en certains endroits. (1)
Parallèlement, trois émetteurs de radio à modulation de fréquence de 3 kW relaient France-Inter (99,9 MHz), France-Culture (97,8 MHz) et France-Musique en stéréo (92,2 MHz). Comme il est d'usage à l'époque, leurs antennes sont à polarisation horizontale :


Au-dessus de la plate-forme inférieure, les panneaux d'antennes FM en polarisation horizontale
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Chissay ne relayait pas la Première Chaîne 819 lignes qui était plus ou moins bien reçue dans l'agglomération de Tours sur le canal F12-V de Mayet. Un réémetteur de 3 Watts (canal F10-H) piloté par cet émetteur fut mis en service sur le toit de la Tour U, Place du Sanitas. Toutefois, l'écart de 2 MHz seulement entre la porteuse vidéo du réémetteur (199,70 MHz) et celle du son de Mayet (201,70 MHz) posait des problèmes d'interférences pour certains téléspectateurs (1)
Sur le même site fut mis aussi en service un petit émetteur FM de 50 Watts diffusant France-Inter avec des émissions locales sur 98,7 MHz. Par la suite, en 1991 à la faveur de la création de la radio locale France Bleu Touraine, il sera conforté par un émetteur de 3 kW à Chissay fonctionnant sur 105 MHz.
Au milieu des années 80, le réémetteur 819 lignes fut converti à la norme L' pour relayer Canal Plus sur le nouveau canal L10-H avec une PAR de 100 Watts. Mayet étant désormais sur le canal L05-V, les risques d'interférences mutuelles étaient désormais neutralisés.
Par la suite, bénéficiant, fait rare, d'une puissance de 100 kW de PAR, La Cinq et M6 se virent attribuer deux canaux proches du "triplet" de 400 kW existant (respectivement le 57-H et le 54-H), évitant ainsi à la majorité des téléspectateurs, ainsi "initialisés", de devoir s'équiper d'une antenne large bande ou d'un deuxième "râteau".
Il n'en allait pas de même pour la chaîne locale TV-Tours qui, à partir de 2005, dut se contenter du canal 30-H avec une puissance limitée à 20 kW de PAR.
Depuis 2006, Chissay diffuse toute les chaînes de la TNT, locale incluse, dans des conditions de réception équivalentes. Il héberge également des équipements de téléphonie mobile de l'opérateur SFR.
(1) Informations reçues de kiki37, merci à lui !
......Merci également à mw963 (Martin) pour ses photos de Chissay prises en 2003
Rappel : dans des précédents messages,nos deux amis avaient évoqué Tours et Chissay, voici ci-dessous leurs échanges dans l'ordre chronologique, avec des photos du site de Thierry Vignaud :
1) Post #84 : Canal F3 jamais utilisé et réémetteur du Sanitas (kiki37) : voir ici
2) Posts #90+91: émetteur fantôme "Val-de-Loire"et Montlouis (mw963 et kiki37) : voir ici
3) Posts #126+127: réémetteur Montrichard + Photos de Thierry Vignaud: Chissay et Sanitas (kiki37) : voir ici
3) Orléans Trainou
Dans sa réception de la Première Chaîne depuis Neuvy Deux Clochers, la situation du Loiret était à peu près identique à celle de l'Indre-et-Loire et du Loir-et-Cher son voisin, si ce n'est qu'au lieu de Mayet, c'était la Tour Eiffel qui arrivait au nord du département, et que contrairement à Tours, l'agglomération d'Orléans était, elle, à portée de l'émetteur de Bourges.
Pour la Deuxième Chaîne couleur, il n'en allait pas de même, sa portée étant nettement inférieure. L'implantation d'un émetteur intercalaire fut donc planifiée pour une mise en service en 1969, et l'ORTF porta son choix sur un terrain dégagé en lisière de la forêt, au sud du village de Trainou, à une quinzaine de kilomètres à l'est d'Orléans :


En lisière de forêt d'Orléans, le centre intercalaire FM-UHF implanté par l'ORTF en 1969.
Au second plan, le village de Trainou dont il porte le nom.
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De conception tubulaire identique et de même hauteur (200 mètres) que ceux de Montlandon et Chissay, le pylône haubané de Trainou assure une excellente couverture de l'ensemble du Loiret, de l'est du Loir-et-Cher et du sud de l'Eure-et-Loir pour la Deuxième Chaîne sur le canal 29-H avec une puissance crête-image de 4 kW (soit environ 100 kw de PAR) :


Noter presque à mi-hauteur, le réflecteur passif assurant la liaison avec
la tour de faisceau hertzien de la station régionale d'Orléans-La Source
et, fait rare sur ces pylônes, une parabole de faisceau en tête de mât.
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Le lundi 2 août 1971, le journal télévisé régional a quitté l'émetteur de Neuvy Deux Clochers pour un tout nouveau C.A.T. (Centre d'Actualités Télévisées) dans le quartier d'Orléans-La Source où il passera à la couleur en 1978 :


Vidéo évoquant les 50 ans de France 3 Centre-Val de Loire en 2014
Invité de Flavien Texier dans l'émission "On a retrouvé la mémoire"
l'ancien monteur film Jean-Paul Rossignoles commente les étapes
ayant marqué l'évolution de la station depuis sa création en 1964.
Document France 3 Centre-Val de Loire 2014 © I.N.A
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Attention celle-ci est en HD 720p (taille 150 Mo)
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Entre temps, Trainou devenu émetteur pilote pour les décrochages régionaux, diffuse FR3 Centre sur le canal 45-H à partir de 1975 avant d'accueillir TF1 Couleur sur le canal 42-H à l'été 1979 :


En 2003, avant la généralisation récente des liaisons satellite y compris avec les bureaux
locaux de France 3 (Bourges, Tours, Chartres...) ou les reportages en direct, Trainou, est
encore relié par de nombreux faisceaux hertziens avec les autres émetteurs de son groupe.
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Document © Martin Watkins 2003
Le centre est également équipé dès ses débuts, de trois émetteurs FM de 3 kW relayant France-Inter sur 99,15 MHz, France-Culture sur 95,80 MHz et France-Musique en stéréo sur 90,70 MHz. Ils seront rejoints en 1985 par un quatrième émetteur de même puissance diffusant Radio-France Orléans (devenue depuis France Bleu Orléans) sur 100,9 MHz :


Très beau gros plan sur les panneaux d'antennes FM situées presque 200 mètres au-dessus
du photographe. Nous sommes en 2003, mais elles sont encore en polarisation horizontale.
L'arrivée de la station locale de Radio-France huit ans plus tôt n'a pas, comme dans d'autres
centres, provoqué leur passage à la polarisation mixte pour faciliter l'écoute en automobile.
Noter les paraboles de faisceaux hertziens au-dessus, une particularité de Trainou.
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Document © Martin Watkins 2003
Au milieu des années 80, deux émetteurs UHF de puissance quasi-équivalente à celle du "triplet" existant diffusent La Cinq sur le canal 52-H et M6 sur le canal 36-H, tous deux "initialisés" pour la majorité des antennes de réception existantes.
Courant octobre 2005, Trainou est passé à la T.N.T. dont il diffuse désormais l'ensemble des chaînes. Il sera complété par la suite par quelques réémetteurs initialement non prévus pour le passage au numérique (Orléans-Dunois, Montargis, Pithiviers...).
De mars 2007 à mars 2011, l'émetteur a aussi diffusé Orléans TV, une chaîne locale initialement montée par le groupe Hersant (ancien co-propriétaire de La Cinq), qui, reprise en 2009 par un autre groupe, a rencontré des difficultés financières importantes et a dû cesser ses émissions.
Enfin, Trainou accueille aussi les quatre opérateurs nationaux de téléphonie mobile sur son pylône.
4) Argenton-sur-Creuse Malicornay
L'émetteur Deuxième Chaîne de Neuvy Deux Clochers, qui ne pouvait atteindre ni le nord ni l'ouest de la zone de réception de celui de la Première Chaîne, éprouvait les mêmes limitations avec le sud de cette même zone.
L'installation d'un autre émetteur intercalaire s'imposait donc également à l'ORTF, qui choisit le site de Malicornay, au sud-est d'Argenton-sur-Creuse, dans le département de l'Indre.
Là une fois encore, c'est un pylône tubulaire de 200 mètres de haut qui sera mis en service en 1971 avec un émetteur UHF de 4 kW diffusant la Deuxième Chaîne sur le canal 40-H :


L'émetteur TDF de Malicornay vu du nord-ouest. Dans le lointain, le sud du département
de l'Indre et, au-delà vers Montluçon, les premiers contreforts du massif du Bourbonnais
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La zone de réception recouvre celles, en limite de zone de service, de Neuvy Deux Clochers à l'est, de Mayet et de Chissay au nord, et de Niort-Maisonnais à l'ouest.
Le centre accueille aussi trois émetteurs FM de 2 kW relayant France-Inter sur 93,45 MHz, France-Culture sur 89,80 MHz et France-Musique en stéréo sur 97,20 MHz. En 1982, ils seront rejoints par la radio locale de Radio-France à Châteauroux, Radio Berry-Sud (maintenant France Bleu Berry Sud) qui reprendra le 93,5 MHz de France-Inter. Cette dernière, avec une même puissance de 2 kW, passera sur 101,9 MHz, plus proche de ses concurrentes périphériques regroupées en haut de la bande FM.
Le sud de l'Indre devra attendre 1977 pour recevoir FR3 Centre sur le canal 43-H puis puis TF1 Couleur en décembre 1979 sur le canal 46-H.
Dès le début des années 70, l'ORTF avait installé un réémetteur "hybride" 819 lignes UHF de 25 Watts (PAR 350 Watts environ) au sud-ouest de Châteauroux, à Saint-Maur, Destiné à conforter la réception de la Première Chaîne de Neuvy, il émettait sur le canal 48H, immédiatement proche du futur "triplet" de Malicornay. On dispose de peu d'éléments concernant le site exact de cet ancien réémetteur; mais après recherches il semblerait que celui-ci se trouvait à peu près dans l'axe entre Châteauroux et Malicornay, le long de la RN 920 au lieu-dit "Les Terres Légères", ce qui devait permettre, le cas échéant, d'utiliser une même antenne UHF pour capter les deux sites. Il est probable que ce réémetteur était à l'emplacement de l'actuel pylône autoporteur ci-dessous, haut de 65 mètres, qui héberge les trois plus anciens opérateurs de radio-téléphonie :


Le site probable de l'ancien réémetteur UHF de TF1 puis de Canal Plus à St-Maur,
près de Châteauroux. Complément local utile de Malicornay dans le chef-lieu de l'Indre,
il a disparu depuis l'extinction de l'analogique par Canal Plus en 2010.
Cliquer dans l'image ou le lien ci-dessous pour ouvrir la page Google Street View
Document © Google Street View
Après l'arrivée de TF1 Couleur sur Malicornay, Saint-Maur a continué en parallèle, en basculant du 819 lignes vers le 625 lignes SECAM, avant de relayer Canal Plus par la suite sur ce même canal 48-H. Devenu inutile avec l'arrivée de la T.N.T. sur Malicornay, il a été éteint lors de l'arrêt de l'analogique de Canal Plus en 2010.
Dans la deuxième moitié des années 80, Malicornay a reçu deux émetteurs UHF de 1 kW crête-image (20 kW de PAR) diffusant La Cinq sur le canal 38-H et M6 sur la canal 51-H.


