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L'historien André Castelot est mort à l'âge de 93 ans dimanche à l'hôpital américain de Neuilly (Hauts-de-Seine), a annoncé lundi sa maison d'édition Perrin. D'origine belge, devenu français après la Première Guerre mondiale, André Castelot a contribué à faire aimer l'histoire à des millions de Français par ses livres, et avec la complicité d'Alain Decaux à la radio ("La tribune de l'histoire") et la télévision ("La caméra explore le temps"). Spécialiste des évocations du passé, à la radio, à la télévision et dans les spectacles "son et lumière", l'historien André Castelot s'est employé au cours de sa longue carrière à mettre l'histoire à la portée de tous. Auteur de plus de soixante cinq biographies et études historiques, il avait au côté de "son complice et ami de toujours", l'historien Alain Decaux, co-fondé et co-produit en 1951, l'émission radiophonique hebdomadaire "La Tribune de l'Histoire", avec un succès d'écoute jamais démenti jusqu'à sa fin en 1997. A la télévision nationale, les deux historiens ont également présenté de 1956 à 1966 "La caméra explore le temps", illustration des grands moments de l'Histoire de France. Directeur et fondateur en 1947 de la collection "Présence de l'Histoire", (Librairie académique Perrin), André Castelot, qui aimait à se définir comme "homme de lettres et journaliste depuis 1935", avait collaboré à de nombreux quotidiens et périodiques : "le Figaro", "Midi libre", "Historia", "Histoire Magazine". D'origine belge, né André Storms, à Anvers (Belgique), le 23 janvier 1911, il fait ses études à Paris, et prend le nom de sa mère, Gabrielle Castelot, une Française, qui l'initie à l'histoire par des visites au château de Versailles. La rencontre avec Alain Decaux, en 1945, va décider de sa vocation définitive d'historien. Biographe hors pair, André Castelot évoquera à la manière d'un romancier mais avec la rigueur autant d'un journaliste que d'un historien, les grandes figures de l'histoire, particulièrement celles des dix-huit et dix-neuvième siècles, si l'on excepte un "Henri IV", une "Reine Margot", une "Marie de Médicis" et une "Madame de Maintenon". Marie-Antoinette, la du Barry, Madame Royale Joséphine de Beauharnais, La Fayette, Talleyrand, Fouché, Charles X, Louis-Philippe, Napoléon 1er et Napoléon III revivront sous la plume de cet intarissable conteur qui sait enquêter à la manière d'un détective. C'est ainsi qu'après une patiente recherche, il découvrira dans un grenier de Vienne, une malle contenant quelque 9.000 lettres adressées à l'impératrice Marie-Louise, femme de Napoléeon 1er et mère de l'Aiglon. André Castelot était aussi l'auteur de fresques historiques comme "La France et les Français" (13 volumes), d'un Dictionnaire de l'Histoire de France", d'un "Calendrier de l'Histoire". Organisateur de 25 spectacles son et lumière, notamment à Chambord (Loir-et-Cher) et à Compiègne (Oise), il avait présenté en 1984 sur la scène du théâtre du Palais Royal une évocation de "François 1er le Magnifique". Il avait également collaboré avec le metteur en scène et comédien Robert Hossein pour "Jésus était son nom" et "Je m'appelais Marie-Antoinette". Officier de la Légion d'honneur, commandeur de l'ordre national du Mérite et de l'Ordre de Léopold de Belgique, André Castelot avait reçu de nombreuses distinctions, notamment, en 1984, le Grand Prix d'Histoire de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre.
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