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Le gouvernement conservateur canadien a annoncé son intention de déréglementer les services téléphoniques de base dans les grands centres urbains où les fournisseurs traditionnels souffrent de la concurrence des opérateurs internet ou câblés. Le ministre de l'Industrie Maxime Bernier a dévoilé les grandes lignes d'un projet visant la déréglementation totale du secteur de la téléphonie dans les régions du pays où les anciens monopoles en téléphonie locale affrontent de nouveaux concurrents qui offrent des services à bas prix. "Dans un secteur concurrentiel, les consommateurs, et non pas un organisme public de réglementation et non pas un organisme étatique, devraient décider des prix qu'ils sont prêts à payer pour des services téléphoniques", a déclaré M. Bernier à la clôture des marchés financiers. En vertu des règles actuelles, les anciens monopoles de téléphonie locale doivent demander l'autorisation du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications (CRTC) pour modifier leur prix ou offrir de nouveaux services ce qui a mené à l'érosion de leur clientèle. Au cours de la dernière année fiscale, les géants Bell et Telus ont perdu un peu plus d'un demi-million de leurs abonnés au service téléphonique de base au Canada. "Dans un secteur concurrentiel, il n'y a pas de raisons de réglementer certaines entreprises, de réglementer certains joueurs tout en demandant à d'autres de proposer le service qu'ils veulent, au prix qu'ils veulent aux consommateurs", a affirmé M. Bernier. Cette directive du gouvernement conservateur vient casser une décision du CRTC qui proposait d'assouplir les règles pour les opérateurs de téléphonie, seulement lorsque les sociétés les plus importantes perdaient 25% du marché au profit de nouveaux-venus. Les conservateurs veulent prendre en compte un autre critère et déréglementer dans les régions où au moins trois opérateurs sont en concurrence. L'industrie canadienne des télécommunications a accueilli favorablement la décision du gouvernement conservateur qui doit encore être mise en oeuvre. Le gouvernement a proposé "un cadre de réglementation qui rattrape la réalité du marché", s'est félicité, Michael Sabia, le PDG du géant canadien des télécommunications BCE Inc, la maison mère de Bell Canada. Bell et d'autres ténors de l'industrie comme Telus avaient déposé un appel contre la précédente décision du CRTC et pressaient Ottawa de libéraliser l'important marché de la téléphonie locale. Le géant médiatique Quebecor a ouvert une boîte de pandore en demandant lundi au gouvernement "d'aller au bout de sa logique" en "procédant à une déréglementation aussi rapide et complète du secteur de la câblodistribution et de la radiodiffusion". Le groupe, qui détient l'un des plus importants câblodistributeurs au Canada, a aussi plaidé pour l'ouverture du lucratif marché de la téléphonie cellulaire. "Les Canadiens paient 60% de plus que les Américains pour la téléphonie mobile et n'ont pas accès à la technologie la plus avancée, ce qui est inacceptable et ne peut être expliqué que par l'existence au Canada d'un oligopole qui contrôle ce secteur d'activités", a indiqué son PDG, Pierre Karl Péladeau.
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