Depuis 2015, bien qu'accueillant plusieurs opérateurs concurrents dans la gestion
de ses divers multiplex, ce centre TDF ne diffuse plus toutes les chaînes de la TNT.
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Ce centre intercalaire est passé au numérique le 15 juin 2006, et diffusait toutes les chaînes jusqu'en 2015, y compris la chaîne locale BIP-TV (Berry Issoudun Première) depuis fin 2006.
Depuis, la société ITAS a construit, à 1 km à vol d'oiseau au nord-est de celui de TDF, un pylône autoporteur de 200 mètres diffusant le multiplex R6 uniquement (TF1, TMC, TFX, NRJ12 et LCP) :


Le pylône autoporteur de 200 mètres mis en service
par ITAS en 2016 à Malicornay sur le modèle de celui
de même hauteur construit à Hirson en juin 2015.
Cliquer dans l'image ou ici pour accéder à la page
du site ITAS présentant le pylône jumeau d'Hirson
en photos et avec une vidéo filmée avec un drône.
Document © ITAS
Pour conclure cette visite en Centre - Val de Loire, kiki37 l'a complétée avec un intéressant article de la revue technique "Antennes" de Télédiffusion de France consacré à la lutte contre les zones d'ombre en 1978 dans cette région. Cliquez ici pour y accéder.
Pour l'étape suivante de notre Tour de France des émetteurs, la Normandie : cliquer ici.
2) Les émetteurs intercalaires de la région Centre-Val de Loire
L'émetteur Deuxième Chaîne de Neuvy-Deux-Clochers sur le canal 26 UHF, malgré sa puissance de 50 kW (1000 kW de P.A.R.), n'avait pas une zone de couverture aussi grande que celle de la Première Chaîne en VHF.
Il était donc nécessaire, pour couvrir toute la région Centre, d'implanter des émetteurs intercalaires assurant la réception de la nouvelle chaîne dans les départements du Loiret, de l'Indre, de l'Indre-et-Loire et de l'Eure-et-Loir, mal couverts par les émetteurs UHF principaux de Bourges, Paris, Le Mans et Niort, ou hors de leur portée.
a) Chartres Montlandon
Premier à être mis en service dans l'ordre chronologique, en 1968, l'intercalaire de Chartres-Montlandon assure un rôle important dans le désenclavement de l'Eure-et-Loir qui ne reçoit pas les actualités de la région Centre à laquelle ce département est destiné à appartenir : l'est reçoit la Première Chaîne de la Tour Eiffel, le nord capte Rouen Grand-Couronne, et le sud-ouest est plus ou moins bien desservi par Le Mans Mayet. Dans quelques cas en limites du département, leurs émetteurs Deuxième Chaîne sont également captés, mais dans des conditions moins favorables.
Le choix du site se porte à mi-chemin entre Chartres et Le Mans, sur les collines du Perche, en bordure de la route nationale RN23 assurant la liaison entre Paris, la Bretagne, l'Anjou et la Vendée. L'autoroute Océane n'existant pas encore, les vacanciers pris dans les inévitables bouchons du village de Montlandon ont tout le loisir de regarder le pylône tubulaire supportant les antennes FM et UHF bande V assurant, enfin, la diffusion des actualités régionales de Bourges puis d'Orléans pour l'ensemble du département, et même au-delà (notamment le sud-est de l'Orne) sur le canal 50-H avec une puissance de 10 kW (soit environ 250 kW de puissance apparente rayonnée), libérant ainsi Le Mans - Mayet de l'actualité dans le Perche :


L'émetteur intercalaire de Montlandon à la fin des années 60, peu après sa mise en service
Document © Delcampe.net
Par la suite, ce centre recevra dans les années 70 un réémetteur hybride en 819 lignes UHF de 250 Watts relayant TF1 sur le canal 32-H à destination de Montlandon et de ses environs. A l'automne 1979, ccelui-ci laissera la place à un émetteur de 10 kW sur le canal 55-H diffusant TF1 Couleur, précédé en 1977 d'un autre sur le canal 53-H diffusant FR3 et ses actualités de la région Centre.
En 1987, Montlandon est l'un des premiers émetteurs de l'ouest à diffuser la Cinq dès décembre 1986 sur le canal 47-H avec un émetteur de 2 kW. M6 suivra avec une puissance identique environ un an plus tard sur le 44-H.
Dans le cadre du développement de la couverture de ses différentes régions, France 3 bénéficiera également d'un émetteur, un peu moins puissant, sur le canal 34-H avec un diagramme d'antenne directionnel orienté vers le sud-est de l'Orne pour y proposer les programmes régionaux Basse-Normandie émis de Caen.
A ces divers émetteurs TV s'y ajoutaient trois de 2 kW en radio FM relayant les émissions de France Inter sur 94,5 MHz, France Culture sur 98,1 MHz et France Musique en stéréo sur 89,7 MHz . Ils sont toujours en service, seulement rejoints par des relais des quatre opérateurs de téléphonie mobile :


De nouvelles chaînes sont arrivées, puis le passage à la TNT, mais
l'aspect général du pylône n'a pas beaucoup changé depuis 1968
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Fixés sous la plateforme supérieure sous le cylindre UHF au sommet, les panneaux
du canal 34 diffusant France 3 Basse-Normandie vers le sud-est de l'Orne.
Pour mieux les observer, cliquer dans l'image
ou ici pour l'afficher en très grande taille
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du canal 34 diffusant France 3 Basse-Normandie vers le sud-est de l'Orne.
Pour mieux les observer, cliquer dans l'image
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b) Tours Chissay
Avant la création des régions administratives initiées dans les années 70, le département d’Indre-et-Loire (correspondant approximativement à l'ancienne Touraine) recevait majoritairement la Première Chaîne VHF sur l'émetteur du Mans Mayet au lieu de Neuvy Deux Clochers.
C'est pourquoi le journal régional diffusé par Mayet, du fait de la vaste zone de réception due à la hauteur élevée de son mât (300 mètres), s'appelait "Maine Anjou Touraine Perche" puisqu'il couvrait l'actualité de ces quatre anciennes provinces.
Par ailleurs, dans l'Indre-et-Loire et le Loir-et-Cher voisin, la Deuxième Chaîne diffusant aussi les journaux régionaux était reçue dans leurs moitiés nord sur Mayet, tandis que le canal 26 de Neuvy Deux Clochers ne parvenait pas jusqu'à eux. L'implantation d'un émetteur intercalaire destiné à combler ces lacunes dans la région de Tours s'avérait donc nécessaire.
On notera que dès 1952 un site avait été envisagé dans le cadre du Plan de Stockholm, qui, comme ceux d'Auxerre et Chaumont, ne fut jamais créé, sans doute justement du fait du déplacement vers Neuvy-Deux-Clochers de celui initialement planifié à Allouis et surtout de la zone, bien plus grande que prévu, finalement couverte par Mayet :


La zone de réception initialement envisagée pour l'émetteur VHF
(jamais construit) de Tours était aussi grande que celle du Mans
Source : "Technique de la télévision" (tome 1) par AVJ Martin
Téléchargeable ici (taille 6 Mo) - © Sté des Editions Radio 1953
(jamais construit) de Tours était aussi grande que celle du Mans
Source : "Technique de la télévision" (tome 1) par AVJ Martin
Téléchargeable ici (taille 6 Mo) - © Sté des Editions Radio 1953
Une quinzaine d'années plus tard, un pylône tubulaire de 200 mètres est édifié et mis en service par l'ORTF à Chissay dans le Loir-et-Cher, à 30 km à l'est de Tours et 30 km au sud-ouest de Blois, pour diffuser dès 1969 la Deuxième Chaîne sur la Touraine et y relayer les émissions régionales de la région Centre. Sa couverture n'est toutefois pas complète, car les habitants du nord de l'Indre-et-Loire ne le reçoivent pas et ne peuvent capter que le puissant émetteur de Mayet (1) lequel depuis, a concentré ses journaux sur le Maine et l'Anjou, le Perche lui ayant déjà été retiré avec la mise en service de Chartres-Montlandon :


Comme la plupart des pylônes intercalaires construits à cette époque
celui de Chissay est tubulaire et diffuse la radio FM et la télévision UHF
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Document © Martin Watkins 2003
Comme celui de Montlandon, l'émetteur de télévision de Chissay possède une puissance de 10 kW crête-image, soit environ 250 kW de puissance apparente rayonnée (PAR). Il émet la Deuxième Chaîne ORTF sur le canal 59-H. Un second émetteur diffusant FR3 Centre suivra en 1975 sur le canal 62-H, rejoint par celui de TF1 Couleur à l'été 1977 sur le canal 65-H.
Le diagramme de rayonnement de l'émetteur est favorisé vers l'est et l'ouest, à savoir le long de la Loire, dont les coteaux de la rive nord rendent très difficile la réception de Mayet en certains endroits. (1)
Parallèlement, trois émetteurs de radio à modulation de fréquence de 3 kW relaient France-Inter (99,9 MHz), France-Culture (97,8 MHz) et France-Musique en stéréo (92,2 MHz). Comme il est d'usage à l'époque, leurs antennes sont à polarisation horizontale :


Au-dessus de la plate-forme inférieure, les panneaux d'antennes FM en polarisation horizontale
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Document © Martin Watkins 2003
Chissay ne relayait pas la Première Chaîne 819 lignes qui était plus ou moins bien reçue dans l'agglomération de Tours sur le canal F12-V de Mayet. Un réémetteur de 3 Watts (canal F10-H) piloté par cet émetteur fut mis en service sur le toit de la Tour U, Place du Sanitas. Toutefois, l'écart de 2 MHz seulement entre la porteuse vidéo du réémetteur (199,70 MHz) et celle du son de Mayet (201,70 MHz) posait des problèmes d'interférences pour certains téléspectateurs (1)
Sur le même site fut mis aussi en service un petit émetteur FM de 50 Watts diffusant France-Inter avec des émissions locales sur 98,7 MHz. Par la suite, en 1991 à la faveur de la création de la radio locale France Bleu Touraine, il sera conforté par un émetteur de 3 kW à Chissay fonctionnant sur 105 MHz.
Au milieu des années 80, le réémetteur 819 lignes fut converti à la norme L' pour relayer Canal Plus sur le nouveau canal L10-H avec une PAR de 100 Watts. Mayet étant désormais sur le canal L05-V, les risques d'interférences mutuelles étaient désormais neutralisés.
Par la suite, bénéficiant, fait rare, d'une puissance de 100 kW de PAR, La Cinq et M6 se virent attribuer deux canaux proches du "triplet" de 400 kW existant (respectivement le 57-H et le 54-H), évitant ainsi à la majorité des téléspectateurs, ainsi "initialisés", de devoir s'équiper d'une antenne large bande ou d'un deuxième "râteau".
Il n'en allait pas de même pour la chaîne locale TV-Tours qui, à partir de 2005, dut se contenter du canal 30-H avec une puissance limitée à 20 kW de PAR.
Depuis 2006, Chissay diffuse toute les chaînes de la TNT, locale incluse, dans des conditions de réception équivalentes. Il héberge également des équipements de téléphonie mobile de l'opérateur SFR.
(1) Informations reçues de kiki37, merci à lui !

......Merci également à mw963 (Martin) pour ses photos de Chissay prises en 2003

Rappel : dans des précédents messages,nos deux amis avaient évoqué Tours et Chissay, voici ci-dessous leurs échanges dans l'ordre chronologique, avec des photos du site de Thierry Vignaud :
1) Post #84 : Canal F3 jamais utilisé et réémetteur du Sanitas (kiki37) : voir ici
2) Posts #90+91: émetteur fantôme "Val-de-Loire"et Montlouis (mw963 et kiki37) : voir ici
3) Posts #126+127: réémetteur Montrichard + Photos de Thierry Vignaud: Chissay et Sanitas (kiki37) : voir ici
3) Orléans Trainou
Dans sa réception de la Première Chaîne depuis Neuvy Deux Clochers, la situation du Loiret était à peu près identique à celle de l'Indre-et-Loire et du Loir-et-Cher son voisin, si ce n'est qu'au lieu de Mayet, c'était la Tour Eiffel qui arrivait au nord du département, et que contrairement à Tours, l'agglomération d'Orléans était, elle, à portée de l'émetteur de Bourges.
Pour la Deuxième Chaîne couleur, il n'en allait pas de même, sa portée étant nettement inférieure. L'implantation d'un émetteur intercalaire fut donc planifiée pour une mise en service en 1969, et l'ORTF porta son choix sur un terrain dégagé en lisière de la forêt, au sud du village de Trainou, à une quinzaine de kilomètres à l'est d'Orléans :


En lisière de forêt d'Orléans, le centre intercalaire FM-UHF implanté par l'ORTF en 1969.
Au second plan, le village de Trainou dont il porte le nom.
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Document © TDF
De conception tubulaire identique et de même hauteur (200 mètres) que ceux de Montlandon et Chissay, le pylône haubané de Trainou assure une excellente couverture de l'ensemble du Loiret, de l'est du Loir-et-Cher et du sud de l'Eure-et-Loir pour la Deuxième Chaîne sur le canal 29-H avec une puissance crête-image de 4 kW (soit environ 100 kw de PAR) :


Noter presque à mi-hauteur, le réflecteur passif assurant la liaison avec
la tour de faisceau hertzien de la station régionale d'Orléans-La Source
et, fait rare sur ces pylônes, une parabole de faisceau en tête de mât.
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Document © TDF
Le lundi 2 août 1971, le journal télévisé régional a quitté l'émetteur de Neuvy Deux Clochers pour un tout nouveau C.A.T. (Centre d'Actualités Télévisées) dans le quartier d'Orléans-La Source où il passera à la couleur en 1978 :


Vidéo évoquant les 50 ans de France 3 Centre-Val de Loire en 2014
Invité de Flavien Texier dans l'émission "On a retrouvé la mémoire"
l'ancien monteur film Jean-Paul Rossignoles commente les étapes
ayant marqué l'évolution de la station depuis sa création en 1964.
Document France 3 Centre-Val de Loire 2014 © I.N.A
Cliquez dans l'image ou ici pour voir la vidéo
Attention celle-ci est en HD 720p (taille 150 Mo)
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pas la vidéo, faire un clic droit ici choix "Enregistrer la cible..."
Entre temps, Trainou devenu émetteur pilote pour les décrochages régionaux, diffuse FR3 Centre sur le canal 45-H à partir de 1975 avant d'accueillir TF1 Couleur sur le canal 42-H à l'été 1979 :


En 2003, avant la généralisation récente des liaisons satellite y compris avec les bureaux
locaux de France 3 (Bourges, Tours, Chartres...) ou les reportages en direct, Trainou, est
encore relié par de nombreux faisceaux hertziens avec les autres émetteurs de son groupe.
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Document © Martin Watkins 2003
Le centre est également équipé dès ses débuts, de trois émetteurs FM de 3 kW relayant France-Inter sur 99,15 MHz, France-Culture sur 95,80 MHz et France-Musique en stéréo sur 90,70 MHz. Ils seront rejoints en 1985 par un quatrième émetteur de même puissance diffusant Radio-France Orléans (devenue depuis France Bleu Orléans) sur 100,9 MHz :


Très beau gros plan sur les panneaux d'antennes FM situées presque 200 mètres au-dessus
du photographe. Nous sommes en 2003, mais elles sont encore en polarisation horizontale.
L'arrivée de la station locale de Radio-France huit ans plus tôt n'a pas, comme dans d'autres
centres, provoqué leur passage à la polarisation mixte pour faciliter l'écoute en automobile.
Noter les paraboles de faisceaux hertziens au-dessus, une particularité de Trainou.
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Document © Martin Watkins 2003
Au milieu des années 80, deux émetteurs UHF de puissance quasi-équivalente à celle du "triplet" existant diffusent La Cinq sur le canal 52-H et M6 sur le canal 36-H, tous deux "initialisés" pour la majorité des antennes de réception existantes.
Courant octobre 2005, Trainou est passé à la T.N.T. dont il diffuse désormais l'ensemble des chaînes. Il sera complété par la suite par quelques réémetteurs initialement non prévus pour le passage au numérique (Orléans-Dunois, Montargis, Pithiviers...).
De mars 2007 à mars 2011, l'émetteur a aussi diffusé Orléans TV, une chaîne locale initialement montée par le groupe Hersant (ancien co-propriétaire de La Cinq), qui, reprise en 2009 par un autre groupe, a rencontré des difficultés financières importantes et a dû cesser ses émissions.
Enfin, Trainou accueille aussi les quatre opérateurs nationaux de téléphonie mobile sur son pylône.
4) Argenton-sur-Creuse Malicornay
L'émetteur Deuxième Chaîne de Neuvy Deux Clochers, qui ne pouvait atteindre ni le nord ni l'ouest de la zone de réception de celui de la Première Chaîne, éprouvait les mêmes limitations avec le sud de cette même zone.
L'installation d'un autre émetteur intercalaire s'imposait donc également à l'ORTF, qui choisit le site de Malicornay, au sud-est d'Argenton-sur-Creuse, dans le département de l'Indre.
Là une fois encore, c'est un pylône tubulaire de 200 mètres de haut qui sera mis en service en 1971 avec un émetteur UHF de 4 kW diffusant la Deuxième Chaîne sur le canal 40-H :


L'émetteur TDF de Malicornay vu du nord-ouest. Dans le lointain, le sud du département
de l'Indre et, au-delà vers Montluçon, les premiers contreforts du massif du Bourbonnais
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Document © TDF
La zone de réception recouvre celles, en limite de zone de service, de Neuvy Deux Clochers à l'est, de Mayet et de Chissay au nord, et de Niort-Maisonnais à l'ouest.
Le centre accueille aussi trois émetteurs FM de 2 kW relayant France-Inter sur 93,45 MHz, France-Culture sur 89,80 MHz et France-Musique en stéréo sur 97,20 MHz. En 1982, ils seront rejoints par la radio locale de Radio-France à Châteauroux, Radio Berry-Sud (maintenant France Bleu Berry Sud) qui reprendra le 93,5 MHz de France-Inter. Cette dernière, avec une même puissance de 2 kW, passera sur 101,9 MHz, plus proche de ses concurrentes périphériques regroupées en haut de la bande FM.
Le sud de l'Indre devra attendre 1977 pour recevoir FR3 Centre sur le canal 43-H puis puis TF1 Couleur en décembre 1979 sur le canal 46-H.
Dès le début des années 70, l'ORTF avait installé un réémetteur "hybride" 819 lignes UHF de 25 Watts (PAR 350 Watts environ) au sud-ouest de Châteauroux, à Saint-Maur, Destiné à conforter la réception de la Première Chaîne de Neuvy, il émettait sur le canal 48H, immédiatement proche du futur "triplet" de Malicornay. On dispose de peu d'éléments concernant le site exact de cet ancien réémetteur; mais après recherches il semblerait que celui-ci se trouvait à peu près dans l'axe entre Châteauroux et Malicornay, le long de la RN 920 au lieu-dit "Les Terres Légères", ce qui devait permettre, le cas échéant, d'utiliser une même antenne UHF pour capter les deux sites. Il est probable que ce réémetteur était à l'emplacement de l'actuel pylône autoporteur ci-dessous, haut de 65 mètres, qui héberge les trois plus anciens opérateurs de radio-téléphonie :


Le site probable de l'ancien réémetteur UHF de TF1 puis de Canal Plus à St-Maur,
près de Châteauroux. Complément local utile de Malicornay dans le chef-lieu de l'Indre,
il a disparu depuis l'extinction de l'analogique par Canal Plus en 2010.
Cliquer dans l'image ou le lien ci-dessous pour ouvrir la page Google Street View
Document © Google Street View
Après l'arrivée de TF1 Couleur sur Malicornay, Saint-Maur a continué en parallèle, en basculant du 819 lignes vers le 625 lignes SECAM, avant de relayer Canal Plus par la suite sur ce même canal 48-H. Devenu inutile avec l'arrivée de la T.N.T. sur Malicornay, il a été éteint lors de l'arrêt de l'analogique de Canal Plus en 2010.
Dans la deuxième moitié des années 80, Malicornay a reçu deux émetteurs UHF de 1 kW crête-image (20 kW de PAR) diffusant La Cinq sur le canal 38-H et M6 sur la canal 51-H.


Depuis 2015, bien qu'accueillant plusieurs opérateurs concurrents dans la gestion
de ses divers multiplex, ce centre TDF ne diffuse plus toutes les chaînes de la TNT.
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Document © TDF
Ce centre intercalaire est passé au numérique le 15 juin 2006, et diffusait toutes les chaînes jusqu'en 2015, y compris la chaîne locale BIP-TV (Berry Issoudun Première) depuis fin 2006.
Depuis, la société ITAS a construit, à 1 km à vol d'oiseau au nord-est de celui de TDF, un pylône autoporteur de 200 mètres diffusant le multiplex R6 uniquement (TF1, TMC, TFX, NRJ12 et LCP) :


Le pylône autoporteur de 200 mètres mis en service
par ITAS en 2016 à Malicornay sur le modèle de celui
de même hauteur construit à Hirson en juin 2015.
Cliquer dans l'image ou ici pour accéder à la page
du site ITAS présentant le pylône jumeau d'Hirson
en photos et avec une vidéo filmée avec un drône.
Document © ITAS
Pour conclure cette visite en Centre - Val de Loire, kiki37 l'a complétée avec un intéressant article de la revue technique "Antennes" de Télédiffusion de France consacré à la lutte contre les zones d'ombre en 1978 dans cette région. Cliquez ici pour y accéder.
Pour l'étape suivante de notre Tour de France des émetteurs, la Normandie : cliquer ici.
Édité par kiki37 le 03/07/2022 à 16:33:33
O
Olivier13
le 15/11/2017 à 22:08:51
Merci beaucoup Colorix pour les infos sur Perreuse et Planchez (appellation PTT) : j'aime en particulier les cartes postales (rares) datant des premières années !
Olivier
Olivier
M
mw963
le 15/11/2017 à 22:28:13
Un grand merci de ma part Colorix pour cette etape.
C
Colorix
le 15/11/2017 à 23:32:51
Olivier13 a écrit ↗Merci beaucoup Colorix pour les infos sur Perreuse et Planchez (appellation PTT) : j'aime en particulier les cartes postales (rares) datant des premières années ! Olivier
Merci Olivier ! Quand je trouve des vieilles cartes de ces tours hertziennes, j'essaie de les intégrer aux rubriques des émetteurs dont elles sont voisines. Il y en a déjà plusieurs dans les pages qui précèdent : Villers-Cotterets, Vrigny, le Mont Saint-Quentin, Dabo, le Mont Afrique... nous allons essayer de continuer dans les étapes qui suivront. Mais ce n'est pas toujours fréquent d'en trouver. Par exemple, moi qui vis près de Nantes, je n'ai pas réussi à trouver une photographie de l'ancienne tour relais de Saint-Herblain, qui était surmontée de deux grosses antennes GDH-103. Elle a été remplacée dans les années 70-80 par la tour actuelle, bien plus grande et qui maintenant ne sert plus que de relais de téléphonie mobile, comme nombre de ses congénères qui au moins, grâce à ça, échappent pour l'instant aux engins de démolition.
mw963 a écrit ↗Un grand merci de ma part Colorix pour cette etape.
Cher Martin, quelle joie de te revoir !!!! Merci pour ton message sympa.
I do hope that you and Mrs W. are well.
A bientôt pour la suite de cette étape.
C
Casimodo
le 16/11/2017 à 08:30:14
REGION ALSACE EQUIPEMENTS HERTZIENS EXISTANT OU AYANT EXISTE.
Petit reportage photo sur les stations radioélectriques implantés au Grand Ballon dans le massif des Vosges du Sud-Alsace.
Le radar, aspect, implantation, dégagement et visibilité ( au fond le massif du Jura suisse dont le Chasseral et sa tour hertzienne gerée par Swisscom, puis les Alpes Suisses du Valais et françaises. On distingue le Mont-Blanc, quasi dans l'axe, à 234 Km )

https://www.heywhatsthat.com/?view=CK49XV9N
Le site, versant nord vue (2018) depuis le col du Haag 1250 m. Le radar de l'aviation civile (et autres antennes VHF) comportant une table d'orientation panoramique avec vues sur les Vosges, Jura (F-CH), Forêt Noire (D) , et les Alpes F, CH, ITA, AUT, LIE.

Sur la carte indiquant "Guebwiller" il s'agit en fait du Grand-Ballon, point culminant du massif des Vosges et du Grand-Est situé à 25 km au N/O de Mulhouse (voir source Wikipedia) qui avait accueilli un pylône TV de 18 m de haut pour un émetteur Noir/Blanc 819 lignes d'alors, comme le montre cette photo prise sur la partie N/E dans la fin des années 50. On observe aussi le bâtiment des télécoms et son monte-charges..
Nb: la mention "Ballon de Guebwiller" n'est plus retenue, car sa partie sommitale (>1400 m) est située sur le ban des communes de Geishouse, Goldbach, Murbach, Lautenbach et Soultz.
Le pylône télé et le bâtiment télécom seront détruits en 1998..
http://img110.xooimage.com/files/4/3/d/grand-ballon-somm...-es-1950-537238c.jpg
autres vues:
-
- [img]http://img110.xooimage.com/files/1/a/d/grand-ballon-batiment-relais-50fba55.jpg [/img]
Grand Ballon années 60:

Pylône TV VHF III de l'ex RTF:

En fait l'ex RTF avait finalement choisi un site en plaine d'Alsace, à Mulhouse, alors que les allemands et le suisses ont, eux, confirmés l'avantage de la diffusion TV ou radio (Dab+) depuis des points hauts sur les massifs de la Forêt Noire ou du Jura. On paye aujourd'hui la "clairvoyance " des décideurs français d'alors... puisque la TNT allemande ( déjà en DVB-T2 Hevc H 265 * ) est plus facilement reçue que la TNT française...
Depuis 1998, le site a bien évolué puisque la DGAC (aviation civile CNRA Est ) y exploite un radar monopulsé UHF ~ 1000 Mhz cohabitant (séparation 35m) avec qlq antennes de télécommunications VHF, travaillant sur la fréquence des ~ 120 Mhz,** et cela sur 2 mâts autoportants (autostables) de près de 35 m de haut. Le diamètre de la sphère, ou radôme, 9 m, porte la hauteur bâtiment à 18 m).L'altitude de l'antenne radar se situe à 1435.5 m à 68 Geishouse/Goldbach

La vision porte jusqu'aux Alpes du Tyrol autrichien, 254 Km...., mais le radar exploite jusqu'à 400 km...
Les antennes de communication en VHF en polarisation Verticale:

antennes Grand ballon: http://img110.xooimage.com/files/5/7/e/grand-ballon-tabl...c-alsace-537e8f1.jpg
Vue en coupe du radar:
http://img110.xooimage.com/files/7/4/8/radar-grand-ballo...e-alsace-537a01d.jpg
Vue plus globale:
[max atteint /URL]
les webcams et les données météo sont consultables:
- relevés http://www.infoclimat.fr/observations-meteo/temps-reel/willer-sur-thur-grand-ballon/000S8.html
Webcams Grand Ballon au Chalet Hotel N/E et N/O:
[URL=http://img110.xooimage.com/views/3/4/9/alsace-grand-ball...nord-est-5619e23.jpg/]
- Cam Nord-Est ~ 1355 m N°2: http://infoclimat.org/alsavosges/webcamgrandballon/photo.jpg
Direction sensible : Colmar, Centre Alsace, centre et nord Forêt Noire
angle vue: http://img110.xooimage.com/files/3/b/a/grand-ballon-als...ure-vue-537830b.jpeg
- Camera Sud Est alt 1360 m, N°1: http://infoclimat.org/alsavosges/webcamgrandballon/photo1.jpg
direction sensible Mulhouse Sud Alsace, Alpes Suisse orientales, Autriche, Liechtenstein, Sud Forêt Noire, Jura alémanique...
angle de vue http://img110.xooimage.com/files/0/1/a/grand-ballon-alsa...uverture-53782e2.jpg
-Camera Nord-Ouest alt ~ 1355 m, n°3 : vue sur une partie des Vosges centrales Alsace-Lorraine, Départements 68/88
http://infoclimat.org/alsavosges/webcamgrandballon/photo2.jpg
angle de vue direction: http://img110.xooimage.com/files/c/d/b/webcam-grand-ball...e-vision-54bf490.jpg
- (camera sud, projet indépendant d'un collectif, pour visualiser le Sundgau, la vallée de la Thur le sud du massif des Vosges ainsi que le Jura et Alpes francaises, Mont-Blanc )
[B][B]Maj 2018 nouvelles adresses des 3 webcams Sud-Est, Nord Ouest et Nord Est:
]- Webcam NE :
- Webcam SE :
- Webcam N/O
meteo-geishouse
http://img110.xooimage.com/files/8/1/2/camera-webcam-ip-...nocturne-538152c.jpg
Relais radioamateur F1RAK (altitude 1310 m) En bas la plaine d'Alsace et Mulhouse (2005)
* TNT allemande: https://forum.telesatellite.com/showthread.php/2718-TNT-HD-DVB-T2-ALLEMANDE-R%C3%A9ception-d%C3%A9bordement-Alsace-Lorraine-Est-Franche-Comt%C3%A9
adaptateur H265: https://forum.telesatellite.com/showthread.php/3492-Adaptateur-TNT-HD-H265-%C3%A0-19.9-%E2%82%AC
** Forum "fréquences Scanner France" relais radio au Grand Ballon https://www.tsf70.com/forum/viewtopic.php?id=4413
RADIOTELEPHONIE:

Mât monopode autostable pour antenne VHF, site radiocom opéré sous l'égide du Conseil Général du Haut-Rhin (altitude 1345 m)
TELEPHONIE CELLULAIRE/INTERNET
Relais Orange au Grand Ballon (~1350 m), au second plan, sur la façade de l'Hôtel du Grand-Ballon, parabole pour faisceau hertzien VDSL, bande de fréquences des 6 GHz

Faisceau hertzien -FH- sur pylône type treillis droit triangulaire autoportant.
Faisceau orange VDSL :

Nouveau pointage pour le faisceau hertzien qui a remplacé le mat Orange (ci-dessus) ayant été démonté fin 2018:
[URL=http://img110.xooimage.com/views/1/3/a/faisceau-hertzien...d-ballon-5619d71.jpg/]
[/URL
Pour le service VDSL
Petit reportage photo sur les stations radioélectriques implantés au Grand Ballon dans le massif des Vosges du Sud-Alsace.
Le radar, aspect, implantation, dégagement et visibilité ( au fond le massif du Jura suisse dont le Chasseral et sa tour hertzienne gerée par Swisscom, puis les Alpes Suisses du Valais et françaises. On distingue le Mont-Blanc, quasi dans l'axe, à 234 Km )

https://www.heywhatsthat.com/?view=CK49XV9N
Le site, versant nord vue (2018) depuis le col du Haag 1250 m. Le radar de l'aviation civile (et autres antennes VHF) comportant une table d'orientation panoramique avec vues sur les Vosges, Jura (F-CH), Forêt Noire (D) , et les Alpes F, CH, ITA, AUT, LIE.

Sur la carte indiquant "Guebwiller" il s'agit en fait du Grand-Ballon, point culminant du massif des Vosges et du Grand-Est situé à 25 km au N/O de Mulhouse (voir source Wikipedia) qui avait accueilli un pylône TV de 18 m de haut pour un émetteur Noir/Blanc 819 lignes d'alors, comme le montre cette photo prise sur la partie N/E dans la fin des années 50. On observe aussi le bâtiment des télécoms et son monte-charges..
Nb: la mention "Ballon de Guebwiller" n'est plus retenue, car sa partie sommitale (>1400 m) est située sur le ban des communes de Geishouse, Goldbach, Murbach, Lautenbach et Soultz.

Le pylône télé et le bâtiment télécom seront détruits en 1998..
http://img110.xooimage.com/files/4/3/d/grand-ballon-somm...-es-1950-537238c.jpg
autres vues:
-

- [img]http://img110.xooimage.com/files/1/a/d/grand-ballon-batiment-relais-50fba55.jpg [/img]
Grand Ballon années 60:

Pylône TV VHF III de l'ex RTF:

En fait l'ex RTF avait finalement choisi un site en plaine d'Alsace, à Mulhouse, alors que les allemands et le suisses ont, eux, confirmés l'avantage de la diffusion TV ou radio (Dab+) depuis des points hauts sur les massifs de la Forêt Noire ou du Jura. On paye aujourd'hui la "clairvoyance " des décideurs français d'alors... puisque la TNT allemande ( déjà en DVB-T2 Hevc H 265 * ) est plus facilement reçue que la TNT française...
Depuis 1998, le site a bien évolué puisque la DGAC (aviation civile CNRA Est ) y exploite un radar monopulsé UHF ~ 1000 Mhz cohabitant (séparation 35m) avec qlq antennes de télécommunications VHF, travaillant sur la fréquence des ~ 120 Mhz,** et cela sur 2 mâts autoportants (autostables) de près de 35 m de haut. Le diamètre de la sphère, ou radôme, 9 m, porte la hauteur bâtiment à 18 m).L'altitude de l'antenne radar se situe à 1435.5 m à 68 Geishouse/Goldbach

La vision porte jusqu'aux Alpes du Tyrol autrichien, 254 Km...., mais le radar exploite jusqu'à 400 km...
Les antennes de communication en VHF en polarisation Verticale:

antennes Grand ballon: http://img110.xooimage.com/files/5/7/e/grand-ballon-tabl...c-alsace-537e8f1.jpg
Vue en coupe du radar:
http://img110.xooimage.com/files/7/4/8/radar-grand-ballo...e-alsace-537a01d.jpg
Vue plus globale:
[max atteint /URL]les webcams et les données météo sont consultables:
- relevés http://www.infoclimat.fr/observations-meteo/temps-reel/willer-sur-thur-grand-ballon/000S8.html
Webcams Grand Ballon au Chalet Hotel N/E et N/O:
[URL=http://img110.xooimage.com/views/3/4/9/alsace-grand-ball...nord-est-5619e23.jpg/]

- Cam Nord-Est ~ 1355 m N°2: http://infoclimat.org/alsavosges/webcamgrandballon/photo.jpg
Direction sensible : Colmar, Centre Alsace, centre et nord Forêt Noire
angle vue: http://img110.xooimage.com/files/3/b/a/grand-ballon-als...ure-vue-537830b.jpeg
- Camera Sud Est alt 1360 m, N°1: http://infoclimat.org/alsavosges/webcamgrandballon/photo1.jpg
direction sensible Mulhouse Sud Alsace, Alpes Suisse orientales, Autriche, Liechtenstein, Sud Forêt Noire, Jura alémanique...
angle de vue http://img110.xooimage.com/files/0/1/a/grand-ballon-alsa...uverture-53782e2.jpg
-Camera Nord-Ouest alt ~ 1355 m, n°3 : vue sur une partie des Vosges centrales Alsace-Lorraine, Départements 68/88
http://infoclimat.org/alsavosges/webcamgrandballon/photo2.jpg
angle de vue direction: http://img110.xooimage.com/files/c/d/b/webcam-grand-ball...e-vision-54bf490.jpg
- (camera sud, projet indépendant d'un collectif, pour visualiser le Sundgau, la vallée de la Thur le sud du massif des Vosges ainsi que le Jura et Alpes francaises, Mont-Blanc )
[B][B]Maj 2018 nouvelles adresses des 3 webcams Sud-Est, Nord Ouest et Nord Est:
]- Webcam NE :
- Webcam SE :
- Webcam N/O
meteo-geishouse
http://img110.xooimage.com/files/8/1/2/camera-webcam-ip-...nocturne-538152c.jpg
Relais radioamateur F1RAK (altitude 1310 m) En bas la plaine d'Alsace et Mulhouse (2005)
* TNT allemande: https://forum.telesatellite.com/showthread.php/2718-TNT-HD-DVB-T2-ALLEMANDE-R%C3%A9ception-d%C3%A9bordement-Alsace-Lorraine-Est-Franche-Comt%C3%A9
adaptateur H265: https://forum.telesatellite.com/showthread.php/3492-Adaptateur-TNT-HD-H265-%C3%A0-19.9-%E2%82%AC
** Forum "fréquences Scanner France" relais radio au Grand Ballon https://www.tsf70.com/forum/viewtopic.php?id=4413
RADIOTELEPHONIE:

Mât monopode autostable pour antenne VHF, site radiocom opéré sous l'égide du Conseil Général du Haut-Rhin (altitude 1345 m)
TELEPHONIE CELLULAIRE/INTERNET
Relais Orange au Grand Ballon (~1350 m), au second plan, sur la façade de l'Hôtel du Grand-Ballon, parabole pour faisceau hertzien VDSL, bande de fréquences des 6 GHz

Faisceau hertzien -FH- sur pylône type treillis droit triangulaire autoportant.
Faisceau orange VDSL :

Nouveau pointage pour le faisceau hertzien qui a remplacé le mat Orange (ci-dessus) ayant été démonté fin 2018:
[URL=http://img110.xooimage.com/views/1/3/a/faisceau-hertzien...d-ballon-5619d71.jpg/]
[/URLPour le service VDSL
Édité par Casimodo le 03/08/2019 à 10:18:59
B
BAISIN
le 16/11/2017 à 15:12:45
@Casimodo, bonjour,
A mon avis, je pense que le site du Grand Ballon, avait été choisi par De Gaulle, dans l' optique d' élaborer un émetteur hertzien terrestre très puissant afin que les FFA basés dans le Bade Wurttemberg puissent le capter aisément.
En réalité, ce sont les émetteurs de Nordheim Stephansberg, et le Belvédère de Mulhouse( PAR supérieure à 1200 KW en UHF analogique), qui feront le boulot ! Les FFA se trouvant vers Weil am Rhein captaient, aussi, la TSR 1 en Français.
A mon avis, je pense que le site du Grand Ballon, avait été choisi par De Gaulle, dans l' optique d' élaborer un émetteur hertzien terrestre très puissant afin que les FFA basés dans le Bade Wurttemberg puissent le capter aisément.
En réalité, ce sont les émetteurs de Nordheim Stephansberg, et le Belvédère de Mulhouse( PAR supérieure à 1200 KW en UHF analogique), qui feront le boulot ! Les FFA se trouvant vers Weil am Rhein captaient, aussi, la TSR 1 en Français.
S
SAT
le 16/11/2017 à 18:16:17
En cas de guerre,je pense que l'analogique resortirai des cartons,au vu de sa propagation.
O
Olivier13
le 16/11/2017 à 21:37:16
Bonsoir à Tous,
Colorix, voici la tour de St-Herblain au fil des années : https://www.hertzien.fr/partage/000_ST_HERBLAIN/
De qualité variable mais quelques vues sont étonnantes de qualité. Ces photos sont extraites des clichés IGN mis en ligne : http://remonterletemps.ign.fr/
Bonne découverte, Olivier
Colorix, voici la tour de St-Herblain au fil des années : https://www.hertzien.fr/partage/000_ST_HERBLAIN/
De qualité variable mais quelques vues sont étonnantes de qualité. Ces photos sont extraites des clichés IGN mis en ligne : http://remonterletemps.ign.fr/
Bonne découverte, Olivier
C
Colorix
le 17/11/2017 à 14:21:20
Olivier13 a écrit ↗ (...) Colorix, voici la tour de St-Herblain au fil des années (...) quelques vues sont étonnantes de qualité (...) Bonne découverte, Olivier
Bonjour et merci beaucoup Olivier, c'est très sympa !
Ça me fait tout bizarre de revoir cette ancienne tour, même vue d'avion je reconnais bien son aspect avec ses grandes antennes GDH-103 à son sommet.
Lorsqu'il l'ont détruite après son remplacement par la nouvelle, ça nous faisait tout bizarre tellement on avait été habitués à elle depuis longtemps, elle était au bord de la route que nous prenions pour aller sur la côte ou en Bretagne.
Et on était admiratifs et un peu inquiets pour le gars qui la détruisait avec son engin de chantier, un énorme marteau-piqueur sur un bulldozer juché au sommet, et qui descendait progressivement au fur et à mesure de sa destruction.
Lorsque nous arriverons à l'étape nantaise, j'en mettrai une ou deux en ligne ainsi qu'une photo de la tour d'Erbray, qui assurait la liaison entre Rennes et Nantes. Plus haute que celle de Saint-Herblain, elle lui ressemble beaucoup. Elle existe toujours et sert de relais de téléphonie mobile et de radios FM sur la zone de Châteaubriant.
Édité par Colorix le 17/11/2017 à 14:24:17
B
BAISIN
le 17/11/2017 à 18:50:19
SAT a écrit ↗En cas de guerre,je pense que l'analogique resortirai des cartons,au vu de sa propagation.
Dans ce cas là, il n' y aurait qu' UN SEUL STANDARD: Le PAL, et puis, c' est tout !
PAS QUESTION DE RESSORTIR CE FOUTU SECAM. Le protectionnisme, c' est du passé
S
SAT
le 17/11/2017 à 19:21:50
BAISIN a écrit ↗Dans ce cas là, il n' y aurait qu' UN SEUL STANDARD: Le PAL, et puis, c' est tout !
PAS QUESTION DE RESSORTIR CE FOUTU SECAM. Le protectionnisme, c' est du passé
Oui du PAL (d'ailleurs je n'ai jamais jamais compris cette histoire du SECAM,vu q'elle n'apporte pas plus de qualité d'image et de son)
C
Coplan
le 17/11/2017 à 21:14:02
Ca m'étonnerait beaucoup de revenir à l'analogique !
Tout simplement c'est qu'il ne reste pratiquement plus rien des équipement de ce procédé. En plus l'encombrement que l'analogique occupe nous limiterait à quelque, sans s, chaine, toujours sans s !
Tout simplement c'est qu'il ne reste pratiquement plus rien des équipement de ce procédé. En plus l'encombrement que l'analogique occupe nous limiterait à quelque, sans s, chaine, toujours sans s !
S
SAT
le 17/11/2017 à 21:58:26
Coplan a écrit ↗Ca m'étonnerait beaucoup de revenir à l'analogique !Tout simplement c'est qu'il ne reste pratiquement plus rien des équipement de ce procédé. En plus l'encombrement que l'analogique occupe nous limiterait à quelque, sans s, chaine, toujours sans s !
Oui mais on parle bien en cas de GUERRE !

Pas besoin de NRJ12 et autre tele realité debile,ni de CANAL+.
TF1,France 2 et 3,LCI suffirai amplement !
Bien sur,l'analogique ne reviendra je l'espere jamais,car une guerre c'est toujours mortel

C
Coplan
le 17/11/2017 à 22:35:16
De toutes façons dans cette éventualité il n'y aura ni radio ni TV pour ne pas informer. Voir même, plus de journaux. Il faut laisser le "peuple" dans l'ignorance. Ca évite des problèmes.
Pourquoi crois tu que certaines "factions" mènent des actions violentes ? Je ne cite personne, mais suivez mon regard. Evitez de les citer, ça leur fait de la pub !
Pourquoi crois tu que certaines "factions" mènent des actions violentes ? Je ne cite personne, mais suivez mon regard. Evitez de les citer, ça leur fait de la pub !
C
Colorix
le 18/11/2017 à 00:02:02
En télévision, les équipements analogiques ont disparu de la quasi-totalité des pays du monde, puisque même les pays en voie de développement s'y mettent (ou s'y sont mis) aussi. Par ailleurs, les téléviseurs sont appelés à court terme à ne plus capter que du numérique, qu'il soit terrestre (TNT), par satellite ou par diverses liaisons filaires (fibre, câble, ADSL...), les tuners analogiques ont déjà disparu, je crois, de certains modèles.
Si un conflit mondial venait (et gardons-nous en bien) à surgir, la télévision continuera d'exister. Pour simple rappel, celles des Allemands à Berlin (Funkturm) et Paris (Fernsehsender Paris) ont fonctionné toutes deux jusqu'à la fin de la guerre 1939-1945. Et pourtant, à cette époque, la TV n'était qu'à une phase expérimentale (seule la BBC a interrompu ses émissions par précaution pour éviter le radioguidage des avions ennemis grâce à ses ondes VHF, mais les Britanniques s'en sont ensuite servis pour brouiller un système de radioguidage nazi).
Si la télévision survit, ce sera par satellite principalement. et encore, des piratages de faisceaux montants resteront toujours possibles.
La radio a encore de beaux jours devant elle. La BBC, pendant la guerre 39-45, pour y revenir une fois encore, avait mis en place plusieurs protections :
- d'abord la suppression des divers programmes ("National", "Regional", Écosse, Pays de Galles,Ulster), regroupés en un seul, le "Home Service" pour lequel toute une infrastructure de secours pouvait à tout moment remplacer la Maison de la Radio si elle était détruite (régies et studios en banlieue, double réseau de liaisons téléphoniques spécialisées vers les émetteurs, etc).
- le remplacement des fréquences ondes moyennes "exclusives" (permettant des émissions régionales sur chaque émetteur puissant) par des "réseaux synchronisés" groupant trois ou quatre émetteurs de moyenne puissance éloignés les uns des autres (mais pas trop) sur une même fréquence. Quand un raid de nuit était mis en alerte sur le secteur de l'un d'eux, on le coupait et les gens pouvaient continuer d'entendre les instructions de sécurité civile grâce aux autres émetteurs sur la même fréquence.
- et dans les grandes villes couvertes par cet émetteur, de petits relais de quelques dizaines de watts remplaçaient l'émetteur coupé en raison des parasites importants de ces grands centres urbains qui empêchaient de capter les émetteurs éloignés.
Une fois le danger passé, on remettait en route l'émetteur coupé et on stoppait les relais locaux.
La même chose pourrait tout à fait être appliquée avec la FM. Et bien sûr, comme lorsque la guerre a été déclarée, toutes les stations privées (Radio-Cité, Poste Parisien, Radio Lyon, Radio Toulouse...) ont eu l'ordre de cesser leurs émissions et relayer la radio d’État, il en serait de même avec les nôtres : RTL2, Fun ou Skyrock obligées de relayer France-Inter ou de cesser d'émettre !
Il est évident que pour la télévision il en serait de même : finie la kyrielle de chaînes privées et même publiques, place au programme unique sous contrôle étroit des pouvoirs publics !
Un petit exemple : les plus âgés comme moi qui ont connu les "événements de mai 68" se souviendront qu'il n'y avait plus qu'un seul programme de radio à l'ORTF : France-Inter. Idem pour la télévision : les deux chaînes diffusaient un même programme : un court journal sans reportages puis un film. On a dit que c'était le Service des Transmissions de l'armée qui la faisait tourner depuis le studio de secours et la salle de télécinéma de la Tour Eiffel, c'est peut-être une légende, mais c'était peut-être également vrai. J'ai en tout cas toujours été étonné que De Gaulle, roi de la censure, ne fasse pas couper les liaisons par câble entre les studios parisiens et les émetteurs ondes longues de RTL au Luxembourg et Europe 1 en Sarre, alors que ces stations étaient la principale source d'information pour savoir ce qui se passait dans le pays. Je crois que c'était arrivé quelques années plus tôt avec l'une d'elles, qui avait dû émettre de la musique pendant une journée depuis son émetteur, mais c'était à cause d'une rupture de son câble par un engin de chantier, pas par "Mon Général"...
A propos d'ondes longues, Allouis pourrait à tout moment reprendre ses émissions puisqu'il émet actuellement le signal horaire à mi-puissance je crois. Seul problème : les récepteurs ondes longues ne se trouvent plus que sur les marchés aux puces, dans les brocantes, ou chez de rares collectionneurs d'antiquités... c'est pourquoi je pense que ce serait la FM (et la radio sur téléphones portables bien sûr) qui seraient les plus appropriées dans une telle situation qui, je l'espère, n'interviendra jamais.
Si un conflit mondial venait (et gardons-nous en bien) à surgir, la télévision continuera d'exister. Pour simple rappel, celles des Allemands à Berlin (Funkturm) et Paris (Fernsehsender Paris) ont fonctionné toutes deux jusqu'à la fin de la guerre 1939-1945. Et pourtant, à cette époque, la TV n'était qu'à une phase expérimentale (seule la BBC a interrompu ses émissions par précaution pour éviter le radioguidage des avions ennemis grâce à ses ondes VHF, mais les Britanniques s'en sont ensuite servis pour brouiller un système de radioguidage nazi).
Si la télévision survit, ce sera par satellite principalement. et encore, des piratages de faisceaux montants resteront toujours possibles.
La radio a encore de beaux jours devant elle. La BBC, pendant la guerre 39-45, pour y revenir une fois encore, avait mis en place plusieurs protections :
- d'abord la suppression des divers programmes ("National", "Regional", Écosse, Pays de Galles,Ulster), regroupés en un seul, le "Home Service" pour lequel toute une infrastructure de secours pouvait à tout moment remplacer la Maison de la Radio si elle était détruite (régies et studios en banlieue, double réseau de liaisons téléphoniques spécialisées vers les émetteurs, etc).
- le remplacement des fréquences ondes moyennes "exclusives" (permettant des émissions régionales sur chaque émetteur puissant) par des "réseaux synchronisés" groupant trois ou quatre émetteurs de moyenne puissance éloignés les uns des autres (mais pas trop) sur une même fréquence. Quand un raid de nuit était mis en alerte sur le secteur de l'un d'eux, on le coupait et les gens pouvaient continuer d'entendre les instructions de sécurité civile grâce aux autres émetteurs sur la même fréquence.
- et dans les grandes villes couvertes par cet émetteur, de petits relais de quelques dizaines de watts remplaçaient l'émetteur coupé en raison des parasites importants de ces grands centres urbains qui empêchaient de capter les émetteurs éloignés.
Une fois le danger passé, on remettait en route l'émetteur coupé et on stoppait les relais locaux.
La même chose pourrait tout à fait être appliquée avec la FM. Et bien sûr, comme lorsque la guerre a été déclarée, toutes les stations privées (Radio-Cité, Poste Parisien, Radio Lyon, Radio Toulouse...) ont eu l'ordre de cesser leurs émissions et relayer la radio d’État, il en serait de même avec les nôtres : RTL2, Fun ou Skyrock obligées de relayer France-Inter ou de cesser d'émettre !
Il est évident que pour la télévision il en serait de même : finie la kyrielle de chaînes privées et même publiques, place au programme unique sous contrôle étroit des pouvoirs publics !
Un petit exemple : les plus âgés comme moi qui ont connu les "événements de mai 68" se souviendront qu'il n'y avait plus qu'un seul programme de radio à l'ORTF : France-Inter. Idem pour la télévision : les deux chaînes diffusaient un même programme : un court journal sans reportages puis un film. On a dit que c'était le Service des Transmissions de l'armée qui la faisait tourner depuis le studio de secours et la salle de télécinéma de la Tour Eiffel, c'est peut-être une légende, mais c'était peut-être également vrai. J'ai en tout cas toujours été étonné que De Gaulle, roi de la censure, ne fasse pas couper les liaisons par câble entre les studios parisiens et les émetteurs ondes longues de RTL au Luxembourg et Europe 1 en Sarre, alors que ces stations étaient la principale source d'information pour savoir ce qui se passait dans le pays. Je crois que c'était arrivé quelques années plus tôt avec l'une d'elles, qui avait dû émettre de la musique pendant une journée depuis son émetteur, mais c'était à cause d'une rupture de son câble par un engin de chantier, pas par "Mon Général"...

A propos d'ondes longues, Allouis pourrait à tout moment reprendre ses émissions puisqu'il émet actuellement le signal horaire à mi-puissance je crois. Seul problème : les récepteurs ondes longues ne se trouvent plus que sur les marchés aux puces, dans les brocantes, ou chez de rares collectionneurs d'antiquités... c'est pourquoi je pense que ce serait la FM (et la radio sur téléphones portables bien sûr) qui seraient les plus appropriées dans une telle situation qui, je l'espère, n'interviendra jamais.

Édité par Colorix le 18/11/2017 à 02:14:00
C
Colorix
le 18/11/2017 à 00:17:54
Casimodo a écrit ↗Sur la carte indiquant "Guebwiller" il s'agit en fait du Grand-Ballon point culminant du massif des Vosges et du Grand-Est qui avait accueilli un pylône de 18 m pour un émetteur 819 lignes, comme le montre cette photo prise dans le fin des années 50 (...)
Bonsoir et merci beaucoup cher Casimodo pour ces informations très intéressantes et ces documents précieux !
J'ai inséré un renvoi dans la rubrique de l'émetteur de Mulhouse - Belvédère vers ton message ci-dessus pour compléter utilement les informations sur ce secteur.
Amitiés,
Édité par Colorix le 18/11/2017 à 02:16:45
O
Olivier13
le 18/11/2017 à 10:03:32
Colorix a écrit ↗
Lorsque nous arriverons à l'étape nantaise, j'en mettrai une ou deux en ligne ainsi qu'une photo de la tour d'Erbray, qui assurait la liaison entre Rennes et Nantes. Plus haute que celle de Saint-Herblain, elle lui ressemble beaucoup. Elle existe toujours et sert de relais de téléphonie mobile et de radios FM sur la zone de Châteaubriant.
Bonjour Colorix,
Quand on remonte vers la Normandie, d'autres tours GDH103 ont également été conservées : il leur a été adjoint systématiquement un pylône ou une tour de plus grande hauteur, pour accueillir les nouveaux équipements PTT au cours des années 70.
Je connais assez bien la région car j'ai séjourné plus de 10 ans près de Cholet, avec de sérieux symptômes de pylonophilie !
Herbray : https://www.hertzien.fr/images/erbray_3.jpg
La Chapelle-Janson (35) : https://www.hertzien.fr/images/janson_1.jpg
Chaulieu (50) : https://www.hertzien.fr/images/chaulieu_3.jpg
Caen / St-Contest (14) : https://www.hertzien.fr/images/st_contest_3.jpg
Le Havre / Harfleur (76) : https://www.hertzien.fr/images/harfleur_2.jpg
Amicalement,
Olivier
PS : Pour la destruction de St-Herblain par bulldozer, je ne comprends pas comment cela pouvait fonctionner : Le fut était un cylindre (donc creux) en béton armé. C'est un peu comme si on sciait une branche d'arbre en étant dessus. Utilisaient-ils des échafaudages, cela parait peu probable ...
Édité par Olivier13 le 18/11/2017 à 10:10:22
S
SAT
le 18/11/2017 à 10:28:02
Colorix a écrit ↗En télévision, les équipements analogiques ont disparu de la quasi-totalité des pays du monde, puisque même les pays en voie de développement s'y mettent (ou s'y sont mis) aussi. Par ailleurs, les téléviseurs sont appelés à court terme à ne plus capter que du numérique, qu'il soit terrestre (TNT), par satellite ou par diverses liaisons filaires (fibre, câble, ADSL...), les tuners analogiques ont déjà disparu, je crois, de certains modèles.
Si un conflit mondial venait (et gardons-nous en bien) à surgir, la télévision continuera d'exister. Pour simple rappel, celles des Allemands à Berlin (Funkturm) et Paris (Fernsehsender Paris) ont fonctionné toutes deux jusqu'à la fin de la guerre 1939-1945. Et pourtant, à cette époque, la TV n'était qu'à une phase expérimentale (seule la BBC a interrompu ses émissions par précaution pour éviter le radioguidage des avions ennemis grâce à ses ondes VHF, mais les Britanniques s'en sont ensuite servis pour brouiller un système de radioguidage nazi).
Si la télévision survit, ce sera par satellite principalement. et encore, des piratages de faisceaux montants resteront toujours possibles.
La radio a encore de beaux jours devant elle. La BBC, pendant la guerre 39-45, pour y revenir une fois encore, avait mis en place plusieurs protections :
- d'abord la suppression des divers programmes ("National", "Regional", Écosse, Pays de Galles,Ulster), regroupés en un seul, le "Home Service" pour lequel toute une infrastructure de secours pouvait à tout moment remplacer la Maison de la Radio si elle était détruite (régies et studios en banlieue, double réseau de liaisons téléphoniques spécialisées vers les émetteurs, etc).
- le remplacement des fréquences ondes moyennes "exclusives" (permettant des émissions régionales sur chaque émetteur puissant) par des "réseaux synchronisés" groupant trois ou quatre émetteurs de moyenne puissance éloignés les uns des autres (mais pas trop) sur une même fréquence. Quand un raid de nuit était mis en alerte sur le secteur de l'un d'eux, on le coupait et les gens pouvaient continuer d'entendre les instructions de sécurité civile grâce aux autres émetteurs sur la même fréquence.
- et dans les grandes villes couvertes par cet émetteur, de petits relais de quelques dizaines de watts remplaçaient l'émetteur coupé en raison des parasites importants de ces grands centres urbains qui empêchaient de capter les émetteurs éloignés.
Une fois le danger passé, on remettait en route l'émetteur coupé et on stoppait les relais locaux.
La même chose pourrait tout à fait être appliquée avec la FM. Et bien sûr, comme lorsque la guerre a été déclarée, toutes les stations privées (Radio-Cité, Poste Parisien, Radio Lyon, Radio Toulouse...) ont eu l'ordre de cesser leurs émissions et relayer la radio d’État, il en serait de même avec les nôtres : RTL2, Fun ou Skyrock obligées de relayer France-Inter ou de cesser d'émettre !
Il est évident que pour la télévision il en serait de même : finie la kyrielle de chaînes privées et même publiques, place au programme unique sous contrôle étroit des pouvoirs publics !
Un petit exemple : les plus âgés comme moi qui ont connu les "événements de mai 68" se souviendront qu'il n'y avait plus qu'un seul programme de radio à l'ORTF : France-Inter. Idem pour la télévision : les deux chaînes diffusaient un même programme : un court journal sans reportages puis un film. On a dit que c'était le Service des Transmissions de l'armée qui la faisait tourner depuis le studio de secours et la salle de télécinéma de la Tour Eiffel, c'est peut-être une légende, mais c'était peut-être également vrai. J'ai en tout cas toujours été étonné que De Gaulle, roi de la censure, ne fasse pas couper les liaisons par câble entre les studios parisiens et les émetteurs ondes longues de RTL au Luxembourg et Europe 1 en Sarre, alors que ces stations étaient la principale source d'information pour savoir ce qui se passait dans le pays. Je crois que c'était arrivé quelques années plus tôt avec l'une d'elles, qui avait dû émettre de la musique pendant une journée depuis son émetteur, mais c'était à cause d'une rupture de son câble par un engin de chantier, pas par "Mon Général"...
A propos d'ondes longues, Allouis pourrait à tout moment reprendre ses émissions puisqu'il émet actuellement le signal horaire à mi-puissance je crois. Seul problème : les récepteurs ondes longues ne se trouvent plus que sur les marchés aux puces,dans les brocantes, ou chez de rares collectionneurs d'antiquités... c'est pourquoi je pense que ce serait la FM (et la radio sur téléphones portables bien sûr) qui seraient les plus appropriées dans une telle situation qui, je l'espère, n'interviendra jamais.
Toutes les grandes chaines historiques (TF1,France 2 et celles des regions de la 3,et meme M6 et arte ont des studios de secours "boomcoeur" un peu partout en france. Je ne preciserai aucune position geographique,mais un de ceux de TF1 est en ile de france,40 m sous terre. Par contre ceux de Radio-France et de France télévisions ou se trouve t'il ? Peut etre dans les actuels Studios de France O a mallakof (pres de paris).
Dans touts les cas,un seul programme de television serait diffuser,a mon avis que TF1 et France 2/3 se serait aménagée en fonctions des horraires.
Dans touts les cas,ils sont gentils les journalistes dans leurs bureau tout en verre,mais facile de lancer une bombe sur la Tour TF1 ou sur le "pagbeau" de France tele ou encore un avion sur la tour centrale de la maison de la radio.
B
BAISIN
le 18/11/2017 à 14:56:45
SAT a écrit ↗Oui du PAL (d'ailleurs je n'ai jamais jamais compris cette histoire du SECAM,vu q'elle n'apporte pas plus de qualité d'image et de son)
C'était du protectionnisme industriel, car Henri de France, le père du SECAM, avait une entreprise de fabrication de téléviseurs( analogiques ), dans les alentours de Chantilly(Oise), qui s' appelait EMO, durant les années 1960-1970.
B
BAISIN
le 18/11/2017 à 15:00:06
Durant la 2eme guerre mondiale, les TV existantes, utilisaient la Bande I VHF, autour de 42 Mhz, de nos jours, ces fréquences ne sont plus utilisées par la TV, depuis le passage au tout numérique.
C
Coplan
le 18/11/2017 à 15:43:55
Ce que vous semblez avoir oublié c'est que le NTSC est "l’ancêtre" de la télévision couleurs. C'est le premier à avoir été mis en exploitation. Le SECAM est arrivé ensuite, en 1967, et tendait à corriger certaines aberrations de couleurs du NTSC. Le PAL est arrivé un peu plus tard. Il reprenait le principe du NTSC en le corrigeant et en exploitant des brevets du SECAM.
Le SECAM était un procédé solide, très peu influencé par les problèmes de transmission. Par contre sa définition couleur étant moitié de celle du noir et blanc donnait des bavures dans les grandes surfaces colorées. Par contre il était difficile de "démonter" un signal SECAM pour faire des trucages, par exemple.
Le PAL était bien plus souple tout en donnant de belles images sans anomalies chromatiques. Il était aisément "démontable" pour faire du trucage vidéo, de l'incrustation, etc.
Souvenez vous :
NTSC = Never Twice the Same Color
SECAM = Système Elégant Contre les AMéricains ou Suprême Effort Contre les AMéricains
PAL = Payer l’Addition du Luxe
Il faut quand même replacer les choses dans leur ordre historique !
Tout ça a été balayé par l'arrivée du numérique en MPEG-2 d'abord, puis en MPEG-4 bientôt suivi du MPEG-5 si j'ai bien compris ce qui est publié sur le net.
Le SECAM était un procédé solide, très peu influencé par les problèmes de transmission. Par contre sa définition couleur étant moitié de celle du noir et blanc donnait des bavures dans les grandes surfaces colorées. Par contre il était difficile de "démonter" un signal SECAM pour faire des trucages, par exemple.
Le PAL était bien plus souple tout en donnant de belles images sans anomalies chromatiques. Il était aisément "démontable" pour faire du trucage vidéo, de l'incrustation, etc.
Souvenez vous :
NTSC = Never Twice the Same Color
SECAM = Système Elégant Contre les AMéricains ou Suprême Effort Contre les AMéricains
PAL = Payer l’Addition du Luxe
Il faut quand même replacer les choses dans leur ordre historique !
Tout ça a été balayé par l'arrivée du numérique en MPEG-2 d'abord, puis en MPEG-4 bientôt suivi du MPEG-5 si j'ai bien compris ce qui est publié sur le net.
Édité par Coplan le 18/11/2017 à 15:50:24
K
kiki37
le 18/11/2017 à 15:59:21
BAISIN a écrit ↗SAT a écrit ↗Oui du PAL (d'ailleurs je n'ai jamais jamais compris cette histoire du SECAM,vu q'elle n'apporte pas plus de qualité d'image et de son)
C'était du protectionnisme industriel, car Henri de France, le père du SECAM, avait une entreprise de fabrication de téléviseurs( analogiques ), dans les alentours de Chantilly(Oise), qui s' appelait EMO, durant les années 1960-1970.
Ce n'était pas que ça ! Ne pas oublier que le SECAM est né avant le PAL et que le PAL lui a emprunté la fameuse "ligne à retard" pour compenser les "tares" du NTSC dont il est issu
un peu de lecture pour SAT, car toi Baisin, tu sais tout ça
► https://fr.wikipedia.org/wiki/Phase_Alternating_Line
► https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%89CAM
Édité par kiki37 le 18/11/2017 à 16:10:57
K
kiki37
le 18/11/2017 à 16:24:11
Coplan a écrit ↗
Souvenez vous :
NTSC = Never Twice the Same Color
SECAM = Système Elégant Contre les AMéricains ou Suprême Effort Contre les AMéricains
PAL = Payer l’Addition du Luxe
D'accord pour la blague
, mais pour notre ami SAT qui ne semble pas connaître, je redonne les traductions officielles des acronymes :NTSC = National Television System Committee,
SECAM = SÉquentiel Couleur À Mémoire
PAL = Phase Alternating Line
B
BAISIN
le 18/11/2017 à 16:46:10
@SAT, bonjour,
En fait, c' était de la politicaillerie au lendemain de la guerre, entre les Américains, les Allemands, et De Gaulle.
En fait, c' était de la politicaillerie au lendemain de la guerre, entre les Américains, les Allemands, et De Gaulle.
S
SAT
le 18/11/2017 à 17:01:48
kiki37 a écrit ↗Ce n'était pas que ça ! Ne pas oublier que le SECAM est né avant le PAL et que le PAL lui a emprunté la fameuse "ligne à retard" pour compenser les "tares" du NTSC dont il est issu
un peu de lecture pour SAT, car toi Baisin, tu sais tout ça
► https://fr.wikipedia.org/wiki/Phase_Alternating_Line
► https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%89CAM
Merci pour ces lecture,malgré que je l'avait deja lu et relu

Le SECAM avait au moins le merite d'etre francais et d'etre aller jusq'en mongolie !
Avec le SECAM, malgré que personne n'aime le protectionnisme debile et innutile comme le SECAM,on avait au moins des entreprises francaises,qui créer magneto,TV etc en SECAM en France et qui créent des emplois en Frnace et pas en CHINE ! (je pense nottament a Thomson-CSF).
Aujourd'hui ce temps est revolu avec le numerique,DVBT aujourd'hui et le DVBT2 demain

C
Coplan
le 18/11/2017 à 19:08:44
Il n'y a pas que Baisin !

Beaucoup d'autres ont étudié ça en formation techniciens, ingénieurs électronique.
Je ne m'en suis pas servi professionnellement, mais ma curiosité naturelle m'a permis de suivre, ou, au moins, survoler (à basse altitude !). Et même si 3/4 de siècle ont passés, je continue d'en apprendre.


Beaucoup d'autres ont étudié ça en formation techniciens, ingénieurs électronique.
Je ne m'en suis pas servi professionnellement, mais ma curiosité naturelle m'a permis de suivre, ou, au moins, survoler (à basse altitude !). Et même si 3/4 de siècle ont passés, je continue d'en apprendre.

S
SAT
le 18/11/2017 à 19:23:14
Et c'etait un proche a de gaulle qui avait crée le SECAM il me semble ?
C
Coplan
le 18/11/2017 à 19:32:10
C'est possible, mais rien n'est sur.
Par contre c'était un pionnier français pour le développement de la télévision. Il était né en 1911 et décédé en 1986 à 76 ans.
Plus de précisions sur ce lien
Par contre c'était un pionnier français pour le développement de la télévision. Il était né en 1911 et décédé en 1986 à 76 ans.
Plus de précisions sur ce lien
S
SAT
le 18/11/2017 à 20:29:10
Coplan a écrit ↗C'est possible, mais rien n'est sur.
Par contre c'était un pionnier français pour le développement de la télévision. Il était né en 1911 et décédé en 1986 à 76 ans.
Plus de précisions sur ce lien
Merci ! J'avais oublier son nom (oui j'ai honte),henri de france biensur ! Vu q'il a éte medaille de la resistance,je suppose q'il a pu etre en collaboration avec de gaulle
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